Tale spé · Chapitre 08 · Analyse

Continuité

Continuité, théorème des valeurs intermédiaires, suites définies par récurrence, dichotomie.

Ce qu'il faut savoir faire

  • Continuité
  • Théorème des valeurs intermédiaires
  • Suites définies par récurrence
  • Dichotomie

Certaines courbes se tracent d'un seul geste, sans lever le crayon : celle de la fonction carré, celle de l'exponentielle. D'autres présentent des sauts brusques : le prix d'un envoi postal saute d'un palier au suivant dès que la masse dépasse un seuil, et sa courbe est faite de marches. Cette différence — courbe d'un seul tenant ou courbe qui saute — est l'idée intuitive de la continuité. Tout l'objet de ce chapitre est de transformer cette intuition graphique en une définition mathématique, puis d'en tirer des théorèmes puissants.

Puissants pour quoi faire ? D'abord pour résoudre des équations. Personne ne sait résoudre x3+x3=0 par une factorisation ou une formule du second degré ; pourtant, nous démontrerons dans ce chapitre que cette équation admet une solution, une seule, et nous saurons l'encadrer avec la précision que l'on veut. C'est le théorème des valeurs intermédiaires qui rend cela possible, et son hypothèse centrale est précisément la continuité. Ensuite, pour achever l'étude des suites récurrentes : au chapitre sur les suites, nous savions prouver qu'une suite un+1=f(un) converge, mais pas toujours vers quelle limite ; la continuité de f fournira l'équation qui détermine cette limite.

Rien à apprendre de radicalement nouveau côté calcul : la continuité se définit à partir des limites, étudiées aux deux chapitres précédents pour les suites puis pour les fonctions. La nouveauté est ailleurs : il s'agit de relier la limite d'une fonction en un point à sa valeur en ce point.

Continuité en un point, sur un intervalle

Au chapitre précédent, nous avons étudié limxaf(x) sans nous préoccuper de la valeur f(a) — souvent parce que f n'était même pas définie en a. Lorsque f est définie en a, la question naturelle est : la limite et la valeur coïncident-elles ? Quand c'est le cas, la fonction est dite continue en a.

Définition

Continuité en un point, sur un intervalle. Soit f une fonction définie sur un intervalle I et a un réel de I. On dit que f est continue en a lorsque

limxaf(x)=f(a).

On dit que f est continue sur I lorsqu'elle est continue en tout réel de I.

Graphiquement, la continuité de f sur un intervalle signifie que sa courbe se trace sans lever le crayon : quand x s'approche de a, le point de la courbe s'approche du point d'ordonnée f(a), sans saut. Cette image n'est pas une définition (elle ne résisterait pas à des fonctions trop irrégulières), mais elle guide sûrement l'intuition sur toutes les fonctions du programme.

Pour bien voir ce qu'est une fonction discontinue, le contre-exemple de référence est la fonction partie entière E : pour tout réel x, E(x) est le plus grand entier inférieur ou égal à x. Ainsi E(2,7)=2, E(3)=3 et E(0,5)=1. Sur chaque intervalle [n;n+1[ (où n est un entier), la fonction est constante égale à n : sa courbe est un escalier.

Courbe de la fonction partie entière, paliers avec point plein à gauche et point ouvert à droite

En chaque entier n, la fonction saute d'un palier au suivant. Précisément : pour x légèrement inférieur à n, on a E(x)=n1, donc limxnE(x)=n1, alors que E(n)=n. La limite à gauche ne coïncide pas avec la valeur : E n'est pas continue en n. Elle est en revanche continue sur chaque intervalle [n;n+1[, où elle est constante — les discontinuités sont exactement les entiers, là où le crayon doit se lever.

Heureusement, les fonctions rencontrées depuis la seconde sont, elles, continues sur leurs intervalles de définition. Le programme admet le résultat suivant.

Propriété

Continuité des fonctions usuelles (admise). Les fonctions polynômes, les fonctions rationnelles, la fonction racine carrée, la fonction valeur absolue et la fonction exponentielle sont continues sur tout intervalle inclus dans leur ensemble de définition.

De plus, les sommes, produits, quotients (dont le dénominateur ne s'annule pas) et composées de fonctions continues sont des fonctions continues.

Ces règles d'opérations sont les héritières directes des théorèmes d'opérations sur les limites : dire que f+g est continue en a, c'est dire que limxa(f(x)+g(x))=f(a)+g(a), ce qui découle de la règle de la somme. Un deuxième grand réservoir de fonctions continues est fourni par la dérivation.

Propriété

Dérivabilité et continuité. Si f est dérivable en a, alors f est continue en a. En particulier, toute fonction dérivable sur un intervalle est continue sur cet intervalle.

Remarque (esquisse de démonstration). Pour xa, on peut écrire f(x)f(a)=f(x)f(a)xa×(xa) ; quand x tend vers a, le taux d'accroissement tend vers f(a) et le facteur (xa) tend vers 0, donc par produit f(x)f(a) tend vers 0, c'est-à-dire limxaf(x)=f(a).

Attention, la réciproque est fausse : une fonction peut être continue en un point sans y être dérivable. Le contre-exemple à connaître est la fonction valeur absolue en 0 : elle est continue en 0 (sa courbe se trace sans lever le crayon), mais elle n'y est pas dérivable — la courbe présente un point anguleux, avec une pente 1 à gauche et +1 à droite. La continuité est donc une exigence plus faible que la dérivabilité : ne pas confondre les deux notions.

Méthode

Justifier qu'une fonction est continue. En pratique, on ne revient jamais à la définition : on décompose la fonction en briques usuelles et on invoque les propriétés d'opérations.

  1. Identifier les briques : polynômes, quotients, racines, valeur absolue, exponentielle.
  2. Vérifier les conditions : dénominateur qui ne s'annule pas sur l'intervalle, quantité sous la racine positive ou nulle.
  3. Rédiger : « f est continue sur I comme somme/produit/quotient/composée de fonctions continues sur I ».

Exemple

Justifier une continuité. Soit f la fonction définie sur R par f(x)=x2+1ex+2. Montrons que f est continue sur R.

Le numérateur. La fonction xx2+1 est une fonction polynôme, donc continue sur R, et elle est à valeurs strictement positives (un carré augmenté de 1). La fonction racine carrée est continue sur [0;+[. Par composition, xx2+1 est continue sur R.

Le dénominateur. La fonction exponentielle est continue sur R, donc xex+2 aussi (somme d'une fonction continue et d'une constante). De plus, pour tout réel x, ex>0, donc ex+2>2 : le dénominateur ne s'annule jamais.

Conclusion. f est continue sur R comme quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s'annule pas.

Continuité et suites récurrentes

Première récolte de la notion : la continuité permet de passer à la limite à l'intérieur d'une fonction. Si les termes un s'accumulent autour de , alors les images f(un) s'accumulent autour de f() — à condition, justement, que f soit continue en , c'est-à-dire que sa valeur en soit bien la limite de ses valeurs voisines.

Propriété

Image d'une suite convergente (admise). Soit (un) une suite qui converge vers un réel , et f une fonction définie sur un intervalle contenant ainsi que tous les termes un. Si f est continue en , alors la suite (f(un)) converge vers f().

Cette propriété débloque une question laissée en suspens au chapitre sur les suites. Pour une suite récurrente un+1=f(un), le théorème de convergence monotone (croissante et majorée, ou décroissante et minorée) garantit l'existence d'une limite … mais sans dire qui est . La continuité fournit l'équation manquante.

Propriété

Théorème du point fixe. Soit (un) une suite définie par un+1=f(un). Si (un) converge vers un réel et si f est continue en , alors

f()=.

La limite est donc solution de l'équation f(x)=x ; une telle solution est appelée point fixe de f.

Démonstration. La suite (un) converge vers et f est continue en : d'après la propriété précédente, la suite (f(un)) converge vers f(). Or pour tout entier n, f(un)=un+1 : la suite (f(un)) n'est autre que la suite (un+1), qui converge vers comme (un) (décaler les indices d'un rang ne change pas la limite). Une même suite ayant deux limites f() et , l'unicité de la limite donne f()=.

Escalier d'une suite récurrente convergeant vers le point fixe de f

La figure illustre le mécanisme sur la fonction f(x)=3x+4 avec u0=0,5 : partant de u0 sur l'axe des abscisses, on lit u1=f(u0) sur la courbe, on le rabat sur l'axe grâce à la droite d'équation y=x, et on recommence. L'« escalier » ainsi construit se resserre vers le point d'intersection de la courbe et de la droite y=x : le point fixe, d'abscisse 4. C'est exactement ce que dit le théorème — si la suite converge, elle ne peut converger que vers un point fixe.

Méthode

Déterminer la limite d'une suite récurrente un+1=f(un).

  1. Justifier la convergence : le plus souvent, montrer (par récurrence) que la suite est monotone et bornée, puis invoquer le théorème de convergence monotone du chapitre sur les suites. Au passage, retenir un encadrement des termes (par exemple un0).
  2. Résoudre l'équation f()= : la continuité de f en et le théorème du point fixe garantissent que la limite en est solution.
  3. Éliminer les solutions impossibles grâce à l'encadrement de l'étape 1 (une suite positive ne peut pas converger vers une limite strictement négative, par exemple).

Avertissement. L'équation f()= ne prouve jamais la convergence : elle ne dit quelque chose que si la suite converge, ce qui doit être établi avant. Une suite peut très bien diverger alors que f possède des points fixes.

Exemple

Limite d'une suite récurrente. Soit (un) la suite définie par u0=0,5 et, pour tout entier naturel n, un+1=3un+4. On admet ici (cela se démontre par récurrence et convergence monotone, comme au chapitre sur les suites) que (un) converge vers un réel 0.

La fonction f:x3x+4 est continue sur [43;+[ comme composée de la fonction affine x3x+4 (continue, positive sur cet intervalle) et de la fonction racine carrée (continue sur [0;+[) ; elle est en particulier continue en . D'après le théorème du point fixe :

=3+4.

Les deux membres étant positifs, on peut élever au carré : 2=3+4, c'est-à-dire 234=0. Le discriminant vaut Δ=9+16=25, d'où deux racines : 352=1 et 3+52=4. Comme 0, la solution 1 est à rejeter. Conclusion :

limn+un=4.

C'est bien le point fixe vers lequel l'escalier de la figure se resserre.

Le théorème des valeurs intermédiaires

Venons-en au résultat central du chapitre. Comment prouver que l'équation x3+x3=0 possède une solution, alors qu'aucune factorisation ne se présente et qu'aucune formule ne s'applique ? L'idée est d'une grande simplicité : la fonction f(x)=x3+x3 vaut 1 en 1 et 7 en 2 ; si sa courbe va d'un point sous l'axe des abscisses à un point au-dessus sans lever le crayon, elle est bien obligée de traverser l'axe quelque part entre les deux. Ce raisonnement graphique, le théorème suivant le rend rigoureux — et la continuité en est le cœur.

Propriété

Théorème des valeurs intermédiaires (admis). Soit f une fonction continue sur un intervalle [a;b]. Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), il existe au moins un réel c[a;b] tel que f(c)=k.

Autrement dit : une fonction continue sur [a;b] prend toutes les valeurs intermédiaires entre f(a) et f(b) — d'où le nom du théorème. En termes d'équations : l'équation f(x)=k admet au moins une solution dans [a;b].

Courbe continue coupant trois fois la droite y = k entre a et b

Deux lectures attentives de la figure s'imposent. D'abord, le théorème affirme l'existence d'une solution, pas son unicité : sur la figure, la courbe coupe la droite d'équation y=k en trois points c1, c2 et c3, et les trois abscisses sont solutions de f(x)=k. Ensuite, l'hypothèse de continuité est indispensable : la fonction partie entière vaut 0 en 0 et 3 en 3, mais elle ne prend jamais la valeur intermédiaire 1,5 — ses sauts lui permettent d'enjamber cette valeur. Sans continuité, pas de valeurs intermédiaires.

Remarque (cas particulier très fréquent). Si f(a) et f(b) sont de signes contraires, alors 0 est compris entre f(a) et f(b) : l'équation f(x)=0 admet au moins une solution dans [a;b]. C'est sous cette forme que le théorème sert le plus souvent.

Pour obtenir en plus l'unicité, il suffit d'ajouter une hypothèse : la stricte monotonie. Une fonction strictement croissante ne peut pas repasser deux fois par la même valeur — chaque valeur est atteinte au plus une fois.

Propriété

Corollaire du théorème des valeurs intermédiaires. Soit f une fonction continue et strictement monotone sur [a;b]. Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), l'équation f(x)=k admet une unique solution dans [a;b]. (On dit aussi que f réalise une bijection de [a;b] sur l'intervalle d'extrémités f(a) et f(b).)

Extension. Le corollaire s'étend aux intervalles ouverts ou non bornés en remplaçant les valeurs aux bornes par les limites. Par exemple, si f est continue et strictement croissante sur [a;+[, alors pour tout k tel que f(a)k<limx+f(x), l'équation f(x)=k admet une unique solution dans [a;+[.

Méthode

Montrer que f(x)=k admet une unique solution. La rédaction attendue tient en trois points, puis une conclusion :

  1. f est continue sur l'intervalle I considéré (le justifier : dérivable, ou opérations sur des fonctions usuelles) ;
  2. f est strictement monotone sur I (le plus souvent grâce au signe strict de f) ;
  3. k est compris entre les valeurs (ou les limites) de f aux bornes de I.

On conclut alors : « d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=k admet une unique solution dans I ».

Convention. Dans un tableau de variations, les flèches traduisent par convention la continuité et la stricte monotonie de la fonction sur chaque intervalle : les programmes admettent qu'un tableau de variations complet (avec valeurs ou limites aux bornes) suffit à justifier les points 1 à 3.

Exemple

Une équation sans formule. Montrons que l'équation x3+x3=0 admet une unique solution α dans R, puis encadrons-la entre deux entiers.

Posons, pour tout réel x, f(x)=x3+x3. La fonction f est dérivable sur R (fonction polynôme), donc continue sur R, et pour tout réel x :

f(x)=3x2+1>0.

La fonction f est donc strictement croissante sur R. Ses limites aux bornes sont celles de son terme de plus haut degré x3 (chapitre précédent) : limxf(x)= et limx+f(x)=+.

xx
-\infty
++\infty
f(x)f'(x)
++
f(x)f(x)
-\infty
++\infty

La fonction f est continue et strictement croissante sur R, et 0 est compris entre limxf(x)= et limx+f(x)=+ : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (étendu à R), l'équation f(x)=0 admet une unique solution α dans R.

Encadrons α : f(1)=1+13=1<0 et f(2)=8+23=7>0. Comme f est strictement croissante et que f(α)=0, on en déduit α]1;2[.

Encadrer une solution : balayage et dichotomie

Le corollaire garantit l'existence de α, mais ne donne pas sa valeur — et pour cause : α n'a pas d'écriture exacte simple. Reste à l'approcher, aussi précisément qu'on le souhaite. Deux stratégies sont au programme, toutes deux fondées sur la même observation : f étant strictement croissante, α se trouve toujours entre un réel où f est négative et un réel où f est positive.

Le balayage. On calcule f sur une subdivision régulière de l'intervalle, et on repère où le signe change. Balayons [1;2] au pas de 0,1 pour la fonction f(x)=x3+x3 de la section précédente :

x 1 1,1 1,2 1,3
f(x) 1 0,569 0,072 0,497

Le signe change entre 1,2 et 1,3 : donc α]1,2;1,3[, encadrement d'amplitude 101. En balayant à son tour [1,2;1,3] au pas de 0,01, on trouve f(1,21)0,018<0 et f(1,22)0,036>0, d'où α]1,21;1,22[ : amplitude 102. On peut recommencer autant que nécessaire, mais chaque décimale supplémentaire coûte jusqu'à dix évaluations de f : le balayage est simple mais lent.

La dichotomie. Plus efficace : couper l'intervalle en deux moitiés, et ne garder que celle où f change de signe — c'est là que vit α. À chaque étape, l'amplitude de l'encadrement est divisée par 2 : en partant de [a;b], après n étapes, elle vaut ba2n. Dix étapes divisent ainsi l'amplitude par 210=1024, soit mieux que trois décimales gagnées : la dichotomie converge vite, et c'est un algorithme idéal à programmer.

Méthode

L'algorithme de dichotomie en Python. Pour une fonction f continue sur [a;b] avec f(a) et f(b) de signes contraires :

def dichotomie(a, b, eps):
    while b - a > eps:
        m = (a + b) / 2
        if f(a) * f(m) <= 0:
            b = m
        else:
            a = m
    return a, b

Ligne par ligne : la boucle while se répète tant que l'amplitude b - a de l'encadrement dépasse la précision eps demandée. À chaque tour, m reçoit le milieu de l'intervalle courant. Le test f(a) * f(m) <= 0 détecte un changement de signe entre a et m (un produit est négatif ou nul exactement quand ses facteurs sont de signes contraires, ou que l'un est nul) : dans ce cas la solution se trouve dans la moitié gauche, et on ramène la borne droite en posant b = m ; sinon elle se trouve dans la moitié droite, et on avance la borne gauche avec a = m. À la sortie de la boucle, la fonction renvoie le couple (a, b) : un encadrement de la solution d'amplitude au plus eps.

Exemple

Trois étapes de dichotomie à la main. Reprenons f(x)=x3+x3 sur [1;2], avec f(1)=1<0 et f(2)=7>0.

Étape 1. Milieu m=1,5 : f(1,5)=3,375+1,53=1,875>0. Le signe change entre 1 et 1,5 : on garde [1;1,5].

Étape 2. Milieu m=1,25 : f(1,25)=1,953125+1,253=0,203125>0. Le signe change entre 1 et 1,25 : on garde [1;1,25].

Étape 3. Milieu m=1,125 : f(1,125)1,4238+1,12530,451<0. Le signe change cette fois entre 1,125 et 1,25 : on garde [1,125;1,25].

Après trois étapes, α[1,125;1,25] : l'amplitude vaut 2123=0,125, conformément à la formule ba2n. L'encadrement est cohérent avec le balayage, qui donnait α]1,21;1,22[.

En résumé : la continuité relie la limite d'une fonction en un point à sa valeur en ce point, et se justifie en pratique par les opérations sur les fonctions usuelles ou par la dérivabilité. Elle autorise le passage à la limite dans les suites récurrentes (théorème du point fixe), et surtout elle fonde le théorème des valeurs intermédiaires : toute fonction continue sur un intervalle prend toutes les valeurs intermédiaires, et si elle est de plus strictement monotone, chacune une seule fois. Existence, unicité, puis encadrement par balayage ou dichotomie : voilà comment les mathématiques résolvent une équation… qu'elles ne savent pas résoudre.

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