Tale spé · Chapitre 07 · Analyse

Compléments de dérivation et convexité

Dérivée de composée, dérivée seconde, convexité, points d'inflexion, inégalités.

Ce qu'il faut savoir faire

  • Dérivée de composée
  • Dérivée seconde
  • Convexité
  • Points d'inflexion
  • Inégalités

Prenons deux grandeurs qui augmentent : la population d'une colonie de bactéries en pleine expansion, et le rendement d'un champ auquel on apporte toujours plus d'engrais. Les deux croissent, mais pas de la même manière : la première croît de plus en plus vite, la seconde de moins en moins vite — c'est la fameuse loi des rendements décroissants. La dérivée première, qui ne voit que le sens de variation, ne fait aucune différence entre ces deux comportements : dans les deux cas, elle est positive. Pour distinguer une croissance qui s'emballe d'une croissance qui s'essouffle, il faut un outil de plus.

Cet outil, c'est la dérivée seconde : la dérivée de la dérivée. L'idée est familière en physique — dériver la position d'un mobile donne sa vitesse, dériver sa vitesse donne son accélération. La dérivée seconde d'une fonction mesure ainsi l'« accélération » de sa croissance : lorsqu'elle est positive, les pentes augmentent et la courbe se creuse vers le haut ; lorsqu'elle est négative, les pentes diminuent et la courbe s'arrondit en dôme. Cette géométrie porte des noms : convexité, concavité, et point d'inflexion pour le point charnière où l'on passe de l'une à l'autre.

Avant d'en arriver là, ce chapitre complète notre panoplie de calcul avec la dérivée d'une fonction composée, indispensable pour dériver eu, u ou un — donc pour calculer la plupart des dérivées secondes intéressantes. En fin de chapitre, la convexité révélera un pouvoir inattendu : démontrer en quelques lignes des inégalités valables sur R tout entier.

Dérivée d'une fonction composée

Au chapitre précédent, nous avons croisé des fonctions « emboîtées » comme xex2 ou x4+1x2 : la variable x n'y apparaît qu'à travers une expression intermédiaire u(x). Nous savons calculer leurs limites en posant X=u(x) ; apprenons maintenant à les dériver. Commençons par donner un nom et une notation précise à cet emboîtement.

Définition

Fonction composée. Soient u une fonction définie sur un intervalle I, à valeurs dans un intervalle J, et v une fonction définie sur J. La composée de u suivie de v est la fonction, notée vu, définie sur I par :

(vu)(x)=v(u(x)).

La notation vu se lit « v rond u » et s'applique de la droite vers la gauche : partant de x, on applique d'abord u, puis v au résultat. Par exemple, la fonction f:xx2+1 est la composée vuu:xx2+1, définie sur R et à valeurs dans [1;+[, est suivie de v:XX. La condition « u à valeurs dans J » garantit que v peut effectivement être appliquée à u(x) : ici, x2+11>0, donc la racine carrée a toujours un sens.

Comment dériver une telle fonction ? Le résultat central du chapitre, admis, affirme que les taux de variation se multiplient le long de la chaîne.

Propriété

Dérivée d'une composée (admise). Soient u une fonction dérivable sur un intervalle I, à valeurs dans un intervalle J, et v une fonction dérivable sur J. Alors la composée vu est dérivable sur I et :

(vu)=(vu)×u.

Autrement dit, pour tout xI : (vu)(x)=v(u(x))×u(x).

En pratique, on repère la fonction intérieure u, on dérive la fonction extérieure v « en la lisant en u(x) », puis on multiplie par u(x) — c'est ce dernier facteur que l'on oublie le plus souvent. Appliquée aux fonctions extérieures de référence (exponentielle, racine carrée, puissances), la formule donne les trois formes usuelles du programme, à connaître parfaitement.

Propriété

Formes usuelles. Soit u une fonction dérivable sur un intervalle I.

  • Exponentielle : la fonction eu est dérivable sur I et (eu)=ueu.
  • Racine carrée : si u>0 sur I, la fonction u est dérivable sur I et (u)=u2u.
  • Puissances : pour nZ, la fonction un est dérivable sur I et (un)=nuun1 (si n<0, on suppose que u ne s'annule pas sur I).

Enfin, si v est dérivable et si a et b sont deux réels, la fonction xv(ax+b) est dérivable et a pour dérivée xav(ax+b).

Le dernier cas est la composée la plus simple qui soit : la fonction intérieure est la fonction affine u:xax+b, dont la dérivée est la constante a. Nous retrouvons ainsi la formule vue en première pour teat, de dérivée taeat : c'était déjà, sans le dire, une dérivée de composée.

Exemple

Trois dérivées de composées rédigées.

a. Soit f définie sur R par f(x)=ex23x. Posons u(x)=x23x : la fonction u est dérivable sur R (polynôme) et u(x)=2x3. D'après la formule (eu)=ueu, la fonction f est dérivable sur R et pour tout réel x :

f(x)=(2x3)ex23x.

b. Soit g définie sur R par g(x)=x2+1. Posons u(x)=x2+1 : la fonction u est dérivable sur R, u(x)=2x, et u(x)1>0 pour tout réel x. D'après la formule (u)=u2u, la fonction g est dérivable sur R et pour tout réel x :

g(x)=2x2x2+1=xx2+1.

c. Soit h définie sur R par h(x)=(x2+x+1)3. Posons u(x)=x2+x+1, dérivable sur R avec u(x)=2x+1. D'après la formule (un)=nuun1 avec n=3, la fonction h est dérivable sur R et pour tout réel x :

h(x)=3(2x+1)(x2+x+1)2.

Développer le cube avant de dériver aurait donné le même résultat… au prix d'un calcul beaucoup plus lourd : c'est tout l'intérêt de la formule.

Armés de ces formules, nous pouvons dériver la quasi-totalité des fonctions rencontrées en terminale. Et puisqu'une dérivée est elle-même une fonction, rien n'interdit de la dériver à son tour.

La dérivée seconde

Lorsque f est dérivable sur un intervalle I, sa dérivée f est une fonction définie sur I. Si cette fonction f est à son tour dérivable, on peut recommencer.

Définition

Dérivée seconde. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. Si sa dérivée f est elle-même dérivable sur I, on dit que f est deux fois dérivable sur I. La dérivée de f est alors appelée dérivée seconde de f et notée f :

f=(f).

Exemple

Deux dérivées secondes.

a. Soit f définie sur R par f(x)=x42x3+5x. Les polynômes sont deux fois dérivables sur R et, en dérivant deux fois de suite :

f(x)=4x36x2+5puisf(x)=12x212x.

b. Soit g définie sur R par g(x)=(x+1)ex. Par dérivation d'un produit, g(x)=1×ex+(x+1)ex=(x+2)ex. La fonction g est de la même forme que g : le même calcul donne g(x)=(x+3)ex.

L'interprétation la plus parlante vient de la cinématique : si x(t) désigne la position d'un mobile à l'instant t, sa dérivée x(t) est sa vitesse instantanée, et sa dérivée seconde x(t) est son accélération. La dérivée seconde mesure donc la façon dont la vitesse de variation varie elle-même — exactement l'information qui manquait à notre dérivée première pour distinguer une croissance qui s'emballe d'une croissance qui s'essouffle. Voyons ce que cela signifie sur les courbes.

Fonctions convexes, fonctions concaves

Comparons les fonctions xx2 et xx sur [0;+[ : toutes deux sont croissantes, mais leurs courbes n'ont pas du tout la même allure. La parabole se redresse de plus en plus, comme creusée vers le haut ; la courbe de la racine carrée, au contraire, s'aplatit et s'arrondit en dôme. Pour formaliser cette différence d'allure, l'idée géométrique la plus simple consiste à comparer la courbe à ses cordes, les segments qui joignent deux de ses points.

Définition

Fonction convexe, fonction concave. Soit f une fonction définie sur un intervalle I, de courbe représentative Cf. Étant donnés deux points A et B de Cf, le segment [AB] est appelé une corde (portée par une sécante) de la courbe.

  • On dit que f est convexe sur I lorsque, pour tous points A et B de Cf, la portion de courbe comprise entre A et B est située en dessous de la corde [AB].
  • On dit que f est concave sur I lorsque, pour tous points A et B de Cf, cette portion de courbe est située au-dessus de la corde [AB].

Courbe de la fonction carré sous une de ses sécantes

La figure illustre la convexité de la fonction carré : entre les points A(1;1) et B(2;4), la parabole reste sous la corde [AB], portée par la droite d'équation y=x+2. On peut d'ailleurs le vérifier par le calcul : x2x+2 équivaut à x2x20, c'est-à-dire (x2)(x+1)0, ce qui est exact précisément pour x[1;2] — entre les abscisses de A et de B. Et la définition exige que cela vaille pour toutes les cordes, pas seulement celle-là.

Quelques exemples de référence, à visualiser sur les courbes connues : les fonctions xx2 et xex sont convexes sur R ; la fonction xx est concave sur [0;+[. La fonction cube, elle, n'est ni convexe ni concave sur R : elle est concave sur ];0] puis convexe sur [0;+[ — sa courbe change d'allure à l'origine, et nous verrons plus loin que ce point charnière porte un nom. Retenons aussi qu'une fonction convexe n'est pas forcément croissante : la parabole est convexe sur R tout en étant décroissante puis croissante. Convexité et sens de variation sont deux informations indépendantes.

La définition par les cordes a le mérite d'être purement géométrique, mais elle est peu commode pour les calculs. Lorsque la fonction est dérivable, la convexité se lit aussi sur les tangentes — et surtout sur la dérivée.

Propriété

Convexité et dérivée première (admise). Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. Les trois affirmations suivantes sont équivalentes :

  1. f est convexe sur I ;
  2. la courbe Cf est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes ;
  3. la dérivée f est croissante sur I.

De même, f est concave sur I si et seulement si Cf est en dessous de chacune de ses tangentes, si et seulement si f est décroissante sur I.

Courbe de la fonction carré au-dessus de sa tangente au point d'abscisse 1

Sur la figure, la tangente T1 à la parabole au point d'abscisse 1 a pour équation y=2x1 (coefficient directeur f(1)=2, passage par le point (1;1)), et la courbe reste au-dessus d'elle sur R tout entier. Ici encore le calcul le confirme : x2(2x1)=(x1)20 pour tout réel x, avec égalité seulement au point de tangence. Quant à la troisième caractérisation, elle traduit exactement l'intuition de l'introduction : f croissante signifie que les pentes des tangentes augmentent quand on parcourt la courbe de gauche à droite — la croissance « accélère », la courbe se creuse vers le haut.

Remarque (lecture graphique). La caractérisation 3 est précieuse quand l'énoncé fournit non pas la courbe de f, mais celle de sa dérivée Cf — situation classique au baccalauréat. Sur les intervalles où la courbe de f monte, la fonction f est convexe ; sur ceux où elle descend, f est concave. Attention à ne pas confondre les deux lectures sur Cf : le signe de f (position par rapport à l'axe des abscisses) donne les variations de f, tandis que ses variations (montée ou descente) donnent la convexité de f.

Or nous disposons depuis la première d'un outil parfait pour étudier les variations d'une fonction dérivable : le signe de sa dérivée. Appliqué à f, dont la dérivée est f, cet outil transforme la caractérisation 3 en un critère très concret.

Propriété

Convexité et dérivée seconde (admise). Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I.

  • f est convexe sur I si et seulement si f(x)0 pour tout xI.
  • f est concave sur I si et seulement si f(x)0 pour tout xI.

Vérifions sur les exemples de référence : (x2)=2>0 et (ex)=ex>0, ce qui confirme que la fonction carré et l'exponentielle sont convexes sur R ; pour la fonction cube, (x3)=6x est négatif puis positif, ce qui retrouve la concavité sur ];0] puis la convexité sur [0;+[. Étudier la convexité d'une fonction revient donc à une étude de signe — un exercice que nous maîtrisons déjà.

Méthode

Étudier la convexité d'une fonction.

  1. Justifier que f est deux fois dérivable sur l'intervalle d'étude, puis calculer f et f.
  2. Étudier le signe de f (factoriser si besoin) et le consigner dans un tableau de signes.
  3. Conclure : f est convexe sur les intervalles où f0, concave sur ceux où f0.

Exemple

Convexité d'une fonction polynôme de degré 3. Soit f définie sur R par f(x)=x36x2+9x+1. Étudions sa convexité.

La fonction f est un polynôme, donc deux fois dérivable sur R, et pour tout réel x :

f(x)=3x212x+9puisf(x)=6x12=6(x2).

Le signe de f(x) est celui du facteur affine x2 : négatif avant 2, positif après.

xx
-\infty
22
++\infty
f(x)f''(x)
-
00
++
convexiteˊ de f\text{convexité de } f
concave\text{concave}
convexe\text{convexe}

La fonction f est donc concave sur ];2] et convexe sur [2;+[.

Dans cet exemple, la convexité change en x=2 : la courbe, arrondie en dôme à gauche, se creuse vers le haut à droite. Ce basculement mérite qu'on s'y arrête.

Point d'inflexion

Au point où une courbe passe de concave à convexe (ou l'inverse), sa position par rapport à ses tangentes s'inverse : en dessous d'un côté, au-dessus de l'autre. Au point de bascule lui-même, la courbe ne reste donc ni au-dessus ni en dessous de sa tangente : elle la traverse.

Définition

Point d'inflexion. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I, de courbe Cf. Un point d'inflexion de Cf est un point où la courbe traverse sa tangente. C'est en un point d'inflexion que la convexité change : la fonction y passe de convexe à concave, ou de concave à convexe.

Courbe cubique traversant sa tangente en son point d'inflexion A(1;2)

Sur la figure, la courbe de la fonction f:xx33x2+4 traverse en A(1;2) sa tangente, la droite d'équation y=3x+5 : à gauche de A, la courbe est sous la tangente (zone concave) ; à droite, elle est au-dessus (zone convexe). Puisque le changement de convexité se lit sur le signe de f, les points d'inflexion se détectent par le calcul.

Propriété

Point d'inflexion et dérivée seconde. Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I et aI. Si f s'annule en changeant de signe en a, alors le point de Cf d'abscisse a est un point d'inflexion.

Attention : l'annulation de f ne suffit pas, c'est le changement de signe qui compte. Contre-exemple : pour f(x)=x4, on a f(x)=4x3 puis f(x)=12x2, qui s'annule en 0… mais sans changer de signe, puisque 12x20 pour tout réel x. La fonction reste convexe sur R tout entier, et l'origine n'est pas un point d'inflexion : la tangente en 0 est l'axe des abscisses (car f(0)=0 et f(0)=0), et la courbe, toujours positive, reste au-dessus sans jamais la traverser.

Exemple

Recherche d'un point d'inflexion et de sa tangente. Reprenons la fonction de la figure : f(x)=x33x2+4, définie sur R.

Signe de la dérivée seconde. La fonction f est deux fois dérivable sur R (polynôme) et pour tout réel x :

f(x)=3x26xpuisf(x)=6x6=6(x1).
xx
-\infty
11
++\infty
f(x)f''(x)
-
00
++

La dérivée seconde s'annule en 1 en changeant de signe : la courbe admet donc un point d'inflexion au point A d'abscisse 1. Comme f(1)=13+4=2, on a A(1;2) ; la fonction f est concave sur ];1] et convexe sur [1;+[.

Tangente au point d'inflexion. L'équation réduite de la tangente en A est y=f(1)(x1)+f(1). Or f(1)=36=3, donc :

y=3(x1)+2=3x+5.

C'est bien la droite tracée sur la figure — et, conformément à la définition, la courbe la traverse en A : au voisinage de ce point, elle passe du dessous au-dessus de la tangente.

Les points d'inflexion complètent notre lecture des courbes : les extremums locaux signalent les changements de sens de variation (annulation de f avec changement de signe), les points d'inflexion signalent les changements de convexité (annulation de f avec changement de signe). L'analogie entre les deux critères n'est pas un hasard : le second n'est autre que le premier, appliqué à f.

Inégalités et convexité

La caractérisation par les tangentes n'est pas qu'une description géométrique : c'est une machine à fabriquer des inégalités. Dire qu'une fonction convexe est au-dessus de chacune de ses tangentes, c'est affirmer une inégalité entre f(x) et une expression affine — valable pour tout x de l'intervalle, sans aucune étude de cas.

Méthode

Démontrer une inégalité grâce à la convexité.

  1. Identifier la fonction f en jeu et justifier sa convexité (ou sa concavité) sur l'intervalle I, le plus souvent par le signe de f.
  2. Déterminer l'équation réduite de la tangente à Cf en un point bien choisi : y=f(a)(xa)+f(a). Le bon point d'abscisse a est en général celui où l'inégalité visée devient une égalité.
  3. Conclure : si f est convexe sur I, alors f(x)f(a)(xa)+f(a) pour tout xI (courbe au-dessus de la tangente) ; si f est concave, l'inégalité est renversée.

Exemple

L'inégalité ex1+x. Démontrons que pour tout réel x :

ex1+x.

Convexité de l'exponentielle. La fonction exponentielle est dérivable sur R et égale à sa propre dérivée ; sa dérivée est donc elle aussi dérivable, si bien que l'exponentielle est deux fois dérivable sur R avec (ex)=ex. Or ex>0 pour tout réel x : la dérivée seconde est strictement positive sur R, donc la fonction exponentielle est convexe sur R.

Tangente au point d'abscisse 0. Notons f(x)=ex. L'équation réduite de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 est y=f(0)(x0)+f(0). Or f(0)=e0=1 et f(0)=e0=1, d'où l'équation :

y=x+1.

Conclusion. La fonction exponentielle étant convexe sur R, sa courbe est située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de celle-ci. Pour tout réel x :

ex1+x.

L'égalité a lieu uniquement en x=0, le point de tangence.

Mesurons l'efficacité de la méthode : trois lignes de calcul suffisent pour obtenir une inégalité valable sur R tout entier — là où une étude de fonction classique (poser g(x)=exx1, dériver, dresser le tableau de variations, chercher le minimum) demande une page. Au chapitre précédent, c'est d'ailleurs une inégalité de ce type (ex>x pour x0) qui avait lancé la démonstration des croissances comparées : minorer une fonction par une expression plus simple est l'un des gestes les plus utiles de l'analyse, pour comparer, encadrer, ou déterminer une limite par comparaison.

En résumé : la dérivée d'une composée (vu)=(vu)×u et ses formes usuelles (eu), (u), (un) élargissent considérablement le champ des fonctions que nous savons dériver ; la dérivée seconde f, dérivée de la dérivée, mesure l'accélération de la croissance ; son signe caractérise la convexité (courbe sous ses cordes, au-dessus de ses tangentes, f croissante) et ses changements de signe localisent les points d'inflexion, où la courbe traverse sa tangente. Enfin, la position d'une courbe convexe par rapport à ses tangentes fournit des inégalités globales, dont l'emblématique ex1+x. L'étude d'une fonction gagne ainsi un étage : après le sens de variation, l'allure de la courbe.

Bloqué sur « Compléments de dérivation et convexité » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.