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L1 maths · Chapitre 07
34 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
34 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Dérivabilité en un point : taux d'accroissement, tangente, approximation affine, dérivabilité entraîne continuité
Les exercices habituels donnent une fonction et demandent sa dérivée. Ici c'est l'inverse : chacune des six limites ci-dessous est un taux d'accroissement, mais l'énoncé ne dit ni de quelle fonction, ni en quel point. C'est cela qu'il faut trouver.
1. Pour chacune des six limites suivantes : identifier une fonction et un point tels que l'expression soit le taux d'accroissement de en , justifier que est dérivable en , puis calculer la limite.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
Dans l'item b, désigne la racine cubique, définie sur tout entier comme la réciproque de .
2. Deux fonctions sont définies sur par
la seconde étant celle qu'on note aussi .
a. Sont-elles dérivables en ? Si oui, donner le nombre dérivé et l'équation de la tangente.
b. Deux réflexes courants conduisent ici à deux réponses fausses : « il y a une valeur absolue, donc ce n'est pas dérivable » et « il y a un exposant fractionnaire, donc la tangente est verticale ». Dire, pour chacun, sur quel exemple connu il est justifié, et pourquoi il ne l'est pas ici.
Dérivabilité en un point : taux d'accroissement, tangente, approximation affine, dérivabilité entraîne continuitéVariations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonction
La courbe ci-dessous est celle d'une fonction dérivable sur . Elle passe par les points de coordonnées , , , , et . Quatre tangentes ont été tracées : deux tangentes obliques, aux points d'abscisses et , et deux tangentes horizontales, aux points d'abscisses et .
1. Lire sur la figure les quatre nombres , , et .
2. Donner les deux réels de en lesquels s'annule. Pour chacun, dire si y admet un maximum local ou un minimum local, et justifier par la lecture de la courbe.
3. Écrire l'équation de la tangente à au point d'abscisse .
4. En déduire une valeur approchée de . En regardant la courbe au voisinage du point d'abscisse , dire si cette approximation est par excès ou par défaut.
On a tracé sur un même repère une fonction , sa dérivée et sa dérivée seconde . Les trois courbes sont numérotées , et , dans un ordre quelconque : rien ne dit que soit .
5. Dire laquelle des trois courbes représente , laquelle et laquelle .
La justification attendue ne passe par aucun calcul : elle s'appuie uniquement sur les zéros des courbes et sur leurs changements de signe, confrontés aux tangentes horizontales et aux variations des deux autres. On énoncera d'abord, en une phrase, la propriété de lecture utilisée.
6. Une fois l'identification faite, proposer une expression possible pour , et vérifier par le calcul que les trois courbes s'accordent avec ce choix.
Dérivées à gauche et à droite, point anguleux, tangente verticale, fonctions définies par morceauxDérivabilité en un point : taux d'accroissement, tangente, approximation affine, dérivabilité entraîne continuité
Soient , , , quatre réels et la fonction définie sur par
1. Justifier que, quels que soient les quatre paramètres, est dérivable en tout point de . En déduire que toute l'étude se concentre sur deux points, et lesquels.
2. Déterminer à quelle condition sur la fonction est continue sur . Combien de paramètres restent-ils libres ?
3. Déterminer à quelle condition sur la fonction est dérivable sur .
On demande, avant de résoudre quoi que ce soit, de compter d'un côté le nombre de paramètres disponibles, de l'autre le nombre de conditions imposées, et de dire ce que ce comptage laisse espérer. On dira aussi ce qu'il ne prouve pas.
4. Pour les valeurs trouvées à la question 3, expliciter et , et vérifier que est continue sur .
5. Peut-on, en plus, imposer que soit deux fois dérivable sur ? Répondre en reprenant le comptage de la question 3, puis en examinant séparément chacune des deux jonctions.
Dérivées à gauche et à droite, point anguleux, tangente verticale, fonctions définies par morceauxDérivabilité en un point : taux d'accroissement, tangente, approximation affine, dérivabilité entraîne continuitéThéorème de la limite de la dérivée et théorème de Darboux
Pour un entier naturel , on note la fonction définie sur par
prolongée en par . On étudie ce qui se passe quand augmente : chaque question a pour réponse un seuil sur , et les trois seuils sont différents.
1. Pour quelles valeurs de la fonction est-elle continue en ? Dans le cas où elle ne l'est pas, on exhibera deux suites de réels non nuls tendant vers le long desquelles prend des valeurs de limites différentes.
2. Pour quelles valeurs de la fonction est-elle dérivable en ? Donner alors .
3. Calculer pour , puis démontrer que n'a pas de limite en . On donnera explicitement deux suites et de réels non nuls tendant vers telles que et tendent vers deux valeurs différentes.
4. Conclure : que peut-on dire de sur , et que ne peut-on pas en dire ? Préciser quel énoncé du cours cet exemple met en défaut, et dans quel sens exactement.
5. Pour quelles valeurs de la fonction est-elle de classe sur ?
Opérations sur les dérivées : somme, produit, quotient, composée
Pour chacune des dix fonctions ci-dessous, on demande le couple formé par son ensemble de définition et son ensemble de dérivabilité , puis l'expression de la dérivée sur .
La dérivée n'est donc pas le but : elle est le moyen. Ce qui est évalué, c'est le couple , et chaque inclusion stricte doit être justifiée, c'est-à-dire qu'il faut dire ce qui se passe aux points de qui ne sont pas dans .
Conventions de notation, à lire avant de commencer, car deux items en dépendent :
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
Dérivée d'une fonction réciproqueOpérations sur les dérivées : somme, produit, quotient, composée
Toutes les fonctions réciproques de cet exercice ont été construites au chapitre précédent par le théorème de la bijection : leur existence et leur continuité sont acquises, et on ne les redémontre pas. Ce qui reste à faire, et qui est l'objet du chapitre, c'est de les dériver, au moyen du théorème de la section 8.
1. Arccosinus.
a. Rappeler la restriction du cosinus dont est la réciproque, et déterminer les points où la dérivée de cette restriction s'annule. En déduire l'ensemble des réels en lesquels le théorème de dérivation d'une réciproque s'applique.
b. Établir que pour tout . On détaillera la levée de la valeur absolue, qui est le seul point délicat.
c. Que peut-on dire de la courbe de aux deux points d'abscisses et ?
2. Le chapitre précédent a établi l'identité pour tout . En déduire sur , et dire ce que cette déduction suppose acquis.
3. Racine -ième. Soit un entier, , et définie sur .
a. Justifier que réalise une bijection de sur , et nommer le théorème employé.
b. Démontrer, par le théorème de dérivation d'une réciproque, que la fonction est dérivable sur et que
On n'utilisera à aucun moment la formule des puissances réelles : c'est elle qu'on démontre, sur ces exposants.
c. En déduire, pour et , la dérivée de sur .
4. Argument sinus hyperbolique. La fonction réalise une bijection de sur , de réciproque notée . Établir que est dérivable sur et que . Dire pourquoi, cette fois, aucune discussion de signe n'est nécessaire.
5. Le point où la dérivée s'annule. Le théorème exige .
a. Que dit-il, exactement, lorsque ?
b. Soit continue et strictement monotone sur un intervalle , dérivable en un point de avec , et soit . Démontrer que n'est pas dérivable en . On raisonnera par l'absurde, en dérivant l'identité .
c. Illustrer sur , définie sur , et sur le point : retrouver le résultat par le calcul direct du taux d'accroissement de en , et décrire la courbe de en ce point.
Dérivée d'une fonction réciproqueÉgalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennesVariations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonction
On considère la fonction définie sur par
Aucune des questions ci-dessous ne demande d'expression explicite de la réciproque de : il n'en existe pas au moyen des fonctions usuelles, et c'est précisément ce qui rend l'exercice intéressant. Tout s'obtient à partir de elle-même.
1. Démontrer que pour tout réel . En déduire que réalise une bijection de sur , en citant le théorème employé et en vérifiant ses hypothèses.
On note désormais la bijection réciproque de .
2. Calculer et . En déduire , , puis et .
3. Démontrer que est dérivable sur et que
4. En déduire, par l'inégalité des accroissements finis appliquée à , que est -lipschitzienne sur . Sachant que , quel encadrement de obtient-on ? On donnera d'abord celui que fournit le caractère lipschitzien, puis le meilleur encadrement que permet la question 3.
5. L'équation admet-elle des solutions réelles ? Si oui, combien ? Encadrer chacune d'elles entre deux rationnels.
Extremum local intérieur et théorème de Rolle
On rappelle deux définitions de la section 10 du cours. La fonction , définie sur un intervalle , admet un maximum local en lorsqu'il existe tel que pour tout de ; et le point est intérieur à lorsqu'il existe tel que .
1. Démontrer le lemme de Fermat : si est définie sur un intervalle , si est un point intérieur à , si admet un extremum local en et si est dérivable en , alors .
On traitera le cas d'un maximum local, en écrivant séparément le taux d'accroissement à droite et le taux d'accroissement à gauche, et en passant à la limite dans chacun des deux. On indiquera comment le cas d'un minimum s'en déduit.
2. Relire sa propre démonstration et répondre précisément : où l'hypothèse « est intérieur à » a-t-elle servi, exactement ? Une seule ligne de la preuve doit être citée.
3. Que devient l'énoncé si l'on suppose seulement que est dérivable à droite en ? Énoncer ce qui subsiste, pour un maximum puis pour un minimum, et montrer sur un exemple que l'égalité, elle, est perdue.
4. Deux contre-exemples à construire.
a. Exhiber une fonction monotone sur , dérivable sur , dont le maximum et le minimum sont atteints et dont la dérivée ne s'annule nulle part. Dire pourquoi il n'y a aucune contradiction avec le lemme, et ce que le lemme dit encore en et en .
b. Montrer que la réciproque du lemme est fausse, sur la fonction .
5. Une question de vocabulaire. Donner une fonction majorée qui n'atteint pas sa borne supérieure, et dire ce que le lemme de Fermat a, ou n'a pas, à en dire.
Extremum local intérieur et théorème de Rolle
Le théorème de Rolle s'énonce ainsi. Soient deux réels et définie sur telle que
Alors il existe tel que .
1. Construire trois contre-exemples, un par hypothèse mise en défaut. Pour chacun, on demande :
Le deuxième point est le cœur de l'exercice : un exemple qui viole deux hypothèses à la fois ne démontre rien du tout, et on dira pourquoi.
2. Pour chacun des trois, indiquer à quel endroit précis la démonstration du cours se casse. On rappelle qu'elle se déroule en trois temps : le théorème des bornes atteintes fournit deux points et où le minimum et le maximum sont atteints ; on traite à part le cas ; sinon on montre que l'un des deux points est intérieur, et l'on y applique le lemme de Fermat.
3. Le théorème de Rolle donne-t-il l'unicité du point ? Exhiber une fonction vérifiant les trois hypothèses sur un segment et pour laquelle il existe au moins trois points convenables. Que faut-il en conclure sur la façon de rédiger l'emploi du théorème ?
Extremum local intérieur et théorème de RolleVariations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonction
1. Soit continue sur un intervalle et dérivable sur son intérieur.
a. Démontrer que entre deux racines de , il y a au moins une racine de .
b. En déduire que si admet au plus racines sur , alors en admet au plus . On soignera l'argument qui garantit que les racines de obtenues sont deux à deux distinctes.
2. Soit un réel et la fonction définie sur par
a. Majorer, par la question 1, le nombre de solutions réelles de l'équation .
b. Déterminer ensuite le nombre exact de solutions, en discutant selon la valeur de .
3. Pour , on note .
a. Démontrer que l'équation admet exactement une solution dans chaque .
b. Encadrer celle qui appartient à , d'abord entre deux multiples de , puis entre deux décimaux à un chiffre.
4. Répondre aux trois questions suivantes, en s'appuyant sur les parties A et B.
a. Laquelle des deux méthodes fournit une majoration, laquelle fournit le compte exact ?
b. Que coûte chacune, c'est-à-dire de quelles informations sur la fonction a-t-elle besoin ?
c. Sur la partie B, que donnerait la méthode de la partie A ? Le résultat serait-il optimal ?
Égalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennesExtremum local intérieur et théorème de Rolle
Soient deux réels, et et deux fonctions continues sur et dérivables sur . On suppose de plus que ne s'annule en aucun point de .
1. Démontrer que .
2. On pose, pour ,
Vérifier une par une les trois hypothèses du théorème de Rolle pour , puis en déduire qu'il existe tel que
3. Que devient cet énoncé lorsque est la fonction ?
4. Soient un intervalle, un point de , et , deux fonctions continues sur , dérivables sur , telles que
et telles que ne s'annule en aucun point de . On suppose enfin que tend vers un réel quand tend vers .
a. Démontrer que pour tout , de sorte que le quotient a un sens.
b. Démontrer que tend vers quand tend vers .
5. Calculer les trois limites suivantes en appliquant la règle, et en vérifiant à chaque étape que la forme est bien indéterminée :
a. ;
b. ;
c. .
6. La réciproque est fausse. On pose, sur ,
Démontrer que admet une limite en , alors que n'en admet aucune. Que faut-il en conclure sur le sens de lecture de la règle ?
7. Un calcul qui tourne en rond. On considère .
a. Étudier la limite de en . La règle de L'Hôpital s'applique-t-elle ? Que donnerait son application aveugle ?
b. Étudier la limite de en . Que produit l'application répétée de la règle ? Conclure par une autre méthode.
8. Citer deux erreurs fréquentes dans l'emploi de cette règle, et les illustrer sur les exemples de l'exercice.
Égalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennes
L'égalité des accroissements finis affirme, pour continue sur et dérivable sur , qu'il existe au moins un réel tel que
Tout l'exercice consiste à regarder ce que ce réel est, et surtout ce qu'il n'est pas.
Pour chacune des trois situations suivantes, vérifier les hypothèses du théorème, puis déterminer tous les réels qu'il fournit.
a. sur . Où se situe le point obtenu par rapport aux deux extrémités ? Refaire le calcul sur un segment quelconque.
b. sur . Comparer le point obtenu à la moyenne arithmétique et à la moyenne géométrique des deux extrémités, c'est-à-dire à et à .
c. sur . L'équation obtenue a deux solutions réelles : combien en retient-on, et pourquoi ?
Exhiber une fonction et un segment pour lesquels le théorème fournit au moins deux valeurs de , puis une situation où il en fournit une infinité. Qu'en conclure sur l'expression « le point donné par le théorème » ?
Un radar tronçon mesure le temps mis par un véhicule pour parcourir une portion d'autoroute de kilomètres, limitée à km/h. Un véhicule met minutes.
a. Modéliser la situation par une fonction, et énoncer les hypothèses que l'on suppose vérifiées.
b. Qu'affirme exactement l'égalité des accroissements finis ici ? Rédiger la conclusion en une phrase, sans rien affirmer de plus que le théorème.
c. L'automobiliste plaide qu'il n'a « pas forcément » dépassé la limite, le radar ne mesurant qu'une moyenne. Que lui répondre ?
Voici une rédaction telle qu'on la lit sur une copie.
Relever toutes les fautes, ligne par ligne, et dire ce que le théorème autorise réellement à faire du réel .
Égalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennesDérivabilité en un point : taux d'accroissement, tangente, approximation affine, dérivabilité entraîne continuité
L'inégalité des accroissements finis dit que si est continue sur , dérivable sur , et si sur , alors
C'est l'outil qui transforme une information sur la dérivée en une majoration d'écart. Cet exercice l'emploie là où il sert vraiment : contrôler l'erreur d'une approximation.
Propagation d'une incertitude de mesure. Dans les deux situations suivantes, une grandeur est mesurée avec une incertitude de , puis on lui applique une fonction. Majorer l'incertitude sur le résultat, et comparer l'incertitude relative d'entrée à celle de sortie.
a. L'arête d'un cube est mesurée à cm près à cm. On en calcule le volume.
b. La durée d'une période est mesurée à s près à s. On en calcule la fréquence, c'est-à-dire l'inverse de cette durée.
Majorer , puis comparer la majoration obtenue à l'écart exact donné par la calculatrice.
De combien la fonction varie-t-elle entre et ? En donner un encadrement sans calculatrice, puis le vérifier.
La linéarisation du physicien. Justifier proprement l'approximation pour un petit angle exprimé en radians, puis majorer l'erreur commise pour rad, puis pour rad. Comparer aux erreurs réelles.
Question de rigueur. La majoration employée dans tout l'exercice exige-t-elle que soit dérivable partout, ou seulement sur l'intervalle considéré ? Que se passe-t-il si l'intervalle contient un point où n'est pas dérivable ? Et si existe sur l'intervalle ouvert mais n'y est pas bornée ?
Égalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennes
Soit la fonction définie sur par
et soit la suite définie par et, pour tout , .
Montrer que l'intervalle est stable par , et en déduire que la suite est bien définie et que pour tout .
Montrer que l'équation admet une unique solution dans , et préciser un intervalle plus court la contenant.
Montrer que sur , puis, en appliquant l'inégalité des accroissements finis entre et , établir
En déduire que converge, et préciser sa limite.
Déterminer, à partir de l'inégalité de la question 3, un rang à partir duquel les trois premières décimales de sont celles de . Calculer ensuite à près et comparer.
Question de méthode. La monotonie aurait aussi permis de démontrer la convergence. Qu'apporte l'inégalité des accroissements finis de plus ?
Variations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonctionConvexité : inégalité des pentes, caractérisations par la dérivée première et seconde, points d'inflexion, inégalitésÉgalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennes
Le chapitre fournit trois outils pour démontrer une inégalité entre deux expressions.
Pour chacune des quatre inégalités ci-dessous, la consigne est double : dire d'abord lequel des trois outils est le plus court, en justifiant l'élimination des deux autres, puis rédiger la démonstration complète avec l'outil retenu.
pour tout .
pour tout .
pour tout .
pour tout .
Reprendre l'inégalité 2 par les deux autres outils, et comparer la longueur des trois démonstrations.
Dégager une règle de décision : à quoi reconnaît-on, avant de commencer, lequel des trois outils va marcher, et combien il va coûter ?
Variations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonctionÉgalité et inégalité des accroissements finis, fonctions lipschitziennes
Deux énoncés du cours sont employés si souvent qu'on finit par les croire évidents : « si sur un intervalle, alors est constante » et « si sur un intervalle, alors est strictement croissante ». Cet exercice les démontre, puis démonte le mot intervalle.
Soit un intervalle de et une fonction dérivable sur telle que pour tout . Démontrer que est constante sur , en utilisant l'égalité des accroissements finis. Rédiger complètement, et signaler l'endroit exact où la nature d'intervalle de intervient.
Reprendre la démonstration ligne à ligne et dire précisément où elle casse si n'est pas un intervalle. Quelle propriété caractéristique des intervalles a-t-on utilisée ?
Construire un contre-exemple : une partie de réunion de deux intervalles disjoints, et une fonction dérivable sur , de dérivée nulle sur , qui n'est pas constante.
Faire le même travail, démonstration puis contre-exemple sur une réunion, pour l'énoncé « si sur un intervalle , alors est strictement croissante sur ».
Application. Établir que
Sur quel ensemble exactement l'argument de la question 1 s'applique-t-il ? Comment traite-t-on alors les deux extrémités, et comment détermine-t-on la constante ?
La version fine. Soit dérivable sur un intervalle , telle que sur et que ne s'annule qu'en un nombre fini de points de . La fonction est-elle strictement croissante sur ? Démontrer la réponse.
Théorème de la limite de la dérivée et théorème de DarbouxDérivées à gauche et à droite, point anguleux, tangente verticale, fonctions définies par morceaux
Énoncer le théorème de la limite de la dérivée avec ses hypothèses exactes, puis le démontrer à l'aide de l'égalité des accroissements finis. Dire en particulier à quoi sert l'hypothèse de continuité au point étudié.
Soit la fonction définie sur par
Ce prolongement est-il dérivable en ? La fonction est-elle de classe sur ?
Soit et la fonction définie sur par
Étudier selon la dérivabilité de en , en déterminant ses dérivées latérales. Pour la valeur de qui rend dérivable en , la fonction obtenue est-elle de classe ?
Soit la fonction racine cubique, réciproque de sur . Étudier la limite de en . Le théorème s'applique-t-il ? Que peut-on affirmer malgré tout sur la courbe de au point d'abscisse ?
Soit la fonction définie sur par
Montrer que est continue en , calculer sur , et montrer que n'a pas de limite en . Que peut-on néanmoins conclure ?
La question de rigueur. Le théorème est une condition suffisante de dérivabilité. Peut-on en déduire l'énoncé « si n'a pas de limite en , alors n'est pas dérivable en » ? Justifier.
Variations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonctionConvexité : inégalité des pentes, caractérisations par la dérivée première et seconde, points d'inflexion, inégalitésApplications des développements limités : limites, équivalents, tangente et position, asymptotesThéorème de la limite de la dérivée et théorème de Darboux
Soit la fonction définie sur par
C'est une étude complète, avec une consigne supplémentaire qui en est le véritable objet : chaque réponse doit commencer par nommer l'outil qu'elle emploie et vérifier ses hypothèses. Une réponse juste dont l'outil n'est pas nommé sera considérée comme incomplète.
Déterminer les ensembles de définition, de continuité et de dérivabilité de . Étudier la parité, et dire ce qu'elle permet d'économiser.
Déterminer les limites de en et en .
Calculer , la mettre sous forme d'une fraction, et déterminer son signe.
Dresser le tableau de variations complet, avec les valeurs exactes des extremums locaux. Ces extremums sont-ils globaux ?
Montrer que la restriction de à réalise une bijection sur un intervalle à préciser. Que dire de la dérivabilité de la bijection réciproque à l'extrémité gauche de cet intervalle ?
Calculer , en déduire les intervalles de convexité et de concavité, et le point d'inflexion.
Donner l'équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse , et déterminer la position de la courbe par rapport à cette tangente au voisinage de .
Étudier le comportement de la courbe en puis en : y a-t-il une asymptote ? Préciser la position de la courbe par rapport à elle. Quel outil suffit ici, et quel outil serait inutile ?
Décrire l'allure de la courbe en quelques phrases, en y plaçant tous les éléments obtenus. Déterminer au passage le nombre de solutions de et un encadrement de la plus grande.
Discuter, selon le réel , le nombre de solutions de l'équation .
Dérivées successives, classes de régularité, formule de Leibniz
Énoncer la formule de Leibniz, en précisant ses hypothèses.
En déduire, pour tout et tout réel , l'expression de , où
Vérifier le résultat aux rangs , et par un calcul direct.
Même travail pour la fonction définie sur par .
On note la fonction définie sur par .
a. Montrer que est deux fois dérivable sur et que
b. Dériver cette relation fois par la formule de Leibniz, puis l'évaluer en : en déduire, pour tout , une relation de récurrence entre et .
c. Calculer , et , puis déterminer pour tout .
Question de méthode. Pourquoi obtenir les nombres sans calculer la fonction est-il précieux ? Illustrer sur la fonction de la question 4.
Dérivées successives, classes de régularité, formule de LeibnizDérivées à gauche et à droite, point anguleux, tangente verticale, fonctions définies par morceaux
Pour , on note la fonction définie sur par
Traiter à la main les cas , et : dans chacun, déterminer la classe exacte de sur , c'est-à-dire le plus grand entier tel que soit de classe .
Conjecturer le résultat général, puis démontrer que pour tout la fonction est de classe sur et n'est pas de classe . On calculera pour et on examinera le raccord en .
En déduire le résultat suivant : si est un polynôme non nul et si est définie par pour et pour , alors n'est jamais de classe . Préciser sa classe exacte.
Une variante. Soient , , trois réels et la fonction définie sur par
À quelle condition sur , , la fonction est-elle de classe sur ? Peut-elle être de classe ?
Formule de Taylor-YoungDéveloppement limité : définition, unicité, troncature, paritéFormule de Taylor-Lagrange et inégalité de Taylor-Lagrange
Écrire la formule de Taylor-Young appliquée à la fonction en à l'ordre , après avoir vérifié ses hypothèses. On note la partie régulière obtenue, et l'on rappellera ce que signifie exactement le symbole .
Calculer l'écart pour , puis , puis , puis , et présenter les résultats dans un tableau de valeurs. Les valeurs de sont prises à la calculatrice.
Observer : quand est divisé par , par combien l'écart est-il divisé ? Relier cette observation au symbole .
La formule de Taylor-Young permet-elle de majorer l'écart pour ? Répondre en revenant à la définition du symbole , et dire précisément ce qui manque.
La question 4 affirme qu'aucune majoration ne se tire du symbole . Voici de quoi le prouver, plutôt que de le croire. Construire explicitement deux fonctions et , définies sur , qui admettent en le même développement limité d'ordre que , et qui vérifient
Que confirme cette construction ? Aurait-on pu imposer n'importe quelles deux valeurs ?
Une fonction définie sur admet en le développement limité
Peut-on en déduire que ? Justifier, puis exhiber une fonction qui admet un développement limité d'ordre en sans être deux fois dérivable en . Quelle hypothèse rendrait la lecture légitime ?
La lecture des deux premiers coefficients, elle, fait l'objet de l'exercice 25 : on ne la refait pas ici.
Formule de Taylor-Lagrange et inégalité de Taylor-Lagrange
Pour chacune des quatre valeurs numériques ci-dessous, le travail demandé est le même, et il comporte quatre étapes qu'il faut toutes rédiger :
, à l'ordre en partant de .
, à l'ordre en partant de .
, à l'ordre en partant de .
, à l'ordre en partant de .
Reprendre le même nombre qu'à la question 4 en utilisant cette fois le seul développement limité usuel de en . Que constate-t-on sur la valeur approchée obtenue, et sur l'erreur ? Énoncer en une phrase la différence de nature entre les deux formules de Taylor.
Formule de Taylor-Lagrange et inégalité de Taylor-Lagrange
Les formules de Taylor servent d'ordinaire à écrire un développement. On les emploie ici dans l'autre sens : la précision est fixée à l'avance, et c'est le nombre de termes qui devient l'inconnue. C'est la question que se pose n'importe quel logiciel de calcul avant d'évaluer une fonction, et elle se traite entièrement avec l'inégalité de Taylor-Lagrange, démontrée à la section 19 du cours.
Propriété
Inégalité de Taylor-Lagrange. Soit de classe sur un intervalle , soit , et soit un majorant de sur . Alors, pour tout ,
On notera le polynôme de Taylor d'ordre en , et l'on appellera termes ses monômes de coefficient non nul : ce sont eux qu'une machine additionne réellement.
On travaille avec sur , et l'on utilise le seul encadrement numérique acquis du cours sur l'exponentielle : .
1. Écrire l'inégalité de Taylor-Lagrange pour , en , à l'ordre , sur l'intervalle . En déduire une majoration de
qui ne dépende que de . On dira pourquoi on ne prend pas .
2. Résoudre l'inéquation obtenue pour une précision de , et conclure : combien de termes faut-il additionner ?
3. Vérification numérique. On donne
Calculer l'écart réel et le comparer à la majoration. Le rang trouvé à la question 2 était-il le plus petit possible ?
4. Majorer pour . On prendra soin de choisir l'ordre le plus avantageux : le polynôme est le polynôme de Taylor du sinus à deux ordres différents, et les deux majorations qui en découlent ne se valent pas.
5. Reprendre la même majoration sur . Que vaut-elle ? Est-elle utilisable ?
6. Combien de termes du développement du sinus en faut-il pour obtenir à près, uniformément sur ? Puis uniformément sur ? On donne les valeurs suivantes, à lire dans la table.
Conclure en une phrase sur ce dont dépend le coût du calcul.
7. On reprend la question 4 au point . L'écart réel vaut
Le comparer à la majoration. Celle-ci est-elle atteinte ? Expliquer précisément à quel endroit du raisonnement on a perdu quelque chose, en écrivant l'égalité de Taylor-Lagrange à l'ordre en et en déterminant le point qu'elle fournit.
8. Exhiber une fonction, un ordre et un point pour lesquels l'inégalité de Taylor-Lagrange est une égalité. Quelle condition générale faut-il pour cela ? Que garantit alors l'inégalité, et que ne garantit-elle pas ?
Formule de Taylor-Lagrange et inégalité de Taylor-LagrangeExtremum local intérieur et théorème de Rolle
Le cours démontre la formule de Taylor-Lagrange à la section 19. On reprend ici cette démonstration pas à pas, parce qu'elle est le modèle d'une technique qu'on retrouvera partout : fabriquer une fonction auxiliaire qui s'annule aux deux bouts, pour pouvoir lui appliquer le théorème de Rolle. L'énoncé à établir est le suivant.
Théorème
Formule de Taylor-Lagrange. Soient deux réels et un entier naturel. Soit de classe sur et fois dérivable sur . Alors il existe tel que
Aucune intégrale n'apparaît dans cette démonstration : les primitives relèvent du chapitre « Calcul intégral élémentaire », et la formule de Taylor avec reste intégral y est traitée. Ici, tout vient de Rolle.
1. Installer l'idée sur le cas . On suppose de classe sur et deux fois dérivable sur , et l'on veut produire tel que
a. On pose, pour ,
où est un réel à choisir. Calculer , puis déterminer l'unique valeur de pour laquelle .
b. Vérifier les hypothèses du théorème de Rolle pour , calculer , et conclure.
c. Que devient cette construction si l'on refait le même travail avec , c'est-à-dire avec ? Quel théorème du cours retrouve-t-on ?
2. Le cas général. On garde fixé et l'on pose, pour ,
a. Calculer . On précisera quels termes de la somme survivent en .
b. Déterminer l'unique réel tel que , et dire pourquoi il existe et est unique.
c. Vérifier une par une les trois hypothèses du théorème de Rolle pour sur .
d. Calculer pour . C'est l'étape décisive : la somme dérivée se télescope, et il faut le faire apparaître, pas l'affirmer.
e. Conclure.
3. Lecture des hypothèses. Où intervient exactement l'hypothèse « de classe sur », et où intervient exactement « est fois dérivable sur » ? Pourquoi ces deux hypothèses ne portent-elles pas sur le même ensemble ?
4. L'inégalité. En déduire en une ligne l'inégalité de Taylor-Lagrange : si de plus sur , alors
5. Le point n'est pas un objet fixe. Le théorème affirme l'existence de , il n'en donne ni la valeur ni l'unicité, et ce dépend de et de .
a. Sur l'exemple , , calculer explicitement le point fourni par la formule pour , puis pour . Comparer.
b. Voici deux conclusions tirées par des copies. Dire pour chacune quelle propriété inexistante de elle utilise, et la réfuter sur l'exemple de la question 5.a.
(i) « Écrivons la formule à l'ordre puis à l'ordre et retranchons ces deux égalités membre à membre. »
(ii) « Pour tout , . Dérivons cette égalité par rapport à . »
Développement limité : définition, unicité, troncature, parité
Aucun calcul de développement limité dans cet exercice, et aucune démonstration : l'unicité, la troncature et la règle de parité ont été établies aux sections 19 et 20 du cours. On les utilise, et on vérifie qu'on sait lire un développement limité, ce qui est une compétence à part entière et le premier obstacle du chapitre.
Soit une fonction définie sur un intervalle ouvert contenant , dont on sait seulement qu'elle admet en le développement limité d'ordre
Le terme nul est écrit exprès, pour que la place de chaque coefficient soit visible.
Répondre par la valeur demandée, ou par « on ne peut pas savoir », en justifiant à chaque fois par la propriété du cours utilisée.
1. Que vaut ?
2. Que vaut ?
3. La fonction est-elle croissante au voisinage de ?
4. Quel est le développement limité de à l'ordre en ?
5. Quel est son développement limité à l'ordre en ?
6. Peut-on affirmer que ?
On propose les cinq écritures ci-dessous. Dire lesquelles sont des développements limités d'ordre en de , et pour chacune des autres, dire ce qui cloche exactement : ou bien l'écriture est fausse, ou bien elle est vraie mais n'est pas un développement limité d'ordre .
a.
b.
c.
d.
e.
Le cours a démontré à la section 20 que le développement limité d'une fonction paire ne comporte que des puissances paires, et celui d'une fonction impaire que des puissances impaires. On ne redémontre rien : on constate.
7. Pour chacune des trois fonctions suivantes, dire si elle est paire, écrire son développement limité à l'ordre en à partir du tableau des développements usuels, et vérifier la règle.
a.
b.
c.
8. La fonction est impaire. Que prévoit la règle pour son développement limité, et est-ce vérifié à l'ordre ?
9. Une copie écrit : « est paire, donc son développement limité d'ordre s'écrit , ce qui prouve que . » Le résultat est-il correct ? Le raisonnement est-il complet ?
Développements limités usuels en 0Formule de Taylor-Young
Le tableau des développements limités usuels de la section 21 compte une dizaine de lignes, et l'on entend souvent qu'il faut l'apprendre par cœur. C'est à moitié vrai : deux lignes suffisent, et le reste se reconstitue en trois lignes de calcul. Cet exercice fait la part des deux, et se termine sur le seul théorème du chapitre qui permette de fabriquer un développement limité nouveau à partir d'un ancien.
1. Compléter le tableau ci-dessous, tous les développements étant pris en . Les quatre premières lignes sont données, les quatre dernières sont à écrire.
| Fonction | Développement limité en |
|---|---|
| à compléter | |
| à compléter | |
| à compléter | |
| à compléter |
On ne dispose plus que de deux développements, celui de et celui de . Tout le reste est oublié.
2. Retrouver, à l'ordre et en moins de cinq lignes chacun, sans dériver et sans dresser aucun tableau de dérivées successives :
a. le développement de ;
b. celui de ;
c. celui de ;
d. celui de . Ce dernier demande un argument d'une autre nature que les trois précédents : on cherchera ce qui distingue de du point de vue de la dérivée seconde, et l'on dira honnêtement pourquoi la simple substitution ne suffit pas ici.
On indiquera à chaque fois lequel des trois procédés on emploie : substitution d'une expression dans un développement connu, parité, ou combinaison de deux développements.
3. Déterminer le développement limité de à l'ordre en . Deux voies sont possibles : dresser le tableau des dérivées successives pour , ou exploiter la relation . Choisir la plus courte, la mener, et dire en une phrase pourquoi elle est la plus courte. On justifiera d'abord l'existence du développement.
4. Le cours établit à la section 21 le résultat suivant, énoncé sans aucun symbole d'intégrale.
Théorème
Primitivation d'un développement limité. Soit dérivable sur un intervalle ouvert contenant . Si admet en un développement limité d'ordre ,
alors admet en un développement limité d'ordre , obtenu en primitivant terme à terme et en prenant comme terme constant :
a. L'appliquer à pour obtenir son développement limité à l'ordre en . On partira de la dérivée, acquise à la section 8.
b. L'avertissement. La réciproque est fausse : si admet un développement limité d'ordre en , sa dérivée n'admet pas nécessairement de développement limité d'ordre , et on ne dérive jamais un développement limité. Le démontrer sur la fonction
On montrera que admet un développement limité d'ordre en , et que n'admet même pas de développement limité d'ordre .
Opérations sur les développements limités : somme, produit, quotient, composition, changement de variable
Un calcul de développement limité échoue rarement sur la table des usuels. Il échoue sur l'ordre auquel on développe chaque morceau : trop bas, il manque des termes ; trop haut, on calcule pour rien et on se trompe. Cet exercice ne fait que cela, et le fait sur un cas où l'erreur est visible au chiffre près.
On veut le développement limité d'ordre en de
1. Avant tout calcul. À quel ordre faut-il développer ? À quel ordre faut-il développer ? Justifier, en regardant la valeur de chaque facteur en .
2. L'erreur, pour la voir. Développer chacun des deux facteurs à l'ordre seulement, multiplier les deux polynômes entièrement, et écrire le coefficient de ainsi obtenu. On le gardera de côté.
3. Reprendre le calcul correctement et donner le développement limité d'ordre de . Comparer au coefficient de la question 2 : quelle est la différence, et d'où viennent précisément les termes qui manquaient ?
4. On considère
À quel ordre faut-il développer le numérateur pour obtenir le développement limité d'ordre de en ? Énoncer la règle générale pour une division par , puis mener le calcul.
5. Deux quotients dont le dénominateur ne vaut pas en . Les traiter en factorisant le dénominateur par sa valeur en , puis en composant avec le développement de . On indiquera à chaque fois l'ordre auquel chaque morceau est développé, et pourquoi.
a. à l'ordre
b. à l'ordre
6. Pour chacune des cinq expressions suivantes, dire à quel ordre développer chaque morceau, et rien de plus : aucun calcul ne doit être mené à terme. Une des cinq n'admet pas de développement limité en ; il faudra le repérer et le dire.
a. , à l'ordre
b. , à l'ordre
c. , à l'ordre
d. , à l'ordre
e. , à l'ordre
Opérations sur les développements limités : somme, produit, quotient, composition, changement de variable
Les développements limités du tableau des usuels sont tous écrits en . Deux opérations permettent de sortir de ce cadre : la composition, qui remplace par une expression qui tend vers , et le changement de variable , qui ramène un point quelconque en . Elles reposent sur la même idée et se rédigent de la même façon, à condition de dire à chaque fois quelle quantité tend vers .
Les développements limités en l'infini se traitent par un troisième changement de variable, et ils font l'objet de l'exercice 30.
1. Soit admettant un développement limité d'ordre en , et soit une fonction définie au voisinage de . On veut le développement limité de en .
a. Pourquoi la condition est-elle nécessaire pour substituer dans le développement de ? On expliquera ce qui, dans l'écriture , cesse d'avoir un sens sinon.
b. Que faire lorsque ? Décrire la marche à suivre.
2. Déterminer les développements limités suivants, tous en . On écrira à chaque fois quelle est la quantité substituée et pourquoi elle tend vers .
a. à l'ordre
b. à l'ordre
c. à l'ordre . Comparer le résultat au développement de : que remarque-t-on, et à partir de quel ordre les deux fonctions se distinguent-elles ?
3. Pour chacune des trois fonctions, écrire explicitement le changement de variable , avec , puis donner le développement limité demandé, en la variable .
a. en , à l'ordre
b. en , à l'ordre
c. en , à l'ordre
Dans les trois cas, effectuer le contrôle suivant : le terme constant doit valoir , et le coefficient de doit valoir .
4. Le piège. Une copie écrit, pour la question 3.b :
Dire ce qui est faux, tester numériquement les deux écritures en , et énoncer ce qu'un développement limité en est exactement : en quelle variable est son polynôme, et par rapport à quoi est écrit son reste ?
Applications des développements limités : limites, équivalents, tangente et position, asymptotes
Une limite par développement limité se calcule en deux temps, et l'ordre des deux temps décide de tout. On commence par diagnostiquer l'ordre auquel développer, en regardant la structure de l'expression ; puis on calcule. Une copie qui inverse les deux passe son temps à recommencer, parce qu'un ordre trop court redonne une forme indéterminée et qu'un ordre trop long fabrique des termes inutiles où l'on se trompe.
Voici les huit expressions. La variable tend vers , sauf pour la huitième, où elle tend vers .
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
1. Diagnostic seul. Pour chacune des huit expressions, dire à quel ordre développer, et pourquoi, sans calculer la limite. On donnera pour chaque cas la valuation attendue du numérateur et le nombre d'ordres coûtés par le dénominateur.
2. Calculer les huit limites, et vérifier à chaque fois que le diagnostic de la question 1 était le bon : si un terme calculé n'a servi à rien, l'ordre était trop grand ; si l'on a dû recommencer, il était trop petit.
3. Un ordre trop court. On considère
Développer d'abord le numérateur à l'ordre et dire précisément ce que l'on obtient. Puis reprendre à l'ordre correct.
4. Déterminer le réel pour lequel l'expression
admet une limite finie quand tend vers , et donner alors cette limite.
5. Que se passe-t-il si est mal choisi ? On décrira le comportement de l'expression à droite et à gauche de , et l'on dira pourquoi il serait faux d'écrire « la limite est indéterminée ».
Applications des développements limités : limites, équivalents, tangente et position, asymptotes
Une courbe qui part à l'infini le fait de plusieurs manières, et le développement limité en dit la nature exacte. Attention, la recette « on calcule » ne s'applique qu'après avoir vérifié qu'il y a bien une asymptote : deux des quatre fonctions ci-dessous n'en ont pas au sens où on l'attend, et c'est ce qui fait l'intérêt de l'exercice.
1. Question de méthode. Pour étudier une fonction au voisinage de , on pose . Pourquoi ce changement de variable, et non un autre ? Que devient le voisinage de , et quel signe faut-il donner à ?
2. Pour chacune des quatre fonctions suivantes, étudier la branche infinie en , puis en chaque fois que le domaine le permet. On demande, dans cet ordre :
a.
b.
c.
d.
3. Classer les quatre fonctions par nature de branche infinie en , puis énoncer le critère qui permet de trancher avant tout calcul de terme suivant.
Convexité : inégalité des pentes, caractérisations par la dérivée première et seconde, points d'inflexion, inégalités
La convexité se démontre par la dérivée seconde, mais elle se lit avant de se calculer, et c'est cette lecture qu'on installe ici. Le lemme des trois pentes a été démontré à la section 24 du cours ; on n'y revient pas, on s'en sert sous la forme suivante, qui est celle qu'on emploie en pratique.
Propriété
Inégalité des pentes. Si est convexe sur un intervalle , alors pour tous dans ,
Autrement dit, les pentes des cordes croissent quand on avance vers la droite. Pour une fonction concave, les trois inégalités sont inversées.
La figure ci-dessous montre la courbe d'une fonction sur l'intervalle , sa tangente en tracée en pointillés, et trois points , , de la courbe, d'abscisses respectives ; ; , reliés par la corde .
1. Lire sur quel intervalle est convexe et sur quel intervalle elle est concave. On dira à quoi on le voit.
2. Donner l'abscisse du point d'inflexion.
3. Que remarque-t-on sur la tangente en ce point, par rapport à la courbe ? En quoi cela distingue-t-il ce point de tous les autres points de la courbe ?
4. Ordonner les pentes des trois cordes , et , et énoncer la propriété générale que cette lecture illustre.
On ne dispose plus d'aucune courbe, mais seulement de quatre valeurs d'une fonction définie sur , données par une table. La question est : ces valeurs sont-elles compatibles avec une fonction convexe sur ?
| Jeu : | ||||
| Jeu : |
5. Pour chacun des deux jeux, répondre à la question, en justifiant par l'inégalité des pentes. Pour une réponse négative, on exhibera le triplet de points qui met l'inégalité en défaut.
6. Énoncer, pour quatre abscisses et quatre valeurs données, le critère qui décide de la compatibilité. Combien d'inégalités faut-il vérifier ?
7. Dans le jeu qui n'est pas compatible, on souhaite modifier une seule valeur, celle de , pour le rendre compatible. Déterminer l'ensemble exact des valeurs de qui conviennent.
Convexité : inégalité des pentes, caractérisations par la dérivée première et seconde, points d'inflexion, inégalitésVariations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonction
La caractérisation de la convexité par le signe de est l'outil le plus employé du chapitre, et le plus mal employé. Cet exercice l'installe sur une fonction complète, puis en montre les deux frontières : un point d'inflexion sans dérivée seconde, et une dérivée seconde nulle sans point d'inflexion. Il se termine par une inégalité classique obtenue par la seule convexité.
On utilisera librement les résultats de la section 24 du cours : est convexe sur un intervalle si et seulement si y est croissante, si et seulement si sur lorsque existe ; et une fonction convexe sur a sa courbe au-dessus de chacune de ses tangentes.
Soit définie sur par
1. Étudier la parité de , ses limites en , puis calculer et .
2. Établir que admet exactement deux points d'inflexion, d'abscisses , et donner leur ordonnée.
3. Réunir variations et convexité dans un seul tableau, en y faisant figurer le signe de , le signe de , le sens de variation et la forme de la courbe.
4. Décrire l'esquisse de la courbe : quels points et quelles droites doit-on y placer avant de tracer quoi que ce soit ?
On note la fonction racine cubique, c'est-à-dire la bijection réciproque de de sur , construite au chapitre précédent :
On rappelle que la notation est réservée à , et qu'on emploie donc , défini sur tout entier.
5. Montrer que n'est pas dérivable en , et préciser la nature de la tangente en ce point.
6. Calculer et sur , puis obtenir leur expression sur par un argument de parité. En déduire le sens de la concavité sur chacun des deux intervalles.
7. Conclure : admet-elle un point d'inflexion en ? La dérivée seconde existe-t-elle ? Que doit-on en retenir sur la définition d'un point d'inflexion ?
8. Soit . Calculer , montrer que , et déterminer si est un point d'inflexion de .
9. Énoncer précisément ce qu'il faut vérifier, en plus de l'annulation de , pour conclure qu'un point est un point d'inflexion. Que devient l'étude si l'on remplace par ?
10. Démontrer, pour tout entier et tout réel ,
en utilisant uniquement la convexité et la position de la courbe par rapport à une tangente bien choisie. On traitera à part le cas , et l'on précisera le cas d'égalité.
11. Montrer sur un exemple chiffré que l'hypothèse ne peut pas être retirée. Dépend-elle de la parité de ?
Méthode de Newton : construction, convergence et vitesseFormule de Taylor-Lagrange et inégalité de Taylor-LagrangeVariations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonction
La méthode de Newton est le procédé d'approximation le plus rapide du chapitre, et le plus fragile. On la construit ici de zéro, on l'observe travailler sur un exemple chiffré, on la compare à la dichotomie, puis on passe la moitié de l'exercice sur ses trois manières d'échouer, qui sont ce qu'un utilisateur doit connaître avant de s'en servir.
1. Soit dérivable sur un intervalle et un réel tel que . Écrire l'équation de la tangente à la courbe de au point d'abscisse , déterminer son point d'intersection avec l'axe des abscisses, et en déduire la formule de récurrence
On dira où l'hypothèse intervient.
On prend
et l'on cherche , seule racine réelle de . La figure ci-dessous montre les trois premières tangentes.
2. Expliciter la relation de récurrence pour cette fonction, puis calculer , , et , en donnant les valeurs à près. On gardera les valeurs exactes sous forme de fractions aussi longtemps que possible.
3. Dresser la table des erreurs et compter, pour chaque rang, le nombre de décimales exactes. Que constate-t-on d'un rang au suivant ? Répondre par observation de la table.
4. Comparaison avec la dichotomie. On applique la dichotomie à sur . Justifier que la méthode s'applique, puis déterminer combien d'itérations elle exige pour atteindre la précision obtenue par . Présenter le résultat en deux lignes.
Chacun des trois cas ci-dessous est un échec d'une nature différente : la suite existe et diverge, la suite s'arrête, la suite existe et tourne en rond.
5. La divergence. On applique la méthode de Newton à la fonction racine cubique , dont la seule racine est , en partant d'un quelconque.
a. Montrer que la relation de récurrence s'écrit .
b. En déduire le comportement de la suite , et dire quelle hypothèse manquait.
6. L'arrêt. Reprendre mais avec . Que se passe-t-il ? Interpréter géométriquement. Que se passe-t-il si l'on part de , ce qui est numériquement presque la même chose ?
7. Le cycle. On considère
a. Calculer puis . Que constate-t-on ?
b. La fonction possède-t-elle une racine réelle ? La méthode la trouvera-t-elle en partant de ?
8. Conclusion. Énoncer un jeu d'hypothèses qui garantit la convergence, vérifier qu'elles sont satisfaites dans la partie B, et dire laquelle est en défaut dans chacun des trois échecs.
Dérivabilité en un point : taux d'accroissement, tangente, approximation affine, dérivabilité entraîne continuitéExtremum local intérieur et théorème de RolleVariations et signe de la dérivée, stricte monotonie, inégalités par étude de fonctionThéorème de la limite de la dérivée et théorème de DarbouxConvexité : inégalité des pentes, caractérisations par la dérivée première et seconde, points d'inflexion, inégalitésDéveloppement limité : définition, unicité, troncature, parité
Ce n'est pas un exercice de calcul, c'est un exercice de rigueur de rédaction, et c'est ce que le chapitre sanctionne réellement en partiel. Six extraits de copie sont donnés, chacun découpé en lignes numérotées, et chacun se terminant par une conclusion qui a l'air juste.
Pour chacun des six, on demande trois choses, dans cet ordre.
Méthode
Attention. Deux de ces six copies ont une conclusion juste et une démonstration fausse. C'est le cas le plus difficile à repérer, parce que rien ne dépasse à la lecture, et le plus fréquent en situation. Une conclusion vraie ne valide jamais rétroactivement le raisonnement qui y mène.
Sujet. Soit . Montrer que est strictement monotone sur .
Ligne 1. La fonction est dérivable sur comme composée de fonctions dérivables.
Ligne 2. Sa dérivée vaut .
Ligne 3. Pour tout réel , on a , donc , donc .
Ligne 4. La dérivée est strictement positive sur l'intervalle , donc est strictement croissante sur .
Sujet. Soit . Déterminer les extremums locaux de sur .
Ligne 1. La fonction est dérivable sur et .
Ligne 2. On résout , ce qui donne comme unique solution.
Ligne 3. Le lemme de Fermat affirme qu'en un extremum local intérieur, la dérivée s'annule.
Ligne 4. Donc admet un extremum local en , et c'est le seul.
Sujet. Soit définie par pour et . Montrer qu'il existe tel que .
Ligne 1. On a et , donc .
Ligne 2. La fonction est dérivable sur comme composée de la fonction affine et du cosinus.
Ligne 3. Les hypothèses du théorème de Rolle sont donc vérifiées.
Ligne 4. Il existe donc tel que .
Sujet. Montrer que la fonction tangente est strictement croissante sur son ensemble de définition .
Ligne 1. La fonction est dérivable sur , et .
Ligne 2. Pour tout , on a .
Ligne 3. La dérivée est donc strictement positive sur .
Ligne 4. Donc est strictement croissante sur .
Sujet. Soit définie sur par pour et pour . Déterminer .
Ligne 1. Pour , on a , et pour , on a .
Ligne 2. Quand , ; quand , .
Ligne 3. La dérivée admet donc la limite en .
Ligne 4. Donc .
Sujet. Donner le développement limité d'ordre en de .
Ligne 1. On sait que .
Ligne 2. La dérivée de est .
Ligne 3. En dérivant le développement terme à terme, on obtient .
7. Classer les six fautes selon leur nature, puis dire lesquelles des six conclusions étaient vraies. Quelle est, des quatre natures de faute recensées, celle contre laquelle une relecture ne protège pas ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.