PCSI · Chapitre 16 · Second semestre
Séries numériques
Convergence, séries géométriques, séries à termes positifs, séries de Riemann, convergence absolue.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Convergence
- Séries géométriques
- Séries à termes positifs
- Séries de Riemann
- Convergence absolue
Additionner deux nombres, ou dix, ou un million, ne pose aucun problème : on additionne, on obtient un résultat. Mais que signifie additionner tous les termes d'une suite, c'est-à-dire une infinité de nombres ? L'écriture
n'a aucun sens tant qu'on n'a pas dit ce qu'on entend par ces points de suspension. Et l'intuition est ici mauvaise conseillère : on verra que la somme précédente vaut exactement , alors que , dont les termes tendent tout aussi bien vers , dépasse n'importe quel nombre fixé à l'avance.
La solution est de ne rien inventer. On ne sait additionner qu'un nombre fini de termes : on forme donc la suite des sommes partielles , qui est une suite parfaitement ordinaire, et on lui applique tout ce que l'on sait des suites. Le programme le dit ainsi : cette section « a pour but de prolonger l'étude des suites et de permettre d'appliquer les techniques d'analyse asymptotique pour étudier les séries numériques ». Il n'y a donc aucun outil vraiment nouveau dans ce chapitre : la limite monotone, l'encadrement, les équivalents et les développements limités suffisent à tout. Ce qui est nouveau, c'est la question posée, et le vocabulaire pour y répondre.
Le plan suit cette logique. On définit d'abord les objets (série, somme, reste) et on établit les propriétés élémentaires, puis la seule condition nécessaire du chapitre : le terme général d'une série convergente tend vers . Le lien suite-série montre ensuite que suites et séries sont deux façons de dire la même chose. Viennent les séries de référence (géométriques, exponentielle, Riemann), auxquelles tout le reste sera comparé. Le cœur du chapitre est l'étude des séries à termes positifs, pour lesquelles les sommes partielles sont croissantes et où tous les théorèmes de comparaison s'appliquent ; la méthode des rectangles y ajoute un outil de calcul redoutable. On termine par les termes de signe quelconque, ramenés au cas positif par la valeur absolue.
Conventions valables dans tout le chapitre. Les suites sont indexées par un entier à partir d'un rang précisé à chaque fois, le plus souvent ou . On note l'ensemble ou . Les notations , et désignent respectivement la somme partielle, le reste et la somme harmonique, définies plus bas, et la constante d'Euler. Tout ce qui concerne les suites (théorème de la limite monotone, suites adjacentes, encadrement), l'analyse asymptotique (notations , et , développements limités) et l'intégration sur un segment est supposé connu et utilisé librement. Attention sur ce dernier point : en PCSI, une intégrale a toujours des bornes finies. Aucune intégrale de ce chapitre ne portera sur un intervalle non borné.
Séries numériques : définitions
Série, sommes partielles, convergence
Définition
Soit une suite d'éléments de . On appelle série de terme général , notée ou , la suite définie par
L'élément s'appelle la somme partielle d'ordre de la série.
Une série n'est donc pas un nombre : c'est une suite, celle de ses sommes partielles. Toutes les sommes qui interviennent dans cette définition sont finies, ce qui règle la difficulté soulevée en introduction.
Définition
On dit que la série converge lorsque la suite de ses sommes partielles converge. Dans ce cas, sa limite s'appelle la somme de la série et se note
Dans le cas contraire, on dit que la série diverge. Déterminer la nature d'une série, c'est dire si elle converge ou si elle diverge.
Remarque
Ne jamais confondre la série et sa somme. Le symbole désigne un objet (une suite de sommes partielles), qui existe toujours ; le symbole désigne un nombre, qui n'existe que si la série converge. Écrire « » avant d'avoir étudié la nature de la série, ou pire manipuler ce symbole comme un réel, est la faute la plus fréquente du chapitre.
En pratique : on écrit d'abord « la série converge », ensuite seulement on a le droit d'écrire sa somme.
Sauf mention contraire, les énoncés qui suivent sont écrits avec pour alléger, mais ils valent pour n'importe quel indice de départ. Il faut d'ailleurs prendre l'habitude de le préciser : la série a un sens, la série n'en a pas.
Exemple
Une série géométrique. Considérons . Pour tout , la somme des termes d'une suite géométrique de raison donne
La série converge et sa somme vaut : c'est le sens exact de l'écriture .
Exemple
Une série télescopique. Considérons . La décomposition en éléments simples donne , donc la somme partielle se télescope :
La série converge et sa somme vaut .
Exemple
La série harmonique. Considérons , dont la somme partielle est traditionnellement notée
Ici aucun télescopage, aucune formule close : ne s'exprime pas à l'aide des fonctions usuelles. On démontrera au paragraphe 6 que , donc que la série harmonique diverge, bien que son terme général tende vers . Retenez dès maintenant ce contre-exemple : c'est celui qui invalide l'erreur de raisonnement la plus répandue du chapitre.
La figure superpose les deux comportements pour allant de à . Le nuage du bas, celui des sommes partielles de , monte de moins en moins et vient s'écraser contre la droite pointillée d'ordonnée : la série converge, et l'écart qui subsiste entre et cette droite est le reste défini ci-dessous. Le nuage du haut, celui de , ralentit lui aussi, mais il ne s'écrase contre rien : arrivé à pour , il finira par dépasser toute barrière fixée à l'avance, et la série diverge. Dans les deux cas le terme ajouté tend vers , ce qui montre bien que cette information ne permet de rien conclure.
Somme et reste
Propriété
Soit une série convergente de somme . Pour tout entier , la série converge ; sa somme
s'appelle le reste d'ordre de la série. On a alors
Démonstration. Fixons . Pour tout entier , la relation de Chasles pour les sommes finies donne
Lorsque , le membre de droite tend vers , puisque est fixé. La suite des sommes partielles de la série converge donc, ce qui signifie que cette série converge, et que sa somme vaut .
Enfin, par hypothèse, donc .
Remarque
Le reste n'est défini que pour une série convergente : parler du reste d'une série dont on n'a pas encore établi la convergence n'a aucun sens. L'égalité se lit : « la somme est la somme partielle plus ce qu'on a oublié ». Comme , la somme partielle est une valeur approchée de ; savoir majorer , c'est savoir avec quelle précision. Le paragraphe 6.5 donne la méthode.
Premières propriétés
Propriété
Linéarité. Soient et deux séries convergentes et . Alors la série converge et
Démonstration. Notons , et les sommes partielles respectives de , et . La linéarité de la somme finie donne, pour tout ,
Par hypothèse et , donc par opérations sur les limites. La série converge donc, de somme .
Propriété
Corollaire. Si converge et si diverge, alors diverge.
Démonstration. Par l'absurde : si convergeait, alors, convergeant aussi, la linéarité appliquée à donnerait la convergence de , ce qui est contraire à l'hypothèse.
Remarque
En revanche, si et divergent toutes les deux, on ne peut rien dire de : avec et , la somme est nulle donc convergente, alors qu'avec elle diverge.
Propriété
Modification d'un nombre fini de termes. Soient et deux suites qui coïncident à partir d'un certain rang . Alors les séries et ont la même nature. En cas de convergence, leurs sommes diffèrent en général.
Démonstration. Notons et les sommes partielles. Pour tout , les termes d'indice sont les mêmes dans les deux sommes, donc
où est une constante indépendante de . Ainsi pour : la suite converge si et seulement si converge. En cas de convergence, les sommes diffèrent précisément de .
Remarque
Ce résultat justifie deux libertés que l'on prendra constamment. D'abord, la nature d'une série ne dépend pas de son indice de départ : on peut donc écrire « la série » sans préciser si elle commence à ou à . Ensuite, dans une démonstration, on peut toujours supposer qu'une hypothèse valable « à partir d'un certain rang » l'est en réalité dès le premier indice, quitte à remplacer les premiers termes par .
Ce résultat justifie surtout la prudence inverse : la somme, elle, dépend de tous les termes. Une majoration valable seulement à partir du rang n'apprend rien sur la valeur de la somme, seulement sur la nature de la série.
Séries à termes complexes
Propriété
Soit une suite de nombres complexes. La série converge si et seulement si les deux séries réelles et convergent. Dans ce cas,
Démonstration. Notons et les sommes partielles de et . La linéarité de la partie réelle et de la partie imaginaire sur une somme finie donne
Or une suite complexe converge si et seulement si ses parties réelle et imaginaire convergent, et dans ce cas sa limite est . La conclusion suit.
Exemple
Soit avec , écrit avec . On verra au paragraphe 4.1 que converge, de somme . La propriété ci-dessus donne alors gratuitement la convergence des deux séries réelles et , dont les sommes sont respectivement la partie réelle et la partie imaginaire de .
La condition nécessaire de convergence
Le théorème et sa contraposée
Propriété
Si la série converge, alors
Démonstration. Notons la somme de la série. Pour tout , on a par définition des sommes partielles
La suite converge vers , et la suite , qui n'en est qu'un décalage d'indice, converge vers la même limite . Par différence,
Propriété
Divergence grossière (contraposée). Si la suite ne tend pas vers , alors la série diverge. On dit qu'elle diverge grossièrement.
C'est le premier réflexe devant toute série, et le seul critère du chapitre qui ne demande aucune hypothèse : il faut y penser avant tout calcul, car il coûte une ligne.
Remarque
La réciproque est FAUSSE. Ce théorème donne une condition nécessaire, en aucun cas suffisante. L'implication
est fausse : le contre-exemple de référence est la série harmonique , dont le terme général tend vers et qui diverge pourtant (paragraphe 6.4).
Autrement dit, constater que ne fait avancer à rien : cela signifie seulement que la divergence grossière ne s'applique pas, et qu'il va falloir travailler.
Exemple
Quatre divergences grossières.
- : le terme général vaut alternativement et , il ne tend pas vers . La série diverge. On le voit aussi directement : vaut si est pair, si est impair, donc n'a pas de limite.
- : le terme général tend vers . La série diverge.
- : en posant , on a . La série diverge.
- : le terme général s'écrit , et , donc il tend vers . La série diverge.
Exemple
Une série géométrique de raison trop grande. Pour avec , on a pour tout , donc ne tend pas vers : la série diverge grossièrement. Ce sera la moitié « facile » du théorème du paragraphe 4.1.
Le lien suite-série
Le résultat suivant est un simple changement de point de vue, mais c'est l'un des plus utiles du chapitre : il permet de traduire toute question sur une suite en une question sur une série, et réciproquement.
Propriété
Soit une suite d'éléments de . La suite et la série télescopique sont de même nature, c'est-à-dire que l'une converge si et seulement si l'autre converge. En cas de convergence, en notant ,
Démonstration. Notons la somme partielle d'ordre de la série télescopique. Par télescopage,
Sens direct. Si converge vers , alors converge aussi vers (décalage d'indice), donc : la série converge, de somme .
Réciproque. Si la série converge, notons sa somme. Alors , donc la suite converge, et également, vers la même limite.
Méthode
Utiliser le lien suite-série dans les deux sens.
- De la série vers la suite. Si le terme général s'écrit pour une suite que l'on sait étudier, la nature de la série se lit immédiatement sur , et la somme se calcule exactement. C'est la situation d'une série télescopique : la reconnaître fait gagner tout le travail.
- De la suite vers la série. Pour étudier une suite dont on ne sait pas calculer le terme général, on étudie la série de ses accroissements , à laquelle on applique tous les critères de ce chapitre (notamment les théorèmes de comparaison, si les accroissements sont de signe constant).
Réflexes de reconnaissance d'un télescopage : une différence de deux termes de même forme décalés d'un cran ; une fraction rationnelle en dont la décomposition en éléments simples fait apparaître ; un logarithme de quotient, .
Exemple
Une divergence par télescopage. Étudions .
Le terme général s'écrit
La suite diverge vers , donc la série diverge. On le voit sur les sommes partielles : .
Ce résultat mérite d'être retenu, car : cette série diverge exactement « comme » la série harmonique, ce que le paragraphe 5 expliquera. Elle en fournit d'ailleurs une preuve de divergence, une fois le théorème de comparaison par équivalents établi.
Exemple
Une convergence par télescopage. Étudions .
Avec , le terme général vaut , et . La série converge donc, de somme
Vérification directe : . Pour , on trouve , ce qui confirme la lenteur de la convergence, en .
Les séries de référence
Tous les critères des paragraphes suivants comparent la série étudiée à une série connue. Il faut donc disposer d'un stock de séries de référence, dont la nature est acquise une fois pour toutes. Ce stock tient en trois familles.
Séries géométriques
Propriété
Soit . La série géométrique converge si et seulement si . Dans ce cas,
Plus généralement, pour tout entier et tout tel que ,
que l'on retient sous la forme « premier terme divisé par un moins la raison ».
Démonstration. Cas . La somme partielle vaut : la série diverge.
Cas . La formule de la somme des termes d'une suite géométrique donne
Si , alors , donc et : la série converge, de somme . Si ou avec , on a , donc ne tend pas vers et la série diverge grossièrement.
Reste. Pour ,
Somme à partir du rang . En factorisant dans chaque somme partielle, .
Exemple
et . Contrôle : .
Avec une raison négative : . Avec une raison complexe : , donc .
La série exponentielle
Propriété
Pour tout , la série converge et
En particulier, pour , .
Démonstration dans le cas réel. La fonction est de classe sur et toutes ses dérivées sont égales à . Sur le segment d'extrémités et , on a , donc l'inégalité de Taylor-Lagrange appliquée en à l'ordre donne
Or, à fixé, la suite tend vers : elle est positive et vérifie dès que , donc à partir d'un rang elle est majorée par une suite géométrique de raison , qui tend vers .
Le membre de droite tend donc vers , et la somme partielle tend vers : la série converge et sa somme vaut .
Cas complexe. La convergence s'obtient sans effort supplémentaire : , et la série réelle converge d'après ce qui précède, donc la série est absolument convergente, donc convergente (paragraphe 7.2). L'identification de sa somme avec est en revanche admise ici, conformément au programme.
Exemple
La convergence est extrêmement rapide, ce qui fait de cette série un excellent outil de calcul approché. Avec la majoration ci-dessus prise en et :
Pour , le majorant vaut , et la somme partielle vaut contre : l'écart réel est d'environ , conforme à la majoration. À comparer avec la série harmonique, qui a besoin d'environ termes pour que sa somme partielle atteigne .
Séries de Riemann et série harmonique
Propriété
Séries de Riemann. Soit . La série converge si et seulement si .
En particulier, pour , la série harmonique diverge, et ses sommes partielles vérifient .
Ce théorème est démontré au paragraphe 6.3 par la méthode des rectangles, seul outil disponible pour le faire : aucune manipulation algébrique élémentaire ne permet d'y accéder. Contentons-nous pour l'instant de retenir la frontière, qui est la source d'erreur numéro un du chapitre : est le cas divergent. La série diverge, la série converge, la série (cas ) diverge.
Aucune expression simple n'est connue pour la somme lorsque , sauf valeurs particulières : on démontre par exemple, mais pas en PCSI, que . L'exercice 36 étudie la fonction pour elle-même.
Récapitulatif des séries de référence
| Série | Converge si et seulement si | Somme |
|---|---|---|
| toujours | ||
| pas d'expression usuelle | ||
| jamais |
Séries à termes positifs
Tout change lorsque les termes sont positifs : la suite des sommes partielles devient croissante, et le théorème de la limite monotone s'applique. C'est la raison pour laquelle presque tous les critères du chapitre exigent cette hypothèse, et pourquoi il faut toujours commencer par vérifier le signe.
Dans tout ce paragraphe, les suites sont réelles, et l'hypothèse « à termes positifs » signifie à partir d'un certain rang (ce qui suffit, la nature ne dépendant pas des premiers termes).
Le théorème fondamental
Propriété
Soit une série à termes positifs ou nuls. La suite de ses sommes partielles est croissante, et
Sinon, , et l'on note alors .
Démonstration. Pour tout , , donc est croissante. Le théorème de la limite monotone donne exactement les deux cas : si est majorée, elle converge (vers sa borne supérieure) et la série converge ; si elle ne l'est pas, elle tend vers et la série diverge.
Remarque
La convention . Pour une série à termes positifs, et pour elle seulement, la divergence est un comportement simple : les sommes partielles tendent vers , sans oscillation possible. On se permet donc d'écrire pour dire « la série converge » et pour dire « elle diverge ». Cette convention n'a aucun sens pour une série de signe quelconque : diverge sans que ses sommes partielles tendent vers quoi que ce soit.
Exemple
Montrons que converge sans utiliser le paragraphe 4.2. Les termes sont positifs. Pour , on a , car le produit compte facteurs tous supérieurs ou égaux à . Donc, pour ,
Les sommes partielles sont majorées par : la série converge, et sa somme est inférieure ou égale à . On sait par ailleurs qu'elle vaut .
Comparaison par inégalités
Propriété
Soient et deux suites réelles telles que, à partir d'un certain rang,
Alors :
- si converge, alors converge ;
- si diverge, alors diverge.
De plus, si l'encadrement vaut pour tout et si les deux séries convergent, .
Démonstration. Quitte à remplacer et par pour les indices situés avant le rang en question, ce qui ne change la nature d'aucune des deux séries (paragraphe 1.3) et préserve l'encadrement, on suppose pour tout . Notons et les sommes partielles ; en sommant l'inégalité pour de à ,
Point 1. Supposons convergente, de somme . La suite est croissante (termes positifs, car ) et converge vers , donc pour tout . Ainsi : la suite est croissante et majorée, donc converge d'après le théorème fondamental. Et en passant à la limite dans , on obtient l'inégalité entre les sommes.
Point 2. C'est la contraposée du point 1.
Remarque
Le sens de l'inégalité doit correspondre à ce que l'on veut prouver. Pour établir une convergence, on majore par une série convergente ; pour établir une divergence, on minore par une série divergente. Majorer une série par une série divergente n'apprend rigoureusement rien, minorer par une série convergente non plus. Cette faute est immédiatement sanctionnée en copie.
Exemple
Une convergence par majoration. La série est à termes positifs, car . De plus
et converge (série de Riemann avec , multipliée par une constante). Donc la série converge.
Une divergence par minoration. Pour , , donc
La série harmonique diverge, donc diverge.
Comparaison par domination et par négligeabilité
Propriété
Soient et deux suites réelles positives (à partir d'un certain rang). Si
et si converge, alors converge. Par contraposée, si diverge, alors diverge.
Démonstration. Par définition de la domination, il existe un réel et un rang tels que pour tout , c'est-à-dire, les deux suites étant positives à partir d'un certain rang,
La série converge par linéarité, donc converge par comparaison par inégalités. Enfin, entraîne (prendre à partir d'un rang), d'où le cas particulier.
Comparaison par équivalents
Voici le théorème le plus utilisé du chapitre, celui qui transforme l'analyse asymptotique en machine à déterminer des natures de séries.
Propriété
Soient et deux suites réelles positives à partir d'un certain rang. Si
alors les séries et sont de même nature.
Démonstration. Par définition de l'équivalence, . En appliquant la définition de la négligeabilité avec , il existe un rang à partir duquel
la dernière égalité utilisant (quitte à augmenter ). En développant la valeur absolue, on obtient, pour tout ,
Si converge. La série converge par linéarité, et : la comparaison par inégalités donne la convergence de .
Si diverge. La série diverge (si elle convergeait, convergerait), et : la comparaison par inégalités donne la divergence de .
Remarque
L'encadrement montre au passage que, si est positive et , alors est automatiquement positive à partir d'un certain rang. Il suffit donc, en pratique, de vérifier la positivité de l'une des deux suites, en général celle de l'équivalent choisi, qui est la plus simple.
Notez aussi que le théorème conclut sur la nature, jamais sur la somme : deux séries convergentes à termes équivalents n'ont aucune raison d'avoir la même somme.
Remarque
L'hypothèse de signe est indispensable. Sans elle, l'énoncé est faux. Posons, pour ,
Ces deux suites sont équivalentes :
Or la série converge (l'exercice 28 l'établit en montrant que les sommes partielles de rang pair et de rang impair sont adjacentes), tandis que diverge : d'après le corollaire du paragraphe 1.3, diverge. Deux séries équivalentes de natures différentes : le théorème tombe dès que le signe n'est pas constant.
Conclusion opératoire : avant d'écrire « donc même nature », écrire une ligne justifiant que le terme général est positif à partir d'un certain rang. Sans cette ligne, le raisonnement est faux, même si la conclusion se trouve être juste.
Le critère en
Propriété
Soit une suite positive à partir d'un certain rang.
- S'il existe tel que admette une limite finie quand , alors converge.
- Si avec (éventuellement ), alors diverge.
Démonstration. Point 1. La suite converge, donc elle est bornée : il existe tel que pour tout , c'est-à-dire
à partir du rang où . La série de Riemann converge puisque , donc converge par comparaison. (C'est exactement dire que .)
Point 2. Supposons d'abord fini. Comme , il existe un rang à partir duquel , c'est-à-dire
La série diverge (série harmonique multipliée par une constante non nulle), donc diverge par comparaison. Si , on a à partir d'un certain rang, donc , et la conclusion est la même.
Exemple
Le critère en action. Étudions . Les termes sont positifs pour . Aucun équivalent simple ne se présente, mais le critère s'applique avec :
par croissances comparées. La limite est finie, donc la série converge.
Le choix de est libre pourvu qu'il soit strictement supérieur à : ici aurait donné , une limite infinie, donc rien du tout. On choisit toujours strictement entre et l'exposant apparent, pour « absorber » le logarithme.
Exemple
Le cas divergent. Pour : les termes sont positifs (pour , ), et
donc la série diverge. On aurait aussi bien conclu par l'équivalent .
Méthode : étudier une série à termes positifs
Méthode
Le plan d'étude d'une série à termes positifs.
- Vérifier le signe du terme général, à partir d'un certain rang. C'est la condition d'emploi de tout ce qui suit, et cela se rédige en une ligne.
- Tester la divergence grossière : si ne tend pas vers , c'est fini.
- Chercher un équivalent simple de , en utilisant les développements limités usuels en (c'est le réflexe principal : , , , ). On compare ensuite l'équivalent à une série de référence.
- À défaut d'équivalent : comparer par inégalités (majorer pour prouver la convergence, minorer pour prouver la divergence), ou utiliser le critère en , ou dominer par une géométrique.
- Si rien ne marche et que le terme général s'écrit avec monotone : passer à la méthode des rectangles (paragraphe 6).
Exemple
Premier exemple : équivalent puis Riemann. Étudions avec .
Le terme général est positif pour tout . En factorisant les termes dominants,
La série est une série de Riemann convergente (), et les deux suites sont positives : la série converge.
Exemple
Deuxième exemple : équivalent puis harmonique. Étudions .
Le terme général est positif. La quantité conjuguée donne
Or est une série de Riemann d'exposant , donc divergente. Les termes étant positifs, la série diverge.
Contrôle par le lien suite-série : cette série est télescopique, de somme partielle . Les deux méthodes concordent, et la seconde donne en prime la vitesse de divergence.
Exemple
Troisième exemple : équivalent puis géométrique. Étudions avec .
Le dénominateur est strictement positif pour tout (on vérifie par récurrence, ou par croissances comparées après avoir traité les premiers rangs), donc . En factorisant les termes dominants,
car et par croissances comparées. La série géométrique de raison converge, donc la série converge.
Contrôle numérique en : et . L'équivalent est déjà excellent.
Comparaison série-intégrale : la méthode des rectangles
Les critères précédents comparent une série à une autre série. Il reste à savoir traiter les cas où aucune série de référence ne convient, à commencer par les séries de Riemann elles-mêmes. L'outil est la comparaison avec une intégrale, qui repose sur une idée d'une simplicité totale : l'aire sous une courbe monotone est coincée entre deux rectangles.
Rappel de vocabulaire : en PCSI, toutes les intégrales ont des bornes finies. Ce paragraphe n'y fait aucune exception, et la méthode s'énonce, comme dans le programme, en termes d'encadrement des sommes partielles.
Le lemme des rectangles
Propriété
Soit un entier et soit une fonction continue et décroissante sur le segment . Alors
Si est continue et croissante sur , les inégalités sont inversées :
Démonstration. Supposons décroissante. Pour tout , la décroissance donne
Les bornes de l'intégrale sont dans le bon ordre (), donc la croissance de l'intégrale s'applique. Les fonctions constantes et ont pour intégrales sur respectivement et , puisque le segment est de longueur . D'où l'encadrement. Le cas croissant est identique en renversant les inégalités.
La figure illustre le lemme pour , décroissante sur . Le rectangle circonscrit, de base et de hauteur , contient le domaine situé sous la courbe ; le rectangle inscrit, de même base et de hauteur , y est contenu. Comme les deux rectangles ont une base de longueur , leurs aires valent exactement et , d'où
Toute la suite du paragraphe consiste à sommer cet encadrement, en soignant les indices.
Encadrement des sommes partielles
Propriété
Soit un entier et soit une fonction continue et décroissante sur . Alors, pour tout entier ,
Démonstration. Minoration. Pour chaque entier compris entre et , le lemme appliqué sur donne . Sommons ces inégalités ; le membre de gauche se recolle par la relation de Chasles :
Majoration. Cette fois, on utilise l'autre moitié du lemme, décalée d'un cran : pour compris entre et , la décroissance sur donne . Le terme d'indice n'est pas concerné (il faudrait intégrer avant , où n'est pas supposée définie), on le sort de la somme :
(Pour , la somme vide vaut et l'inégalité est une égalité.)
Remarque
Version croissante. Si est continue et croissante sur , la même sommation donne, pour ,
Il est inutile de mémoriser ces formules : ce qu'il faut savoir refaire, c'est sommer le lemme en surveillant les bornes d'indices. Un dessin tranche instantanément le sens des inégalités.
Application 1 : les séries de Riemann
Propriété
Soit . La série converge si et seulement si . De plus, en cas de convergence,
Démonstration. Posons pour : la série est à termes positifs, et l'on peut utiliser le théorème fondamental du paragraphe 5.1.
Cas . Alors pour tout , donc ne tend pas vers : la série diverge grossièrement.
Cas . La fonction est continue et décroissante sur (sa dérivée est négative), et . Le théorème d'encadrement s'applique avec :
Sous-cas . On a , donc : la série diverge.
Sous-cas . Une primitive de sur est , donc pour tous réels ,
Si , alors et l'intégrale de droite se majore :
car . Ainsi pour tout : les sommes partielles d'une série à termes positifs sont majorées, donc la série converge, et sa somme, limite d'une suite croissante majorée par , vérifie l'inégalité annoncée.
Si , alors et l'intégrale de gauche tend vers :
La série diverge.
Les quatre cas sont traités : la série converge si et seulement si .
Exemple
Contrôle de la majoration pour : elle annonce , et la valeur exacte est . Pour : la majoration donne , et la valeur numérique est environ . La borne est correcte, sans être fine : elle sert à prouver la convergence, pas à calculer la somme.
Application 2 : la série harmonique
Propriété
Pour tout entier ,
En conséquence, (la série harmonique diverge) et
Démonstration. L'encadrement est le cas du paragraphe précédent, avec et .
La minoration donne la divergence vers par comparaison.
Pour l'équivalent, supposons , de sorte que , et divisons l'encadrement par :
Le membre de droite tend vers . Quant au membre de gauche,
Par encadrement, , c'est-à-dire .
Remarque
La constante d'Euler. L'encadrement précédent est remarquablement serré : l'écart entre ses deux bornes vaut , alors que tend vers l'infini. On peut faire beaucoup mieux : l'exercice 24 démontre, avec des suites adjacentes, que la suite converge. Sa limite est la constante d'Euler, notée , dont une valeur approchée est . Autrement dit,
Ce développement est bien plus précis que l'équivalent : il donne le terme constant, que l'équivalent perd. Contrôle numérique : et .
Signalons une conséquence jolie, qui recoupe le paragraphe 3 : la série a pour somme partielle , donc elle converge et sa somme vaut exactement .
Application 3 : encadrer un reste
Le dernier usage de la méthode est le plus délicat, parce qu'il concerne une somme infinie. Toute la précaution consiste à ne travailler que sur des sommes et des intégrales finies, puis à passer à la limite à la toute fin.
Propriété
La série converge, et son reste vérifie, pour tout entier ,
Démonstration. D'abord, la série converge (Riemann, ), donc le reste existe : c'est la première chose à écrire.
Fixons et soit un entier avec . La fonction est continue et décroissante sur . Pour chaque entier compris entre et , le lemme des rectangles donne
Sommons pour de à ; chaque membre extrême se recolle par la relation de Chasles :
Toutes les bornes sont finies. Les deux intégrales se calculent avec la primitive :
Faisons enfin tendre vers , à fixé. Le membre du milieu tend vers par définition du reste, les deux membres extrêmes tendent respectivement vers et , et les inégalités larges se conservent par passage à la limite :
Exemple
Contrôle numérique pour : l'encadrement annonce , et la valeur exacte est
La borne supérieure est donc très proche de la vraie valeur du reste.
Remarque
Conséquences. L'encadrement donne , donc par encadrement, c'est-à-dire
On en tire une information très concrète : pour calculer à près, il faut additionner de l'ordre de termes. C'est ce type d'estimation que raffine l'exercice 35.
Méthode
Encadrer un reste : la seule rédaction correcte en PCSI. Un reste est une somme infinie ; on ne l'encadre jamais directement par une intégrale de borne infinie, qui n'a aucun sens à ce stade du programme. La marche à suivre comporte quatre temps.
- Justifier d'abord la convergence de la série : sans elle, le reste n'existe pas.
- Fixer , introduire un entier et encadrer chaque terme , pour allant de à , à l'aide du lemme des rectangles (avec continue monotone).
- Sommer l'encadrement pour de à et recoller les intégrales par la relation de Chasles : on obtient un encadrement de la somme finie par des intégrales à bornes finies, que l'on calcule.
- Faire tendre à fixé : le terme central tend vers , et les inégalités larges se conservent.
L'erreur à ne jamais commettre est d'écrire directement une intégrale entre et l'infini : c'est un objet du programme de seconde année, pas du vôtre.
Séries à termes de signe quelconque : convergence absolue
Tous les critères du paragraphe 5 exigent un signe constant. Que faire lorsque le terme général change de signe, ou qu'il est complexe ? La réponse principale du programme tient en un mot : passer aux valeurs absolues (ou aux modules), ce qui ramène au cas positif.
Définition
Définition
Soit une suite d'éléments de . On dit que la série est absolument convergente lorsque la série à termes positifs converge.
On dit aussi, de façon équivalente, que la suite est sommable, et l'on note
notation licite grâce à la convention du paragraphe 5.1.
Le programme précise que la notion de suite sommable est introduite ici « mais n'appelle aucun développement théorique » : c'est un vocabulaire, synonyme de convergence absolue, rien de plus.
Exemple
La série est absolument convergente : , terme général d'une série de Riemann convergente. La suite est donc sommable.
La série , elle, n'est pas absolument convergente : la série des valeurs absolues est la série harmonique, qui diverge.
Le théorème
Propriété
Toute série absolument convergente est convergente : si converge, alors converge. De plus,
Démonstration. Cas réel. Supposons réelle et convergente. Posons, pour tout ,
De l'encadrement on tire que ces deux quantités sont positives, et elles vérifient
La série convergeant, la comparaison par inégalités (paragraphe 5.2) donne la convergence de et de . Or
donc converge par linéarité (paragraphe 1.3).
Cas complexe. Supposons complexe et convergente. Pour tout ,
Par comparaison, les séries et convergent : les séries réelles et sont absolument convergentes, donc convergentes par le cas réel. Le paragraphe 1.4 conclut que converge.
Inégalité triangulaire. Pour tout , l'inégalité triangulaire sur une somme finie donne
la dernière majoration provenant du fait que la suite croissante des sommes partielles de est majorée par sa limite. En faisant tendre vers et en utilisant la continuité de la valeur absolue (ou du module), il vient .
Remarque
La réciproque est fausse. Une série peut parfaitement converger sans que la série des valeurs absolues converge. L'exemple de référence est
dont l'exercice 28 établit la convergence en montrant que les sommes partielles de rang pair et de rang impair forment deux suites adjacentes (sa somme vaut ), alors que la série des valeurs absolues est la série harmonique, divergente.
Conséquence pratique, à retenir absolument : quand on constate que diverge, on n'a rien démontré sur . Il faut alors reprendre l'étude par un autre chemin ; en particulier, on ne conclut jamais « donc diverge ».
Le théorème de domination
Propriété
Soit une suite d'éléments de et soit une suite à valeurs dans . Si
alors la série est absolument convergente, donc convergente.
Démonstration. Par définition de la domination, il existe et un rang tels que pour tout , les étant positifs. La série converge par linéarité, et à partir du rang : la comparaison par inégalités entre séries à termes positifs (paragraphe 5.2) donne la convergence de . La série est donc absolument convergente, donc convergente par le théorème précédent.
C'est, en pratique, le théorème que l'on utilise : il évite d'avoir à écrire l'étape « valeurs absolues » à la main, et il fonctionne aussi bien pour des termes complexes.
Exemple
Trois applications directes.
- : on a , donc avec convergente. La série converge absolument, donc converge. Sa somme vaut environ , et l'inégalité triangulaire garantit qu'elle est comprise entre et .
- : le terme général change de signe sans régularité, mais
donc la série converge absolument, donc converge. 3. pour : , terme général d'une série géométrique convergente. La convergence absolue redonne, plus simplement, une partie du théorème du paragraphe 4.1.
Méthode : que faire devant une série de signe quelconque
Méthode
Le réflexe et son plan de secours.
- Tester d'abord la convergence absolue. Majorer par le terme général d'une série de référence convergente (Riemann avec , géométrique de raison de module ), ou montrer que avec convergente. Si cela marche, c'est terminé : la série converge, et l'inégalité triangulaire majore sa somme.
- Ne jamais appliquer un théorème de comparaison ou d'équivalent à une série dont le terme général n'est pas de signe constant : l'exemple du paragraphe 5.4 montre qu'on obtient des résultats faux.
- Si la convergence absolue échoue, on ne sait toujours rien. Il faut revenir à la définition, c'est-à-dire à la suite des sommes partielles : calcul explicite de , télescopage, ou étude séparée de et , souvent adjacentes lorsque le terme général alterne de signe. C'est la démarche de l'exercice 28, et le seul outil au programme dans cette situation.
- Cas particulier utile : si où converge (par exemple absolument) et diverge, alors diverge (corollaire du paragraphe 1.3). C'est souvent le bon découpage après un développement asymptotique.
Synthèse : le plan d'attaque
La marche à suivre
Méthode
Devant une série dont on demande la nature.
- Le terme général tend-il vers ? Si non, divergence grossière, et c'est fini en une ligne.
- Le terme général est-il de signe constant à partir d'un certain rang ? Cette question décide de tout ce qui suit, et sa réponse doit apparaître dans la copie.
- Si oui (série à termes positifs, quitte à changer en ) : chercher un équivalent simple, en développant à l'aide des développements limités usuels en , puis comparer à une série de référence (Riemann, géométrique). À défaut : comparaison par inégalités, domination, ou critère en .
- Si le terme général est avec continue monotone et qu'aucune comparaison ne donne rien : méthode des rectangles, en sommant le lemme.
- Si le signe n'est pas constant (ou si les termes sont complexes) : tester la convergence absolue. Si elle a lieu, la série converge.
- Si la convergence absolue échoue : revenir aux sommes partielles (calcul explicite, télescopage, suites adjacentes).
Et dans tous les cas : préciser à partir de quel rang chaque hypothèse est vérifiée.
Le tableau des critères
| Critère | L'hypothèse à ne pas oublier |
|---|---|
| Divergence grossière | aucune : c'est le premier réflexe, toujours licite |
| l'encadrement et la positivité, à partir d'un rang | |
| ou | , et convergente |
| signe constant à partir d'un rang | |
| Critère en | , et pour conclure à la convergence |
| Méthode des rectangles | continue et monotone, avec |
| Convergence absolue | aucune : valable pour tout terme réel ou complexe |
Les erreurs classiques
- « donc la série converge. » Faux, et c'est l'erreur la plus fréquente : la série harmonique est le contre-exemple. La condition est nécessaire, jamais suffisante.
- Appliquer un équivalent sans vérifier le signe. Le contre-exemple du paragraphe 5.4 montre que deux séries équivalentes peuvent être de natures différentes. Une ligne de justification du signe, systématiquement.
- Confondre la série et sa somme. Manipuler avant d'avoir prouvé la convergence, ou parler du reste d'une série divergente, n'a pas de sens.
- Confondre la suite et la série . Elles n'ont aucune raison d'être de même nature : converge (vers ) alors que diverge. Le lien correct est celui du paragraphe 3, entre et .
- Oublier que la nature ne dépend pas des premiers termes, mais que la somme, elle, en dépend.
- Écrire une intégrale de borne infinie. En PCSI, la comparaison série-intégrale est un encadrement de sommes finies par des intégrales à bornes finies ; le passage à la limite se fait à la fin, dans l'inégalité.
- Conclure à la divergence parce que la convergence absolue échoue. On n'a alors rien démontré du tout.
Pour aller plus loin en exercice
La fiche associée prolonge ce cours sur plusieurs points volontairement laissés de côté ici. L'exercice 26 fait démontrer, puis appliquer, le critère du quotient pour les séries à termes strictement positifs, qui n'est pas un résultat de cours en PCSI mais se redémontre en trois lignes par comparaison à une géométrique. L'exercice 25 traite les séries dites de Bertrand, , par la méthode des rectangles. L'exercice 33 établit un critère de condensation, qui remplace par . Enfin les exercices 35 et 36 poussent l'étude des restes et de la fonction . Aucun de ces résultats n'est exigible : ce sont des exercices, pas du cours.
Ce qu'il faut savoir redémontrer
- Le terme général d'une série convergente tend vers , par .
- Le lien suite-série, par télescopage des sommes partielles.
- La nature et la somme d'une série géométrique, à partir de la somme partielle.
- Une série à termes positifs converge si et seulement si ses sommes partielles sont majorées.
- La comparaison par inégalités, et la comparaison par équivalents à partir de l'encadrement .
- Le lemme des rectangles, et le critère des séries de Riemann qu'on en déduit.
- L'encadrement et l'équivalent .
- Une série absolument convergente converge, par et dans le cas réel, puis par parties réelle et imaginaire.
Bloqué sur « Séries numériques » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.