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ECG approfondies · Chapitre 09 · Second semestre
32 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
32 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Ensemble des événements, espace probabilisé et propriétés de stabilitéPropriétés d'une probabilité : croissance, sous-additivité, théorème de la limite monotone
On travaille sur l'univers dénombrable , dont les événements sont toutes les parties : .
a.
b.
c.
Dans toute la suite, désigne la probabilité obtenue à la question 1. a.
a. : « le résultat est pair »
b. : « le résultat est supérieur ou égal à »
Systèmes complets d'événements dénombrablesConditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrable
Partie A. On pose . Pour chacune des familles d'événements suivantes, dire si elle constitue un système complet dénombrable d'événements de , en examinant séparément les deux conditions de la définition. Lorsque la réponse est négative, proposer une modification qui en fasse un système complet.
a. avec
b. avec
c. avec
d. avec et pour
e. avec
Partie B. Une machine automatique conditionne des lots de pièces. Le nombre de pièces d'un lot suit la loi géométrique de paramètre . Chaque pièce produite est conforme avec la probabilité , indépendamment des autres pièces et indépendamment de . On note l'événement « toutes les pièces du lot sont conformes ».
Rappeler la loi de et vérifier que la somme des probabilités vaut .
Justifier que la famille est un système complet dénombrable d'événements, dont aucun n'est de probabilité nulle.
Donner pour , puis calculer .
Sachant que le lot ne contient que des pièces conformes, quelle est la probabilité qu'il n'ait été constitué que d'une seule pièce ?
Loi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoireVariable aléatoire discrète : système complet associé, loi de probabilité
On lance indéfiniment un dé équilibré à six faces, les lancers étant mutuellement indépendants. On note le rang du premier six obtenu, et pour on note l'événement « le -ième lancer donne un six ».
Exprimer l'événement , pour , à l'aide des événements et de leurs contraires. En déduire la loi de et reconnaître une loi usuelle.
Vérifier que la somme des probabilités vaut . Qu'en déduit-on pour l'événement : « on n'obtient jamais de six » ?
Montrer que pour tout , puis calculer les probabilités suivantes, en valeur exacte et en valeur approchée à quatre décimales.
a.
b.
c.
Justifier l'existence de et de , donner leurs valeurs en citant le cours, puis interpréter .
Un joueur affirme : « puisqu'il faut six lancers en moyenne, j'obtiendrai presque sûrement un six en six lancers ». Calculer et commenter.
Loi de Poisson : loi, espérance, variance, stabilité par sommeVariable aléatoire discrète : système complet associé, loi de probabilité
Le standard téléphonique d'une petite entreprise reçoit en moyenne trois appels par minute. On note le nombre d'appels reçus au cours d'une minute donnée, et on admet que suit la loi de Poisson de paramètre .
Dans tout l'exercice, on utilisera et on donnera les valeurs approchées à quatre décimales.
Rappeler et la loi de , puis vérifier que la somme des probabilités vaut .
Calculer la probabilité de chacun des événements suivants, en valeur exacte puis en valeur approchée.
a. le standard ne reçoit aucun appel
b. il reçoit exactement deux appels
c. il reçoit au moins deux appels
Justifier l'existence de , puis donner , et .
Déterminer la ou les valeurs les plus probables de , en comparant et .
Fonction de répartition d'une variable aléatoire discrèteVariable aléatoire discrète : système complet associé, loi de probabilité
Partie A. Une variable aléatoire prend les valeurs , , , et , avec les probabilités suivantes.
Vérifier que ce tableau définit bien une loi de probabilité.
Déterminer la fonction de répartition de , en donnant sa valeur sur chacun des intervalles où elle est constante.
À l'aide de , calculer les probabilités suivantes, puis contrôler chaque résultat directement sur la loi.
a.
b.
c.
Partie B. Soit et soit . On pose et on note la fonction de répartition de .
Montrer que pour tout . En déduire et interpréter ce résultat sans calcul.
Donner l'expression de pour un réel quelconque.
Vérifier que pour , et que tend vers quand tend vers .
On prend . Calculer et , en valeur exacte et en valeur approchée à quatre décimales.
Espérance : existence par convergence absolue, linéarité, croissanceThéorème de transfert, moments, variance et formule de König-Huygens
Soit une variable aléatoire discrète définie sur un espace probabilisé , à valeurs dans , dont la loi est donnée par
On rappelle que, pour tout réel vérifiant , les trois séries suivantes convergent et
a.
b.
Justifier que admet une espérance, puis calculer .
Justifier que la variable admet une espérance, puis calculer .
En déduire , puis et .
Reconnaître la loi de et contrôler avec elle tous les résultats précédents.
Couple de variables discrètes : loi conjointe, lois marginales, lois conditionnellesIndépendance de deux variables aléatoires, indépendance mutuelleLoi d'une somme de deux variables discrètes indépendantes, stabilité de la binomiale et de Poisson
Dans un petit atelier, deux machines et tournent côte à côte. On observe une journée de production tirée au hasard dans l'année et l'on note le nombre de pannes de la machine ce jour-là, le nombre de pannes de la machine . Les deux machines subissent les mêmes conditions de chaleur et de poussière, si bien qu'aucune hypothèse d'indépendance n'est faite. Un relevé statistique fournit la loi conjointe du couple , dont les deux variables prennent leurs valeurs dans . La case située à l'intersection de la ligne et de la colonne donne .
Vérifier que ce tableau définit bien la loi d'un couple de variables aléatoires.
Déterminer la loi marginale de et celle de , puis calculer , , et .
Déterminer la loi conditionnelle de sachant , c'est-à-dire les probabilités pour . Comparer cette loi à la loi de .
Les variables et sont-elles indépendantes ?
Déterminer la loi de , puis calculer et .
Vérifier que , puis comparer à . Qu'en conclure ?
Espérance : existence par convergence absolue, linéarité, croissance
Sur un univers fini, toute variable aléatoire admet une espérance : la somme qui la définit ne comporte qu'un nombre fini de termes. Dès que la variable prend une infinité de valeurs, il n'en va plus de même, et l'existence de l'espérance devient une question à part entière. Cet exercice construit une famille d'exemples où l'on voit précisément la frontière.
Soit un réel. On cherche à savoir s'il existe une constante et une variable aléatoire discrète , définie sur un espace probabilisé et à valeurs dans , telles que
On rappelle le résultat sur les séries de Riemann : pour réel, la série converge si et seulement si . Pour tout réel , on note alors
Montrer qu'une telle constante existe si et seulement si , et donner alors son expression.
On se place dans le cas . En comparant, pour , le terme au terme , montrer que . En déduire un encadrement de .
Pour quelles valeurs de la variable admet-elle une espérance ? Donner alors l'expression de à l'aide des .
Pour quelles valeurs de la variable admet-elle un moment d'ordre , et donc une variance ?
Détailler les deux cas suivants : , puis .
Récapituler la discussion dans un tableau, et commenter.
Théorème de transfert, moments, variance et formule de König-HuygensLoi de Poisson : loi, espérance, variance, stabilité par somme
Soit et une variable aléatoire suivant la loi de Poisson de paramètre , c'est-à-dire et
On rappelle que la série exponentielle converge pour tout réel , de somme .
L'objectif est de calculer plusieurs espérances de la forme sans jamais déterminer la loi de , grâce au théorème de transfert.
Vérifier que la somme des probabilités vaut .
Justifier que la variable admet une espérance, puis montrer que
Justifier que la variable admet une espérance, puis la calculer.
Calculer , puis . En déduire et .
On prend . Donner une valeur approchée des espérances précédentes, en utilisant et . Comparer à , puis à . Commenter.
Loi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoire
Une machine est mise en service le premier jour d'un mois. Chaque jour de fonctionnement, indépendamment de ce qui s'est passé les jours précédents, elle tombe en panne avec la probabilité , où . On note le rang du premier jour de panne. La variable suit alors la loi géométrique :
Pour alléger les écritures, on pose , de sorte que .
Vérifier que .
Montrer que, pour tout , . On donnera deux justifications : l'une par le calcul de la série, l'autre par une lecture directe de l'événement.
Soient et . Montrer que
Interpréter concrètement ce résultat.
Application numérique. On prend . Calculer et . On utilisera , et .
Soient et . Montrer que
Vérifier que les nombres ainsi obtenus définissent bien une loi de probabilité, et l'identifier.
Loi d'une somme de deux variables discrètes indépendantes, stabilité de la binomiale et de PoissonLoi de Poisson : loi, espérance, variance, stabilité par sommeIndépendance de deux variables aléatoires, indépendance mutuelle
Dans une agence bancaire, deux guichets et accueillent le public. On observe une tranche de cinq minutes prise au hasard dans la journée et l'on note le nombre de clients qui se présentent au guichet pendant cette tranche, le nombre de clients qui se présentent au guichet .
On admet que suit la loi de Poisson , que suit la loi de Poisson avec et , et que les deux variables sont indépendantes, les deux files n'ayant aucune raison de communiquer. On pose , nombre total de clients accueillis pendant la tranche.
On rappelle que converge pour tout réel , de somme , et que la formule du binôme de Newton s'écrit .
Préciser . Pour , écrire l'événement comme une réunion d'événements deux à deux incompatibles, en utilisant le système complet , et justifier que la réunion obtenue est finie.
En déduire et reconnaître la loi de .
Vérifier que la somme des vaut .
Contrôler la cohérence du résultat sur et sur .
Application numérique. Le guichet reçoit en moyenne clients par tranche de cinq minutes, le guichet en reçoit . Calculer et . On prendra .
On suppose maintenant, par erreur de modélisation, que le même flux a été compté deux fois, c'est-à-dire que . Vérifier que suit toujours la loi , montrer que et ne sont pas indépendantes, puis montrer que ne suit pas la loi . Conclure.
Loi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoireIndépendance de deux variables aléatoires, indépendance mutuelleFonction de répartition d'une variable aléatoire discrète
Un atelier fait tourner deux machines et , mises en service le même jour. Chaque jour d'utilisation, indépendamment des autres jours et de l'autre machine, la machine tombe en panne avec la probabilité et la machine avec la probabilité , où et appartiennent à .
On note le rang du premier jour de panne de et le rang du premier jour de panne de . Ainsi suit la loi , suit la loi , et les variables et sont indépendantes. La chaîne de production s'arrête dès que l'une des deux machines tombe en panne : on pose donc
Montrer que, pour tout , . En déduire la fonction de répartition de .
Justifier que , puis calculer pour tout .
En déduire la loi de et reconnaître une loi usuelle. Vérifier que la somme des probabilités obtenues vaut .
Justifier l'existence de et calculer cette espérance. Application numérique avec et : comparer à et à , puis commenter.
À l'aide du système complet d'événements , calculer . On justifiera la convergence de la série obtenue.
Calculer de même et , puis vérifier que ces trois probabilités ont pour somme . Donner leurs valeurs numériques pour et .
Propriétés d'une probabilité : croissance, sous-additivité, théorème de la limite monotoneIndépendance de deux événements et d'une famille quelconque d'événements
Un joueur répète indéfiniment la même partie. Les parties sont mutuellement indépendantes et, à chaque partie, le joueur gagne avec la probabilité . On admet l'existence d'un espace probabilisé sur lequel tous les événements ci-dessous sont définis.
Pour , on note l'événement « le joueur gagne la -ième partie ». Pour , on pose
Enfin, on note l'événement « le joueur gagne au moins une fois » et l'événement « le joueur ne gagne jamais ».
Partie A. Le joueur gagne presque sûrement.
Interpréter et en français, montrer que la suite est croissante et que .
Calculer en précisant la propriété d'indépendance utilisée.
En appliquant le théorème de la limite monotone, calculer .
Retrouver en travaillant cette fois avec la suite , dont on montrera qu'elle est décroissante et d'intersection . Expliquer pourquoi l'événement n'est pas l'événement impossible, et dire ce qui change par rapport au cadre d'un univers fini.
Application numérique avec : calculer , puis déterminer le plus petit entier tel que . On donne , , , et .
Partie B. Des parties de plus en plus difficiles.
Le joueur affronte maintenant des adversaires de mieux en mieux classés : à la -ième partie, il gagne avec la probabilité , les parties restant mutuellement indépendantes. Les événements , , , et gardent le même sens.
On suppose pour tout . Calculer à l'aide d'un produit télescopique, en déduire , puis et .
On suppose maintenant pour tout . Montrer que pour tout , en déduire que pour tout , puis que . On donne . Comparer avec la question 6. et conclure.
Conditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrableSystèmes complets d'événements dénombrables
Un atelier fabrique des pièces à la main. Le nombre de pièces terminées au cours d'une heure de travail suit la loi de Poisson de paramètre . Chaque pièce terminée présente un défaut avec la probabilité , indépendamment des autres pièces.
On note l'événement « aucune pièce produite pendant cette heure ne présente de défaut ». Le modèle se traduit par la donnée suivante : pour tout ,
Une heure sans production est donc comptée comme une heure sans défaut, ce qui correspond bien à .
Justifier que la famille est un système complet dénombrable d'événements, et que chacune des probabilités conditionnelles est bien définie.
Calculer en fonction de et de . On justifiera la convergence de la série utilisée.
Pour tout , calculer . Reconnaître une loi usuelle et vérifier que la somme de ces probabilités vaut .
Application numérique avec et : calculer , puis comparer à et à . Commenter. On donne , et .
Toujours avec et : si l'on ne retient que les heures sans aucun défaut, quel est le nombre moyen de pièces produites pendant une telle heure ? Comparer à et interpréter.
Indépendance de deux événements et d'une famille quelconque d'événementsLoi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoire
On répète indéfiniment une même épreuve, dont la probabilité de succès vaut , les épreuves étant mutuellement indépendantes. On admet l'existence d'un espace probabilisé sur lequel tous les événements ci-dessous sont définis. Pour , on note l'événement « l'épreuve numéro est un succès ».
Partie A. Traduire, puis calculer.
a. : « le premier succès a lieu au rang », pour
b. : « aucun succès au cours des premières épreuves »
c. : « exactement un succès au cours des trois premières épreuves »
Calculer , et en fonction de et de , en précisant à chaque fois la propriété utilisée.
Application numérique avec : calculer , et . Contrôler le résultat en calculant les probabilités d'obtenir exactement , , puis succès au cours des trois premières épreuves, et en vérifiant que leur somme vaut .
Partie B. Indépendance deux à deux et indépendance mutuelle.
Dans cette partie seulement, : l'épreuve est le lancer d'une pièce équilibrée et le succès est l'obtention de pile. On pose
Exprimer à l'aide de et , puis calculer , et .
Montrer que les événements , et sont deux à deux indépendants.
Calculer et conclure.
Partie C. Le rang du premier succès.
On revient à un quelconque.
Montrer que , et en déduire que l'événement « aucun succès n'est jamais obtenu » est négligeable.
On note le rang du premier succès. Donner la loi de , puis son espérance et sa variance en justifiant leur existence. Vérifier enfin que . Application numérique avec .
Inégalités de Markov et de Bienaymé-Tchebychev
À l'ouverture d'un guichet, le temps d'attente d'un client, arrondi à la minute, est modélisé par une variable aléatoire à valeurs dans . Le gestionnaire du service connaît seulement la moyenne observée sur l'année :
Partie A. Avec la seule espérance.
Énoncer l'inégalité de Markov et l'utiliser pour majorer .
Que donne la même inégalité pour ? Pour quelles valeurs du seuil l'inégalité de Markov apporte-t-elle une information utile ?
Partie B. Avec la variance. On suppose désormais connue la variance .
Énoncer l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev et l'utiliser pour majorer .
Montrer que , puis comparer les deux majorations obtenues pour .
Déterminer le plus petit entier pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev garantit . En déduire une garantie de service de la forme « l'attente ne dépasse pas minutes dans au moins des cas ». On donne .
Partie C. Quand on connaît la loi. On suppose maintenant que suit la loi .
Vérifier que cette hypothèse est compatible avec les données des parties A et B.
Calculer une valeur approchée de à près. On donne et l'on pourra utiliser la relation .
Comparer cette valeur exacte aux deux majorations des parties A et B, et commenter l'intérêt de ces inégalités.
Approximation de la loi binomiale par la loi de PoissonLoi de Poisson : loi, espérance, variance, stabilité par somme
Une usine expédie un lot de pièces. Chaque pièce, indépendamment des autres, est défectueuse avec la probabilité . On note le nombre de pièces défectueuses du lot.
Donner la loi exacte de , ainsi que son espérance et sa variance.
Rappeler les conditions usuelles d'application de l'approximation d'une loi binomiale par une loi de Poisson, vérifier qu'elles sont remplies ici et préciser le paramètre à retenir.
Dresser un tableau donnant, pour , la valeur exacte de et sa valeur approchée par la loi de Poisson, toutes deux à près. On donne et , valeur que l'on remplacera par dans les calculs intermédiaires pour contrôler la quatrième décimale. On pourra utiliser la relation
Calculer, à l'aide de l'approximation, la probabilité qu'il y ait au moins trois pièces défectueuses dans le lot. Comparer à la valeur exacte déduite du tableau.
Conclure sur l'erreur commise et sur l'intérêt de l'approximation.
Couple de variables discrètes : loi conjointe, lois marginales, lois conditionnellesIndépendance de deux variables aléatoires, indépendance mutuelle
Les deux parties sont indépendantes l'une de l'autre. Dans chacune, désigne un couple de variables aléatoires discrètes définies sur un même espace probabilisé , à valeurs dans .
Partie A : une loi conjointe qui se factorise.
La loi conjointe de est donnée par
où est un réel que l'on va déterminer.
Soit fixé. Justifier que la série converge, calculer sa somme, et en déduire l'expression de en fonction de et de .
Déterminer la valeur de .
Reconnaître la loi de et celle de . Donner et .
Les variables et sont-elles indépendantes ?
Partie B : une loi conjointe à support triangulaire.
Le couple de cette partie n'a aucun rapport avec celui de la partie A. Sa loi conjointe est donnée par
où est un réel que l'on va déterminer.
Soit fixé. Calculer en fonction de et de . On remarquera que la somme à calculer comporte un nombre fini de termes.
En déduire la valeur de , puis la loi de . Vérifier que la somme des probabilités obtenues vaut bien .
Soit fixé. Déterminer et reconnaître la loi de .
Soit . Déterminer la loi conditionnelle de sachant et la reconnaître.
Soit . Déterminer la loi conditionnelle de sachant . Que peut-on dire de la variable dans cette situation conditionnelle ?
Les variables et sont-elles indépendantes ? Donner deux arguments distincts.
Espérance : existence par convergence absolue, linéarité, croissanceLoi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoire
Soit une variable aléatoire discrète définie sur un espace probabilisé , à valeurs dans , et admettant une espérance. L'objectif de l'exercice est d'établir la formule
qui exprime l'espérance de à partir de ses « queues de distribution » , puis de l'exploiter.
Partie A : démonstration de la formule. Dans toute cette partie, désigne un entier de .
puis, en décrivant l'ensemble des couples concernés et en échangeant l'ordre de sommation de cette somme finie,
puis que le majorant tend vers quand tend vers . Conclure que tend vers .
Partie B : deux applications.
Soit et une variable suivant la loi géométrique . Calculer pour , de deux façons : par une interprétation directe, puis par le calcul de la somme d'une série. Retrouver alors .
Soit et une variable suivant la loi uniforme sur . Calculer pour tout , puis vérifier que la formule redonne bien .
Application numérique : une machine tombe en panne le jour , où suit la loi . Calculer la probabilité qu'elle fonctionne encore au début du jour , c'est-à-dire , et donner la durée de vie moyenne de la machine.
Conditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrableSystèmes complets d'événements dénombrablesPropriétés d'une probabilité : croissance, sous-additivité, théorème de la limite monotone
Un joueur entre dans un casino avec euros en poche. Il joue une suite de parties identiques et indépendantes : à chaque partie, il gagne euro avec la probabilité et il perd euro avec la probabilité , où . Il s'est fixé un objectif : un entier . Il arrête de jouer dès que sa fortune atteint euro (il est alors ruiné) ou euros (il a atteint son objectif).
L'entier est fixé et décrit . Pour chaque valeur de , on note la probabilité que le joueur soit ruiné lorsqu'il commence avec euros. On note le numéro de la partie à l'issue de laquelle le jeu s'arrête, et on admet que le jeu s'arrête presque sûrement, c'est-à-dire que l'événement « le joueur joue indéfiniment » est de probabilité nulle.
Justifier que la famille formée des événements , pour , et de l'événement « le joueur joue indéfiniment » est un système complet dénombrable d'événements. Que dit l'hypothèse admise à son sujet ?
Déterminer et .
Soit . En conditionnant par le résultat de la première partie, établir la relation
Vérifier la cohérence de ce résultat : pour et , puis dans le cas particulier et , en recalculant directement.
Application numérique. On prend et . Calculer , et , et comparer aux valeurs obtenues dans le cas équilibré .
Un adversaire de fortune illimitée. On note désormais la probabilité de ruine précédente, pour rappeler qu'elle dépend de . On considère maintenant un joueur de fortune initiale qui joue indéfiniment, sans objectif, et qui n'est arrêté que par sa ruine. On note l'événement « le joueur est ruiné au bout d'un nombre fini de parties » et, pour , on note l'événement « le joueur atteint la fortune avant d'atteindre la fortune ».
a. Justifier que la suite d'événements est croissante pour l'inclusion et que sa réunion est .
b. En déduire à l'aide du théorème de la limite monotone, en distinguant les cas , et .
c. Interpréter. Que vaut pour un joueur qui arrive au casino avec euros et joue à un jeu tel que ? Et à un jeu tel que ?
Loi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoireLoi d'une somme de deux variables discrètes indépendantes, stabilité de la binomiale et de PoissonEspérance : existence par convergence absolue, linéarité, croissance
Une marque de céréales glisse dans chaque paquet une vignette, choisie au hasard parmi modèles différents, de façon équiprobable et indépendamment d'un paquet à l'autre. Un collectionneur achète des paquets un par un et s'arrête dès qu'il possède les modèles.
Pour , on note le nombre de paquets qu'il achète pour passer de modèles distincts à modèles distincts, le comptage recommençant à chaque étape. On note le nombre total de paquets achetés jusqu'à l'obtention de la collection complète. Enfin, on pose
Justifier que est une variable certaine égale à .
Soit . Montrer que suit la loi géométrique de paramètre . Vérifier que le résultat reste cohérent pour .
Justifier que admet une espérance et donner sa valeur.
Justifier l'égalité , puis montrer que admet une espérance et que
Applications numériques. On donne et . Calculer pour , en détaillant les espérances de chaque étape, puis pour .
L'énoncé n'a jamais supposé que les variables étaient indépendantes. Expliquer pourquoi cela n'empêche pas le calcul de , alors qu'un calcul de demanderait davantage.
Sachant que est équivalent à quand tend vers , donner un équivalent de . Calculer et , et commenter la part que représentent les deux dernières vignettes dans l'effort total, pour .
Conditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrableLoi de Poisson : loi, espérance, variance, stabilité par sommeCouple de variables discrètes : loi conjointe, lois marginales, lois conditionnelles
Dans un élevage, le nombre d'œufs pondus par une femelle au cours d'une saison suit la loi de Poisson de paramètre . Chaque œuf pondu éclôt avec la probabilité , indépendamment des autres œufs et du nombre total d'œufs pondus.
On note le nombre d'œufs éclos et le nombre d'œufs non éclos. La modélisation se traduit par l'hypothèse suivante : pour tout , conditionnellement à l'événement , la variable suit la loi binomiale , c'est-à-dire
et dès que .
Justifier que la famille est un système complet dénombrable d'événements et que chacun de ces événements est de probabilité non nulle.
Soit . Déterminer par la formule des probabilités totales, en détaillant le calcul de la somme de la série obtenue. Reconnaître la loi de et vérifier que la somme des probabilités vaut .
Déterminer de la même façon la loi de .
Soit . Calculer et en déduire que et sont indépendantes. Commenter ce résultat.
En déduire , , et , puis vérifier la cohérence de et de avec la loi de . Quelle hypothèse la seconde vérification utilise-t-elle, et pas la première ?
Application numérique : et . Donner la loi de , son espérance, son écart-type, puis calculer , et . On utilisera et .
Loi d'une somme de deux variables discrètes indépendantes, stabilité de la binomiale et de PoissonLoi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoire
Un atelier met au point un procédé encore mal maîtrisé : chaque essai réussit avec la probabilité , indépendamment de tous les autres. On pose . L'atelier enchaîne les essais et souhaite en obtenir deux réussis.
On admet l'existence d'un espace probabilisé modélisant cette suite infinie d'essais mutuellement indépendants. On note :
Pour , on note l'événement « aucun des premiers essais ne réussit ». Calculer , puis montrer que la probabilité de ne jamais obtenir de succès est nulle. On convient dans toute la suite que et valent sur cet événement négligeable ; justifier alors que la famille est un système complet d'événements.
Reconnaître la loi de , et rappeler son espérance et sa variance.
Soit . Calculer . En déduire la loi de , puis montrer que et sont indépendantes.
Déterminer , puis la loi de .
Vérifier que la somme des probabilités trouvées à la question précédente vaut .
Justifier que admet une espérance et une variance, puis les calculer. L'espérance sera obtenue de deux façons différentes.
Application numérique : on prend .
a. et
b. , puis
c. la ou les valeurs les plus probables de
Inégalités de Markov et de Bienaymé-TchebychevLoi faible des grands nombres
Dans une très grande population, une proportion inconnue des habitants soutient un projet d'aménagement. Un institut interroge personnes tirées au hasard, indépendamment les unes des autres. Pour , on note la variable valant si la -ième personne interrogée soutient le projet, et sinon. On pose
de sorte que est la fréquence de soutien observée dans l'échantillon. L'institut souhaite que cette fréquence soit proche de , et cherche combien de personnes il doit interroger pour cela.
Reconnaître la loi de , puis celle de . Donner et .
Calculer et . Commenter chacun des deux résultats.
Démontrer que pour tout , . En déduire une majoration de ne faisant plus intervenir .
Énoncer l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, puis l'appliquer pour montrer que
En déduire le nombre minimal de personnes à interroger pour que la fréquence observée s'écarte de de plus de points avec une probabilité au plus égale à .
Un institut interroge personnes. Que garantit l'inégalité précédente pour un écart de points ? Quelle précision cette même inégalité garantit-elle, pour cette taille d'échantillon, avec une probabilité au moins égale à ?
Reprendre la question 5. en exigeant cette fois une précision de point. Commenter.
Une étude antérieure permet d'affirmer que . Reprendre la question 5. en exploitant cette information.
Commenter l'ordre de grandeur obtenu à la question 5., sachant que les sondages réels portent le plus souvent sur personnes environ.
Montrer que, pour tout , tend vers quand tend vers , et énoncer le théorème du cours dont il s'agit.
Loi faible des grands nombresInégalités de Markov et de Bienaymé-Tchebychev
Partie A. Le cadre général.
Soit une suite de variables aléatoires discrètes définies sur un même espace probabilisé , mutuellement indépendantes et de même loi, admettant une espérance et une variance . Pour , on note
la moyenne des premières variables, appelée moyenne empirique.
Justifier l'existence de et de , puis les calculer. Préciser à quel endroit exactement l'hypothèse d'indépendance intervient.
Énoncer l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, puis en déduire que pour tout ,
Partie B. Un dé équilibré.
On lance indéfiniment un dé équilibré à six faces, les lancers étant indépendants. Pour , désigne le résultat du -ième lancer, et la moyenne des premiers résultats.
Déterminer la loi de , puis démontrer que et .
Combien de lancers faut-il effectuer pour garantir que la moyenne empirique s'écarte de de moins de avec une probabilité au moins égale à ?
Pour lancers, quelle probabilité minimale l'inégalité garantit-elle pour l'événement ?
Partie C. Des durées de service.
Dans une agence, la durée de service d'un client, exprimée en minutes entières, suit la loi géométrique de paramètre . Les durées des clients successifs sont mutuellement indépendantes et de même loi.
Partie D. Ce que la loi faible des grands nombres ne dit pas.
Fonction de répartition d'une variable aléatoire discrèteIndépendance de deux variables aléatoires, indépendance mutuelleLoi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoire
Un atelier fait fonctionner machines identiques en parallèle, où . Chaque jour, chaque machine encore en service tombe en panne avec la probabilité , indépendamment des autres machines et des jours écoulés. On pose .
Pour , on note le numéro du jour où la machine numéro tombe en panne. On admet que les variables sont mutuellement indépendantes et que la probabilité qu'une machine ne tombe jamais en panne est nulle. On pose enfin
Déterminer , puis calculer pour tout . En déduire la loi de .
Vérifier que la somme des probabilités de la loi de vaut .
Calculer pour tout , en déduire la loi de et la reconnaître. Donner et , puis étudier le comportement de lorsque grandit.
Application numérique : et .
a. Dresser le tableau des valeurs de pour , puis calculer .
b. Calculer , et , et comparer à .
Dans cette question seulement, . Établir l'identité , en déduire en fonction de , puis sa valeur numérique pour .
Interpréter concrètement les variables et , ainsi que les résultats obtenus.
Conditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrableEspérance : existence par convergence absolue, linéarité, croissanceLoi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoire
Un client se présente à un guichet et se met à attendre. Le service se déroule minute par minute et, à chaque minute, indépendamment de ce qui s'est passé aux minutes précédentes, l'une des trois situations suivantes se produit :
On suppose , et , et on pose , de sorte que . On admet l'existence d'un espace probabilisé modélisant cette suite infinie de minutes mutuellement indépendantes.
On note le nombre de minutes passées au guichet, c'est-à-dire le rang de la minute à laquelle le client quitte le guichet (servi ou parti), et l'événement « le client finit par être servi ».
Pour , on note l'événement « à l'issue de la -ième minute, le client est toujours en attente ». Calculer , puis montrer, à l'aide du théorème de la limite monotone, que la probabilité que le client reste indéfiniment au guichet est nulle. On convient dans toute la suite que vaut sur cet événement négligeable.
Déterminer la loi de , vérifier que la somme des probabilités obtenues vaut , et reconnaître une loi usuelle.
Pour , on note l'événement « le client est servi à la -ième minute ». Calculer , puis montrer que
Montrer que, pour tout , . Interpréter ce résultat en une phrase.
Justifier que admet une espérance et une variance, puis les calculer en fonction de et de .
Application numérique. On prend et .
a. , et arrondi au centième
b. et
Conditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrableEspérance : existence par convergence absolue, linéarité, croissanceSystèmes complets d'événements dénombrables
On lance indéfiniment une pièce, les lancers étant mutuellement indépendants. Le jeu s'arrête dès que deux piles consécutifs viennent d'apparaître. On note le nombre total de lancers effectués, c'est-à-dire le rang du second des deux piles. On admet l'existence d'un espace probabilisé modélisant cette suite infinie de lancers.
Partie A — pièce équilibrée. Dans cette partie, pile et face ont chacun la probabilité .
Préciser les valeurs prises par et calculer .
Pour , on note l'événement « le jeu n'est pas terminé à l'issue du -ième lancer ». En regroupant les lancers en blocs de deux (les lancers et , puis et , etc.), montrer que
En déduire que le jeu se termine presque sûrement, c'est-à-dire que . On convient dans toute la suite que vaut sur l'événement négligeable « le jeu ne s'arrête jamais ».
On pourra utiliser l'inclusion où . En déduire que admet une espérance.
On introduit maintenant un second jeu, identique au premier, mais qui démarre juste après un pile : un pile vient de sortir, on continue à lancer la pièce, et le jeu s'arrête dès l'apparition de deux piles consécutifs, le pile déjà sorti pouvant servir de premier des deux. On note le nombre de lancers effectués dans ce second jeu, et l'on pose
Justifier que et que admet une espérance. On pose désormais et .
En sommant les relations de la question 4., établir le système
puis le résoudre. Combien faut-il de lancers en moyenne pour obtenir deux piles consécutifs ?
Partie B — pièce truquée. La pièce donne maintenant pile avec la probabilité et face avec la probabilité . Les notations , , , , et gardent le même sens.
Montrer que le jeu se termine encore presque sûrement, et que et admettent une espérance.
Établir le nouveau système vérifié par et , puis montrer que
Partie C — vérification sur les premiers rangs.
Déduire de la question 8. que pour tout . Calculer par ailleurs directement , et en décrivant les suites de lancers correspondantes, et vérifier l'accord avec la relation de récurrence.
Pour la pièce équilibrée, dresser la table des pour , puis calculer et la somme partielle . Commenter l'écart avec .
Couple de variables discrètes : loi conjointe, lois marginales, lois conditionnellesIndépendance de deux variables aléatoires, indépendance mutuelleLoi d'une somme de deux variables discrètes indépendantes, stabilité de la binomiale et de Poisson
Soient et deux réels fixés. On admet l'existence d'un couple de variables aléatoires discrètes, définies sur un même espace probabilisé , à valeurs dans , dont la loi conjointe est donnée par
où est un réel strictement positif que l'on va déterminer.
Partie A — le couple .
En déduire la valeur de .
Reconnaître les lois marginales de et de , et vérifier que la somme des vaut .
Les variables et sont-elles indépendantes ?
Donner , , et en justifiant leur existence.
On pose . Déterminer la loi de , puis vérifier la cohérence de et de avec la question 4.
Partie B — le couple . On garde .
Déterminer la loi conjointe du couple , c'est-à-dire pour tout .
Vérifier, à fixé, que .
Les variables et sont-elles indépendantes ?
Calculer en utilisant et l'indépendance de et , puis comparer le résultat à . Que retrouve-t-on ainsi, sans toucher à la loi conjointe ? Étudier l'écart entre les deux quantités quand et quand , et interpréter.
Soit . Déterminer la loi conditionnelle de sachant . Reconnaître une loi usuelle, vérifier que la somme des probabilités conditionnelles vaut , et interpréter le résultat.
Application numérique. On prend et , et l'on utilisera .
a. et
b. , et
Loi géométrique : loi, espérance, variance, absence de mémoireIndépendance de deux événements et d'une famille quelconque d'événements
Soit une variable aléatoire discrète définie sur un espace probabilisé , à valeurs dans . On suppose que vérifie les deux hypothèses suivantes :
L'hypothèse (H2) est l'absence de mémoire : sachant que l'attente a déjà duré unités de temps, la loi du temps qu'il reste à attendre est celle du départ. On sait que la loi géométrique vérifie cette propriété ; l'objet de cet exercice est d'établir la réciproque. On pose, pour ,
Partie A — de l'absence de mémoire à la loi géométrique.
Justifier que , que la suite est décroissante, et que pour tout .
Montrer que, pour tous et ,
En déduire, par récurrence, que pour tout .
Montrer que . En déduire, à l'aide du théorème de la limite monotone, la limite de la suite , puis écarter le cas .
Pourquoi le cas est-il lui aussi écarté ? À quelle variable aléatoire correspondrait-il ?
On pose . Montrer que suit la loi géométrique , et vérifier que la somme des probabilités obtenues vaut .
Partie B — réciproque et interprétation. Dans cette partie, avec , et l'on pose .
Calculer de deux façons : par la somme d'une série géométrique, puis par une lecture directe de l'événement dans le schéma « rang du premier succès ». En déduire que vérifie (H1) et (H2).
Dans ce schéma d'épreuves répétées indépendantes, expliquer pourquoi l'absence de mémoire est une conséquence directe de l'indépendance des épreuves. Que penser alors du joueur qui, après dix échecs, estime qu'il « a plus de chances » de gagner au coup suivant ?
Énoncer sous forme d'équivalence le résultat obtenu dans les parties A et B, et commenter sa portée.
Partie C — application. La durée de vie , exprimée en jours, d'un composant électronique est à valeurs dans , sans mémoire au sens de (H2), et vérifie .
Déterminer puis . Calculer , et (arrondi au centième).
Calculer , et , et interpréter la dernière valeur.
Loi de Poisson : loi, espérance, variance, stabilité par sommeApproximation de la loi binomiale par la loi de PoissonConditionnement : probabilités composées, probabilités totales et formule de Bayes en version dénombrable
Une compagnie d'assurance gère un portefeuille de contrats d'habitation. Sur une année, chaque contrat donne lieu à un sinistre avec la probabilité , indépendamment des autres contrats, et un même contrat ne peut donner lieu qu'à un seul sinistre dans l'année. On note le nombre de sinistres déclarés dans l'année.
Données numériques :
Partie A — la loi du nombre de sinistres.
Justifier que suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres, puis donner et .
Rappeler les conditions usuelles qui autorisent l'approximation d'une loi binomiale par une loi de Poisson, vérifier qu'elles sont remplies ici, et préciser le paramètre de la loi de Poisson approchante.
En utilisant cette approximation, calculer les probabilités suivantes, arrondies au dix-millième.
a.
b.
c.
Partie B — les sinistres graves. Chaque sinistre déclaré est qualifié de grave avec la probabilité , indépendamment des autres sinistres et de leur nombre. On note le nombre de sinistres graves de l'année. Dans toute cette partie, on adopte le modèle de Poisson : .
Soit . Déterminer la loi conditionnelle de sachant .
En appliquant la formule des probabilités totales au système complet , montrer que
On justifiera soigneusement la convergence de la série obtenue.
Partie C — dispersion du nombre de sinistres. On garde le modèle .
À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, majorer la probabilité que le nombre de sinistres s'écarte d'au moins de sa moyenne.
Calculer cette même probabilité dans le modèle de Poisson, puis comparer les deux valeurs et commenter.
Inégalités de Markov et de Bienaymé-TchebychevLoi faible des grands nombresApproximation de la loi binomiale par la loi de PoissonLoi d'une somme de deux variables discrètes indépendantes, stabilité de la binomiale et de Poisson
Une chaîne de production fabrique des pièces mécaniques. Chaque pièce est défectueuse avec une probabilité , indépendamment de toutes les autres. Les pièces sont conditionnées en lots. Les quatre parties sont indépendantes : les résultats utiles y sont rappelés au fur et à mesure.
Données numériques :
Partie A — petit lot, calculs exacts. Un lot de contrôle contient pièces, et . On note le nombre de pièces défectueuses de ce lot.
Justifier que suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres, puis donner et .
Calculer , et , arrondies au dix-millième.
Un lot est refusé lorsqu'il contient au moins deux pièces défectueuses. Une journée produit lots de contrôle, indépendants les uns des autres. Quel est le nombre moyen de lots refusés dans la journée ?
Partie B — grand lot, approximation de Poisson. Un lot de production contient pièces, et . On note le nombre de pièces défectueuses de ce lot.
Donner la loi exacte de , ainsi que et .
Justifier l'emploi d'une approximation de Poisson, préciser son paramètre, puis calculer , et .
Calculer la valeur exacte de et la comparer à la valeur approchée précédente.
Partie C — deux lots réunis. On admet le résultat de la partie B : le nombre de pièces défectueuses du grand lot du matin suit . Le lot de l'après-midi, deux fois plus petit, fournit un nombre de pièces défectueuses suivant . Les deux lots sont indépendants, et l'on pose .
Démontrer que si et sont indépendantes, alors .
En déduire la loi de , puis et .
L'atelier déclenche une alerte lorsque la journée compte au moins pièces défectueuses. Calculer la probabilité d'une alerte, arrondie au dix-millième.
Partie D — contrôle sur journées. On contrôle journées de production, et l'on note les nombres de pièces défectueuses correspondants. On admet que ces variables sont mutuellement indépendantes et suivent toutes la loi , dont on rappelle que l'espérance et la variance valent toutes deux . On pose
Calculer et .
Majorer d'abord par l'inégalité de Markov, puis par l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Comparer les deux majorations, en particulier pour .
Déterminer le plus petit entier garantissant, par l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, que
Reprendre la question en remplaçant par .
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.