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MPSI · Chapitre 19 · Second semestre
32 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
32 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Séries numériques : sommes partielles, convergence, somme et resteSéries géométriques et série exponentielle
1. Pour chacune des séries suivantes, calculer explicitement la somme partielle , puis en déduire la nature de la série et, en cas de convergence, la valeur de sa somme.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
2. Pour la série a., donner l'expression du reste et vérifier qu'il tend vers .
Condition nécessaire de convergence et divergence grossièreSéries numériques : sommes partielles, convergence, somme et reste
1. Pour chacune des séries suivantes, étudier la limite du terme général, puis dire si cette seule étude permet de conclure quant à la nature de la série.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
2. Pour la série h., calculer la somme partielle et conclure.
3. Expliquer en deux phrases pourquoi le fait que tende vers ne permet jamais de conclure à la convergence de , en citant l'exemple de référence du cours.
Lien suite-série et séries télescopiquesCalcul de la somme d'une série et estimation des restesSéries numériques : sommes partielles, convergence, somme et reste
1. Énoncer le théorème du lien suite-série.
2. Déterminer la nature et, le cas échéant, la somme des séries suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
Théorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positivesSéries à termes positifs : majoration des sommes partielles
1. Déterminer la nature des séries suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
2. Rappeler en une phrase pourquoi l'hypothèse « termes positifs » est indispensable dans le théorème d'équivalence, en s'appuyant sur le contre-exemple du cours.
Comparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de RiemannThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positivesSéries à termes positifs : majoration des sommes partielles
1. Déterminer la nature des séries suivantes, en précisant à chaque fois le théorème utilisé.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
2. Énoncer précisément le théorème des séries de Riemann.
Convergence absolue, domination et suites sommablesThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positives
1. Pour chacune des séries suivantes, étudier la convergence absolue, puis conclure quant à la convergence lorsque c'est possible.
a.
b.
c.
d.
e. , où est fixé
f.
g. , où est fixé
h.
2. Pour les séries d. et f., indiquer quel outil du cours permettra de conclure, sans faire l'étude.
Théorème spécial des séries alternées : signe et majoration du reste
1. Pour chacune des séries suivantes, vérifier les trois hypothèses du théorème spécial des séries alternées, puis conclure.
a.
b.
c.
d.
e.
2. Que dire de la série ?
3. Pour la série a., combien de termes faut-il sommer pour approcher la somme à près ?
Familles sommables de réels positifs : sommation par paquets, Fubini positif
1. Les familles suivantes, indexées par , sont-elles sommables ? Calculer leur somme.
a.
b.
c.
2. Montrer que la famille n'est pas sommable. On pourra la minorer par une seule de ses lignes.
3. Soit une suite de réels positifs. Énoncer le lien entre la sommabilité de la famille et la convergence de la série , puis l'illustrer sur et sur .
Calcul de la somme d'une série et estimation des restesSéries géométriques et série exponentielleFamilles sommables de réels positifs : sommation par paquets, Fubini positif
1. Soit . Pour , on pose . Calculer , en déduire une expression close de , puis montrer que la série converge et que
2. En déduire la valeur de .
3. Retrouver le résultat de 1. pour par sommation par paquets. On écrira et l'on considérera la famille positive indexée par , sommée d'abord à fixé.
4. Soit . Par la méthode de la question 1., calculer , puis en déduire .
5. Application numérique : calculer .
Calcul de la somme d'une série et estimation des restesLien suite-série et séries télescopiques
Justifier la convergence, puis calculer la somme de chacune des séries suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
Théorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positivesConvergence absolue, domination et suites sommablesComparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de RiemannSéries à termes positifs : majoration des sommes partielles
Déterminer la nature de chacune des séries suivantes. On précisera à chaque fois le théorème utilisé et l'on vérifiera ses hypothèses.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
k.
l.
Comparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de Riemann
1. Montrer que pour tout entier ,
puis en déduire que .
2. Encadrer par deux intégrales et en déduire que .
3. Montrer que , puis conclure sur la nature de la série .
4. Montrer que .
Séries à termes positifs : majoration des sommes partiellesComparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de RiemannLien suite-série et séries télescopiques
Pour tout entier , on pose . On se propose d'établir de trois façons différentes que la série harmonique diverge.
1. Démonstration d'Oresme. Montrer que pour tout , . En raisonnant par l'absurde, supposer que la suite converge et utiliser la suite extraite pour aboutir à une contradiction. Conclure.
2. Démonstration par télescopage. Montrer que pour tout , en déduire que pour tout , puis conclure.
3. Démonstration par comparaison série-intégrale. Établir que pour tout , , puis en déduire .
4. Applications. Déterminer la nature des séries et .
Comparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de RiemannCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
Soit . Pour , on pose .
1. Justifier l'existence de .
2. Par comparaison série-intégrale, établir que pour tout ,
3. En déduire un équivalent de quand .
4. Cas . Donner l'équivalent de , puis déterminer combien de termes il faut sommer pour obtenir une valeur approchée de à près.
5. Reste de la série exponentielle. Montrer que pour tout ,
Théorème spécial des séries alternées : signe et majoration du resteCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
1. Soit . Justifier l'existence de , encadrer entre deux sommes partielles consécutives, donner le signe de , puis déterminer un nombre de termes suffisant pour en obtenir une valeur approchée à près.
2. Mêmes questions pour , dont on précisera la somme. Comparer le nombre de termes nécessaires avec celui de la question 1.
3. Mêmes questions pour , dont on admet que la somme vaut . Montrer que la majoration du TSSA n'assure une précision de qu'à partir de termes, et commenter cette lenteur.
4. Synthèse. Pourquoi la majoration est-elle propre aux séries alternées, et fausse en général pour les séries à termes positifs ?
Théorème spécial des séries alternées : signe et majoration du resteThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positivesConvergence absolue, domination et suites sommables
1. Montrer que la série converge.
2. Pour , on pose . Vérifier que est bien défini, puis montrer que
3. Établir le développement et en déduire que la série diverge.
4. Quelle conclusion en tirer sur le théorème d'équivalence ?
5. Étudier de la même façon la nature de la série .
Convergence absolue, domination et suites sommablesThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positives
1. Déterminer la nature des séries suivantes.
a. , où est un réel fixé.
b. , où est un polynôme à coefficients réels.
2. Soit une suite bornée de nombres complexes et soit tel que . Montrer que la série converge absolument.
3. Soient et deux suites réelles telles que les séries et convergent. Montrer que la série converge. On pourra partir de l'inégalité .
4. Montrer que si la série converge absolument, alors la série converge.
5. Montrer, en considérant la suite définie par pour , que la conclusion de la question 4. tombe en défaut si l'on suppose seulement que la série converge.
Théorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positivesConvergence absolue, domination et suites sommablesThéorème spécial des séries alternées : signe et majoration du reste
Déterminer la nature des séries suivantes. Dans chaque cas, on écrira un développement asymptotique du terme général et l'on justifiera soigneusement le théorème utilisé pour conclure.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Familles sommables de réels positifs : sommation par paquets, Fubini positifCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
1. Calculer en sommant par diagonales, c'est-à-dire en regroupant les couples selon la valeur de . Retrouver le résultat en sommant par lignes, c'est-à-dire à fixé.
2. On pose et pour . La famille est-elle sommable ?
3. Montrer que tout entier s'écrit de manière unique sous la forme avec et . En déduire, par sommation par paquets, que
4. En admettant que , en déduire la valeur de .
Familles sommables de réels positifs : sommation par paquets, Fubini positifCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
Pour , on note .
1. Montrer que la famille est sommable et que sa somme vaut .
2. On pose . Montrer que la famille est sommable et calculer sa somme.
3. Montrer que la famille n'est pas sommable.
4. Question de méthode. Rédiger en trois lignes la procédure générale « sommabilité d'abord, valeur ensuite » pour une famille de réels positifs, et expliquer pourquoi elle est plus simple que dans le cas d'une famille de nombres complexes.
Séries à termes positifs : majoration des sommes partiellesThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positives
Le critère étudié ici, parfois appelé règle de d'Alembert, n'est pas un résultat du cours de MPSI : il est donc interdit de le citer tel quel dans une copie. Il se redémontre à chaque usage par comparaison avec une série géométrique, et c'est exactement l'objet de cet exercice, dont la rédaction est à savoir reproduire.
Soit une suite de réels strictement positifs telle que .
1. On suppose . On pose . Montrer qu'il existe un rang tel que pour tout , en déduire que pour tout , puis conclure que la série converge.
2. On suppose , le cas étant inclus. Montrer que la suite ne tend pas vers , et conclure.
3. Montrer, à l'aide des deux exemples et , que le cas ne permet aucune conclusion.
4. Déterminer la nature des séries suivantes.
a.
b.
c.
d.
Comparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de RiemannThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positives
Le résultat démontré dans cet exercice, connu sous le nom de critère des séries de Bertrand, n'est pas un résultat du cours de MPSI : il ne peut jamais être cité tel quel. Il doit être redémontré à chaque usage, et c'est ce que l'on fait ici une fois pour toutes, avec la rédaction attendue.
Soient et deux réels. On étudie la série , dont on note le terme général.
1. On suppose . Montrer que la série converge, en la comparant à une série de Riemann avec .
2. On suppose . Montrer, par la même technique, que la série diverge.
3. On suppose . Montrer, par comparaison série-intégrale avec la fonction , que la série converge si et seulement si . On traitera séparément les cas , , et .
4. Déterminer la nature des séries suivantes.
a.
b.
c.
d.
Comparaison série-intégrale, méthode des rectangles et séries de RiemannLien suite-série et séries télescopiquesCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
Pour , on pose et .
1. Montrer que , puis que .
2. En déduire, par le lien suite-série, que la suite converge. On note sa limite, appelée constante d'Euler. Écrire le développement asymptotique de qui en résulte.
3. Montrer que pour tout , et en déduire que .
4. Déterminer .
5. En déduire la somme de la série harmonique alternée , en passant par sa somme partielle d'indice pair .
6. On pose . Montrer que , puis que , c'est-à-dire .
Séries à termes positifs : majoration des sommes partiellesThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positives
Le critère établi dans cet exercice est un résultat classique, mais il ne figure pas au programme de MPSI : il ne peut pas être cité tel quel et doit être redémontré à chaque usage. Sa démonstration ne repose que sur le regroupement des termes par paquets de longueurs et sur la majoration des sommes partielles.
Soit une suite positive et décroissante.
1. Montrer que pour tout entier :
2. En déduire que les séries et sont de même nature.
3. Retrouver le critère de convergence des séries de Riemann , pour réel.
4. Retrouver, dans le cas , le résultat des séries de Bertrand : pour réel, la série converge si et seulement si .
Séries à termes positifs : majoration des sommes partiellesSéries numériques : sommes partielles, convergence, somme et resteThéorèmes de comparaison et d'équivalence pour les séries positives
Soit une suite positive et décroissante telle que la série converge. On note ses sommes partielles.
1. Montrer que .
2. En déduire que , puis que .
3. Application. Redémontrer la divergence de la série harmonique .
4. Montrer que l'hypothèse de décroissance est indispensable : construire une suite positive telle que converge et que ne tende pas vers .
5. La réciproque est-elle vraie ? Autrement dit, si est positive décroissante et si , la série converge-t-elle nécessairement ?
Théorème spécial des séries alternées : signe et majoration du resteCalcul de la somme d'une série et estimation des restesSéries géométriques et série exponentielle
L'objectif est d'établir de deux façons indépendantes que
On note et .
Partie A. Par les sommes partielles.
1. Justifier la convergence de la série .
2. Montrer que pour tout , .
3. En utilisant le développement établi à l'exercice 23, conclure.
Partie B. Par une intégrale.
4. Établir, pour tout réel et tout , l'identité .
5. Intégrer cette identité sur et en déduire que .
6. Majorer par et conclure.
7. En déduire la valeur de , et commenter le rapport entre ce calcul et le développement asymptotique de .
Familles sommables de complexes, théorème de Fubini et produit de CauchySéries géométriques et série exponentielleCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
On rappelle le théorème du produit de Cauchy : si les séries et sont absolument convergentes, alors la série de terme général est absolument convergente et
Dans tout l'exercice, désigne un réel (ou un complexe) tel que . À chaque question, on vérifiera explicitement l'hypothèse de convergence absolue avant d'appliquer le théorème.
1. Calculer le produit de Cauchy de par elle-même, et en déduire .
2. En recommençant l'opération, montrer que .
3. Calculer le produit de Cauchy de par et retrouver ainsi .
4. Calculer le produit de Cauchy de par elle-même et en déduire .
5. Montrer que .
Familles sommables de réels positifs : sommation par paquets, Fubini positifFamilles sommables de complexes, théorème de Fubini et produit de CauchyCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
Pour on pose (série de Riemann convergente). On note
1. Montrer que la famille est sommable (on sommera d'abord en , à fixé).
2. En déduire, par interversion, que .
3. Montrer de même que .
4. Question de rigueur. Expliquer précisément où la sommabilité a été utilisée, et ce qui pourrait se passer si l'on omettait de la vérifier.
Convergence absolue, domination et suites sommablesThéorème spécial des séries alternées : signe et majoration du resteCalcul de la somme d'une série et estimation des restesSéries géométriques et série exponentielle
La technique étudiée ici, appelée transformation d'Abel, est l'analogue discret de l'intégration par parties. Elle ne figure pas au programme de MPSI : elle ne peut pas être citée telle quelle et doit être redémontrée à chaque usage. C'est exactement l'objet de cet exercice, dont la rédaction est à savoir reproduire. Elle donne accès aux séries de signe variable qui ne sont pas alternées, que le théorème spécial ne sait pas traiter.
Dans tout l'exercice, désigne un réel tel que , c'est-à-dire . Pour on pose
1. Calculer et démontrer que, pour tout ,
On notera ce majorant, qui ne dépend que de . La suite est donc bornée, alors qu'elle ne converge pas.
2. La transformation d'Abel. Soit une suite de réels. Démontrer que, pour tout ,
3. On suppose désormais la suite positive, décroissante et de limite nulle. Démontrer que la série converge absolument, puis que la série converge.
4. En déduire que, pour tout réel et tout , les séries
convergent.
5. Soit . Démontrer que la série diverge. On pourra minorer par et linéariser. Que peut-on en conclure sur la série ?
6. Que devient le résultat de la question 3. pour ? Quel théorème du cours retrouve-t-on ainsi ?
Théorème spécial des séries alternées : signe et majoration du resteCalcul de la somme d'une série et estimation des restesFamilles sommables de complexes, théorème de Fubini et produit de Cauchy
Cet exercice construit un exemple explicite et entièrement guidé. Aucun théorème général de réarrangement n'est au programme, et il n'en sera énoncé aucun : tout se démontre ici à la main, sur cet exemple.
On sait (exercice 26) que . On réécrit les mêmes termes dans un autre ordre, en énumérant, pour , les trois termes
dans cet ordre, ce qui produit la suite de termes
On note la somme des premiers termes ainsi énumérés, et .
1. Vérifier que chaque terme de la série harmonique alternée apparaît une fois et une seule dans cette énumération, puis montrer que pour tout ,
2. Montrer que .
3. À l'aide du développement , en déduire la limite de .
4. Montrer que et ont la même limite, et conclure.
5. Expliquer pourquoi un tel phénomène est impossible pour une famille sommable, et ce que l'on en déduit sur la famille .
Familles sommables de réels positifs : sommation par paquets, Fubini positifFamilles sommables de complexes, théorème de Fubini et produit de CauchyCalcul de la somme d'une série et estimation des restes
Soit . Pour , on note le nombre de diviseurs positifs de et la somme des diviseurs positifs de . Par exemple et .
1. Montrer que la famille est sommable. On sommera à fixé, puis on majorera par .
2. En sommant par paquets suivant la valeur du produit , montrer que
3. Adapter la méthode à la famille pour montrer que .
4. Application numérique. Montrer que , puis en donner un encadrement à près, en majorant le reste par une série géométrique (calculatrice autorisée pour l'application numérique).
5. Justifier que le nombre de couples tels que vaut bien .
Familles sommables de complexes, théorème de Fubini et produit de CauchyConvergence absolue, domination et suites sommablesCalcul de la somme d'une série et estimation des restesSéries géométriques et série exponentielle
Pour , on pose .
1. Montrer que la série converge absolument pour tout , par comparaison avec une série géométrique à partir du rang . L'application est donc bien définie sur .
2. À l'aide du produit de Cauchy et de la formule du binôme, montrer que pour tous .
3. En déduire que pour tout , que , et que est un morphisme du groupe dans le groupe .
4. Montrer que , et en déduire que pour tout .
5. Application. Pour , montrer que
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.