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ECG appliquées · Chapitre 04 · Premier semestre
36 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
36 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Généralités : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées
On considère les trois suites suivantes.
1. Préciser, pour chacune de ces trois suites, son mode de définition.
2. Calculer , , , et . La suite semble-t-elle monotone ?
3. Calculer , et . Peut-on obtenir sans calculer tous les termes qui le précèdent ?
4. Calculer , et sous forme de fractions irréductibles. À partir de quel rang la suite est-elle définie, et pourquoi ?
Suites arithmétiques : terme général, somme de termes consécutifsSuites géométriques : terme général, somme des puissances d'une raison
1. Pour chacune des suites suivantes, dire si elle est arithmétique, géométrique, ou ni l'une ni l'autre. Chaque réponse sera prouvée par le calcul de ou de , et l'on précisera, le cas échéant, la raison et le premier terme.
a.
b.
c.
d. et
e.
f. et
g.
2. On pose, pour tout , , où est la suite de l'item f. Démontrer que est géométrique, en déduire une expression de en fonction de , puis calculer .
3. Une suite peut-elle être à la fois arithmétique et géométrique ? Donner un exemple et le justifier.
Généralités : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées
1. Soit la suite définie, pour tout , par . Étudier son sens de variation à l'aide du signe de .
2. Soit la suite définie, pour tout , par . Vérifier que tous ses termes sont strictement positifs, puis étudier son sens de variation à l'aide du quotient .
3. Soit la fonction définie sur par , et soit la suite définie par pour tout . Étudier les variations de , dresser son tableau de variations, puis en déduire le sens de variation de .
4. La suite définie par est-elle monotone ? Justifier.
Généralités : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées
1. Soit la suite définie, pour tout , par . Vérifier que , puis démontrer que est bornée en exhibant un minorant et un majorant explicites.
2. Soit la suite définie, pour tout , par . Démontrer que est minorée par . Est-elle majorée ?
3. Démontrer que les suites et définies par et sont bornées.
4. La suite de la question 3. est bornée. Converge-t-elle ? Qu'en conclure sur le lien entre « bornée » et « convergente » ?
Suites arithmétiques : terme général, somme de termes consécutifs
Soit la suite arithmétique de premier terme et de raison .
1. Donner l'expression de en fonction de , puis calculer .
2. Soit une suite arithmétique telle que et . Déterminer sa raison, puis son terme général .
3. Calculer les deux sommes suivantes :
4. Un épargnant verse € sur un compte le premier mois, puis, chaque mois, € de plus que le mois précédent. Quel montant verse-t-il le douzième mois ? Quelle somme totale a-t-il versée au bout de douze mois ?
Suites géométriques : terme général, somme des puissances d'une raison
Soit la suite géométrique de premier terme et de raison .
1. Donner l'expression de en fonction de , puis calculer .
2. Rappeler la formule donnant lorsque , puis calculer .
3. Calculer .
4. Soit une suite géométrique à termes strictement positifs telle que et . Déterminer sa raison, puis son terme général.
5. Déterminer la limite de la suite définie par dans chacun des trois cas , puis , puis .
Limite d'une suite : convergence, divergence, limites infinies, unicité
1. Donner la limite de chacune des suites suivantes, toutes définies pour , ou dire qu'elle n'en admet pas.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
2. Déterminer le plus petit rang à partir duquel tous les termes de appartiennent à l'intervalle ouvert . Combien de termes de la suite sont en dehors de cet intervalle ?
3. Déterminer le plus petit rang à partir duquel .
4. Démontrer que la suite n'admet pas de limite, en revenant à la définition de la convergence par intervalles ouverts.
Croissances comparées des suites usuelles
1. Déterminer la limite de chacune des suites suivantes, définies pour , lorsque tend vers .
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
2. Ranger les trois suites , et de la plus lente à la plus rapide, en justifiant par deux limites.
3. En déduire la limite de . Commenter.
Suites u(n+1) = f(u(n)) hors des cas usuels : étude guidée par l'énoncé (conjecture graphique, encadrement, monotonie, limite)Généralités : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées
Soit la fonction définie sur par , et soit la suite définie par
La figure ci-dessous représente la courbe de sur , la droite d'équation en pointillés, et le terme initial placé sur l'axe des abscisses.
Cette récurrence n'entre dans aucune des quatre familles usuelles, et aucune méthode générale n'est attendue : les quatre questions ci-dessous conduisent l'étude pas à pas. Le dessin sert à conjecturer, comme le programme le demande explicitement pour les suites, jamais à démontrer.
1. Décrire précisément la construction graphique qui permet de placer , puis sur l'axe des abscisses, et la réaliser sur la figure. Donner les valeurs approchées ainsi lues.
2. Conjecturer le sens de variation de la suite et sa limite.
3. Calculer et par le calcul, sous forme de fractions irréductibles. Ces valeurs confirment-elles la lecture graphique ?
4. Résoudre l'équation sur . Quel lien cette résolution a-t-elle avec la limite conjecturée à la question 2. ?
Suites arithmétiques : terme général, somme de termes consécutifsSuites géométriques : terme général, somme des puissances d'une raison
On rappelle les deux formules de sommation à connaître : pour tout entier et tout réel ,
Plus généralement, une somme de termes consécutifs d'une suite arithmétique vaut le nombre de termes multiplié par la demi-somme du premier et du dernier terme.
Calculer les sommes suivantes.
a.
b. , pour
c.
d. , pour
Calculer, pour tout , la somme .
Vérifier la formule obtenue à la question 2. pour , et .
Déterminer .
Déterminer .
Suites géométriques : terme général, somme des puissances d'une raisonModélisation économique : intérêts, amortissement, multiplicateur keynésien
Un plan d'épargne rapporte par an, à intérêts composés : un capital placé est multiplié par chaque année.
Une épargnante y verse euros à la fin de chaque année, à partir de la fin de la première année. Les versements ne rapportent donc des intérêts qu'à compter de l'année suivante.
Pour , on note le capital disponible sur le plan juste après le versement de la fin de l'année .
1. Calculer , et en suivant l'histoire année après année.
2. Soit et un entier compris entre et . Justifier que le versement effectué à la fin de l'année vaut à la fin de l'année , puis en déduire que
3. À l'aide du changement d'indice , démontrer que, pour tout ,
4. Vérifier cette formule sur , et .
5. Calculer , arrondi au centime. Quelle part de ce capital provient des intérêts ?
6. Déterminer le plus petit nombre d'années au bout duquel le capital dépasse euros. On rappelle que la fonction est strictement croissante sur et que pour tout réel .
Généralités : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornéesSuites u(n+1) = f(u(n)) hors des cas usuels : étude guidée par l'énoncé (conjecture graphique, encadrement, monotonie, limite)Suites arithmético-géométriques : point fixe et retour au cas géométrique
On considère la suite définie par
et la fonction définie sur par , de sorte que pour tout .
Cette suite est arithmético-géométrique, puisque : la section 3 du cours en donnera le terme général explicite. L'objet de cet exercice est autre, et c'est ce que demandent la plupart des énoncés : conduire l'étude sans formule explicite, question par question, avec les seuls outils du chapitre.
1. Calculer , et sous forme de fractions, puis en donner une valeur décimale. Quelles conjectures peut-on formuler ?
2. Déterminer le sens de variation de sur , puis résoudre l'équation .
3. Démontrer par récurrence que, pour tout , . Que peut-on en déduire sur la suite ?
4. Démontrer par récurrence, en utilisant le sens de variation de , que la suite est croissante.
5. Retrouver ce résultat en étudiant le signe de . La croissance est-elle stricte ?
6. Récapituler ce que l'on a démontré sur et formuler une conjecture sur son comportement lorsque tend vers .
Suites arithmético-géométriques : point fixe et retour au cas géométrique
Une suite est dite arithmético-géométrique lorsqu'il existe deux réels et tels que pour tout . On traite ici deux exemples en parallèle :
1. Calculer , , et , , .
2. Pour chacune des deux suites, résoudre dans l'équation associée. Le réel obtenu est appelé point fixe.
3. On pose pour tout . Démontrer que est géométrique, préciser sa raison et son premier terme, puis en déduire et en fonction de . Vérifier la formule obtenue sur , et .
4. Reprendre la même méthode pour , en posant .
5. Étudier la monotonie de chacune des deux suites.
6. Déterminer la limite de chacune des deux suites.
7. On considère enfin la suite définie par et . Montrer que l'équation du point fixe n'a pas de solution, expliquer pourquoi la méthode précédente échoue, et déterminer malgré tout en fonction de ainsi que la limite de .
Suites arithmético-géométriques : point fixe et retour au cas géométriqueModélisation économique : intérêts, amortissement, multiplicateur keynésien
Deux enseignes de bricolage, et , se partagent la totalité de la clientèle d'une ville : tout client est client de l'une ou de l'autre, et d'une seule.
Une étude montre que, d'une année sur l'autre :
Pour , on note la part de marché de l'enseigne au bout de années, exprimée en proportion de la clientèle totale. La part de marché de est donc . Au départ, détient un quart du marché : .
1. Calculer en détaillant d'où viennent les clients de au bout d'un an.
2. Démontrer que, pour tout , .
3. Résoudre l'équation . On pose alors pour tout : démontrer que est géométrique et en déduire en fonction de .
4. Vérifier la formule obtenue sur , et .
5. Étudier la monotonie de , puis déterminer sa limite. Interpréter ce résultat pour les deux enseignes.
6. Déterminer la première année au bout de laquelle l'enseigne détient plus de du marché.
7. L'enseigne peut-elle un jour atteindre du marché ? Que se serait-il passé si elle avait démarré avec du marché ?
Suites géométriques : terme général, somme des puissances d'une raisonModélisation économique : intérêts, amortissement, multiplicateur keynésien
L'État engage une dépense publique de millions d'euros, avec . Cette somme devient un revenu pour ceux qui la reçoivent (entreprises, salariés), lesquels en dépensent une proportion , appelée propension marginale à consommer, avec , et épargnent le reste.
Cette nouvelle dépense devient à son tour un revenu, dont la proportion est de nouveau dépensée, et ainsi de suite. On appelle tour la -ième vague de dépenses ainsi engendrée, et on note son montant, en millions d'euros. Le tour est la dépense publique initiale, donc .
Pour , on note la dépense totale engendrée dans l'économie au terme des tours à .
1. Justifier que la suite est géométrique, préciser sa raison et exprimer en fonction de , et .
2. Démontrer que, pour tout , .
3. Vérifier cette formule pour et .
4. Déterminer la limite de la suite lorsque tend vers . Le nombre par lequel il faut multiplier pour obtenir cette limite s'appelle le multiplicateur keynésien : l'exprimer en fonction de .
5. On prend millions d'euros. Calculer le multiplicateur et l'effet total sur l'économie pour , puis pour .
6. Dans chacun de ces deux cas, déterminer le plus petit entier tel que atteigne de l'effet total. Commenter.
Récurrence linéaire d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)
On rappelle le résultat du cours, admis. Soient et deux réels avec , et une suite réelle vérifiant
On appelle équation caractéristique associée l'équation du second degré , c'est-à-dire , d'inconnue réelle .
Dans les deux cas, les réels et se déterminent à l'aide des deux premiers termes et . Lorsque l'équation caractéristique n'a aucune racine réelle, sa résolution fait intervenir les nombres complexes : ce cas est hors programme dans la filière ECG et ne sera pas rencontré.
On considère la suite définie par , et, pour tout ,
1. Calculer et .
2. Écrire l'équation caractéristique associée, la résoudre, et en déduire la forme générale de .
3. Déterminer et à l'aide de et , puis vérifier la formule obtenue sur et .
4. Déterminer la limite de la suite .
On considère la suite définie par , et, pour tout ,
5. Calculer et , puis écrire et résoudre l'équation caractéristique associée.
6. Déterminer et , puis vérifier la formule obtenue sur et .
7. Déterminer la limite de la suite .
Opérations sur les limites et formes indéterminées
Les théorèmes d'opérations sur les limites (somme, produit, quotient) permettent de conclure dans presque tous les cas. Ils échouent dans quatre situations seulement, appelées formes indéterminées :
Une forme indéterminée n'est pas une absence de limite : c'est un calcul qu'il faut transformer avant de conclure.
Dans chacune des questions suivantes, déterminer la limite de la suite proposée quand tend vers . Lorsqu'une forme indéterminée apparaît, on la nommera explicitement avant de la lever.
Quatre limites qui se lisent directement, sans transformation, pour .
a.
b.
c.
d.
, pour .
, pour .
.
, pour .
.
Opérations sur les limites et formes indéterminées
Un quotient dont le numérateur et le dénominateur tendent tous les deux vers l'infini est une forme indéterminée du type . La méthode est toujours la même : mettre en facteur, en haut comme en bas, le terme qui l'emporte sur tous les autres, puis simplifier.
On rappelle les limites de référence utilisées ici, admises : pour tous réels , et ,
Déterminer la limite de chacune des suites suivantes quand tend vers .
Quotients de polynômes.
a.
b.
c.
Quotients avec racines carrées, pour .
a.
b.
Quotients avec puissances et logarithme, pour .
a.
b.
Un cas où les deux étages contiennent une puissance : .
Sans refaire aucun calcul, indiquer pour chacun des huit quotients précédents quel terme l'emporte au numérateur et quel terme l'emporte au dénominateur, et expliquer comment on retrouve la limite à partir de ces deux seuls termes.
Passage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaison
On admet le théorème d'encadrement : si, à partir d'un certain rang, , et si et convergent vers un même réel , alors converge et .
Chaque question se traite selon le même plan, à reproduire à l'identique : encadrer entre deux suites dont on sait calculer la limite, calculer ces deux limites, vérifier qu'elles sont égales, conclure.
Soit la suite définie pour tout par .
a. Calculer , , et . La suite est-elle monotone ?
b. Démontrer que converge et préciser sa limite.
Soit une suite dont on ne sait rien, sinon que pour tout . On pose pour . Démontrer que converge et donner sa limite.
Pour tout entier , on pose , somme de termes.
a. Écrire et sous forme de fractions.
b. Démontrer que, pour tout entier tel que , on a , puis en déduire un encadrement de .
c. Déterminer la limite de .
Soit la suite définie pour tout par . Déterminer sa limite par encadrement.
Un élève écrit : « la suite n'a pas de limite, donc la suite n'en a pas non plus ». Expliquer précisément l'erreur de raisonnement.
Passage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaison
On admet les deux théorèmes de comparaison suivants.
Minoration. Si, à partir d'un certain rang, et si , alors .
Majoration. Si, à partir d'un certain rang, et si , alors .
Pour prouver qu'une suite tend vers , il suffit donc de la minorer par une suite plus simple qui explose. Attention au sens : une seule des deux inégalités est utile dans chaque cas.
Soit une suite telle que pour tout .
a. Que peut-on affirmer sur ? Justifier.
b. Une telle suite est-elle nécessairement croissante ? On donnera un exemple de suite non monotone vérifiant l'hypothèse.
Soit définie pour par . Démontrer que . On pourra utiliser l'égalité .
Pour , on pose , somme de termes.
a. Calculer et .
b. Démontrer que chacun des termes de la somme est supérieur ou égal à .
c. En déduire la limite de .
Soit définie pour par . Démontrer que . On pourra utiliser l'égalité .
Un élève affirme : « la suite vérifie pour tout , et tend vers , donc tend vers ». Montrer que ce raisonnement est faux en exhibant quatre suites vérifiant toutes cette majoration et ayant quatre comportements différents.
Théorème de la limite monotoneSuites u(n+1) = f(u(n)) hors des cas usuels : étude guidée par l'énoncé (conjecture graphique, encadrement, monotonie, limite)Généralités : modes de définition, monotonie, suites majorées, minorées, bornées
On admet le théorème de la limite monotone :
Cas croissant. Une suite croissante et majorée converge. Une suite croissante et non majorée tend vers .
Cas décroissant. Une suite décroissante et minorée converge. Une suite décroissante et non minorée tend vers .
Ce théorème donne l'existence de la limite, jamais sa valeur : il faut ensuite un second argument pour la calculer.
Partie A. Soit la suite définie par et, pour tout , .
Cette récurrence n'entre dans aucune des quatre familles usuelles : aucune formule ne donne en fonction de , et aucune méthode générale n'est attendue. Les cinq questions ci-dessous conduisent l'étude pas à pas.
Calculer , et sous forme de fractions irréductibles, puis en donner une valeur approchée à près. Quelle conjecture peut-on formuler ?
Démontrer par récurrence que, pour tout , est bien défini et .
Soit la fonction définie sur par , de sorte que pour tout . Vérifier que , en déduire par composition que est croissante sur , puis démontrer par récurrence que est croissante.
Que peut-on conclure ? Justifier en citant précisément le théorème utilisé, et expliquer pourquoi il ne donne pas encore la valeur de la limite.
Justifier que pour tout , puis, en passant à la limite dans cette égalité, démontrer que vérifie . En déduire la valeur exacte de .
Partie B. Soit la suite définie par et, pour tout , .
a. Démontrer par récurrence que pour tout (ce qui garantit au passage que la suite est bien définie).
b. Démontrer que est croissante.
c. Démontrer par récurrence que pour tout , puis en déduire que n'est pas majorée.
d. Conclure sur la limite de .
Suites adjacentes et suites extraites de rangs pairs et impairs
Deux suites et sont dites adjacentes lorsque les trois conditions suivantes sont réunies : est croissante, est décroissante, et .
On admet le théorème des suites adjacentes : deux suites adjacentes convergent vers une même limite , et de plus pour tout . Autrement dit, chaque rang fournit gratuitement un encadrement de .
Partie A. Pour tout entier , on pose et .
Calculer , , , , et .
Démontrer que les suites et sont adjacentes, en vérifiant les trois conditions dans l'ordre.
Que peut-on en déduire ? Ici la limite commune se calcule directement : la donner.
Écrire l'encadrement de fourni par le rang , et vérifier qu'il est bien vérifié par la valeur trouvée à la question 3.
On note l'amplitude de l'encadrement au rang .
a. Exprimer sous la forme d'une seule fraction et justifier que est décroissante.
b. Déterminer le plus petit entier tel que .
Partie B. Pour tout entier , on pose et .
Suites géométriques : terme général, somme des puissances d'une raisonModélisation économique : intérêts, amortissement, multiplicateur keynésien
Une entreprise achète une machine euros. Chaque année, la machine perd de la valeur qu'elle avait l'année précédente. On note sa valeur, en euros, au bout de années, de sorte que .
Valeurs numériques utiles : , , , , , , , .
a. Démontrer que est géométrique, préciser sa raison, puis donner en fonction de .
b. Calculer et de deux façons : par la baisse de , puis par la formule.
Calculer , arrondi à l'euro. Déterminer la limite de et l'interpréter en une phrase.
À partir de quelle année la valeur de la machine passe-t-elle sous les euros ? On résoudra l'inéquation à l'aide du logarithme népérien, en justifiant soigneusement le sens de l'inégalité obtenue.
L'entretien de la machine coûte euros la première année, et ce coût augmente de par an. On note le coût d'entretien cumulé sur les premières années.
a. Exprimer à l'aide d'une somme de termes d'une suite géométrique, puis sans symbole de somme.
b. Calculer , arrondi à l'euro.
Le comptable propose une autre méthode : un amortissement linéaire sur ans, c'est-à-dire une perte de valeur constante de euros par an. On note la valeur comptable obtenue par cette méthode au bout de années.
a. Justifier que est arithmétique et donner en fonction de .
b. Comparer et : quelle méthode donne la plus petite valeur comptable au bout de ans ?
c. Comparer et . Que constate-t-on ? Que vaut , et la suite peut-elle s'annuler ?
Récurrence linéaire d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)
On considère la suite définie par , et, pour tout ,
On rappelle le résultat admis en cours. Pour une suite vérifiant , on appelle équation caractéristique l'équation . Lorsqu'elle admet une racine double non nulle, il existe deux réels et tels que, pour tout ,
Calculer , et .
Écrire l'équation caractéristique associée à la relation de récurrence, calculer son discriminant et donner sa racine. Pourquoi ne peut-on pas chercher sous la forme ?
Vérification du terme en . Soit une racine double de l'équation , supposée non nulle.
a. Justifier que et .
b. On pose . Démontrer par le calcul que pour tout , c'est-à-dire que vérifie bien la relation de récurrence.
c. Écrire ce calcul dans le cas particulier de l'exercice, avec .
Déterminer et , donner le terme général de , puis vérifier la formule sur et .
Déterminer la limite de .
Démontrer que est strictement croissante, puis déterminer le plus petit rang à partir duquel . On donne et .
Calculer et déterminer sa limite. Interpréter le résultat obtenu.
Récurrence linéaire d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)Modélisation économique : intérêts, amortissement, multiplicateur keynésien
Un éleveur suit le nombre de femelles reproductrices de son troupeau. On note ce nombre pour l'année . Le modèle retenu repose sur deux observations.
Survie. D'une année sur l'autre, des femelles reproductrices le sont encore l'année suivante, les autres étant réformées.
Renouvellement. Chaque femelle reproductrice donne naissance en moyenne à femelle, qui devient reproductrice à son tour deux ans plus tard.
Le troupeau comptait femelles reproductrices la première année et la deuxième. Les effectifs calculés ne sont pas entiers : ils s'interprètent comme des moyennes.
Valeurs numériques utiles : et .
Justifier que, pour tout , .
Calculer , et (valeurs exactes ou arrondies à près).
Écrire l'équation caractéristique, calculer son discriminant et vérifier qu'elle admet bien deux racines réelles distinctes, que l'on notera et avec .
Donner le terme général en fonction de , puis vérifier la formule sur et .
Déterminer et interpréter.
Taux de croissance à long terme. Calculer en faisant apparaître le quotient , déterminer , puis en déduire . Exprimer le résultat en pourcentage annuel.
À partir de quelle année le troupeau compte-t-il plus de femelles reproductrices ? On pourra encadrer en majorant le terme en .
Variante. L'éleveur envisage un croisement pour lequel chaque femelle reproductrice ne donnerait plus que femelle atteignant la maturité, la survie restant de . Écrire la nouvelle relation de récurrence, résoudre son équation caractéristique et conclure sur le devenir du troupeau. Ce devenir dépend-il des effectifs initiaux ?
Croissances comparées des suites usuellesOpérations sur les limites et formes indéterminées
On rappelle les résultats de croissances comparées, admis : pour tous réels , et tout réel ,
On rappelle aussi que lorsque , et lorsque .
Déterminer la limite de chacune des suites suivantes. Pour chaque question, on demande de nommer la forme indéterminée, de mettre en facteur le terme dominant, puis de citer le résultat de croissances comparées utilisé.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Passage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaisonOpérations sur les limites et formes indéterminées
Dans tout l'exercice, les sommes comportent termes, et ce nombre de termes dépend de : c'est ce qui interdit d'appliquer les opérations usuelles sur les limites et impose la méthode de l'encadrement.
Mise en jambes. Pour , on pose . Calculer . Quelle est la limite de chacun des termes de la somme ? Et celle de ?
Pour , on pose .
a. Calculer et (valeurs approchées à près).
b. Démontrer que .
c. En déduire .
Pour , on pose . Déterminer par la même méthode. On rappelle que .
Pour , on pose . Déterminer . Comparer avec le résultat de la question 2 et expliquer la différence de comportement.
Quand la méthode ne suffit pas. Pour , on pose .
a. Écrire l'encadrement fourni par la méthode et montrer qu'il ne permet pas de conclure.
b. Démontrer néanmoins que converge, à l'aide d'un autre théorème du chapitre.
Pourquoi on ne passe pas à la limite terme à terme. Dans , chaque terme tend vers quand tend vers . Pourtant ne tend pas vers . Expliquer précisément quelle règle serait violée si l'on écrivait « la limite de la somme est la somme des limites, donc ».
Théorème de la limite monotonePassage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaison
On considère la suite définie par
Aucune formule explicite ne donne en fonction de : c'est le théorème de la limite monotone qui va fournir la convergence, et un encadrement géométrique qui va fournir la vitesse.
Calculer , et sous forme de fractions, puis en donner une valeur décimale exacte. Que peut-on conjecturer ?
Démontrer par récurrence que, pour tout , .
a. Montrer que, pour tout , .
b. En déduire le sens de variation de .
Justifier que converge. On note sa limite.
a. Montrer que vérifie , et résoudre cette équation.
b. Démontrer que (on pensera à utiliser le passage à la limite dans les inégalités).
Montrer que, pour tout , .
En déduire par récurrence que, pour tout , .
Déterminer le plus petit entier pour lequel la majoration précédente garantit . On donne et .
Suites adjacentes et suites extraites de rangs pairs et impairsLimite d'une suite : convergence, divergence, limites infinies, unicité
Lorsqu'une suite comporte un facteur , ses termes de rang pair et ses termes de rang impair ne se comportent pas de la même façon. Le programme fournit un outil adapté :
si et convergent vers la même limite , alors converge vers .
Cet exercice explore les deux situations : celle où les deux sous-suites ont des limites différentes, et celle où elles ont la même.
Partie A. Deux limites différentes
On pose, pour tout , .
Calculer , , et .
Exprimer et en fonction de , puis déterminer leurs limites.
Justifier que, pour tout , et .
En raisonnant par l'absurde et en utilisant la définition de la limite par intervalles ouverts, démontrer que diverge. On pourra supposer et considérer l'intervalle .
Partie B. Une seule et même limite
On pose maintenant, pour tout , .
Exprimer et en fonction de .
Démontrer que les suites et sont adjacentes.
En déduire que converge et préciser sa limite.
Partie C. Une alternance autour d'un point fixe
On considère enfin la suite définie par et .
Calculer , , et . Que remarque-t-on par rapport à la valeur ?
a. On pose . Montrer que est géométrique, en déduire en fonction de , puis vérifier la formule sur et .
b. Exprimer et , montrer que ces deux suites sont adjacentes et conclure sur la limite de .
Suites u(n+1) = f(u(n)) hors des cas usuels : étude guidée par l'énoncé (conjecture graphique, encadrement, monotonie, limite)Théorème de la limite monotone
On considère la fonction définie par et la suite définie par
Cette récurrence n'entre dans aucune des quatre familles usuelles : il n'existe pas de formule donnant en fonction de , et aucune méthode générale n'est exigible. Les huit questions ci-dessous conduisent l'étude, comme le ferait un sujet de concours, et chacune n'utilise que des outils du chapitre.
Déterminer l'ensemble de définition de et son sens de variation.
Calculer , et , en donnant les valeurs exactes puis des valeurs approchées à près.
Montrer que si , alors .
En déduire par récurrence que, pour tout , .
Monotonie. Étudier le signe de sur (on pourra comparer et ), puis en déduire le sens de variation de .
Justifier que converge, et noter sa limite.
Montrer que vérifie , résoudre cette équation, et déterminer .
Reprendre l'exercice avec : que deviennent la stabilité, la monotonie et la limite ?
Suites u(n+1) = f(u(n)) hors des cas usuels : étude guidée par l'énoncé (conjecture graphique, encadrement, monotonie, limite)Théorème de la limite monotonePassage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaison
Certains processeurs ne savent pas diviser : leur unité de calcul ne dispose que de l'addition, de la soustraction et de la multiplication. Pour obtenir un quotient, ils calculent d'abord l'inverse du diviseur par un procédé itératif, puis ils multiplient. On étudie ici ce procédé dans le cas du nombre , dont l'inverse vaut .
Soit la suite définie par
Cette récurrence n'entre dans aucune des quatre familles usuelles, et aucune méthode générale n'est attendue : l'étude est conduite question par question, avec les seuls outils du chapitre. On remarquera que le calcul de à partir de ne demande que deux multiplications et une soustraction, et jamais de division.
Valeurs numériques utiles : , , , .
Partie A. L'écart à l'inverse
Calculer et sous forme décimale exacte, et les comparer à .
On pose pour tout . Calculer , puis démontrer que pour tout .
Démontrer par récurrence que pour tout , puis en déduire que pour tout .
Démontrer que est strictement croissante. Que garantit alors le théorème de la limite monotone, et que ne garantit-il pas ?
Démontrer par récurrence que pour tout . En déduire la limite de , puis celle de . On pourra comparer et .
Partie B. La vitesse du procédé
Calculer les écarts pour allant de à , et commenter.
Déterminer le plus petit entier tel que .
Un autre procédé, plus naïf, partirait du même mais ne ferait que diviser l'écart par deux à chaque étape, c'est-à-dire produirait . Déterminer le plus petit entier tel que , et comparer avec la question 7.
Suites u(n+1) = f(u(n)) hors des cas usuels : étude guidée par l'énoncé (conjecture graphique, encadrement, monotonie, limite)Suites adjacentes et suites extraites de rangs pairs et impairs
On considère la fonction définie sur par , et la suite définie par
La figure ci-dessous représente la courbe de , la droite d'équation et la construction des premiers termes de la suite.
Ici la fonction est décroissante : la construction ne monte pas en escalier, elle s'enroule en escargot autour de la solution de . Sur cette suite précise, la conséquence se lit sur le dessin, les termes passant alternativement de part et d'autre de cette valeur : la suite n'est pas monotone, et le théorème de la limite monotone ne s'applique donc pas à . C'est la lecture séparée des rangs pairs et des rangs impairs qui va débloquer l'étude, et l'énoncé y conduit question par question. Aucun résultat général sur les récurrences à fonction décroissante n'est exigible au programme : tout ce qui suit s'obtient avec les seuls outils du chapitre, à partir des indications données.
Partie A. Lecture et premiers calculs
Lire sur la figure la position relative de , , , par rapport à la valeur , et conjecturer le comportement de la suite.
Calculer , , et sous forme de fractions irréductibles.
Démontrer par récurrence que, pour tout , est bien défini et .
Résoudre l'équation sur .
Partie B. Séparer les rangs pairs des rangs impairs
a. Montrer que est décroissante sur .
b. On pose . Justifier que est croissante sur , puis montrer que pour tout , .
Démontrer que est croissante et que est décroissante.
a. Montrer que, pour tout , .
b. En déduire que, pour tout , , puis que .
En déduire par récurrence que, pour tout ,
Suites adjacentes et suites extraites de rangs pairs et impairsPassage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaison
On s'intéresse à l'équation
et on pose , de sorte que l'équation s'écrit .
On admet que cette équation possède une solution dans l'intervalle . Le résultat qui garantit cette existence, le théorème des valeurs intermédiaires, sera vu au chapitre suivant : il n'est pas à démontrer ici. En revanche, l'unicité de la solution et tout ce qui suit se traitent avec les seuls outils de ce chapitre.
L'objectif est de construire deux suites qui encadrent d'aussi près que l'on veut.
Partie A. La solution et le procédé
Démontrer que la fonction est strictement croissante sur , et en déduire que la solution est unique.
Calculer et . Justifier que, pour tout réel ,
Effectuer les cinq premières étapes et présenter les résultats dans un tableau, avec les valeurs exactes de et le signe de .
Partie B. Deux suites adjacentes
Démontrer par récurrence que, pour tout , .
Démontrer que est croissante et que est décroissante.
En déduire que et sont adjacentes.
Démontrer par récurrence que, pour tout , , puis déterminer la limite commune de et .
Donner l'encadrement de obtenu après étapes, et préciser son amplitude.
Déterminer le plus petit nombre d'étapes garantissant un encadrement d'amplitude strictement inférieure à .
Récurrence linéaire d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)Modélisation économique : intérêts, amortissement, multiplicateur keynésien
Un éditeur de logiciels propose deux formules d'abonnement, Essentiel et Premium. On étudie la répartition de sa clientèle, dont l'effectif total est stable : personne n'arrive, personne ne part, mais des clients changent de formule d'une année sur l'autre.
Une étude interne établit que, chaque année :
Au lancement (année ), l'éditeur compte milliers d'abonnés, tous en formule Essentiel.
On note le nombre d'abonnés Essentiel et le nombre d'abonnés Premium, en milliers, à l'année . Ainsi et .
Partie A. Le modèle
Calculer , , et .
Démontrer que, pour tout , .
Partie B. Une récurrence d'ordre 2
Montrer que, pour tout , . On pourra exprimer en fonction de et à partir de la première équation, puis reporter dans la seconde.
Écrire l'équation caractéristique associée, vérifier qu'elle admet deux racines réelles distinctes et les déterminer.
En déduire l'expression de en fonction de , puis celle de . Vérifier les formules sur , et .
Partie C. Répartition asymptotique
Déterminer les limites de et de , et interpréter en pourcentage de la clientèle.
Étudier la limite du rapport (défini pour ) et interpréter.
À partir de quelle année la formule Premium regroupe-t-elle au moins milliers d'abonnés ?
Passage à la limite dans les inégalités, encadrement, comparaisonLimite d'une suite : convergence, divergence, limites infinies, unicité
À une suite on associe la suite de ses moyennes
L'exercice examine trois exemples explicites, choisis pour montrer trois situations différentes. Dans tout l'exercice, on note
Partie A. Le cas
Ici .
Justifier que, pour tout entier tel que , on a . En déduire un encadrement de , et expliquer pourquoi il ne permet pas de conclure.
Démontrer par récurrence que, pour tout entier , . On pourra utiliser la quantité conjuguée pour montrer que .
En déduire que .
Partie B. Le cas
Montrer que, pour tout , .
En déduire une majoration de par une expression simple de , puis la limite de .
À partir de quel rang cette majoration garantit-elle ?
Partie C. Le cas
Calculer en distinguant selon la parité de , puis en déduire l'expression exacte de .
Démontrer que .
Démontrer que la suite , elle, diverge. Conclure par une phrase de synthèse sur les trois parties.
Suites arithmético-géométriques : point fixe et retour au cas géométriqueRécurrence linéaire d'ordre 2 à coefficients constants (racines réelles)Croissances comparées des suites usuelles
Les trois parties sont indépendantes. Chacune porte sur un type de suite du chapitre. La quatrième partie les compare.
Partie A. Une suite arithmético-géométrique
On définit par et pour tout .
Calculer et . Déterminer le réel vérifiant .
On pose . Démontrer que est géométrique, en déduire l'expression de en fonction de , et vérifier la formule sur et .
Déterminer la limite de , puis le plus petit rang à partir duquel . On donne et .
Partie B. Une récurrence linéaire d'ordre 2
On définit par , et pour tout .
Calculer , et .
Écrire l'équation caractéristique, vérifier qu'elle a deux racines réelles distinctes, puis démontrer que pour tout .
Déterminer la limite de , puis celle du quotient . Que peut-on dire de la part du terme constant dans ?
Partie C. Puissance contre exponentielle
On pose pour tout .
Calculer et démontrer que est décroissante à partir du rang .
Déterminer la limite de , puis le plus petit rang à partir duquel .
Partie D. Comparaison
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. Une séance ciblée sur ce chapitre, et vous repartez au minimum avec une méthode.