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PCSI · Chapitre 01 · Premier semestre
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négation
1. Traduire chacune des phrases suivantes en une proposition quantifiée.
a. Le carré de tout nombre réel est positif ou nul.
b. Il existe un entier naturel dont le carré vaut .
c. Tout entier naturel est strictement inférieur à un certain entier naturel.
d. L'équation possède une unique solution réelle.
2. Traduire en une phrase française correcte, sans aucun symbole, les propositions suivantes.
a.
b.
3. Déterminer, en justifiant, la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
4. On considère les deux propositions et , qui ne diffèrent que par l'ordre des quantificateurs. Montrer que l'une est vraie et l'autre fausse.
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négation
Dans tout l'exercice, on écrira les négations sous forme quantifiée, sans jamais utiliser le symbole devant une proposition quantifiée : la négation doit être « poussée » jusqu'aux inégalités.
1. Écrire la négation des propositions suivantes, puis dire laquelle de la proposition ou de sa négation est vraie.
a.
b.
2. Écrire la négation des propositions suivantes.
a.
b.
c.
3. Écrire la négation de , puis en déduire la valeur de vérité de cette proposition.
4. Soit une suite réelle. Écrire en langage formalisé la proposition « la suite est majorée », puis écrire sa négation et la traduire en français.
5. Soit une fonction définie sur . Écrire en langage formalisé la proposition « est croissante sur », puis écrire sa négation et la traduire en français. La négation de « est croissante » est-elle « est décroissante » ?
Implication, réciproque, contraposée, équivalence
1. Pour chacune des implications suivantes, écrire la réciproque et la contraposée, puis dire si l'implication de départ et sa réciproque sont vraies ou fausses.
a. Pour : .
b. Pour : est un multiple de est pair.
c. Pour : .
d. Pour : est pair est pair.
2. Parmi les quatre implications précédentes, laquelle est en réalité une équivalence ? Justifier.
3. Compléter chaque phrase par « nécessaire », « suffisante » ou « nécessaire et suffisante », en justifiant.
a. Pour qu'un entier relatif soit pair, la condition « être un multiple de » est ...
b. Pour qu'un réel vérifie , la condition est ...
c. Pour qu'un entier relatif soit pair, la condition « est pair » est ...
4. Soient et deux réels. Écrire la contraposée de l'implication , puis démontrer cette implication.
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte
Chaque question se traite par récurrence. On rédigera intégralement : introduction de la propriété , initialisation, hérédité, conclusion.
1. Démontrer que pour tout entier naturel , .
2. Démontrer que pour tout entier naturel , l'entier est divisible par .
3. Soit un réel différent de . Démontrer que pour tout entier naturel , .
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Dans tout l'exercice, .
1. Écrire en extension l'ensemble des parties .
2. Dire si chacune des assertions suivantes est vraie ou fausse, en justifiant brièvement.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
3. Soit un ensemble quelconque. Justifier que les assertions « » et « » signifient exactement la même chose.
4. Déterminer , puis .
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
On travaille dans et l'on pose , et . Les complémentaires sont pris dans .
1. Déterminer en extension les ensembles suivants.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
2. Déterminer et , puis et . Que constate-t-on ?
3. On pose et . Écrire en extension et . Ces deux ensembles sont-ils égaux ? Que vaut ?
4. On travaille maintenant dans , avec et . Déterminer , , , et , sous forme d'intervalles ou de réunions d'intervalles.
Divisibilité dans Z, diviseurs, multiples, division euclidienne
On rappelle que pour et entiers relatifs, « » signifie qu'il existe un entier relatif tel que .
1. Dire si chacune des assertions suivantes est vraie ou fausse.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
2. Déterminer la liste de tous les diviseurs positifs de , puis celle de tous les diviseurs de dans .
3. Soient , et trois entiers relatifs. Démontrer que si et , alors .
4. Soit un entier naturel.
a. Démontrer que si , alors .
b. En déduire tous les entiers naturels tels que .
Divisibilité dans Z, diviseurs, multiples, division euclidiennePGCD, PPCM et algorithme d'Euclide
On rappelle que la division euclidienne de par fournit un unique couple d'entiers relatifs tel que et .
1. Effectuer la division euclidienne de par dans chacun des cas suivants, c'est-à-dire donner le quotient et le reste , et vérifier l'encadrement du reste.
a. et
b. et
c. et
d. et
e. et
2. Dérouler l'algorithme d'Euclide, en écrivant toutes les divisions euclidiennes successives, pour déterminer :
a.
b.
c.
3. Les entiers et sont-ils premiers entre eux ?
Applications : graphe, familles, composition, restriction, prolongementInjections, surjections, bijections et application réciproque
On considère les applications
1. Déterminer et . Ces deux applications sont-elles égales ?
2. L'application est-elle injective ? surjective ? bijective ? Si elle est bijective, expliciter sa réciproque .
3. Mêmes questions pour .
4. On considère maintenant et . Pour chacune, dire si elle est injective, surjective, bijective, en justifiant.
5. On note . Démontrer que la restriction est injective, alors que ne l'est pas. Que devient cette restriction si l'on prend comme ensemble d'arrivée ?
Rudiments de logique : connecteurs, quantificateurs, négationImplication, réciproque, contraposée, équivalenceNombres décimaux, rationnels, irrationnels
Pour chacune des assertions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse. Si elle est vraie, la démontrer ; si elle est fausse, en donner un contre-exemple explicite. On admet que est irrationnel.
a. La somme de deux nombres irrationnels est toujours irrationnelle.
b. Le produit d'un nombre rationnel non nul par un nombre irrationnel est toujours irrationnel.
c. . Qu'en est-il de la proposition obtenue en échangeant les deux quantificateurs ?
d. Pour tout réel , si alors . Qu'en est-il de la réciproque ?
e. Pour tout entier naturel , l'entier est un nombre premier.
f. Il existe un entier naturel tel que .
g. Pour tout réel , si est irrationnel alors est irrationnel. Qu'en est-il de la réciproque ?
Modes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèseImplication, réciproque, contraposée, équivalence
Dans tout l'exercice, on demande une démonstration par contraposée : on écrira soigneusement la contraposée de l'implication à établir avant de la démontrer.
1. Soit un entier relatif. Montrer que si est pair, alors est pair.
2. Soit un entier relatif. Montrer que si est divisible par , alors est divisible par .
3. Soit un réel non nul. Montrer que si est irrationnel, alors est irrationnel.
4. Soit un réel. Montrer que si pour tout réel , alors .
5. Question de méthode : le raisonnement par contraposée et le raisonnement par l'absurde sont-ils la même chose ?
Modes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèseDivisibilité dans Z, diviseurs, multiples, division euclidienneRecouvrements disjoints et partitions
On pose , et .
1. Montrer que est une partition de .
2. Montrer que pour tout entier relatif , le produit est divisible par .
3. Déterminer les restes possibles de dans la division euclidienne par , lorsque décrit . En déduire que n'est jamais divisible par .
4. Déterminer de même les restes possibles de dans la division euclidienne par .
5. En déduire qu'aucun carré parfait ne s'écrit sous la forme avec .
Modes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèseNombres décimaux, rationnels, irrationnels
1. Soit un entier relatif. Montrer que si est pair, alors est pair.
2. Soit un rationnel strictement positif. Montrer qu'il existe deux entiers naturels non nuls et tels que et (on dit que la fraction est irréductible).
3. Démontrer que est irrationnel. On raisonnera par l'absurde en écrivant sous forme de fraction irréductible.
4. En déduire que et sont irrationnels.
5. Montrer qu'il n'existe pas de plus petit rationnel strictement positif.
Raisonnement par récurrence : simple, double, forteDivisibilité dans Z, diviseurs, multiples, division euclidienne
Démontrer par récurrence chacun des résultats suivants, valables pour tout entier naturel .
1. divise .
2. divise .
3. divise .
4. divise .
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte
1. Inégalité de Bernoulli. Soit un réel tel que . Montrer que pour tout entier naturel ,
Préciser à quel endroit exact de la démonstration l'hypothèse est utilisée, et donner un couple avec pour lequel l'inégalité est fausse.
2. Montrer que pour tout entier . Que valent les deux membres pour ? Commenter le choix du rang d'initialisation.
3. Montrer que pour tout entier .
Raisonnement par récurrence : simple, double, forteModes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèse
Chacun des trois raisonnements ci-dessous prétend démontrer par récurrence un énoncé manifestement faux. Pour chacun, dire précisément à quelle ligne le raisonnement échoue et pourquoi.
A. « Montrons que pour tout entier , . Supposons la propriété vraie au rang . Alors
ce qui est la formule au rang . La propriété est donc vraie pour tout . »
B. Pour , soit la proposition : « quelles que soient personnes , elles ont toutes le même âge ». « est vraie, car une personne a le même âge qu'elle-même. Supposons vraie pour un fixé, et donnons-nous personnes . Les personnes ont toutes le même âge d'après ; les personnes aussi, pour la même raison. Or figure dans les deux listes : les deux âges communs sont donc tous deux égaux à l'âge de , donc égaux entre eux. Les personnes ont donc le même âge. Par récurrence, dans tout groupe de personnes, toutes ont le même âge. »
C. « Montrons que pour tout entier naturel . Initialisation : . Hérédité : soit ; supposons que pour tout entier vérifiant . Alors
Par récurrence forte, pour tout entier naturel . »
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble et , , trois parties de . Les complémentaires sont pris dans .
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit et deux ensembles, et des parties de , et des parties de . On rappelle que est l'ensemble des couples tels que et , et que deux couples sont égaux si et seulement si leurs premières coordonnées sont égales et leurs secondes coordonnées le sont aussi.
Recouvrements disjoints et partitionsEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
On rappelle qu'une famille de parties d'un ensemble est un recouvrement de lorsque la réunion des est égale à ; que ce recouvrement est disjoint lorsque les sont deux à deux disjoints, c'est-à-dire dès que ; et que c'est une partition de lorsque, de plus, aucune des parties n'est vide.
PGCD, PPCM et algorithme d'Euclide
Nombres premiers et décomposition en produit de facteurs premiers
Dans tout l'exercice, on admet l'existence et l'unicité de la décomposition d'un entier naturel supérieur ou égal à en produit de nombres premiers.
Décomposer en produit de facteurs premiers les entiers suivants.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Déterminer les diviseurs positifs de et en dresser la liste complète.
Montrer qu'un entier naturel non nul est le carré d'un entier si et seulement si tous les exposants de sa décomposition en facteurs premiers sont pairs. En déduire le plus petit entier naturel non nul tel que soit un carré parfait.
Les entiers et sont-ils premiers ? On n'essaiera que les diviseurs premiers inférieurs ou égaux à leur racine carrée, et on justifiera pourquoi cela suffit.
Images directes et images réciproques
On considère les deux applications de dans définies par et . On rappelle que, pour une partie de l'ensemble de départ et une partie de l'ensemble d'arrivée,
Modes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèseApplications : graphe, familles, composition, restriction, prolongement
Une application est dite paire si pour tout réel , et impaire si pour tout réel .
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte
On définit la suite par , et, pour tout entier naturel , .
Raisonnement par récurrence : simple, double, forteNombres premiers et décomposition en produit de facteurs premiers
On rappelle qu'un entier est dit premier lorsque et que ses seuls diviseurs positifs sont et .
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésienFonctions indicatrices
Soit un ensemble. Pour et parties de , on pose .
Ensembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble, , et des parties fixées de . On cherche les parties de , inconnues, vérifiant les conditions suivantes. Dans chaque cas, on discutera l'existence de solutions et on donnera l'ensemble de toutes les solutions.
Chaque résolution sera rédigée par analyse-synthèse : conditions nécessaires d'abord, vérification ensuite.
Fonctions indicatricesEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble. Pour , on note l'application définie par si et si .
Nombres premiers et décomposition en produit de facteurs premiersModes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèse
On admet le résultat suivant, démontré par récurrence forte : tout entier supérieur ou égal à admet au moins un diviseur premier.
Divisibilité dans Z, diviseurs, multiples, division euclidiennePGCD, PPCM et algorithme d'Euclide
On n'utilisera que deux outils : le lemme pour tout entier , et la propriété selon laquelle un diviseur commun à deux entiers divise toute combinaison linéaire de ces entiers à coefficients entiers.
Injections, surjections, bijections et application réciproqueApplications : graphe, familles, composition, restriction, prolongement
Dans les trois cas, on appliquera la même méthode : montrer que pour tout de l'ensemble d'arrivée, l'équation d'inconnue « » admet une unique solution dans l'ensemble de départ.
Injections, surjections, bijections et application réciproqueApplications : graphe, familles, composition, restriction, prolongement
Soient , , trois ensembles, et deux applications.
Images directes et images réciproquesEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit une application, soient et deux parties de , soient et deux parties de . Les complémentaires de parties de sont pris dans , ceux de parties de sont pris dans .
Nombres décimaux, rationnels, irrationnelsNombres premiers et décomposition en produit de facteurs premiersModes de raisonnement : absurde, contraposition, disjonction de cas, analyse-synthèse
Dans tout l'exercice, on utilise librement le fait que la somme, la différence, le produit de deux rationnels, ainsi que le quotient d'un rationnel par un rationnel non nul, sont des rationnels. On admet également, conformément au cours, l'existence et l'unicité de la décomposition en produit de facteurs premiers de tout entier naturel non nul.
Images directes et images réciproquesInjections, surjections, bijections et application réciproque
Soit une application. On utilisera librement les trois inclusions suivantes, valables pour toute application, pour toutes parties et de et toute partie de , et établies dans l'exercice sur les images directes et réciproques :
Démontrer les quatre équivalences suivantes, chacune dans les deux sens. (Indication pour les sens difficiles, ceux où la propriété sur les parties doit entraîner l'injectivité ou la surjectivité : l'hypothèse est valable pour toutes les parties, elle ne sert donc qu'en la spécialisant à des parties bien choisies, en pratique des singletons.)
Injections, surjections, bijections et application réciproqueEnsembles, inclusion, parties, réunion, intersection, complémentaire, produit cartésien
Soit un ensemble. On rappelle que désigne l'ensemble des parties de : ses éléments sont exactement les parties de . Ainsi, si est une application et si est un élément de , l'objet est une partie de , et la proposition « » a un sens : elle est vraie ou fausse.
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.