Chargement du chapitre…
ECG approfondies · Chapitre 09 · Second semestre
Sujet type, 270 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.
Sujet type DS — 270 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).
Ce sujet comporte cinq exercices indépendants, à traiter dans l'ordre de votre choix. Les calculatrices et tous les documents sont interdits. Le barème, indiqué question par question, totalise points. Toute affirmation doit être justifiée : un résultat juste sans justification ne rapporte aucun point. Les valeurs approchées demandées se calculent à la main à partir des seules données numériques fournies par l'énoncé.
Dans tout cet exercice, désigne un espace probabilisé. Pour chacun des cinq énoncés suivants, dire s'il est vrai ou faux. Une réponse « vrai » doit être accompagnée d'une démonstration, une réponse « faux » d'un contre-exemple explicite.
1. (0,5 point) Si est une suite d'événements deux à deux incompatibles, alors tend vers quand tend vers .
2. (0,5 point) Si est une suite d'événements telle que pour tout , alors
3. (0,5 point) Si est une variable aléatoire discrète à valeurs dans telle que pour tout , alors admet une espérance.
4. (0,5 point) Si et sont deux variables indépendantes, alors suit une loi de Poisson.
5. (0,25 point) Si est un événement négligeable, alors et sont indépendants pour tout événement .
Un club d'astronomie observe le ciel pendant une heure au cours d'une nuit d'août. On note le nombre d'étoiles filantes visibles à l'œil nu pendant cette heure, et l'on admet que suit la loi de Poisson de paramètre .
Dans tout l'exercice, on utilisera les valeurs approchées
1. (0,75 point) Calculer , et , puis en déduire la probabilité que le club observe au moins trois étoiles filantes dans l'heure. On donnera des valeurs approchées à près, et l'on détaillera d'où provient l'arrondi final.
2. (0,75 point) Montrer que la probabilité que le nombre d'étoiles filantes observées soit pair vaut
puis en donner une valeur approchée à près. Ce résultat était-il prévisible ?
On pourra partir des développements en série de et de .
3. (1 point) Le club ne conserve dans ses archives que les séances d'observation où au moins une étoile filante a été vue. Pour , on pose .
a. Justifier que le conditionnement est licite, puis exprimer en fonction de et de . On admettra pour la suite que la famille définit une loi de probabilité sur .
b. Soit une variable aléatoire suivant cette loi. Justifier que admet une espérance, montrer que
puis en donner une valeur approchée à près et comparer à . Le résultat est-il cohérent avec la définition de ?
4. (1 point) Justifier que la variable admet une espérance, puis montrer que
Donner une valeur approchée du résultat à près.
Une archère s'entraîne et tire indéfiniment sur une cible. Les tirs sont mutuellement indépendants et, à chaque tir, la flèche atteint le centre avec la probabilité . On pose et l'on admet l'existence d'un espace probabilisé modélisant cette suite infinie de tirs.
On note le rang du premier tir au centre et le rang du premier tir à côté. Contrairement à l'habitude, ces deux variables sont construites sur la même suite de tirs : rien ne dit qu'elles soient indépendantes.
1. (0,5 point) Justifier que et sont bien définies presque sûrement, puis reconnaître leurs lois. Donner et .
2. (0,75 point) Justifier que , puis déterminer la loi conjointe du couple , c'est-à-dire pour tout couple de . On distinguera soigneusement les cas.
3. (0,5 point) Retrouver la loi marginale de à partir de la loi conjointe obtenue à la question 2.
4. (0,25 point) Les variables et sont-elles indépendantes ? Justifier.
5. (1 point) On pose . Déterminer et la loi de , vérifier que la somme des probabilités obtenues vaut , puis justifier l'existence de et montrer que
On pourra utiliser la somme de la série géométrique dérivée : pour , .
6. (0,5 point) Calculer et sans aucun calcul de série, et interpréter. Donner enfin les valeurs numériques de , , et pour .
Un jeu télévisé se déroule en manches successives. À chaque manche, le candidat tire au hasard une enveloppe parmi deux, indépendamment des manches précédentes : l'une porte la mention « on continue », l'autre la mention « on arrête ». Tant qu'il tire « on continue », la cagnotte double et une nouvelle manche commence. Dès qu'il tire « on arrête », le jeu prend fin et le candidat emporte la cagnotte.
La cagnotte vaut euros avant la première manche. On note le rang de la manche où le candidat tire « on arrête », et la somme, en euros, qu'il emporte.
1. (0,5 point) Reconnaître la loi de et donner . Justifier ensuite que et préciser .
2. (0,5 point) Calculer, pour tout entier , la somme partielle , puis en déduire que la variable n'admet pas d'espérance.
3. (1 point) La production décide de plafonner la cagnotte à euros, où est un entier supérieur ou égal à : la cagnotte double à chaque manche gagnée tant qu'elle n'a pas atteint euros, puis elle reste à cette valeur jusqu'à la fin du jeu. Le candidat emporte donc désormais .
a. Justifier que , où l'on a posé . Déterminer ensuite et la loi de , en traitant à part la valeur .
b. Justifier que admet une espérance et montrer que
4. (0,5 point) On prend . Calculer , comparer au gain maximal possible, puis calculer la probabilité que le candidat emporte au moins euros. On utilisera et .
5. (0,5 point) La production propose désormais au candidat de verser, avant le début du jeu, un droit d'entrée fixé à l'avance, et de jouer ensuite au jeu sans plafond de la question 2. Expliquer en quelques lignes pourquoi la réponse de la question 2. ne doit pas conduire ce candidat à accepter n'importe quelle valeur de , alors même que le calcul qui la fonde est exact. On distinguera ce que l'espérance mesure, d'où vient la divergence, et ce qu'un plafond réaliste y change.
Une application sportive propose chaque jour un défi personnel à chacun de ses utilisateurs. Pour un utilisateur donné, le niveau de difficulté de son défi du jour est tiré au sort par l'application, de façon équiprobable, parmi niveaux numérotés de à , où est un entier supérieur ou égal à . Tous ces tirages sont mutuellement indépendants, d'un jour à l'autre comme d'un utilisateur à l'autre, et l'on admet l'existence d'un espace probabilisé modélisant cette suite infinie de jours.
Un utilisateur s'inscrit le jour . Pour , on note le niveau du défi du jour , de sorte que les variables sont mutuellement indépendantes et suivent toutes la loi uniforme sur .
On s'intéresse au premier jour où l'utilisateur rencontre un défi strictement plus difficile que celui de son premier jour. On note donc le plus petit entier tel que , avec la convention
Partie A. La loi de .
1. (0,25 point) Justifier que la famille est un système complet d'événements, dont aucun n'est négligeable.
2. (0,75 point) Justifier d'abord que , c'est-à-dire que ne prend jamais la valeur . Soit ensuite un entier supérieur ou égal à .
a. Soit . Décrire en français l'événement lorsque le défi du premier jour est de niveau , puis montrer que
b. Que vaut ? Justifier en une phrase.
3. (0,5 point) En déduire que, pour tout entier ,
puis calculer en fonction de . (On rappelle que .)
Partie B. Ce que la somme des probabilités révèle.
4. (1 point) Montrer que
En déduire et interpréter ce résultat en une phrase.
5. (1 point) On note l'événement « aucun défi ne dépasse jamais celui du premier jour », et pour on note l'événement « aucun des défis des jours à ne dépasse celui du premier jour ». Retrouver par un second chemin, en appliquant le théorème de la limite monotone à la suite sous chacune des probabilités conditionnelles .
6. (1,25 point) On admet que admet une espérance.
a. Soit . En posant et , montrer que
b. En déduire que
7. (0,5 point) Application numérique. Dans cette question uniquement, et à titre d'illustration, on suppose . Donner les valeurs exactes de , et , ainsi qu'une valeur approchée de à près.
Partie C. Retrouver le nombre de niveaux.
Dans toute cette partie, on admet le résultat de la question 4. : la probabilité qu'un utilisateur ne voie jamais de défi plus difficile que celui de son premier jour vaut . Cette partie peut donc être traitée indépendamment des parties A et B.
L'éditeur de l'application ne publie pas le nombre de niveaux. Un observateur extérieur ne voit que les défis proposés, et il sait seulement comparer leurs difficultés deux à deux. Il va pourtant retrouver .
Il observe utilisateurs, inscrits des jours différents et dont les suites de défis sont mutuellement indépendantes. Pour , il pose si le défi du premier jour de l'utilisateur numéro n'est jamais dépassé, et sinon. Il note enfin
8. (0,75 point) Reconnaître la loi de , puis calculer et en fonction de et de . On précisera où intervient l'hypothèse d'indépendance.
9. (0,75 point) L'éditeur affirme, sans le démontrer, que son échelle comporte niveaux, et l'observateur veut contrôler cette affirmation. Dans cette question uniquement, on travaille donc sous l'hypothèse . Déterminer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, le plus petit entier garantissant
Justifier ensuite que quelle que soit la valeur de , puis comparer avec le nombre d'utilisateurs que cette majoration universelle aurait exigé.
10. (1 point) L'observateur, qui ignore , interroge utilisateurs et relève . Il décide d'admettre que . En déduire un encadrement de , puis de , et conclure. Que penser de la fiabilité de cette conclusion ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.