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PCSI · Chapitre 05 · Premier semestre
Sujet type, 360 min, barème sur 20 points. À faire en conditions réelles avant de regarder le corrigé.
Sujet type DS — 360 min, barème sur 20 points. Faites-le en conditions réelles avant de regarder le corrigé (PDF).
Consignes générales pour l'ensemble du sujet, à lire avant de commencer. Calculatrice interdite. Les cinq exercices sont indépendants et peuvent être traités dans l'ordre de votre choix ; à l'intérieur de l'exercice 5, en revanche, les trois parties s'enchaînent. Le barème est indiqué question par question. Un résultat juste sans justification ne rapporte rien : toute affirmation doit être démontrée, et tout théorème du cours doit être cité avec vérification explicite de ses hypothèses.
Soient et deux réels. On définit la suite par la relation
autrement dit chaque terme est la moyenne des deux précédents.
1. (0,5 pt) Calculer , , et sous forme de fractions irréductibles dans le cas et . Conjecturer le sens de variation des termes de rang pair, celui des termes de rang impair, et dire si la limite semble être .
2. (0,25 pt) On pose pour . Démontrer que est géométrique, préciser sa raison, et en donner le terme général.
3. (0,5 pt) En écrivant comme somme télescopique des , démontrer que pour tout ,
4. (0,75 pt) En déduire que converge et que sa limite vaut . Retrouver ce résultat par l'équation caractéristique de la relation de récurrence.
5. Dans cette question, on suppose .
5. a. (0,5 pt) Démontrer que , puis que est strictement compris entre et , pour tout .
5. b. (0,5 pt) En déduire que les suites et sont adjacentes lorsque .
Soit une partie non vide de et soit . On pose
1. a. (0,25 pt) Justifier que est bien défini pour toute partie non vide et tout réel .
1. b. (0,5 pt) Soient deux réels. Démontrer que
2. (1 pt) Démontrer que pour tous réels et ,
On pourra commencer par majorer par pour un quelconque, puis y faire apparaître .
3. On prend . Soit et soit .
3. a. (0,5 pt) Démontrer que , et que cette borne inférieure est atteinte.
3. b. (0,5 pt) En déduire que pour tout réel , et déterminer tous les réels pour lesquels il y a égalité.
4. (0,5 pt) On prend . Calculer et , en précisant à chaque fois si la borne inférieure est atteinte.
Les trois énoncés ci-dessous sont tous faux. Pour chacun, on demande trois choses : produire un contre-exemple entièrement justifié, énoncer une version corrigée, et démontrer cette version corrigée.
Une version corrigée s'obtient en ajoutant une hypothèse, en remplaçant une hypothèse par une autre, ou en affaiblissant la conclusion. Plusieurs réparations correctes sont possibles pour chaque énoncé : toute version vraie, non dégénérée et démontrée sera acceptée. Non dégénérée signifie qu'elle ne doit ni supposer directement la conclusion, ni restreindre le cadre au point de rendre inutile l'une des hypothèses conservées. Le barème de chaque énoncé se répartit en trois parts sensiblement égales : le contre-exemple, l'énoncé corrigé, sa démonstration.
1. (1,5 pt) « Si est une suite d'intervalles bornés non vides de telle que pour tout , alors est non vide. »
Pour la démonstration de la version corrigée, on pourra utiliser le théorème de la limite monotone sans le redémontrer, mais on en vérifiera explicitement les hypothèses à chacune de ses applications.
2. (1 pt) « Si est une suite complexe telle que converge et converge, alors converge. »
3. (1,25 pt) « Si est une suite réelle telle que , alors converge. »
Pour cet énoncé, on précisera en outre si l'hypothèse intervient encore dans la démonstration de la version corrigée.
Soit un réel. On définit la suite par pour tout , où
1. a. (0,25 pt) Déterminer les points fixes de .
1. b. (0,75 pt) Dresser le tableau de variations de sur et vérifier que . Expliquer pourquoi aucun des deux théorèmes du cours sur les suites récurrentes, celui qui suppose croissante et celui qui suppose décroissante, ne s'applique en prenant . Exhiber alors un intervalle stable contenu dans sur lequel le premier théorème s'applique, et préciser à partir de quel rang il devient utilisable lorsque .
2. (0,25 pt) Démontrer que pour tout ,
3. (0,5 pt) En déduire, par récurrence, que pour tout ,
4. (1 pt) Déterminer, en discutant selon la valeur de , la nature de la suite et sa limite éventuelle. On distinguera quatre cas ; on pourra poser et discuter selon la valeur de .
5. (0,75 pt) Déterminer tous les réels pour lesquels la suite est stationnaire.
Une suite réelle est dite sous-additive lorsque
Dans tout le problème, on convient de poser , ce qui prolonge l'inégalité ci-dessus à tous les couples d'entiers naturels : pour , elle s'écrit .
L'objet du problème est de démontrer que, sous une hypothèse de minoration, la suite converge toujours, et d'identifier sa limite. Le résultat est surprenant : l'hypothèse de sous-additivité ne dit rien de la régularité de , et la suite des quotients n'a aucune raison d'être monotone. Les trois parties s'enchaînent.
Partie A — Premières propriétés.
A. 1. (0,25 pt) Démontrer que la suite définie par est sous-additive.
A. 2. (0,5 pt) On définit par si est impair et si est pair. Démontrer que est sous-additive, puis écrire les six premiers termes de . Cette suite est-elle monotone ?
A. 3. (0,5 pt) Soit une suite sous-additive. Démontrer que pour tous et ,
A. 4. (0,25 pt) En déduire que la suite est décroissante.
Partie B — Le théorème.
Dans toute cette partie, est une suite sous-additive telle que la suite soit minorée.
B. 1. (0,25 pt) Justifier l'existence du réel
et démontrer que pour tout .
B. 2. (0,5 pt) Soit . Justifier l'existence d'un entier tel que
Dans les questions B. 3 à B. 5, ce réel et cet entier sont fixés.
B. 3. (0,5 pt) Soit . On note la division euclidienne de par , avec et . Justifier que , puis démontrer que
B. 4. (1 pt) On pose et . Démontrer que pour tout ,
On pourra écrire , en déduire que , puis majorer séparément les deux termes en passant par les valeurs absolues.
B. 5. (0,75 pt) Conclure : démontrer que .
Partie C — Exploitation.
C. 1. (0,25 pt) Démontrer que si est sous-additive et si pour tout , alors converge, et sa limite appartient à .
C. 2. (0,5 pt) On pose pour . Vérifier que est sous-additive, puis déterminer la limite de . Quel rôle joue exactement l'hypothèse de minoration de la partie B ?
C. 3. (1,25 pt) D'une suite , on sait seulement trois choses : elle est sous-additive, tous ses termes sont positifs, et , , . Que peut-on affirmer sur ? Donner en outre la meilleure majoration de que ces données permettent d'obtenir.
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.