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L1 maths · Chapitre 05
33 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
33 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Majorants, minorants, maximum, borne supérieure et borne inférieure
On considère les cinq parties de suivantes.
a.
b.
c.
d.
e.
1. Chacune de ces parties est-elle majorée ? minorée ? bornée ? Donner deux majorants distincts lorsqu'il en existe, et deux minorants distincts lorsqu'il en existe.
2. Pour chacune, dire si le maximum et le minimum existent, et les donner le cas échéant. Une non-existence se démontre.
3. Écrire en symboles la proposition « n'est pas majorée », puis la démontrer.
Majorants, minorants, maximum, borne supérieure et borne inférieureRédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exemple
On considère les trois parties de suivantes :
1. Montrer que en utilisant la caractérisation de la borne supérieure par les . Déterminer également .
2. Déterminer et . L'une des deux bornes s'obtient sans les : dire laquelle, et pourquoi.
3. Montrer que . On utilisera la densité de dans démontrée dans le cours, et l'on admettra que est irrationnel. La partie admet-elle une borne inférieure ?
4. Pour chacune des bornes obtenues, dire si elle est atteinte. Expliquer pourquoi la question « cette borne supérieure est-elle atteinte ? » est exactement la question « appartient-elle à la partie ? ».
Axiome de la borne supérieure, propriété d'Archimède, partie entière et densitéThéorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparées
1. Calculer :
a.
b.
c.
Expliquer ensuite pourquoi n'est pas égal à , et donner sa valeur.
2. Démontrer que pour tous réels et ,
Donner un couple pour lequel la première inégalité est une égalité, et un couple pour lequel c'est la seconde.
3. Déterminer, par encadrement, la limite de la suite définie pour par .
4. Soit pour . Calculer et pour tout , puis démontrer que la suite ne converge pas.
Axiome de la borne supérieure, propriété d'Archimède, partie entière et densité
Dans tout l'exercice, on considère la partie
et l'on admet qu'aucun rationnel n'a pour carré .
1. Montrer que est non vide et majorée par .
2. Soit vérifiant et . On pose
Montrer que est un rationnel, que , et que . Qu'a-t-on démontré sur ?
3. Soit vérifiant et . On pose
Montrer que est un rationnel strictement positif, que , et que . En déduire que est encore un majorant de .
4. Conclure que n'admet pas de borne supérieure dans , alors qu'elle en admet une dans . Expliquer en une phrase ce que l'axiome de la borne supérieure ajoute à , et rien d'autre.
Majorants, minorants, maximum, borne supérieure et borne inférieureThéorème de la limite monotone
Pour une suite réelle , on note l'ensemble de ses valeurs.
1. Donner un exemple de suite bornée pour laquelle est atteinte, puis un exemple de suite bornée pour laquelle elle ne l'est pas. Justifier dans les deux cas.
2. On suppose croissante et majorée.
2.a. Justifier que le réel existe.
2.b. Soit . Montrer qu'il existe un rang tel que .
2.c. En déduire que pour tout .
2.d. Conclure que . À quel endroit exact l'hypothèse de croissance a-t-elle servi ?
3. Donner une suite bornée et convergente dont la limite n'est ni , ni .
4. Soit pour . Déterminer et , dire lesquelles sont atteintes, et comparer avec .
Vocabulaire des suites : majorée, minorée, bornée, monotone, stationnaire
On considère les six suites suivantes, l'angle étant exprimé en radians dans la cinquième.
a. , pour
b. , pour
c. , pour
d. , pour
e. , pour
f. , pour
1. Pour chacune de ces suites : est-elle majorée ? minorée ? bornée ? monotone ? Lorsque la monotonie n'est vraie qu'à partir d'un certain rang, préciser ce rang.
2. Donner une suite bornée qui n'est pas monotone, et une suite monotone qui n'est pas bornée. Justifier les quatre affirmations.
Rédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exempleDéfinition quantifiée de la limite, unicité, limites infinies
Soit une suite réelle et soit un réel. On considère les quatre propositions suivantes, qui ne diffèrent que par la place ou la portée d'un quantificateur.
Rédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exempleDéfinition quantifiée de la limite, unicité, limites infinies
Soit une suite réelle et soit un réel.
Écrire la négation de chacune des cinq propositions suivantes, d'abord en symboles, puis en français. On écrira à chaque fois la proposition de départ en symboles avant de la nier.
a. est majorée. b. converge vers . c. converge. d. . e. est croissante.
Soit . a. Démontrer, à l'aide de la négation écrite en 1.b, que ne converge pas vers . b. Démontrer, à l'aide de la négation écrite en 1.c, que ne converge vers aucun réel. On prendra et l'on utilisera l'inégalité triangulaire sur .
Expliquer pourquoi « n'est pas croissante » ne signifie pas « est décroissante ». Donner une suite qui n'est ni croissante ni décroissante et qui tend pourtant vers .
Rédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exempleDéfinition quantifiée de la limite, unicité, limites infiniesThéorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparées
Les quatre textes ci-dessous sont des démonstrations rédigées, telles qu'on les lit sur une copie. Chacune est fausse ou incomplète. Pour chacune, répondre aux quatre questions suivantes.
(a) Affirmation : la suite de terme général converge vers .
(b) Affirmation : si et convergent et si pour tout , alors .
(c) Affirmation : si est croissante et si pour tout , alors .
(d) Affirmation : la suite définie par et vérifie pour tout entier .
Pour cette dernière, calculer de plus , puis déterminer l'expression de en fonction de et en déduire à quels rangs la propriété est vraie.
Suites extraites et valeurs d'adhérenceSuites de Cauchy et complétude de RRédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exemple
Dans tout l'exercice, désigne une suite réelle. Pour chacune des huit affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse : démontrer celles qui sont vraies, réfuter les autres par un contre-exemple explicite dont on vérifiera toutes les propriétés annoncées.
Dernière question : pour chacune des affirmations fausses, indiquer l'hypothèse qu'il faut ajouter, ou la modification qu'il faut apporter à l'énoncé, pour obtenir une affirmation vraie.
Opérations sur les limites et formes indéterminées
Déterminer la limite de la suite dont le terme général est donné ci-dessous, pour . Chaque réponse doit citer, en une ligne, le théorème ou la limite de référence qui l'autorise.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
Dernière question : parmi ces dix calculs, lesquels présentaient une forme indéterminée ? Expliquer, en s'appuyant sur des exemples, la différence entre « c'est une forme indéterminée » et « la suite n'a pas de limite ».
Opérations sur les limites et formes indéterminéesThéorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparées
Chacune des six suites ci-dessous est définie pour . Calculer sa limite en mettant en facteur le terme dominant, en passant s'il le faut par la quantité conjuguée ou par un encadrement, et justifier chaque étape.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Dernière question : ranger les sept suites de termes généraux , , , , , et , toutes définies pour , de la moins rapide à la plus rapide, en justifiant chaque comparaison par une limite de quotient.
Théorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparées
Déterminer la limite de chacune des suites suivantes. À chaque fois, la rédaction attendue est la même : écrire les deux inégalités de l'encadrement, nommer le théorème utilisé, conclure.
, pour .
, pour . Établir d'abord que pour tout , puis dire pourquoi cette vérification doit précéder tout encadrement du quotient.
, pour , en citant l'encadrement fondamental de la partie entière.
Reprendre la question 2 : quelle inégalité écrirait-on, à tort, si l'on encadrait le quotient sans avoir vérifié le signe du dénominateur ? Donner un exemple numérique où ce genre d'écriture est faux.
Théorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparéesOpérations sur les limites et formes indéterminées
Soit une suite à termes strictement positifs telle que la suite des rapports converge vers un réel vérifiant .
On se propose de démontrer que .
a. Justifier qu'il existe un réel tel que , et en exhiber un.
b. Montrer qu'il existe un rang tel que pour tout . Préciser où sert l'hypothèse « termes strictement positifs ».
c. En déduire par récurrence que pour tout .
d. Conclure.
Appliquer le critère à et à .
Montrer, par deux exemples dont l'un converge et l'autre diverge, que le cas ne permet aucune conclusion.
Que donne le même raisonnement lorsque le rapport converge vers un réel ?
Théorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparéesRédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exemple
Dans tout l'exercice, , et désignent des suites réelles.
On suppose et convergentes, de limites respectives et , et à partir d'un certain rang. Montrer que . On pourra commencer par le cas particulier d'une suite à termes positifs ou nuls.
On suppose de plus l'inégalité stricte : pour tout . Peut-on en conclure ? Démontrer, ou donner un contre-exemple.
On suppose seulement pour tout , et convergente. La suite converge-t-elle nécessairement ? Donner deux contre-exemples de natures différentes, et écrire, pour l'un des deux, la phrase quantifiée qui exprime sa non-convergence.
On suppose pour tout , et , convergentes de même limite . Démontrer que converge vers , sans invoquer le théorème d'encadrement : c'est lui qu'on redémontre.
Énoncer proprement le théorème de comparaison pour la divergence vers , le démontrer, et dire ce que l'on peut conclure, ou non, de lorsque c'est qui tend vers .
Suites extraites et valeurs d'adhérence
On rappelle qu'une extractrice est une application strictement croissante, et que la suite extraite associée à est .
Montrer par récurrence que toute extractrice vérifie pour tout .
Soit une suite convergeant vers un réel , et une extractrice. Démontrer que . On précisera quel rang la démonstration fournit pour la suite extraite, et d'où il vient.
On suppose . Donner, en justifiant à chaque fois que l'application des rangs est bien une extractrice, les limites de , de et de .
Étudier la réciproque de la question 2 sous ses deux formes. a. Si converge, la suite converge-t-elle ? b. Si toute suite extraite de converge, la suite converge-t-elle ? Commenter la démonstration obtenue en b.
Théorème de la limite monotone
Chacune des trois suites suivantes doit être traitée par le théorème de la limite monotone.
, pour . Montrer que est croissante, puis qu'elle est majorée par en comparant à . Que peut-on dire de sa limite ?
, pour . Calculer et en déduire le sens de variation de . Conclure à l'existence de la limite, puis la déterminer en établissant .
, pour . Montrer que est croissante et non majorée, et conclure.
Pour chacune des trois suites, dire ce que le théorème de la limite monotone a donné, et ce qu'il a fallu obtenir autrement.
Suites adjacentes et segments emboîtés
Pour , on pose
Calculer , , , et en valeurs exactes, puis en valeurs décimales arrondies à .
Montrer que la suite est décroissante et que la suite est croissante. On regroupera deux termes consécutifs.
Calculer et montrer que cette différence tend vers . En déduire que les deux suites sont adjacentes, et qu'elles convergent vers une même limite .
Donner un encadrement de d'amplitude au plus , et le rang qui le garantit. On admettra, sans le démontrer, que .
Pourquoi le théorème de la limite monotone, appliqué séparément aux deux suites, ne suffisait-il pas à conclure qu'elles ont la même limite ?
Suites adjacentes et segments emboîtésAxiome de la borne supérieure, propriété d'Archimède, partie entière et densité
Une suite d'intervalles de est dite emboîtée lorsque pour tout .
Soit une suite emboîtée de segments, avec , dont les longueurs vérifient .
a. Montrer que l'inclusion équivaut aux deux inégalités et .
b. En déduire que et convergent vers un même réel , et que appartient à pour tout .
c. Montrer que ne contient aucun autre point que , puis énoncer le théorème que l'on vient de démontrer.
Pour , on pose . Vérifier que ces intervalles sont emboîtés, bornés, et que leurs longueurs tendent vers ; montrer que leur intersection est vide. Quelle hypothèse du théorème a été perdue ?
Pour , on pose . Déterminer . Que faut-il en conclure sur ce qu'un contre-exemple démontre exactement ?
Pour , on pose . Ces intervalles sont fermés et emboîtés ; montrer que leur intersection est vide, et dire quelle hypothèse manque cette fois.
Donner une suite emboîtée de segments dont l'intersection contient plus d'un point, et déterminer cette intersection.
Conclure par une phrase pour chacune des trois hypothèses du théorème, en citant à chaque fois le contre-exemple qui montre qu'on ne peut pas s'en passer.
Suites extraites et valeurs d'adhérenceThéorème de Bolzano-Weierstrass
Déterminer l'ensemble des valeurs d'adhérence de chacune des trois suites suivantes. Chaque réponse demande deux temps : exhiber une extractrice pour chaque valeur annoncée, puis démontrer qu'il n'y en a pas d'autre.
, pour .
, pour .
, pour .
Pour laquelle de ces trois suites le théorème de Bolzano-Weierstrass s'applique-t-il ? Dire ce qu'il garantit, ce qu'il ne garantit pas, et laquelle des trois suites converge.
Théorème de Bolzano-WeierstrassSuites extraites et valeurs d'adhérence
Dans tout l'exercice, est une suite réelle bornée : il existe deux réels tels que pour tout . Pour tout intervalle de , on note
l'ensemble des rangs dont le terme tombe dans .
Démonstration du théorème de Bolzano-Weierstrass par dichotomie.
a. Construire par récurrence une suite de segments telle que , que soit l'une des deux moitiés de , et que soit infini pour tout . On énoncera précisément l'argument qui autorise le choix de la moitié.
b. Donner la longueur de et en déduire qu'il existe un réel tel que , ainsi que les limites des deux suites d'extrémités.
c. Construire par récurrence une extractrice telle que pour tout . Dire à quel endroit exact sert le fait que est infini, et ce qui se passerait si l'on savait seulement que contient un terme de la suite.
d. Conclure.
On suppose maintenant que toutes les suites extraites convergentes de ont la même limite . Montrer que . On raisonnera par l'absurde, et l'on considérera l'ensemble des rangs tels que , où est fourni par la négation.
À quel endroit l'hypothèse « bornée » sert-elle dans la question 1 ? dans la question 2 ? Que devient l'énoncé de la question 1 si on la retire, et que peut-on tout de même sauver ?
Théorème de Bolzano-WeierstrassSuites extraites et valeurs d'adhérenceRédaction : quantificateurs, négation d'un énoncé, contre-exemple
Pour une suite réelle , on note l'ensemble de ses valeurs d'adhérence.
Soit une suite bornée telle que . Montrer que converge vers . On se ramènera à la question 2 de l'exercice 21, en comparant soigneusement les deux hypothèses.
Montrer que l'hypothèse « bornée » ne peut pas être retirée de l'énoncé de la question 1. Montrer qu'elle ne peut pas non plus être affaiblie en « majorée », ni en « minorée ».
Soit une suite bornée.
a. Montrer que est non vide et borné.
b. Soit la suite obtenue en écrivant à la suite les blocs
le bloc numéro étant la liste . Déterminer .
c. L'ensemble est-il fermé, c'est-à-dire contient-il les limites des suites convergentes formées de ses éléments ? On demande une intuition appuyée sur la question b, et une réponse à la question : l'intervalle peut-il être l'ensemble des valeurs d'adhérence d'une suite ?
a. Construire une suite dont l'ensemble des valeurs d'adhérence est exactement .
b. Construire une suite dont l'ensemble des valeurs d'adhérence est exactement , et le démontrer.
Suites de Cauchy et complétude de R
Rappeler la définition d'une suite de Cauchy, puis écrire sa négation, d'abord en symboles, ensuite en français.
Soit pour . Montrer directement, sans invoquer la convergence de , que cette suite est de Cauchy. On majorera par pour et supérieurs ou égaux à .
Soit . Montrer, en utilisant la négation de la question 1, que n'est pas de Cauchy.
Soit pour . Montrer que , et pourtant que n'est pas de Cauchy.
Que peut-on dire d'une suite de Cauchy dont tous les termes sont des entiers ?
Suites de Cauchy et complétude de RThéorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparées
Soit une suite réelle telle que
a. Montrer que pour tous entiers , .
b. En déduire que est de Cauchy, puis qu'elle converge.
Application. Soit définie par et . Vérifier que l'hypothèse de la question 1 est satisfaite. Peut-on donner la limite de cette suite ?
On remplace l'hypothèse de la question 1 par
dont le membre de droite tend lui aussi vers . Montrer que la suite vérifie cette majoration et ne converge pas. Que faut-il en conclure sur ce qui, dans l'hypothèse de la question 1, produit réellement la convergence ?
En une phrase : à quoi sert un critère de convergence qui ne mentionne pas la limite ?
Suites de Cauchy et complétude de RThéorème de Bolzano-WeierstrassAxiome de la borne supérieure, propriété d'Archimède, partie entière et densité
1. Démontrer que toute suite de Cauchy est bornée.
Les questions 2 à 4 démontrent le théorème de complétude de : toute suite de Cauchy de réels converge. Dans ces trois questions, désigne une suite de Cauchy.
2. Justifier qu'il existe une extractrice et un réel tels que . Nommer le théorème employé, et dire précisément ce qui n'est pas encore démontré à ce stade.
3. Soit . Écrire ce que fournissent, appliqués l'un et l'autre à , le critère de Cauchy d'une part, la convergence de l'extraite d'autre part. On notera et les deux rangs ainsi obtenus.
4. On pose et l'on se donne . Majorer en passant par le terme , puis conclure. On dira à quel endroit exact sert l'inégalité .
5. Démontrer la réciproque : toute suite convergente est de Cauchy.
Dans les questions 6 et 7, on pose pour tout , de sorte que , et . Chaque est un nombre rationnel.
6. Montrer que pour tous et , puis que est de Cauchy.
7. On admet que est irrationnel. Montrer qu'aucun nombre rationnel n'est limite de . Qu'est-ce que cela dit de ?
8. Le théorème démontré aux questions 2 à 4 s'appuie sur le théorème de Bolzano-Weierstrass. En remontant la chaîne des théorèmes d'existence du chapitre, dire de quelle propriété de il descend, et relier cette réponse aux questions 6 et 7.
Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques
On considère les quatre suites suivantes.
a.
b. et
c.
d. et
1. Pour chacune, dire si elle est arithmétique, géométrique, ou ni l'une ni l'autre. La réponse doit s'appuyer sur le calcul de ou de , et non sur la lecture des premiers termes.
2. Donner le terme général de chacune en fonction de .
3. Donner, pour chacune, la somme de ses termes de rang à , puis vérifier la formule obtenue sur un petit rang.
4. Déterminer la limite de chacune de ces quatre suites.
5. Les suites et sont toutes deux géométriques. Pourquoi la suite de leurs sommes a-t-elle une limite finie dans un cas et pas dans l'autre ?
Suites arithmétiques, géométriques et arithmético-géométriques
Un échantillon liquide, sorti d'un réfrigérateur à degrés Celsius, est placé dans une enceinte thermostatée. Un capteur relève sa température chaque minute. Le modèle retenu par le laboratoire donne, en degrés Celsius,
où désigne la température relevée à la minute .
1. Calculer , et sous forme de fractions, puis en décimales arrondies à . La suite est-elle arithmétique ? géométrique ?
2. Déterminer l'unique réel vérifiant . Que représente-t-il pour le modèle ?
3. On pose pour tout . Montrer que est géométrique, et donner sa raison ainsi que son premier terme.
4. En déduire l'expression de en fonction de , et vérifier la formule sur et .
5. Déterminer la limite de , et l'interpréter pour l'échantillon.
6. Déterminer le plus petit rang à partir duquel . On mènera le calcul par le logarithme, puis on vérifiera la réponse par un encadrement de puissances de .
Récurrences linéaires d'ordre 2 à coefficients constants
Partie A. Soit définie par , et, pour tout , .
1. Écrire l'équation caractéristique, la résoudre, et donner la forme générale des solutions.
2. Déterminer en fonction de , puis vérifier la formule sur , calculé des deux façons.
3. Déterminer la limite de en factorisant le terme dominant.
Partie B. Soit définie par , et, pour tout , .
4. Résoudre l'équation caractéristique. Pourquoi les suites de la forme ne peuvent-elles pas suffire à décrire toutes les solutions ?
5. Déterminer en fonction de , puis calculer à par la relation de récurrence et par la formule.
6. Déterminer la limite de .
Partie C. Soit une suite réelle vérifiant, pour tout , . Aucune valeur initiale n'est fixée.
7. Résoudre l'équation caractéristique dans , puis mettre les racines sous forme exponentielle.
8. En déduire la forme générale des suites réelles vérifiant cette relation. Qu'est-ce qui détermine les deux constantes ?
9. Montrer que la seule suite bornée vérifiant cette relation est la suite nulle.
10. Dans la partie A, laquelle des deux racines impose le comportement de à l'infini ? Cette réponse vaut-elle pour toutes les valeurs initiales ?
Récurrences linéaires d'ordre 2 à coefficients constants
Soit la suite définie par , et, pour tout ,
1. Calculer , , , , et . Que constate-t-on ?
2. Écrire l'équation caractéristique et la résoudre dans . Donner le module et un argument de chaque racine.
3. Expliquer comment on passe de ces racines complexes à une forme générale ne contenant que des réels, puis écrire cette forme générale.
4. Déterminer les deux constantes et montrer que pour tout . Vérifier la formule sur , , , et .
5. Démontrer que pour tout , en n'utilisant que la relation de récurrence. En déduire que est périodique de période , et vérifier qu'aucun entier strictement inférieur à n'est une période.
6. En déduire que ne converge pas.
7. Déterminer l'ensemble des valeurs d'adhérence de .
8. Le module des racines vaut ici . Qu'observerait-on, pour une récurrence du même type, si ce module était strictement inférieur à ? strictement supérieur à ?
Suites définies par récurrence : intervalle stable, monotonie, limiteSuites de Cauchy et complétude de R
Soit la fonction définie sur par , et soit la suite définie par et, pour tout , .
Résoudre l'équation d'inconnue .
Montrer que est croissante sur , puis que l'intervalle est stable par . Qu'en déduit-on immédiatement sur ?
Calculer et sous forme de fractions irréductibles, puis , , et en valeurs décimales arrondies à . Expliquer pourquoi on renonce aux fractions à partir de .
Montrer que est croissante, et en déduire qu'elle converge.
Déterminer sa limite .
Montrer que pour tout ,
puis en déduire que pour tout , .
Retrouver la convergence de par le critère de Cauchy, en suivant le schéma établi à l'exercice 24. Quel avantage cette seconde méthode a-t-elle sur celle des questions 4 et 5 ?
On remplace la valeur initiale par , la relation de récurrence restant la même. Calculer , et , puis déterminer le comportement de la suite. Que faut-il en conclure ?
Suites définies par récurrence : intervalle stable, monotonie, limiteSuites extraites et valeurs d'adhérence
Soit la fonction définie sur par , et soit la suite définie par et, pour tout , .
Justifier que la suite est bien définie, calculer ses six premiers termes et formuler une conjecture.
Démontrer que est périodique de période , et donner l'expression de selon la parité de .
Déterminer l'ensemble des valeurs d'adhérence de , et en déduire qu'elle ne converge pas.
Résoudre l'équation . Que devient la suite si l'on prend ? Et si l'on prend ?
Pour quelles valeurs de la suite converge-t-elle ? On démontrera la réponse dans les deux sens.
En une phrase appuyée sur les calculs de cet exercice, dire pourquoi l'affirmation « la limite, si elle existe, est un point fixe de » ne prouve jamais qu'une limite existe.
Théorème de la limite monotoneThéorèmes de comparaison, théorème d'encadrement et croissances comparéesSuites adjacentes et segments emboîtésSuites de Cauchy et complétude de R
Pour tout entier , on pose
Montrer que est croissante.
Vérifier que pour tout entier , en déduire que pour tout , et conclure par le théorème de la limite monotone.
Reprendre le calcul de la question 2 sans rien négliger : donner l'expression exacte de , puis la limite de la suite. Vérifier la cohérence avec la question 2.
On pose pour . Montrer que et sont adjacentes. Qu'obtient-on de plus que par la question 2 ? Donner l'encadrement de obtenu au rang , puis le rang à partir duquel il est d'amplitude au plus .
Démontrer directement que est de Cauchy, en majorant pour . On n'utilisera ni la valeur de , ni le résultat de la question 3.
Comparer les quatre chemins suivis. Lequel donne l'existence de la limite ? Lequel en donne la valeur ? Lequel ne réclame aucune information préalable sur cette limite ?
Vocabulaire des suites : majorée, minorée, bornée, monotone, stationnaireOpérations sur les limites et formes indéterminéesSuites extraites et valeurs d'adhérenceDéfinition quantifiée de la limite, unicité, limites infinies
Pour chacune des six suites ci-dessous, répondre à l'unique question : converge-t-elle ? La consigne de rédaction est la même dans les six cas : annoncer d'abord, en une phrase, l'outil du chapitre que l'on va employer, puis l'appliquer. Un outil nommé après coup ne compte pas. Les suites , , , et sont définies pour .
a.
b.
c.
d.
e. et
f.
Récapituler le travail dans un tableau à trois colonnes : la suite, l'outil employé, la conclusion.
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.