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MP · Chapitre 05
32 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
32 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Séries à termes positifs : majoration, comparaison, domination et équivalents
Déterminer la nature de chacune des séries suivantes. Toutes sont à termes positifs : on précisera à chaque fois l'équivalent, la majoration ou la minoration utilisée, ainsi que la série de référence invoquée.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
Règle de d'Alembert
Déterminer la nature de chacune des séries suivantes, dont le terme général est strictement positif, en appliquant la règle de d'Alembert. On calculera à chaque fois le rapport sous forme simplifiée avant d'en chercher la limite.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Séries à valeurs dans un espace normé de dimension finie : sommes partielles, convergence, somme, restesSéries de signe quelconque : convergence absolue et séries alternées
Rappeler la condition nécessaire de convergence d'une série, et définir la divergence grossière.
Montrer que chacune des séries suivantes diverge grossièrement.
a.
b.
c.
d.
Cas vectoriel. Soit . Montrer que diverge grossièrement, en précisant quelle propriété de la dimension finie on utilise.
Montrer que la condition de la question 1 n'est pas suffisante : étudier la série en calculant explicitement ses sommes partielles.
Que peut-on dire d'une série dont le terme général tend vers ?
Lien suite-série et séries télescopiquesCalcul explicite de la somme d'une série
Dans les questions 1 à 4, montrer que la série proposée converge et calculer sa somme. On écrira à chaque fois explicitement la somme partielle de rang avant de passer à la limite.
. On écrira la somme partielle sous forme d'un produit télescopé.
Énoncer le principe du lien suite-série. L'illustrer en montrant que la suite converge, où , par l'étude de la série .
Séries à valeurs dans un espace normé de dimension finie : sommes partielles, convergence, somme, restesConvergence absolue et convergence en dimension finie
Soit un espace vectoriel normé de dimension finie, muni d'une base . Rappeler pourquoi la convergence d'une série d'éléments de équivaut à la convergence de chacune des séries de coordonnées dans .
Étudier la convergence et la convergence absolue de , où pour , puis calculer la première coordonnée de sa somme.
Étudier , où .
Étudier , où . On calculera les coefficients de la somme qui peuvent l'être exactement.
Donner un exemple de série à valeurs dans qui converge sans converger absolument.
Comparaison série-intégrale et séries de Riemann
Soit une fonction continue, positive et décroissante sur .
En déduire que, pour tout , , où . En déduire .
Par la même méthode, encadrer et en déduire que .
Retrouver, par comparaison série-intégrale, la nature de la série de Riemann pour . On traitera séparément les cas et .
Vérifier numériquement l'encadrement de la question 2 pour et .
Calcul explicite de la somme d'une série
Pour chacune des séries suivantes, justifier la convergence puis calculer la somme exacte.
. On raisonnera uniquement sur les sommes partielles, dont on donnera une expression close.
Théorème de Cesàro et moyennes
Énoncer le théorème de Cesàro.
Déterminer .
Déterminer .
Déterminer .
Montrer que la réciproque du théorème de Cesàro est fausse, en traitant le cas . On calculera explicitement la moyenne selon la parité de .
Déterminer .
Séries à termes positifs : majoration, comparaison, domination et équivalentsSéries de signe quelconque : convergence absolue et séries alternées
Déterminer la nature de chacune des séries suivantes. Dans chaque cas, on écrira explicitement le développement limité du terme général qui permet de conclure.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Séries de signe quelconque : convergence absolue et séries alternées
Rappeler l'énoncé du théorème d'équivalence pour les séries à termes positifs, et souligner le rôle exact joué par l'hypothèse de signe.
Pour , on pose
Montrer que .
Montrer que converge et que diverge. Que peut-on en conclure sur la portée du théorème de la question 1 ?
Étudier de la même manière la série : écrire le développement limité du terme général, séparer la partie alternée de la partie de signe constant, puis conclure.
Énoncer la règle pratique à retenir : avec quel outil traite-t-on une série dont le terme général n'est pas de signe constant ?
Comparaison série-intégrale et séries de RiemannDéveloppements asymptotiques de sommes partielles et de restes
Pour , on note la somme partielle de la série harmonique, et l'on pose .
Pour , on pose . Montrer que et que la série converge.
En déduire, par le lien suite-série, l'existence d'un réel tel que
Retrouver ce résultat par comparaison série-intégrale : encadrer , puis montrer que la suite est décroissante et minorée.
Déduire de la question 3 un encadrement numérique de , et le comparer à la valeur
Déterminer un équivalent, puis la limite, de . Déterminer enfin la nature de la série .
Comparaison série-intégrale et séries de RiemannDéveloppements asymptotiques de sommes partielles et de restes
Applications numériques. Donner un équivalent de , de et de .
En déduire la nature de la série , où .
Déterminer un équivalent de , en vérifiant explicitement les hypothèses du théorème de sommation des relations de comparaison.
Séries de matrices et d'endomorphismes, série géométrique et exponentielleConvergence absolue et convergence en dimension finie
Soit . On munit de l'application
Montrer que est une norme sur , puis qu'elle est sous-multiplicative : pour toutes matrices et .
Soit telle que . Montrer que la série converge absolument, donc converge.
Montrer que est inversible et que
On passera à la limite dans l'identité .
Vérifier que , calculer , puis contrôler le résultat sur les premières sommes partielles.
Séries de matrices et d'endomorphismes, série géométrique et exponentielle
On munit de la norme de l'exercice précédent, dont on admettra qu'elle est sous-multiplicative : .
Montrer que pour toute matrice , la série converge absolument. On note sa somme.
Calculer pour .
Calculer pour , puis pour .
Montrer que pour toute matrice inversible et toute matrice ,
(La matrice nilpotente de la question 3 est notée et non pour ne pas entrer en conflit avec la norme .)
Sommation des relations de comparaison : restes et sommes partielles
Énoncer précisément le théorème de sommation des relations de comparaison dans le cas d'une série de référence convergente à termes positifs, dans ses trois versions : , et .
Application. Soit . Donner un équivalent du reste .
Application. Même question pour .
Application. Soit . Montrer que le reste est un , puis en donner un équivalent.
Contre-exemple. Montrer sur un exemple que la conclusion tombe si la série de référence n'est pas à termes positifs.
Dans chaque application, on vérifiera explicitement les hypothèses du théorème.
Sommation des relations de comparaison : restes et sommes partielles
Énoncer précisément le théorème de sommation des relations de comparaison dans le cas d'une série de référence divergente à termes positifs, dans ses trois versions : , et .
Application. Montrer que .
Application. Montrer que .
Application. Montrer que .
Contre-exemple. Montrer que la conclusion tombe si la suite de référence n'est pas de signe constant.
Dans chaque application, on vérifiera explicitement les hypothèses du théorème.
Théorème de Cesàro et moyennes
On rappelle le théorème de Cesàro : si est une suite de réels convergeant vers , alors la suite des moyennes arithmétiques converge vers la même limite,
L'objet de l'exercice est d'exploiter ce théorème sous ses deux formes usuelles.
Soit une suite réelle telle que . Montrer que .
Version multiplicative. Soit une suite de réels strictement positifs telle que avec . Montrer que .
Application : montrer que .
Application : déterminer .
Montrer que la réciproque de la question 2 est fausse : exhiber une suite de réels strictement positifs telle que converge sans que converge.
Calcul explicite de la somme d'une série
Pour chacune des quatre séries suivantes, justifier la convergence, puis calculer la somme exacte en décomposant le terme général en éléments simples et en télescopant.
Règle de d'AlembertSéries à termes positifs : majoration, comparaison, domination et équivalents
On rappelle la règle de d'Alembert : si est une suite de réels strictement positifs telle que , alors converge si , et diverge grossièrement si . Le cas est un cas douteux : la règle ne conclut pas.
Soit et . Calculer . Qu'en déduit-on sur la capacité de la règle de d'Alembert à distinguer les séries de Riemann les unes des autres ?
Soient et . Étudier la nature de en discutant selon , sans oublier le cas limite .
Soit . Étudier la nature de , cas limite compris.
On pose, pour , .
a. Montrer que : la règle de d'Alembert ne conclut pas.
b. Montrer que la suite est croissante et que la suite est décroissante. En déduire un encadrement de de la forme .
c. En déduire la nature de . La série est-elle grossièrement divergente ?
Énoncer une règle pratique : dans quelles situations la règle de d'Alembert est-elle l'outil pertinent, et dans lesquelles faut-il l'écarter d'emblée ?
Séries à termes positifs : majoration, comparaison, domination et équivalents
Soient et deux suites de réels positifs telles que les séries et convergent. Pour chacune des affirmations suivantes, donner une démonstration ou un contre-exemple.
converge.
converge.
converge.
converge.
converge.
converge.
Question ouverte. On suppose maintenant que diverge (les restant positifs). Que peut-on dire de ? Démontrer complètement la réponse.
Comparaison série-intégrale et séries de Riemann
Soient et deux réels. On appelle série de Bertrand la série
Ce résultat n'est pas exigible : il doit être redémontré à chaque utilisation, ce que fait cet exercice.
On suppose . En comparant à une série de Riemann d'exposant intermédiaire bien choisi entre et , montrer que la série converge, et ceci quel que soit .
On suppose . Par une comparaison analogue, montrer que la série diverge, quel que soit .
On suppose .
a. Traiter d'abord le cas par comparaison directe avec la série harmonique.
b. On suppose . Montrer que la fonction est continue, positive et décroissante sur , puis calculer pour tout entier , en distinguant et .
c. En déduire la nature de la série selon la valeur de .
Énoncer le résultat complet sous forme de synthèse.
Déterminer la nature des quatre séries suivantes.
a.
b.
c.
d.
Développements asymptotiques de sommes partielles et de restesSommation des relations de comparaison : restes et sommes partielles
On note la somme partielle de la série harmonique. On admet l'existence d'un réel (la constante d'Euler) tel que
L'objet de l'exercice est d'obtenir le terme suivant de ce développement asymptotique.
Développer cette différence à l'ordre utile et montrer que .
Par sommation des relations de comparaison dans le cas convergent (dont on vérifiera soigneusement les hypothèses), en déduire que . On établira au passage que .
Conclure, puis vérifier numériquement la précision du résultat pour et .
En déduire un développement asymptotique à deux termes de .
Lien suite-série et séries télescopiquesDéveloppements asymptotiques de sommes partielles et de restes
Le but de l'exercice est de démontrer entièrement la formule de Stirling. On pose, pour ,
Montrer que , puis, par un développement limité soigné, que .
En déduire, par le lien suite-série, que la suite converge, puis qu'il existe une constante telle que
On admet le résultat de première année sur les intégrales de Wallis : la suite vérifie . Exprimer à l'aide de factorielles, puis en déduire que .
Énoncer la formule de Stirling et vérifier numériquement sa précision pour .
Applications. Donner un équivalent de , puis déterminer, selon le réel , la nature de la série .
Sommation des relations de comparaison : restes et sommes partiellesLien suite-série et séries télescopiques
Soit et soit la suite définie par la relation de récurrence
Montrer que la suite est bien définie, à valeurs dans , décroissante, et qu'elle converge vers .
On pose . Montrer que . On détaillera entièrement le développement limité utilisé.
En déduire que , puis que .
En déduire la nature des séries , et .
Vérifier numériquement l'équivalent obtenu, pour et .
Séries à termes positifs : majoration, comparaison, domination et équivalentsCalcul explicite de la somme d'une série
Soit une suite de réels positifs telle que la série converge. On note et, pour , on pose
Justifier que est bien défini, que , et que .
Montrer que pour tout :
On détaillera soigneusement l'interversion des deux sommes finies.
Application. Calculer pour , et en déduire la valeur de .
Application. Montrer que pour la série converge, alors que pour elle diverge.
Séries à valeurs dans un espace normé de dimension finie : sommes partielles, convergence, somme, restesConvergence absolue et convergence en dimension finie
Soit un espace vectoriel normé sur , de dimension finie , dont la norme est notée . Soit une suite d'éléments de .
Montrer que si la série numérique converge, alors la série converge dans . On raisonnera sur les coordonnées dans une base de , en s'appuyant sur l'équivalence des normes en dimension finie.
Sous cette hypothèse, montrer l'inégalité triangulaire infinie
Donner un exemple de série de vecteurs de qui converge sans converger absolument. La réciproque de la question 1 est donc fausse.
Soit, pour ,
Étudier la convergence et la convergence absolue de , puis donner la troisième coordonnée de la somme.
Séries à termes positifs : majoration, comparaison, domination et équivalentsComparaison série-intégrale et séries de Riemann
Soit une suite de réels positifs et décroissante.
En déduire le critère de condensation : la série converge si et seulement si la série converge.
Retrouver par ce critère la nature des séries de Riemann selon .
Déterminer de même la nature de selon .
Montrer sur un contre-exemple explicite que l'hypothèse de décroissance est indispensable.
Calcul explicite de la somme d'une sérieLien suite-série et séries télescopiques
On énoncera précisément l'hypothèse qui rend la formule valable et on expliquera pourquoi elle est indispensable.
En déduire la convergence et la somme de .
Sur le même principe, calculer . Indication : . On calculera la somme partielle d'ordre de façon exacte.
Vérifier numériquement les deux résultats sur les premiers termes.
Règle de d'AlembertSommation des relations de comparaison : restes et sommes partielles
Soit une suite de réels strictement positifs telle qu'il existe vérifiant
Ce résultat, connu sous le nom de règle de Raabe-Duhamel, n'est pas au programme : l'exercice le fait démontrer entièrement.
Pourquoi la règle de d'Alembert ne permet-elle pas de conclure ?
On pose . Montrer que est bien défini et que .
En déduire qu'il existe une constante telle que .
Conclure : la série converge si et seulement si .
Application. Étudier la nature de
puis celle de la même série dont le terme général est divisé par , en discutant selon .
Sommation des relations de comparaison : restes et sommes partiellesDéveloppements asymptotiques de sommes partielles et de restes
Soit et soit la suite définie par la relation de récurrence
Montrer que est bien définie, à valeurs dans , décroissante, et qu'elle converge vers .
Montrer que , puis en déduire .
Montrer que , puis que
On utilisera la sommation des relations de comparaison dans le cas divergent, dont on vérifiera explicitement les hypothèses.
En déduire que .
Déterminer la nature des séries , et .
Séries de matrices et d'endomorphismes, série géométrique et exponentielleSéries à valeurs dans un espace normé de dimension finie : sommes partielles, convergence, somme, restes
On munit de
dont on admettra qu'elle est sous-multiplicative : . On munit de .
Soient telle que , et . On définit la suite de vecteurs par
Montrer que est inversible. On pose alors . Montrer que .
En déduire que , que la série converge, et calculer sa somme en fonction de , et .
Application numérique. On prend et
Vérifier que , calculer , puis la somme de la série. Tous les calculs matriciels seront détaillés et contrôlés.
Montrer que la convergence est géométrique : majorer par pour une constante que l'on précisera.
Que devient l'étude si l'on remplace l'hypothèse par « est nilpotente » ? Traiter complètement ce cas.
Séries de signe quelconque : convergence absolue et séries alternéesDéveloppements asymptotiques de sommes partielles et de restesCalcul explicite de la somme d'une série
Pour , on pose
et on admet le développement asymptotique , où désigne la constante d'Euler.
Montrer que , puis que .
En déduire que la série converge et que sa somme vaut .
On note le reste d'ordre de cette série. Montrer que , puis, plus finement, que
Indication : grouper les termes deux par deux pour se ramener à une série à termes de signe constant.
En déduire un développement asymptotique à deux termes de .
Applications. Déterminer la nature des séries et .
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.