Tale spé · Chapitre 10 · Analyse

Fonctions sinus et cosinus

Dérivées, variations, courbes, équations cos(x) = a sur [−π, π].

Ce qu'il faut savoir faire

  • Dérivées
  • Variations
  • Courbes
  • Équations cos(x) = a sur [−π, π]

Les battements du cœur, les marées, la vibration d'une corde de guitare, la tension du courant alternatif, la hauteur d'une cabine de grande roue : tous ces phénomènes ont en commun de se répéter, identiques à eux-mêmes, à intervalles de temps réguliers. Or aucune des fonctions étudiées jusqu'ici ne sait imiter ce comportement : un polynôme, une exponentielle ou un logarithme finissent toujours par partir vers l'infini ou s'écraser, sans jamais repasser périodiquement par les mêmes valeurs. Pour modéliser les phénomènes périodiques, il nous faut des fonctions d'un genre nouveau.

Ces fonctions, nous les connaissons déjà à moitié. En première, le cercle trigonométrique associait à chaque réel t deux nombres, cost et sint, que nous utilisions surtout comme des outils de géométrie : coordonnées d'un point du cercle, valeurs remarquables, angles associés. Le pas décisif de la terminale consiste à changer de point de vue : considérer xcosx et xsinx comme des fonctions à part entière, définies sur R, avec une courbe représentative, une dérivée, un tableau de variations. C'est une nouveauté absolue du programme : en première, seules les valeurs cost et sint étaient au programme, jamais l'étude des fonctions.

La récompense est double. D'abord, ces fonctions ont des dérivées d'une simplicité inattendue — la dérivée de sinus est cosinus, et réciproquement au signe près —, ce qui rend leur étude étonnamment agréable. Ensuite, elles ouvrent la porte à toute une famille de problèmes : résoudre des équations comme cosx=12, des inéquations trigonométriques, et optimiser des grandeurs géométriques dépendant d'un angle. Commençons par raviver les acquis de première, sur lesquels tout le chapitre s'appuie.

Rappels : le cercle trigonométrique

Le cercle trigonométrique est le cercle de centre O et de rayon 1, orienté dans le sens direct (le sens inverse des aiguilles d'une montre). Il est indissociable du radian : sur ce cercle, la mesure en radians d'un angle au centre est exactement la longueur de l'arc qu'il intercepte — ainsi un tour complet mesure 2π radians, un demi-tour π, un quart de tour π2. Pour associer un point du cercle à chaque réel, on imagine la droite des réels comme un fil tangent au cercle au point I(1;0), que l'on enroule autour du cercle : dans le sens direct pour les réels positifs, dans le sens indirect pour les négatifs. Chaque réel t vient alors s'appliquer sur un unique point M du cercle.

Définition

Cosinus et sinus d'un réel. Soit t un réel et M le point du cercle trigonométrique associé à t par enroulement de la droite des réels. Le cosinus de t, noté cost, est l'abscisse de M ; le sinus de t, noté sint, est l'ordonnée de M :

M(cost;sint).

Cercle trigonométrique avec le point M associé au réel un tiers de pi et ses projections en pointillés sur les axes, marquées cosinus et sinus

Sur la figure, le réel t=π3 est associé au point M obtenu en parcourant un sixième de tour dans le sens direct ; ses projections sur les axes donnent cosπ3=12 et sinπ3=32. De cette définition géométrique découlent immédiatement deux propriétés fondamentales.

Propriété

Encadrement et identité fondamentale. Pour tout réel t :

  • 1cost1 et 1sint1 ;
  • cos2t+sin2t=1, où l'on note cos2t=(cost)2 et sin2t=(sint)2.

L'encadrement traduit simplement que M reste sur le cercle de rayon 1 : ses coordonnées ne peuvent pas dépasser 1 en valeur absolue. L'identité, elle, est le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle formé par O, M et le projeté de M sur l'axe des abscisses : les côtés de l'angle droit mesurent cost et sint, l'hypoténuse OM=1. On en tire les deux formes utiles sin2t=1cos2t et cos2t=1sin2t. Rappelons ensuite les valeurs exactes à connaître par cœur.

x 0 π6 π4 π3 π2
cosx 1 32 22 12 0
sinx 0 12 22 32 1

Ce tableau ne couvre que le premier quart de tour, mais les angles associés permettent d'en déduire toutes les autres valeurs remarquables du cercle.

Propriété

Angles associés (rappels de première). Pour tout réel x :

cos(x)=cosxetsin(x)=sinxcos(πx)=cosxetsin(πx)=sinxcos(π+x)=cosxetsin(π+x)=sinxcos(x+2π)=cosxetsin(x+2π)=sinx

Inutile d'apprendre ces formules mécaniquement : elles se lisent sur le cercle. Le point associé à x est le symétrique de M par rapport à l'axe des abscisses (même abscisse, ordonnée opposée) ; celui associé à πx est son symétrique par rapport à l'axe des ordonnées ; celui associé à π+x est son symétrique par rapport à O ; enfin x+2π correspond au même point que x, après un tour complet.

Exemple

Un calcul de valeurs exactes. Calculons cos5π6 et sin5π6. L'idée est de faire apparaître un angle du premier quart de tour : 5π6=ππ6. Les formules des angles associés donnent alors :

cos5π6=cos(ππ6)=cosπ6=32etsin5π6=sin(ππ6)=sinπ6=12.

Sur le cercle, tout est cohérent : le point associé à 5π6 est dans le quart supérieur gauche, d'abscisse négative et d'ordonnée positive.

Jusqu'ici, cost et sint sont des nombres attachés à un réel t : c'est exactement le contenu du programme de première. Faisons maintenant le pas qui définit ce chapitre : laisser t varier, et regarder ce que deviennent ces nombres quand on les considère comme des fonctions de la variable.

Les fonctions sinus et cosinus

Définition

Fonctions sinus et cosinus. La fonction sinus est la fonction définie sur R par xsinx. La fonction cosinus est la fonction définie sur R par xcosx.

Tout réel a un point associé sur le cercle, donc un cosinus et un sinus : ces deux fonctions sont bien définies sur R tout entier. Avant même de tracer leurs courbes, deux propriétés de structure vont nous simplifier énormément la vie : la périodicité et la parité. Commençons par donner un sens général à la première.

Définition

Fonction périodique. Soit f une fonction définie sur R et T>0 un réel. On dit que f est périodique de période T lorsque, pour tout réel x :

f(x+T)=f(x).

Graphiquement, la périodicité signifie que la courbe de f est invariante par la translation de vecteur Tı : le motif dessiné sur un intervalle de longueur T se répète indéfiniment, vers la droite comme vers la gauche. Conséquence pratique essentielle : il suffit d'étudier f sur un intervalle de longueur T (au choix), puis de propager le résultat par translations.

Propriété

Périodicité de sinus et cosinus. Les fonctions sinus et cosinus sont périodiques de période 2π : pour tout réel x,

sin(x+2π)=sinxetcos(x+2π)=cosx.

La justification tient en une image : le cercle trigonométrique a pour périmètre 2π, donc les réels x et x+2π s'enroulent sur le même point M — un tour complet de plus ne change ni l'abscisse ni l'ordonnée. Nous étudierons donc sinus et cosinus sur un intervalle de longueur 2π, et nous choisirons [π;π], centré en 0 : ce choix met en valeur la seconde propriété de structure. Rappelons d'abord le vocabulaire, vu en seconde : une fonction f définie sur R est paire lorsque f(x)=f(x) pour tout réel x (sa courbe est alors symétrique par rapport à l'axe des ordonnées), et impaire lorsque f(x)=f(x) pour tout réel x (sa courbe est symétrique par rapport à l'origine du repère).

Propriété

Parité. La fonction cosinus est paire et la fonction sinus est impaire : pour tout réel x,

cos(x)=cosxetsin(x)=sinx.

Ce ne sont là que les deux premières formules d'angles associés, relues comme des propriétés de fonctions. Combinées à la périodicité, elles réduisent encore le travail : connaître sinus ou cosinus sur [0;π] suffit pour reconstruire toute la courbe, par symétrie puis par translations. Voici justement ces courbes, appelées sinusoïdes.

Courbe de la fonction sinus sur deux périodes, symétrique par rapport à l'origine du repère

Courbe de la fonction cosinus sur deux périodes, symétrique par rapport à l'axe des ordonnées

Prenons le temps de lire ces deux figures. Sur chacune, le motif tracé sur [π;π] se répète par translations de vecteur 2πı : c'est la périodicité. La courbe de sinus passe par l'origine et est symétrique par rapport à l'origine (fonction impaire) ; celle de cosinus part de son maximum 1 en x=0 et est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (fonction paire). Les deux oscillent entre 1 et 1, conformément à l'encadrement du début de chapitre. Enfin, la courbe de sinus peut se construire en déroulant le cercle : pour chaque réel t, on reporte t en abscisse (la longueur d'arc enroulée) et l'ordonnée du point M en ordonnée — la sinusoïde apparaît point par point. On constate d'ailleurs sur les figures que les deux courbes ont exactement la même forme : la courbe de cosinus se déduit de celle de sinus par une translation horizontale d'un quart de période, soit π2 vers la gauche. Nous admettons ce constat graphique.

Nous savons désormais à quoi ressemblent ces courbes. Pour les étudier rigoureusement — sens de variation, extremums — il nous faut l'outil central de l'analyse : la dérivée.

Dérivées et variations

Le résultat qui suit est admis ; il est remarquable par sa simplicité, et il fait de sinus et cosinus des fonctions particulièrement agréables à dériver.

Propriété

Dérivées de sinus et cosinus (admises). Les fonctions sinus et cosinus sont dérivables sur R et, pour tout réel x :

sin(x)=cosxetcos(x)=sinx.

Dériver sinus donne cosinus ; dériver cosinus donne l'opposé de sinus — c'est ce signe « moins » qui cause le plus d'erreurs, soyez-y attentifs. Ces formules se combinent immédiatement avec un résultat du chapitre « Compléments de dérivation » : si v est dérivable, la fonction xv(ax+b) est dérivable, de dérivée xav(ax+b). Appliqué à v=sin puis v=cos, cela donne deux formules très utilisées en pratique.

Propriété

Dérivées de sin(ax+b) et cos(ax+b). Soient a et b deux réels. Les fonctions suivantes sont dérivables sur R :

  • xsin(ax+b) a pour dérivée xacos(ax+b) ;
  • xcos(ax+b) a pour dérivée xasin(ax+b).

Exemple

Quatre dérivées.

a. f(x)=sin(3x) : c'est la forme sin(ax+b) avec a=3 et b=0, donc f est dérivable sur R et f(x)=3cos(3x).

b. g(x)=cos(2xπ6) : forme cos(ax+b) avec a=2 et b=π6, donc g(x)=2sin(2xπ6).

c. h(x)=3cosx2sinx : par linéarité de la dérivation, h(x)=3sinx2cosx.

d. k(x)=xsinx : c'est un produit, donc k(x)=1×sinx+xcosx=sinx+xcosx.

Passons aux variations. Grâce à la périodicité, l'intervalle [π;π] suffit. Pour la fonction sinus, la dérivée est cos, dont le signe se lit sur le cercle : cosx>0 lorsque le point M est dans le demi-cercle de droite, c'est-à-dire pour x]π2;π2[, et cosx<0 dans le demi-cercle de gauche. D'où le tableau, avec sin(π)=0, sin(π2)=1, sinπ2=1 et sinπ=0 :

xx
π-\pi
π2-\dfrac{\pi}{2}
π2\dfrac{\pi}{2}
π\pi
cosx\cos x
-
00
++
00
-
sinx\sin x
00
1-1
11
00

Pour la fonction cosinus, la dérivée est sin. Or sinx0 pour x[π;0] (point M dans le demi-cercle inférieur) et sinx0 pour x[0;π] : la dérivée sinx est donc positive puis négative, et cosinus croît de 1 à 1 avant de redescendre.

xx
π-\pi
00
π\pi
sinx-\sin x
++
00
-
cosx\cos x
1-1
11
1-1

Ces deux tableaux sont parfaitement cohérents avec les sinusoïdes de la section précédente : sur [π;π], sinus atteint son maximum 1 en π2 et son minimum 1 en π2, tandis que cosinus culmine à 1 en 0 et vaut 1 aux deux bornes. Par périodicité, ces extremums se reproduisent tous les 2π. La lecture des courbes soulève naturellement une autre question : pour une valeur a donnée, en quels points la fonction cosinus vaut-elle exactement a ? C'est le problème des équations trigonométriques.

Équations et inéquations trigonométriques

Résoudre cosx=a ou sinx=a, c'est trouver tous les réels dont le point associé sur le cercle a une abscisse (ou une ordonnée) imposée. Le cercle trigonométrique est donc l'outil roi : une équation trigonométrique se résout en dessinant.

Méthode

Résoudre cosx=a, où a est un réel donné.

  1. Si a<1 ou a>1 : aucune solution, puisque 1cosx1 pour tout réel x.
  2. Si 1a1 : sur le cercle, les points d'abscisse a sont les points d'intersection du cercle avec une droite verticale ; il y en a deux, symétriques par rapport à l'axe des abscisses (confondus si a=1 ou a=1). Il existe un unique α[0;π] tel que cosα=a (le chercher parmi les valeurs remarquables) : les solutions sur [π;π] sont α et α.
  3. Sur R : on ajoute tous les tours de cercle possibles. Les solutions sont les réels x=α+2kπ ou x=α+2kπ, avec kZ.

Cas du sinus. Pour sinx=a avec 1a1, on coupe le cercle par la droite horizontale des points d'ordonnée a : les deux points d'intersection sont symétriques par rapport à l'axe des ordonnées. Si α est une solution, les solutions sur R sont x=α+2kπ ou x=πα+2kπ, avec kZ.

Par exemple, l'équation sinx=12 a pour solution remarquable α=π6, et donc pour solutions sur R les réels π6+2kπ et ππ6+2kπ=5π6+2kπ, avec kZ. Rédigeons intégralement le cas du cosinus.

Exemple

Résoudre cosx=12.

Sur [π;π]. Le tableau des valeurs remarquables fournit cosπ3=12 : on prend α=π3. Sur le cercle, la droite verticale des points d'abscisse 12 coupe le cercle en deux points, associés à π3 et à π3. L'ensemble des solutions sur [π;π] est donc :

S={π3; π3}.

Sur R. Par périodicité, les solutions sont tous les réels de la forme x=π3+2kπ ou x=π3+2kπ, avec kZ.

Exemple

Résoudre l'inéquation cosx12 sur [π;π].

On cherche cette fois les réels x de [π;π] dont le point associé M a une abscisse inférieure ou égale à 12 : sur le cercle, M doit se trouver sur la droite verticale précédente ou à sa gauche. Repérons cet arc à partir des solutions de l'équation : en partant du point associé à π3 et en tournant dans le sens direct jusqu'au point associé à π, l'abscisse de M décroît de 12 à 1 et reste donc dans la zone voulue ; par symétrie par rapport à l'axe des abscisses, il en va de même de l'arc allant du point associé à π à celui associé à π3. L'ensemble des solutions est donc la réunion :

S=[π;π3][π3;π].

Le tableau de variations de cosinus confirme cette lecture : sur [0;π], la fonction décroît de 1 à 1 et vaut 12 en π3, donc cosx12 équivaut à xπ3 ; la parité fournit la partie symétrique sur [π;0]. Retenons au passage qu'une inéquation trigonométrique a en général pour ensemble de solutions une réunion d'intervalles, et non un intervalle unique.

Nous disposons maintenant de tous les outils : courbes, dérivées, variations, équations. Il reste à les faire travailler ensemble sur une fonction construite à partir de sinus ou cosinus — la situation type des problèmes de bac, notamment géométriques.

Étudier une fonction trigonométrique

Étudier une fonction trigonométrique sur R semble une tâche infinie… mais la périodicité et la parité réduisent l'étude à un petit intervalle, sur lequel les techniques habituelles s'appliquent. La démarche est toujours la même.

Méthode

Étudier une fonction définie à partir de sinus ou cosinus.

  1. Réduire le domaine d'étude : chercher une période T (calculer f(x+T) et vérifier qu'on retrouve f(x)), ce qui ramène l'étude à un intervalle de longueur T ; puis examiner la parité (calculer f(x)), ce qui divise encore cet intervalle par deux.
  2. Dériver f à l'aide des formules du chapitre.
  3. Dresser le tableau de variations sur l'intervalle réduit, en justifiant le signe de la dérivée (lecture sur le cercle ou encadrement de l'argument).
  4. Compléter la courbe sur R grâce aux symétries (parité) puis aux translations (périodicité).

Exemple

Étude complète de f(x)=cos(2x) sur R.

Périodicité. Pour tout réel x : f(x+π)=cos(2(x+π))=cos(2x+2π)=cos(2x)=f(x), car cosinus est périodique de période 2π. La fonction f est donc périodique de période π : il suffit de l'étudier sur un intervalle de longueur π, par exemple [π2;π2].

Parité. Pour tout réel x : f(x)=cos(2x)=cos(2x)=f(x), car cosinus est paire. La fonction f est paire, sa courbe est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées : l'étude se réduit finalement à [0;π2].

Dérivée et signe. La fonction f est de la forme xcos(ax+b) avec a=2 et b=0 : elle est dérivable sur R et f(x)=2sin(2x). Étudions le signe de f sur [0;π2] : lorsque x parcourt cet intervalle, 2x parcourt [0;π], intervalle sur lequel le sinus est positif ou nul. Donc sin(2x)0, puis f(x)=2sin(2x)0, avec égalité uniquement aux bornes : f est strictement décroissante sur [0;π2]. Aux bornes, f(0)=cos0=1 et f(π2)=cosπ=1.

xx
00
π2\dfrac{\pi}{2}
f(x)f'(x)
-
ff
11
1-1

Allure de la courbe. La symétrie par rapport à l'axe des ordonnées donne la courbe sur [π2;π2], puis les translations de vecteur kπı (kZ) la propagent à R tout entier. On obtient une sinusoïde qui oscille entre 1 et 1 comme la courbe de cosinus, mais deux fois plus vite : sa période est π au lieu de 2π. Le maximum 1 est atteint en 0 et en tous les multiples de π ; le minimum 1 est atteint en π2 et en tous les réels π2+kπ, kZ.

En résumé : les fonctions sinus et cosinus, définies sur R à partir du cercle trigonométrique, sont périodiques de période 2π — leurs courbes sont invariantes par translation de vecteur 2πı — et de parités opposées : cosinus est paire, sinus est impaire. Elles sont dérivables sur R, avec sin=cos et cos=sin, et plus généralement (sin(ax+b))=acos(ax+b) et (cos(ax+b))=asin(ax+b) ; le signe de ces dérivées, lu sur le cercle, fournit leurs tableaux de variations. Le cercle permet aussi de résoudre les équations cosx=a (solutions ±α à 2kπ près) et sinx=a (solutions α et πα à 2kπ près), ainsi que les inéquations associées, dont les solutions sont des réunions d'intervalles. Enfin, périodicité et parité réduisent l'étude d'une fonction trigonométrique à un petit intervalle, sur lequel dérivée et tableau de variations font le reste : c'est la clé des problèmes d'optimisation géométrique où une grandeur dépend d'un angle.

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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.