2ⁿᵈᵉ · Chapitre 06 · Géométrie
Droites du plan
Vecteur directeur, équations cartésienne et réduite, pente, alignement, intersection.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Vecteur directeur
- Équations cartésienne et réduite
- Pente
- Alignement
- Intersection
Au collège, les droites sont apparues comme les représentations graphiques des fonctions affines : tracer la droite d'équation , lire graphiquement et … Mais cette description laisse de côté les droites verticales, et surtout elle ne dit pas pourquoi une équation du premier degré dessine une droite. Grâce aux vecteurs du chapitre précédent — colinéarité et déterminant en tête — nous pouvons maintenant répondre à cette question et décrire toutes les droites du plan par une même forme d'équation, dite cartésienne. Au passage, nous apprendrons à déterminer l'équation d'une droite dans toutes les situations courantes, à la tracer, et à calculer le point d'intersection de deux droites sécantes en résolvant un système. Ce chapitre suit « Vecteurs du plan » et précède « Notion de fonction ».
Dans tout le chapitre, le plan est muni d'un repère orthonormé .
Vecteur directeur d'une droite
Une droite est un objet parfaitement rectiligne : elle possède une direction, au sens défini au chapitre précédent. Il est donc naturel de la décrire à l'aide d'un vecteur qui « pointe le long » de la droite. C'est l'idée de vecteur directeur, qui sera le fil conducteur de tout le chapitre.
Définition
Soit une droite du plan. Un vecteur directeur de est un vecteur non nul dont la direction est celle de .
Autrement dit, est un vecteur directeur de lorsqu'il existe deux points distincts et de tels que .
Remarque
L'exigence « non nul » est essentielle : le vecteur nul n'a ni direction ni sens, il ne peut donc diriger aucune droite. C'est pour la même raison que l'on impose dans la seconde formulation.
Propriété
Soit une droite du plan.
- Si et sont deux points distincts de , alors est un vecteur directeur de .
- Tous les vecteurs directeurs de sont colinéaires entre eux.
- Tout vecteur non nul colinéaire à un vecteur directeur de est lui-même un vecteur directeur de .
- Une droite est entièrement déterminée par la donnée d'un point et d'un vecteur directeur : par un point donné, il passe une unique droite de vecteur directeur donné.
Une droite n'a donc pas un vecteur directeur, mais une infinité : tous les vecteurs non nuls qui partagent sa direction. En pratique, on en choisit un — le plus simple possible — et tous les autres s'en déduisent en multipliant par un réel non nul.
Sur la figure, la droite passe par le point et admet pour vecteur directeur . Les flèches et sont dessinées le long de ; la flèche est représentée un peu à l'écart — peu importe, un vecteur n'est pas attaché à un point de départ. Ces trois vecteurs ont des normes différentes, des sens éventuellement opposés, mais tous la même direction — celle de . Chacun est un vecteur directeur de à part entière.
Exemple
Soient et deux points de la droite de la figure. Alors
est un vecteur directeur de : on retrouve le vecteur de la figure.
- Le vecteur est-il un vecteur directeur de ? On calcule : les vecteurs sont colinéaires, et , donc oui, dirige aussi (on remarque que ).
- Le vecteur ? Cette fois : les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc non, ne dirige pas . Attention à l'ordre des coordonnées !
Équation cartésienne d'une droite
Changeons de point de vue : au lieu de voir une droite comme un trait tracé à la règle, voyons-la comme un ensemble de points, décrit par une condition sur les coordonnées. Une équation de droite est précisément cela : une équation vérifiée par les coordonnées d'un point si et seulement si appartient à la droite.
Le critère d'appartenance découle directement du chapitre précédent. Soit la droite passant par un point et de vecteur directeur . Un point appartient à exactement lorsque le vecteur suit la direction de la droite, c'est-à-dire lorsque et sont colinéaires — ce que le déterminant sait tester.
Propriété
Soit la droite passant par le point et de vecteur directeur . Pour tout point du plan :
Sur la figure, la droite passe par et admet pour vecteur directeur . Le point est un point « générique » de la droite : où qu'il se trouve sur , le vecteur reste colinéaire à (représenté sous la droite, avec les mêmes coordonnées ). Dès que quitte la droite, la colinéarité est rompue et le déterminant cesse d'être nul.
En développant la condition , on obtient le résultat central du chapitre : toute droite est décrite par une équation du premier degré en et , et réciproquement. C'est la démonstration exigible de ce chapitre.
Propriété
Forme générale d'une équation de droite.
- Toute droite du plan admet une équation de la forme , où , et sont des réels avec . Une telle équation est appelée équation cartésienne de la droite.
- Réciproquement, l'ensemble des points vérifiant , avec , est une droite, de vecteur directeur .
Démonstration. Montrons d'abord que toute droite admet une équation de la forme annoncée. Soit une droite : elle passe par un point et admet un vecteur directeur , non nul. D'après la propriété précédente, un point appartient à si et seulement si . Or , donc
En posant , et , la condition s'écrit exactement . De plus, comme , on a , donc : l'équation obtenue est bien du premier degré en ou en .
Réciproquement, soient , , trois réels avec , et notons l'ensemble des points tels que . Montrons que est une droite.
Premièrement, contient au moins un point. Si , le point convient, car . Si , alors nécessairement , et le point convient, car . Dans les deux cas, on dispose d'un point de , et l'égalité donne .
Deuxièmement, l'équation se lit comme un déterminant. Pour tout point , en remplaçant par :
Posons : c'est un vecteur non nul puisque . Or
Ainsi, si et seulement si , c'est-à-dire si et seulement si appartient à la droite passant par et de vecteur directeur . L'ensemble est donc exactement cette droite, ce qui achève la démonstration.
De cette démonstration, on retient un résultat d'usage constant : le vecteur directeur se lit directement sur l'équation cartésienne.
Propriété
La droite d'équation cartésienne admet pour vecteur directeur
Moyen mnémotechnique : on échange les coefficients et , et on change un seul des deux signes. Le coefficient , lui, n'intervient pas dans la direction.
Exemple
La droite d'équation admet pour vecteur directeur . Tout vecteur non nul colinéaire, comme ou , dirige aussi .
Remarque
Une droite admet une infinité d'équations cartésiennes : en multipliant les deux membres d'une équation par un réel non nul, on obtient une autre équation de la même droite. Ainsi , et décrivent la même droite. C'est pourquoi on parle d'une équation cartésienne, jamais de « l'équation cartésienne ». En pratique, on privilégie une équation à coefficients entiers les plus simples possible.
Méthode
Vérifier qu'un point appartient à une droite.
Un point appartient à une droite si et seulement si ses coordonnées vérifient une équation de la droite. On remplace donc et par les coordonnées du point, on calcule, et on regarde si l'égalité est vraie.
Exemple travaillé. Soit la droite d'équation . Le point appartient-il à ? Et le point ?
- Pour : . L'égalité est vraie : .
- Pour : . L'égalité est fausse : .
Remarque
Cette méthode fournit une nouvelle façon d'établir que trois points sont alignés : les points , et sont alignés si et seulement si appartient à la droite . On détermine donc une équation de , puis on teste les coordonnées de . Par exemple, avec , et : on trouve pour l'équation (la méthode est détaillée dans la section « Déterminer une équation de droite »), et , donc : les trois points sont alignés. On peut aussi, comme au chapitre précédent, calculer directement — les deux méthodes sont équivalentes.
Équation réduite et pente
L'équation cartésienne a un défaut : elle n'est pas unique. Pour disposer d'une écriture canonique, on cherche à isoler . C'est possible… sauf quand la droite est verticale. D'où une discussion en deux cas, qui recouvre exactement la distinction vue au collège entre les droites « représentant une fonction affine » et les droites verticales.
Propriété
Soit une droite d'équation cartésienne , avec .
- Si est parallèle à l'axe des ordonnées (droite « verticale »), alors et admet une unique équation de la forme , où est un réel. Une telle droite n'a pas de pente.
- Sinon, et admet une unique équation de la forme , appelée équation réduite de . Le réel est la pente de (on dit aussi coefficient directeur), et le réel est son ordonnée à l'origine.
Justifions cette discussion. La droite admet le vecteur directeur . Elle est parallèle à l'axe des ordonnées exactement lorsque est colinéaire à , c'est-à-dire lorsque est nul, autrement dit lorsque . Dans ce cas, l'équation devient avec , soit : tous les points de ont la même abscisse. Si au contraire , on isole : , donc , qui est bien de la forme avec et .
Remarque
Contrairement aux équations cartésiennes, l'équation réduite d'une droite non verticale est unique : la pente et l'ordonnée à l'origine sont des caractéristiques de la droite. C'est ce qui la rend si commode pour comparer deux droites. Le nom « ordonnée à l'origine » se comprend en remplaçant par : le point de d'abscisse est , point où la droite coupe l'axe des ordonnées.
Propriété
Soit une droite d'équation réduite .
- admet pour vecteur directeur .
- Si et sont deux points de avec , alors .
La première affirmation s'obtient en réécrivant sous forme cartésienne : , d'où le vecteur directeur . Pour la seconde, le vecteur dirige , donc il est colinéaire à : le déterminant est nul, et comme , on peut diviser pour obtenir la formule.
La figure représente la droite d'équation et son « triangle de pente » : en partant du point , qui appartient bien à la droite car , un pas de en abscisse oblige à monter de en ordonnée pour rester sur la droite — on arrive au point . C'est exactement le déplacement du vecteur directeur .
La pente mesure donc « ce que l'on monte quand on avance de » : c'est le taux d'inclinaison de la droite. Son signe se lit d'un coup d'œil sur le graphique :
- : la droite « monte » quand on la parcourt de gauche à droite ;
- : la droite « descend » ;
- : la droite est horizontale, d'équation .
Plus est grand, plus la droite est proche de la verticale — sans jamais l'atteindre : les droites verticales n'ont pas de pente.
Remarque
Lien avec les fonctions affines. La droite d'équation réduite est exactement la représentation graphique de la fonction affine : la pente est le coefficient du collège, l'ordonnée à l'origine est le . Les droites verticales, elles, ne représentent aucune fonction : à une même abscisse correspondraient une infinité d'ordonnées, ce qu'une fonction interdit. C'est précisément pour englober ces droites que l'équation cartésienne a été introduite.
Méthode
Passer d'une équation cartésienne à l'équation réduite, et réciproquement.
Cartésienne vers réduite : on isole (possible dès que le coefficient de est non nul). Réduite vers cartésienne : on fait tout passer du même côté, en multipliant au besoin pour chasser les dénominateurs.
Exemple travaillé (aller). Soit la droite d'équation cartésienne . On isole :
La droite a pour pente et pour ordonnée à l'origine .
Exemple travaillé (retour). Soit la droite d'équation réduite . En multipliant les deux membres par : , puis en regroupant tout à gauche :
C'est une équation cartésienne de , dont on lit au passage un vecteur directeur : .
Déterminer une équation de droite
Trois données suffisent, chacune à sa manière, à déterminer une droite : un point et un vecteur directeur, deux points, ou un point et la pente. Voici la méthode dans chacun des trois cas — les trois s'enchaînent d'ailleurs naturellement, la deuxième et la troisième se ramenant à des situations déjà connues.
Méthode
Déterminer une équation de droite passant par un point, de vecteur directeur donné.
Soit la droite passant par et de vecteur directeur . On traduit l'appartenance d'un point à par la condition , que l'on développe.
Exemple travaillé. Déterminons une équation cartésienne de la droite passant par et de vecteur directeur .
Pour tout point , on a , et :
En développant : , soit .
Contrôles. Le vecteur directeur lu sur l'équation est bien , et les coordonnées de vérifient l'équation : . Ces deux vérifications, rapides, évitent la plupart des erreurs de calcul.
Méthode
Déterminer une équation de droite passant par deux points.
Soient et deux points distincts. Le vecteur dirige la droite : on calcule ses coordonnées, puis on applique la méthode précédente. Si la droite n'est pas verticale, on peut aussi calculer la pente , puis l'ordonnée à l'origine (méthode suivante).
Exemple travaillé. Déterminons une équation de la droite avec et .
Première voie — vecteur directeur. On calcule . Pour tout point :
En divisant par : .
Seconde voie — pente puis ordonnée à l'origine. Comme , la pente vaut . L'équation réduite est de la forme ; en écrivant que appartient à la droite : , d'où . L'équation réduite est — qui redonne bien en chassant les dénominateurs.
Contrôle. Les coordonnées de vérifient l'équation : .
Méthode
Déterminer une équation de droite passant par un point, de pente donnée.
Soit la droite de pente passant par le point . Son équation réduite est de la forme , où seul est inconnu : on le détermine en écrivant que les coordonnées de vérifient l'équation.
Exemple travaillé. Déterminons l'équation réduite de la droite de pente passant par .
L'équation est de la forme . Comme , ses coordonnées vérifient l'équation :
L'équation réduite de est donc . Contrôle : pour , on obtient , ce sont bien les coordonnées de .
Tracer une droite
Pour tracer une droite, deux points suffisent — c'est toute la géométrie de la règle. La seule question est : comment obtenir rapidement deux points à partir d'une équation ? La réponse dépend de la forme de l'équation.
Méthode
Tracer une droite connaissant son équation.
Depuis une équation cartésienne : on cherche deux points en donnant à ou à des valeurs simples. Les plus commodes sont souvent les intersections avec les axes : on pose pour trouver le point sur l'axe des ordonnées, puis pour le point sur l'axe des abscisses. On place les deux points et on trace.
Depuis une équation réduite : on place le point sur l'axe des ordonnées, puis on utilise la pente : à partir de ce point, on avance de en abscisse et on monte de en ordonnée (on descend si ), ce qui donne un second point. Si est une fraction , on préfère avancer de et monter de pour ne placer que des points à coordonnées entières.
La figure illustre la première méthode sur la droite d'équation . Pour , l'équation devient , donc : la droite coupe l'axe des ordonnées au point . Pour , elle devient , donc : la droite coupe l'axe des abscisses au point . Ces deux points, mis en évidence sur la figure, suffisent à tracer à la règle.
Exemple
Traçons la droite d'équation réduite (celle de la figure de la section précédente). On place d'abord le point : l'ordonnée à l'origine. Puis, grâce à la pente : en avançant de , on monte de , ce qui donne le point . On trace la droite passant par ces deux points. Pour plus de précision, on peut répéter le déplacement et placer aussi : si les trois points ne sont pas alignés sur la feuille, c'est le signe d'une erreur !
Positions relatives de deux droites
Dans le plan, deux droites sont soit parallèles (même direction — y compris confondues), soit sécantes (elles se coupent en un unique point). Les vecteurs directeurs permettent de trancher par un simple calcul de déterminant.
Propriété
Soient et deux droites de vecteurs directeurs respectifs et .
- et sont parallèles si et seulement si et sont colinéaires, c'est-à-dire si et seulement si .
- Sinon, et sont sécantes : elles ont un unique point d'intersection.
Cas particulier : deux droites non verticales, d'équations réduites et , sont parallèles si et seulement si elles ont la même pente ().
Le cas particulier se déduit du cas général : les deux droites admettent pour vecteurs directeurs et , et , qui est nul si et seulement si .
Remarque
Parmi les droites parallèles, on distingue les droites strictement parallèles (aucun point commun) et les droites confondues (tous leurs points sont communs). Pour départager : deux droites parallèles sont confondues dès qu'elles ont un point commun. Avec les équations réduites, c'est immédiat : même pente et même ordonnée à l'origine. Avec des équations cartésiennes, on teste si un point de l'une vérifie l'équation de l'autre.
Sur la figure, les droites d'équations et ont la même pente : elles sont parallèles, et comme leurs ordonnées à l'origine diffèrent (), elles sont strictement parallèles. La droite d'équation , de pente , est sécante à chacune des deux autres.
Exemple
Décidons si les droites suivantes, données par des équations cartésiennes, sont parallèles ou sécantes.
- et . Leurs vecteurs directeurs sont et , et : les droites sont parallèles. Sont-elles confondues ? Le point appartient à , car ; or , donc : les droites sont strictement parallèles.
- et . Leurs vecteurs directeurs sont et , et : les droites sont sécantes. Leur unique point d'intersection sera calculé dans la section suivante.
Intersection de deux droites et systèmes
Lorsque deux droites sont sécantes, comment calculer les coordonnées de leur point d'intersection ? Ce point appartient aux deux droites à la fois : ses coordonnées vérifient donc simultanément les deux équations. Chercher l'intersection revient ainsi à résoudre un système de deux équations à deux inconnues.
Définition
Un système de deux équations linéaires à deux inconnues et est un système de la forme
où , , , , , sont des réels donnés. Résoudre le système, c'est déterminer tous les couples qui vérifient simultanément les deux équations. Un tel couple est appelé solution du système.
Deux méthodes de résolution sont au programme. Toutes deux reposent sur la même idée : éliminer momentanément une inconnue pour se ramener à une équation du premier degré à une seule inconnue, que l'on sait résoudre depuis le chapitre « Équations et inéquations ».
Méthode
Résoudre un système par substitution.
- Isoler une inconnue dans l'une des équations (choisir celle où c'est le plus simple).
- Substituer l'expression obtenue dans l'autre équation : celle-ci ne contient plus qu'une inconnue.
- Résoudre, puis reporter la valeur trouvée pour obtenir l'autre inconnue.
- Vérifier le couple obtenu dans les deux équations de départ.
Exemple travaillé. Résolvons le système
Dans la première équation, on isole : . On substitue dans la seconde :
On reporte : . Le système admet une unique solution, le couple .
Vérification : et — les deux équations sont satisfaites.
Méthode
Résoudre un système par combinaison linéaire.
- Multiplier chaque équation par un réel bien choisi, de sorte qu'une inconnue ait des coefficients opposés dans les deux équations.
- Additionner membre à membre : cette inconnue disparaît, il reste une équation à une inconnue.
- Résoudre, puis reporter dans l'une des équations de départ pour obtenir l'autre inconnue.
- Vérifier le couple obtenu dans les deux équations de départ.
Exemple travaillé. Résolvons le système
Les coefficients de sont et : en multipliant la première équation par , ils deviennent opposés ( et ). Le système équivaut à
En additionnant membre à membre : , donc . On reporte dans la première équation de départ : , soit , donc . Le système admet une unique solution, le couple .
Vérification : et — c'est correct.
Chaque équation du système représente une droite : résoudre le système, c'est chercher les points communs aux deux droites. Les trois situations géométriques possibles se traduisent donc directement sur les solutions.
Propriété
Interprétation géométrique. Soit un système de deux équations linéaires à deux inconnues, dont les équations représentent deux droites et .
- Si et sont sécantes : le système admet une unique solution, le couple de coordonnées du point d'intersection.
- Si et sont strictement parallèles : le système n'admet aucune solution.
- Si et sont confondues : le système admet une infinité de solutions — les coordonnées de tous les points de la droite.
Exemple
- Le système formé des équations et n'a aucune solution : on a vu à la section précédente que ces droites sont strictement parallèles. (On peut le voir par le calcul : en multipliant la première équation par puis en additionnant membre à membre, on obtient , ce qui est impossible — aucun couple ne peut satisfaire les deux équations à la fois.)
- Le système formé des équations et a une infinité de solutions : la seconde équation est le double de la première, les deux droites sont confondues.
Exemple
Point d'intersection de deux droites sécantes. Reprenons les droites et , dont nous avons établi qu'elles sont sécantes (). Leur point d'intersection vérifie le système
Les coefficients de sont déjà opposés ( et ) : en additionnant membre à membre, , donc . En reportant dans la première équation : , donc .
Les droites et se coupent au point . Vérification dans la seconde équation : — le point appartient bien aux deux droites.
Remarque
Avant de se lancer dans la résolution d'un système, un réflexe utile : calculer le déterminant des vecteurs directeurs des deux droites. S'il est non nul, on sait d'avance que le système a une unique solution et que les calculs doivent aboutir à un couple précis ; s'il est nul, inutile de chercher un point d'intersection unique — il n'y en a pas.
Bloqué sur « Droites du plan » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.