Tale spé · Chapitre 09 · Analyse
Fonction logarithme népérien
Réciproque de l'exponentielle, propriétés algébriques, dérivée, limites, croissances comparées.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Réciproque de l'exponentielle
- Propriétés algébriques
- Dérivée
- Limites
- Croissances comparées
Au début du XVIIe siècle, les astronomes croulent sous les calculs. Prédire la position d'une planète exige de multiplier entre eux des nombres à dix ou quinze chiffres, à la main, pendant des heures — avec, à chaque ligne, le risque d'une erreur qui ruine tout. C'est pour eux que John Napier (francisé en Neper), baron écossais, publie en 1614 ses « merveilleuses tables de logarithmes » : un outil qui transforme les multiplications en additions. Pour multiplier deux grands nombres, on lit leurs logarithmes dans la table, on les additionne — opération incomparablement plus rapide —, puis on relit la table à l'envers. Kepler, qui achevait alors ses lois du mouvement des planètes, adopta les tables avec enthousiasme ; Laplace dira plus tard que les logarithmes, « en abrégeant les calculs, doublent la vie des astronomes ».
Quatre siècles plus tard, les calculatrices ont remplacé les tables, mais la fonction logarithme est restée — pour une raison plus profonde, que nous connaissons déjà. Rappelons le portrait de la fonction exponentielle, dressé en première et complété au chapitre sur les limites : elle est continue et strictement croissante sur , avec et . Considérons alors une équation aussi simple que . Graphiquement, la droite d'équation coupe la courbe de l'exponentielle en un unique point : l'équation a une solution, une seule… mais aucun nombre connu ne l'exprime. Ni entier, ni fraction, ni racine : cette solution est un nombre nouveau.
Plutôt que de créer un nom pour chaque équation — un pour , un pour … —, on crée d'un coup la fonction qui, à chaque , associe la solution de : la réciproque de l'exponentielle. C'est le logarithme népérien, objet de ce chapitre. Tous les outils sont déjà en place : le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires garantira l'existence et l'unicité, la dérivation des fonctions composées fournira la dérivée, et les croissances comparées de l'exponentielle se transposeront au logarithme. En chemin, nous retrouverons le secret des tables de Neper : la formule .
La fonction logarithme népérien
Tout commence par l'équation . Pour qu'elle ait une solution, il faut : l'exponentielle est strictement positive sur , sa courbe ne descend jamais sous l'axe des abscisses. Cette condition suffit-elle ? Oui — et c'est un théorème du chapitre précédent qui le garantit.
Propriété
Existence et unicité. Pour tout réel , l'équation , d'inconnue , admet une unique solution dans .
Démonstration. La fonction exponentielle est continue sur (car dérivable) et strictement croissante. Ses limites aux bornes sont et . Tout réel est strictement compris entre ces deux limites : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, étendu à , l'équation admet une unique solution.
Cette solution, qui dépend de , mérite un nom : c'est le logarithme népérien de .
Définition
Logarithme népérien. Pour tout réel , on appelle logarithme népérien de , noté ou , l'unique solution de l'équation , d'inconnue .
La fonction logarithme népérien est la fonction , définie sur .
Autrement dit, est « l'exposant qu'il faut donner à pour obtenir ». Insistons sur l'ensemble de définition : n'existe que pour . Écrire ou n'a aucun sens, puisque ne prend jamais de valeur négative ou nulle. Deux valeurs se lisent immédiatement dans la définition : comme , la solution de est ; et comme , la solution de est .
Propriété
Valeurs particulières. et .
La définition dit que « défait » ce que fait l'exponentielle, et réciproquement. Cette idée se condense en deux identités, à connaître parfaitement — presque tout le chapitre en découle.
Propriété
Relations réciproques.
- Pour tout réel : .
- Pour tout réel : .
La première relation est la définition même : est la solution de , donc en remplaçant par , l'équation est vérifiée. Pour la seconde : est, par définition, l'unique réel tel que ; or convient, et la solution est unique, donc . On dit que les fonctions et sont réciproques l'une de l'autre : appliquées successivement, dans un ordre ou dans l'autre, elles se neutralisent. Attention seulement au domaine : la première identité exige , la seconde vaut pour tout réel.
Cette réciprocité a une traduction graphique remarquable. Soit un point de la courbe de : alors , c'est-à-dire , ce qui signifie exactement que le point appartient à la courbe de l'exponentielle. Or échanger les deux coordonnées d'un point, c'est le remplacer par son symétrique par rapport à la droite d'équation . Les deux courbes sont donc symétriques par rapport à la droite d'équation .
Sur la figure, le point de la courbe de répond au point de la courbe de : le miroir échange et . Ce miroir est le fil directeur du chapitre : tout ce que nous savons de l'exponentielle — ses propriétés algébriques, sa croissance, ses limites — va se lire « en symétrique » sur le logarithme.
Propriétés algébriques
Revenons au rêve de Neper : transformer les produits en sommes. L'exponentielle fait le chemin inverse — elle transforme les sommes en produits, puisque . Par réciprocité, sa fonction miroir doit transformer les produits en sommes. C'est la propriété fondamentale du logarithme, dite relation fonctionnelle.
Propriété
Relation fonctionnelle. Pour tous réels et :
Démonstration. Calculons grâce à la propriété algébrique de l'exponentielle, puis aux relations réciproques :
Ainsi, le réel est solution de l'équation . Or, par définition, l'unique solution de cette équation est . Ces deux réels sont donc égaux : .
Toute l'algèbre du logarithme découle de cette seule formule : inverse, quotient, puissances, racine carrée.
Propriété
Conséquences. Pour tous réels , et tout entier relatif :
- ;
- ;
- ;
- .
Démonstration. Pour l'inverse : , donc en prenant le logarithme, , d'où . Pour le quotient : , et la relation fonctionnelle donne . Pour les puissances : si , on applique la relation fonctionnelle de proche en proche (une récurrence immédiate) : ; le cas donne ; et si , alors , donc . Enfin, pour la racine carrée : , donc .
Remarque (piège classique). Le logarithme transforme les produits en sommes — pas les sommes ! En général, : par exemple . Aucune formule ne simplifie .
Méthode
Exprimer un logarithme en fonction de et .
- Décomposer l'argument en produit, quotient et puissances de et de .
- Appliquer les propriétés : le produit devient somme, le quotient différence, la puissance coefficient, la racine carrée un facteur .
- Regrouper les termes en et les termes en .
Exemple
Quatre écritures simplifiées.
a. , donc .
b. .
c. .
d. Dans l'autre sens, on peut condenser : .
Équations et inéquations
Les propriétés algébriques permettent de transformer les expressions ; pour résoudre, il faut pouvoir comparer deux logarithmes. Tout repose sur le sens de variation : le logarithme, miroir d'une fonction strictement croissante, est lui-même strictement croissant.
Propriété
Stricte croissance et comparaisons. La fonction est strictement croissante sur . En conséquence, pour tous réels et :
Démonstration. Si , alors , c'est-à-dire ; la réciproque est évidente. Pour les inégalités : si , la stricte croissance de l'exponentielle donne , soit . Inversement, supposons ; si l'on avait , la croissance de l'exponentielle donnerait , ce qui est absurde ; donc . Cette dernière implication est précisément la stricte croissance de .
En comparant à , on obtient le signe du logarithme — à connaître par cœur, il intervient dans presque tous les tableaux de signes du chapitre.
Propriété
Signe du logarithme. pour , , et pour .
Les nombres entre et ont donc un logarithme négatif : , … C'est une source d'erreurs classique dans les inéquations, comme nous le verrons plus bas. Les relations réciproques fournissent par ailleurs les résolutions de référence, qui échangent équations en et équations en .
Propriété
Équations de référence. Pour tout réel : l'équation , d'inconnue , a pour unique solution . Pour tout réel : l'équation a pour unique solution .
Méthode
Résoudre une équation ou une inéquation avec des logarithmes.
- Conditions d'existence d'abord : chaque expression exige que son argument soit strictement positif. En déduire l'ensemble sur lequel on résout.
- Transformer l'écriture avec les propriétés algébriques pour aboutir à une comparaison de deux logarithmes (, ) ou à une équation de référence ().
- Supprimer les logarithmes grâce aux équivalences de comparaison.
- Confronter les solutions trouvées aux conditions d'existence : ne garder que celles qui les vérifient.
Exemple
Une équation et une inéquation rédigées.
a. Résolvons l'équation . Conditions d'existence : il faut et , c'est-à-dire . On résout donc sur . Sur cet intervalle, la relation fonctionnelle donne , et l'équation devient :
Ce trinôme a pour discriminant , d'où deux racines : et . Confrontation aux conditions : , cette valeur est rejetée ; convient. Conclusion : .
b. Résolvons l'inéquation . Condition d'existence : , soit . Sur , on écrit et on utilise la stricte croissance :
En croisant avec la condition d'existence : .
Le logarithme résout enfin exactement un problème rencontré au chapitre des suites : trouver à partir de quel rang une suite géométrique franchit un seuil. Jusqu'ici, on répondait par balayage à la calculatrice ou avec un programme ; le logarithme donne désormais la réponse par le calcul, car il fait « descendre » l'exposant : .
Exemple
Un problème de seuil. Une grandeur diminue de chaque année : sa valeur est multipliée par tous les ans. Au bout de combien d'années aura-t-elle été divisée par plus de deux ? On cherche le plus petit entier tel que . Les deux membres sont strictement positifs, donc par stricte croissance de :
Attention au piège : , donc . Diviser par renverse le sens de l'inégalité :
La calculatrice donne . Le plus petit entier qui convient est donc : c'est au bout de années que la grandeur passe sous la moitié de sa valeur initiale. Vérification : et .
Dérivée et variations
Étudions maintenant le logarithme avec les outils de l'analyse. Sa courbe, symétrique de celle de l'exponentielle, se trace d'un trait continu : le programme admet que la fonction est continue sur , et même dérivable. Toute la question est alors : que vaut sa dérivée ? La réponse est d'une simplicité inattendue.
Propriété
Dérivée du logarithme. La fonction est dérivable sur (admis), et pour tout réel :
Démonstration (exigible). La dérivabilité de sur est admise ; calculons sa dérivée. Pour tout , la relation réciproque s'écrit :
Dérivons chaque membre. À gauche, la fonction est de la forme avec : d'après la formule de dérivation des fonctions composées (chapitre sur la dérivation), sa dérivée est , c'est-à-dire . À droite, la dérivée de vaut . Deux fonctions égales sur ont la même dérivée, donc pour tout :
Pour tout , on a : la dérivée est strictement positive sur . Nous retrouvons par le calcul la stricte croissance de , établie plus haut par symétrie avec l'exponentielle — les deux points de vue concordent. Comme toujours en terminale, la formule se généralise aux fonctions composées du type , omniprésentes dans les études de fonctions.
Propriété
Dérivée de . Soit une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle . Alors la fonction est dérivable sur , et :
C'est la formule de dérivation des composées appliquée à : la dérivée de est . Ne pas oublier l'hypothèse sur tout l'intervalle : sans elle, n'est même pas définie.
Exemple
Étude d'une fonction . Soit la fonction définie sur par . Elle est bien définie sur tout entier, car pour tout réel — les conditions d'existence sont automatiquement satisfaites. Posons : la fonction est dérivable et strictement positive sur , avec , donc est dérivable sur et :
Le dénominateur est strictement positif : est du signe de . La fonction est donc strictement décroissante sur et strictement croissante sur , avec un minimum en qui vaut .
Remarque (convexité). La dérivée est elle-même dérivable sur , et pour tout . D'après le chapitre sur la convexité, la fonction est donc concave sur : sa courbe est entièrement située sous chacune de ses tangentes. Cette remarque, anodine en apparence, fournira à la section suivante une inégalité très utile.
Limites et courbe représentative
Pour achever le portrait de , il reste à décrire son comportement aux deux bornes de : que devient quand tend vers , et quand se rapproche de ?
Propriété
Limites du logarithme.
Démonstration. En . Soit un réel quelconque. Par stricte croissance de et grâce aux équivalences de comparaison :
Ainsi, dès que , on a : tout intervalle contient toutes les valeurs pour assez grand. C'est exactement la définition de .
En . Posons . Quand , , et :
D'après le premier point, , donc . Par composition, .
Nous pouvons désormais dresser le tableau de variations complet de la fonction, limites comprises.
La limite en signifie que l'axe des ordonnées, d'équation , est asymptote verticale à la courbe : celle-ci plonge vers en longeant l'axe. En , en revanche, méfiance — c'est l'un des pièges les plus classiques du chapitre. La croissance du logarithme est d'une lenteur spectaculaire : , , et — un million ne produit même pas . Pour obtenir , il faut , un nombre d'environ chiffres. La courbe semble s'aplatir… mais elle ne se stabilise jamais : la démonstration ci-dessus prouve qu'elle finit par dépasser n'importe quel seuil. La courbe de n'admet aucune asymptote horizontale : croissance lente, mais illimitée.
| (arrondi) |
Ces deux limites de référence se combinent avec le principe de composition vu au chapitre sur les limites : lorsque la variable n'apparaît qu'à travers une expression intermédiaire , on pose et on calcule en deux temps.
Exemple
Deux limites par composition.
a. Déterminons . Posons . Quand , . Or . Par composition :
b. Déterminons . Posons . Quand , , donc . Or, la fonction étant continue en , . Par composition :
La courbe de admet donc l'axe des abscisses pour asymptote horizontale en .
Pour tracer la courbe avec précision, deux tangentes sont à connaître. En : le coefficient directeur vaut et la courbe passe par , d'où la tangente , soit . En : le coefficient directeur vaut et la courbe passe par , d'où la tangente — remarquable, car elle passe par l'origine.
Propriété
Tangentes remarquables. La tangente à la courbe de au point d'abscisse a pour équation . La tangente au point d'abscisse a pour équation ; elle passe par l'origine du repère.
La remarque de convexité de la section précédente prend ici tout son sens : la fonction étant concave, sa courbe est sous chacune de ses tangentes — en particulier sous la tangente en .
Propriété
Inégalité de la tangente. Pour tout réel :
avec égalité si et seulement si .
Cette inégalité, conséquence directe de la concavité de (courbe sous sa tangente en ), rend de grands services : elle majore un logarithme par une expression affine, bien plus simple à manipuler. Elle est aussi la clef de l'algorithme de Briggs, en fin de chapitre : pour proche de , la courbe colle à sa tangente, si bien que .
Croissances comparées
Quand tend vers , les fonctions et tendent toutes vers : le quotient est une forme indéterminée « ». Le tableau de valeurs ci-dessus suggère la réponse : le logarithme croît si lentement que toute puissance de le distance. Au chapitre sur les limites, nous avons démontré que l'exponentielle l'emporte sur toute puissance de ; par réciprocité, le logarithme perd contre toutes. Le même phénomène se produit en , où , qui fonce vers , écrase le logarithme qui tend vers .
Propriété
Croissances comparées. Pour tout entier :
En particulier, pour : et .
Démonstration (cas en ). Posons , c'est-à-dire . Quand tend vers , tend vers (limite établie à la section précédente), et :
Or, d'après les croissances comparées du chapitre sur les limites, , donc son inverse tend vers . Par composition, .
Le cas général en s'en déduit par encadrement : pour et , on a et , donc
Les deux gendarmes tendent vers , donc aussi. Passons à la limite en , dont la démonstration est exigible au baccalauréat.
Démonstration (exigible) : . Posons , c'est-à-dire . Quand tend vers , tend vers , et :
D'après la démonstration précédente, tend vers quand tend vers , donc aussi. Par composition, .
Le cas général en se traite là encore par encadrement : pour et , on a et , donc ; les gendarmes et tendent tous deux vers , donc aussi. Notons au passage ce que dit cette limite : en , la forme « » est indéterminée, et c'est la puissance qui gagne — le produit tend vers .
La morale à retenir est le pendant de celle de l'exponentielle : à l'infini, toute puissance de l'emporte sur . Dans la hiérarchie des croissances, le logarithme est le plus lent de tous, l'exponentielle la plus rapide, et les puissances de occupent l'entre-deux.
Exemple
Une forme indéterminée levée par croissance comparée. Déterminons . Comme et , nous sommes face à la forme indéterminée « ». Factorisons par le terme dominant : pour ,
Par croissances comparées, , donc la parenthèse tend vers ; et . Par produit :
La droite finit donc toujours par distancer la courbe du logarithme — et de beaucoup.
L'algorithme de Briggs
Comment Neper et ses successeurs ont-ils calculé leurs tables, sans calculatrice, avec pour seuls outils les quatre opérations et l'extraction de racines carrées ? La méthode la plus élégante est due à Henry Briggs (1561-1630), mathématicien anglais venu rencontrer Neper dès 1615 pour perfectionner son invention. Elle combine deux résultats de ce chapitre.
Le premier est algébrique : . En prenant racines carrées successives d'un nombre , on obtient , dont le logarithme vaut ; autrement dit :
Quand grandit, le nombre se rapproche de — chaque racine carrée rapproche de .
Le second est graphique : près de , la courbe de colle à sa tangente d'équation . Pour proche de , on a donc l'approximation , c'est-à-dire : le logarithme d'un nombre très proche de vaut à peu près ce nombre moins . En combinant les deux idées :
Il n'y a plus qu'à extraire des racines carrées — ce que Briggs faisait à la main, et ce qu'un programme fait en quelques lignes :
from math import sqrt
def ln_briggs(a, n=25):
"""Approche ln(a) par n racines carrées successives."""
x = a
for _ in range(n):
x = sqrt(x) # à la fin, x vaut a**(1/2**n), proche de 1
return 2**n * (x - 1) # ln(1 + h) est proche de h
print(ln_briggs(2)) # 0.6931471899... (valeur exacte : 0.6931471805...)
Avec étages de racines, le programme donne avec sept décimales exactes. Briggs, lui, travaillait en base — ses tables donnaient le logarithme décimal, mieux adapté au calcul manuel — et poussa l'exactitude jusqu'à quatorze décimales : ses tables, achevées à la main au prix d'années de calcul, servirent aux astronomes, aux navigateurs et aux ingénieurs pendant plus de trois siècles, jusqu'à l'arrivée des calculatrices électroniques.
En résumé : le logarithme népérien est la réciproque de l'exponentielle — est l'unique solution de , et les deux courbes sont symétriques par rapport à la droite . Il transforme les produits en sommes, ce qui permet de résoudre équations, inéquations et problèmes de seuil, à condition de vérifier d'abord les conditions d'existence et de se méfier du signe de pour . Sa dérivée est , il est strictement croissant et concave, il tend vers en et vers en — lentement, si lentement que toute puissance de l'emporte sur lui, mais sans jamais se stabiliser. Quatre siècles après Neper, l'outil qui « doublait la vie des astronomes » est devenu l'une des fonctions centrales de l'analyse.
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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.