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PCSI · Chapitre 16 · Second semestre
Sujet type, 275 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.
Sujet type DS — 275 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).
Calculatrice interdite. Le barème est indicatif. La qualité de la rédaction est notée : toute application d'un théorème de comparaison doit être précédée de la vérification explicite de ses hypothèses, en particulier du signe du terme général.
Le cours énonce en une phrase, comme application immédiate d'une propriété démontrée, que la convergence de la série géométrique complexe entraîne celle des deux séries réelles et . Il ne calcule pas ces deux sommes : c'est l'objet de cet exercice.
Dans tout l'exercice, désigne un réel de et un réel. On rappelle que pour tel que , la série converge et .
1. (0,25 pt) Démontrer que les deux séries et convergent.
2. (0,75 pt) Vérifier l'identité et en déduire que . Écrire ensuite sous forme algébrique.
3. (0,5 pt) En déduire, pour tout et tout , les valeurs de
4. (0,25 pt) Calculer et .
Devant une série, le premier réflexe est de chercher un équivalent du terme général. Cet exercice montre ce qui se passe quand ce réflexe est appliqué hors de ses hypothèses : l'équivalent est juste, et la conclusion qu'on en tire est fausse.
Pour , on pose
On admet dans tout l'exercice que, pour tout réel , la série converge : cela se démontre en établissant que ses sommes partielles de rangs pairs et de rangs impairs forment deux suites adjacentes.
1. (0,5 pt) On admet que est bien défini pour , car . Démontrer que . Un élève écrit alors : « la série converge et lui est équivalent, donc converge ». Quelle hypothèse du théorème de comparaison par équivalents cet élève a-t-il oubliée ?
2. (1,5 pt) Démontrer qu'il existe une suite telle que
On pourra étudier la limite en du quotient .
3. (1 pt) En déduire la nature de la série .
4. (0,75 pt) Déterminer la nature de la série de terme général , , en indiquant quelles séries interviennent dans le découpage et pourquoi elles convergent. Commenter le contraste avec le résultat de la question 3.
Une série à termes positifs converge dès que ses sommes partielles sont majorées. Cet exercice transporte cette idée aux produits, sur lesquels le cours ne dit rien, et se termine par un produit dont la valeur est une vieille connaissance.
Soit une suite de réels positifs. Pour , on pose
1. (0,75 pt) Démontrer que la suite est croissante, puis, par récurrence, que pour tout .
2. (0,25 pt) On admet l'inégalité de convexité , valable pour tout réel . En déduire que .
3. (1,25 pt) Démontrer que la suite converge si et seulement si la série converge. Application : pour quelles valeurs de la suite de terme général converge-t-elle ? (Le résultat vaut de la même façon pour une suite indexée à partir de .)
4. Soit . On pose .
a. (0,5 pt) Justifier que la suite converge. On admettra que pour tout .
b. (1,25 pt) Calculer , puis en déduire la limite de . Commenter.
La comparaison série-intégrale repose sur la monotonie de la fonction. Quand celle-ci n'est acquise qu'à partir d'un certain rang, la méthode reste valable, mais il faut savoir à partir d'où : c'est là que se joue la rédaction.
Pour , on pose
et l'on note la fonction définie sur par .
1. (0,75 pt) Étudier les variations de sur , puis déterminer le plus petit entier tel que soit décroissante sur . On rappelle que . Vérifier enfin que est une primitive de .
2. (1,75 pt) Démontrer que, pour tout ,
On prendra garde au rang à partir duquel chacune des deux inégalités du lemme des rectangles est licite.
3. (1 pt) En déduire un équivalent simple de . Le cours établit déjà que la série diverge, par la minoration pour : qu'apporte l'encadrement de la question 2. que cette minoration ne donne pas ?
4. (1,5 pt) Pour , on pose . Démontrer que
puis que la suite converge. Qu'a-t-on obtenu de plus qu'à la question 3. ?
La série harmonique diverge : c'est le résultat de référence du chapitre, et on l'admettra ici. On se propose de lui retirer les termes dont l'indice contient le chiffre dans son écriture décimale, et de voir ce que devient la somme. Le résultat est dû à Kempner (1914).
On note l'ensemble des entiers dont l'écriture décimale ne comporte aucun chiffre égal à . Ainsi et , mais et . Pour , on note l'ensemble des éléments de qui s'écrivent avec exactement chiffres, c'est-à-dire .
Enfin, on note la suite strictement croissante des éléments de , et l'on étudie la série .
Partie A — La série converge.
A.1 (0,25 pt) Justifier que . (Ce dénombrement a été rencontré au chapitre « Dénombrement » : deux lignes suffisent.)
A.2 (0,5 pt) Démontrer que, pour tout ,
A.3 (1,5 pt) En déduire que la série converge et que sa somme vérifie .
Partie B — Minorer la somme, et localiser la divergence.
B.1 (0,5 pt) En reprenant la méthode de A.2 avec l'autre majoration de , on obtient, pour tout ,
Établir cette minoration, puis en déduire que .
B.2 (0,75 pt) On note l'ensemble des entiers dont l'écriture décimale contient au moins un chiffre , et la suite de ses éléments. Déterminer la nature de la série .
Partie C — Une conclusion contre-intuitive.
C.1 (0,75 pt) Démontrer que le nombre d'entiers compris entre et qui appartiennent à vaut . En déduire l'expression de la proportion
puis sa limite quand tend vers .
C.2 (1,25 pt) Démontrer que , puis déterminer le plus petit entier tel que . (On donne , on admettra que , et l'on pourra utiliser sans démonstration le fait que la suite est décroissante.) Commenter le résultat obtenu, au regard de la partie B.
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.