3ᵉ · Chapitre 07 · Organisation et gestion de données, fonctions

Proportionnalité et pourcentages d'évolution

Taux d'évolution, coefficient multiplicateur, quatrième proportionnelle, ratios et partages.

Ce qu'il faut savoir faire

  • Taux d'évolution
  • Coefficient multiplicateur
  • Quatrième proportionnelle
  • Ratios et partages

« Soldes : 30% sur tout le magasin », « le prix du ticket de cantine augmente de 5% », « mélangez le sirop et l'eau dans le ratio 1:7 »… Ouvre un journal, entre dans un magasin, lis une recette : les pourcentages et les proportions sont partout. Tu connais déjà bien le terrain : depuis la cinquième tu manipules les tableaux de proportionnalité, et en quatrième tu as appris le produit en croix pour calculer une quatrième proportionnelle, ainsi qu'à appliquer un pourcentage. Ce chapitre consolide tout cela et ajoute deux outils typiques de la troisième : le coefficient multiplicateur, qui transforme une phrase comme « augmenter de 5% » en une simple multiplication, et le ratio, une notation efficace pour les problèmes de mélange et de partage. Un conseil avant de commencer : travaille ce chapitre à fond, car les pourcentages d'évolution tombent presque chaque année au brevet, souvent dans un problème concret où il faut à la fois calculer une évolution et en retrouver une. Autant dire que ce sont des points quasi garantis pour qui maîtrise les méthodes.

Proportionnalité et quatrième proportionnelle

Commençons par remettre en place le socle. Deux grandeurs sont proportionnelles quand on passe de l'une à l'autre par une simple multiplication : si un kilogramme de fraises coûte 4 €, alors 2 kg coûtent 8 €, 3 kg coûtent 12 €, et x kg coûtent 4x euros. Le nombre par lequel on multiplie ne change jamais : c'est lui qui définit la situation.

Définition

Deux grandeurs sont proportionnelles lorsque les valeurs de l'une s'obtiennent en multipliant les valeurs de l'autre par un même nombre non nul, appelé coefficient de proportionnalité.

Un tableau de valeurs permet de visualiser (et de vérifier) une situation de proportionnalité. Voici celui des fraises à 4 € le kilogramme :

Masse (kg) 1 2 3 5
Prix (€) 4 8 12 20

Pour passer de la première ligne à la seconde, on multiplie toujours par 4 : c'est un tableau de proportionnalité de coefficient 4. Si une seule colonne avait refusé la règle (par exemple 3 kg pour 13 €), la situation n'aurait pas été proportionnelle : le coefficient doit fonctionner partout.

Dans les problèmes, on connaît souvent trois valeurs d'un tel tableau et on cherche la quatrième. Cette valeur manquante porte un nom que tu as croisé en quatrième.

Définition

Dans un tableau de proportionnalité à quatre cases dont trois valeurs sont connues, la valeur manquante s'appelle la quatrième proportionnelle.

L'outil roi pour la calculer est le produit en croix, qui repose sur une propriété des tableaux de proportionnalité : les produits des cases en diagonale sont égaux.

Méthode

Calculer une quatrième proportionnelle par le produit en croix.

On cherche d dans le tableau de proportionnalité suivant :

a c
b d
  1. Vérifier (ou justifier) que la situation est bien proportionnelle.
  2. Écrire l'égalité des produits en croix : a×d=b×c.
  3. Diviser pour isoler la valeur cherchée : d=b×ca.
  4. Conclure par une phrase, avec l'unité.

Exemple

À la boulangerie. Cinq croissants coûtent 6 €. Combien coûtent huit croissants ?

Le prix est proportionnel au nombre de croissants (chaque croissant coûte le même prix), on peut donc dresser un tableau de proportionnalité :

Nombre de croissants 5 8
Prix (€) 6 x

Le produit en croix donne 5×x=6×8, c'est-à-dire 5x=48, donc :

x=6×85=485=9,60

Huit croissants coûtent 9,60 €. Vérification rapide : un croissant coûte 6÷5=1,20 €, et 8×1,20=9,60 €, tout est cohérent.

Exemple

En cuisine. Une recette de crêpes prévoit 250 g de farine pour 4 personnes. Quelle masse de farine faut-il pour 10 personnes ?

Les quantités d'une recette sont proportionnelles au nombre de personnes. Le produit en croix donne :

x=250×104=25004=625

Il faut 625 g de farine pour 10 personnes.

Un dernier rappel de prudence, qui vaut de l'or au brevet : le produit en croix ne s'applique que si la situation est proportionnelle. L'âge et la taille d'un enfant, le nombre d'heures de révision et la note obtenue : voilà des grandeurs liées, mais pas proportionnelles. Avant tout produit en croix, pose-toi la question, et justifie-la d'une phrase dans ta rédaction.

Proportions et pourcentages

Deuxième pilier du chapitre : savoir exprimer « quelle part du total » représente une quantité. C'est la notion de proportion, et le pourcentage n'en est qu'un habillage commode.

Définition

La proportion d'une partie dans un tout est le quotient :

proportion=partietout

C'est un nombre compris entre 0 et 1. On peut l'écrire sous forme de fraction, de nombre décimal ou de pourcentage (une fraction de dénominateur 100).

Exemple

Dans une classe de 25 élèves, il y a 14 filles. La proportion de filles dans la classe est :

1425=0,56=56100

Il y a donc 56% de filles dans cette classe. Trois écritures (1425, 0,56 et 56%), une seule et même proportion.

Méthode

Exprimer une proportion en pourcentage.

  1. Identifier la partie et le tout (le tout est la quantité de référence, celle qui suit « parmi » ou « sur » dans l'énoncé).
  2. Calculer le quotient partietout.
  3. Convertir en pourcentage : multiplier le quotient par 100 (ou ramener la fraction à un dénominateur de 100).

Exemple

Au club de badminton. Parmi les 60 inscrits d'un club, 27 sont des collégiens. Quelle est la proportion de collégiens, en pourcentage ?

Le tout est 60, la partie est 27 :

2760=0,45

et 0,45×100=45, donc 45% des inscrits du club sont des collégiens.

Dans l'autre sens, on connaît le pourcentage et on veut la quantité correspondante : c'est appliquer un pourcentage. Là encore, une seule multiplication suffit.

Méthode

Appliquer un pourcentage à une quantité.

Prendre t% d'une quantité, c'est la multiplier par t100 :

t% de N=t100×N

Exemple

À la cantine. Un collège compte 320 élèves, et 45% d'entre eux sont demi-pensionnaires. Combien cela représente-t-il d'élèves ?

45100×320=0,45×320=144

Ce collège compte 144 demi-pensionnaires.

Un acompte. Pour réserver un séjour à 240 €, une agence demande un acompte de 30% du prix :

30100×240=0,30×240=72

L'acompte s'élève à 72 €.

Retiens la logique commune : dans les deux sens, le pourcentage n'est qu'une proportion déguisée, et tout se ramène à un quotient ou à une multiplication. Jusqu'ici, le pourcentage décrit une part d'un tout. Dans la section suivante, il va décrire un changement : une quantité qui augmente ou qui diminue. C'est la grande nouveauté de l'année.

Augmenter ou diminuer de t % : le coefficient multiplicateur

Le prix d'un jeu vidéo augmente de 15%, une veste est remisée de 35% pendant les soldes : comment calculer les nouveaux prix ? Tu sais déjà le faire en deux temps : calculer l'augmentation (ou la réduction), puis l'ajouter (ou la soustraire). Prenons le jeu vidéo à 60 € qui augmente de 15% :

  • l'augmentation vaut 15100×60=9 € ;
  • le nouveau prix est 60+9=69 €.

Ce calcul en deux temps fonctionne toujours, mais la troisième t'offre mieux : un calcul en un seul temps. Refais le même raisonnement avec une quantité de départ N quelconque et une hausse de t%. La quantité augmente de t100×N, donc la nouvelle valeur est N+t100×N. Et c'est ici que le calcul littéral entre en scène : en factorisant par N grâce à la distributivité,

N+t100×N=N×(1+t100)

Augmenter de t%, c'est donc multiplier par le nombre 1+t100. Le même raisonnement avec une soustraction donne le cas de la diminution : Nt100×N=N×(1t100).

Propriété

Coefficient multiplicateur. Soit t un nombre positif.

  • Augmenter une quantité de t%, c'est la multiplier par 1+t100.
  • Diminuer une quantité de t%, c'est la multiplier par 1t100.

Ce nombre par lequel on multiplie s'appelle le coefficient multiplicateur de l'évolution.

Ce résultat est central : il transforme une phrase (« augmenter de 15% ») en un nombre (×1,15). On passe d'une formulation additive (ajouter ou enlever un pourcentage) à une formulation multiplicative (multiplier par un coefficient), et cette seconde lecture est infiniment plus puissante pour les calculs.

Méthode

Calculer une valeur après une évolution de t%.

  1. Traduire l'évolution en coefficient multiplicateur : 1+t100 pour une hausse, 1t100 pour une baisse.
  2. Multiplier la valeur de départ par ce coefficient.
  3. Conclure par une phrase, et vérifier la cohérence : une hausse doit donner un résultat plus grand, une baisse un résultat plus petit.

Exemple

Une hausse. Le jeu vidéo à 60 € augmente de 15%. Le coefficient multiplicateur est 1+15100=1,15, donc le nouveau prix est :

60×1,15=69

Le jeu coûte désormais 69 €, exactement comme avec le calcul en deux temps, mais en une seule multiplication.

Une baisse. Une veste à 80 € est remisée de 35%. Le coefficient multiplicateur est 135100=0,65, donc le prix soldé est :

80×0,65=52

La veste coûte 52 € pendant les soldes. Cohérence : 52<80, le prix a bien baissé.

Observe la position du coefficient par rapport à 1 : elle raconte l'évolution à elle seule. Un coefficient plus grand que 1 signale une augmentation ; un coefficient entre 0 et 1 signale une diminution. Voici un petit tableau récapitulatif à connaître sur le bout des doigts :

Évolution +5% +20% +100% 10% 25% 50%
Coefficient 1,05 1,2 2 0,9 0,75 0,5

Deux colonnes de ce tableau méritent une seconde de réflexion : augmenter de 100%, c'est multiplier par 2 (doubler !), et diminuer de 50%, c'est multiplier par 0,5 (prendre la moitié). Et attention au piège d'écriture le plus fréquent : augmenter de 5%, c'est multiplier par 1,05, et surtout pas par 1,5, qui correspondrait à une augmentation de 50% ! Le t100 de la formule impose de bien placer la virgule.

Entraîne-toi à traduire dans les deux sens (réponses données après les deux-points) :

a. Augmenter de 8% : multiplier par 1,08

b. Diminuer de 30% : multiplier par 0,7

c. Multiplier par 1,4 : augmenter de 40%

d. Multiplier par 0,85 : diminuer de 15%

e. Augmenter de 2% : multiplier par 1,02

f. Multiplier par 0,98 : diminuer de 2%

Les deux dernières colonnes te l'ont fait sentir : la traduction fonctionne aussi en sens inverse. C'est justement l'objet de la section suivante.

Retrouver un pourcentage d'évolution

Renversons le problème, comme aime le faire le brevet : on connaît la valeur de départ et la valeur d'arrivée, et on cherche le pourcentage d'évolution. « Le loyer est passé de 150 € à 120 € : de quel pourcentage a-t-il baissé ? » L'idée est simple : puisqu'une évolution est une multiplication, il suffit de retrouver par quel nombre on a multiplié, c'est-à-dire le coefficient multiplicateur. Et pour retrouver un facteur, on divise.

Méthode

Retrouver un pourcentage d'évolution à partir des deux valeurs.

  1. Calculer le coefficient multiplicateur :
coefficient=valeur d’arriveˊevaleur de deˊpart
  1. Comparer ce coefficient à 1 et l'écrire sous la forme 1+t100 ou 1t100.
  2. Conclure : une hausse de t% si le coefficient dépasse 1, une baisse de t% s'il est inférieur à 1.

Exemple

Une hausse. L'abonnement mensuel d'une salle de sport passe de 25 € à 27 €. Quel est le pourcentage d'augmentation ?

Le coefficient multiplicateur est :

2725=1,08

Or 1,08=1+8100 : l'abonnement a augmenté de 8%.

Une baisse. Le loyer d'un garage passe de 150 € à 120 €. Quel est le pourcentage de diminution ?

Le coefficient multiplicateur est :

120150=0,8

Or 0,8=120100 : le loyer a baissé de 20%.

Il existe une deuxième lecture du même problème, tout aussi valable, qui relie cette section à celle des proportions : au lieu de regarder le coefficient, on regarde la variation (ce qui a été gagné ou perdu) et on se demande quelle proportion de la valeur de départ elle représente.

Méthode

Deuxième lecture : la variation comme proportion de la valeur de départ.

  1. Calculer la variation : la différence entre la valeur d'arrivée et la valeur de départ.
  2. Exprimer cette variation en proportion de la valeur de départ (le quotient variation sur valeur de départ), puis en pourcentage.
  3. Conclure en précisant s'il s'agit d'une hausse ou d'une baisse.

Exemple

Les mêmes exemples, relus. Pour l'abonnement passé de 25 € à 27 € : la variation est 2725=2 €, et

225=0,08=8100

soit 8% de la valeur de départ : c'est bien une hausse de 8%.

Pour le loyer passé de 150 € à 120 € : le loyer a perdu 150120=30 €, et

30150=0,2=20100

soit 20% de la valeur de départ : c'est bien une baisse de 20%. Les deux lectures donnent évidemment le même résultat, choisis celle qui te parle le plus.

Un point de vigilance essentiel, source de la moitié des erreurs sur ce thème : le pourcentage d'évolution se calcule toujours par rapport à la valeur de départ, jamais par rapport à la valeur d'arrivée. Dans l'exemple du loyer, diviser 30 par 120 donnerait 0,25, soit 25% : un résultat faux, car la référence n'est pas la bonne. Le « tout » d'une évolution, c'est ce qu'on avait avant. Et cette question de référence est précisément ce qui rend le piège suivant si redoutable.

Le piège des évolutions qui s'enchaînent

Voici l'un des pièges les plus célèbres du programme, posé un jour ou l'autre à tout élève de troisième : le prix d'un article augmente de 20%, puis diminue de 20%. Revient-il à son prix de départ ? L'intuition crie « oui, évidemment : +20 puis 20, ça s'annule ». L'intuition a tort, et un exemple numérique calculé pas à pas va le prouver.

Exemple

Hausse de 20% puis baisse de 20%, étape par étape. Un article coûte 200 € au départ.

Étape 1 : la hausse de 20%. Le coefficient multiplicateur est 1+20100=1,2, donc le nouveau prix est :

200×1,2=240

Après la hausse, l'article coûte 240 €.

Étape 2 : la baisse de 20%. Attention, cette baisse s'applique au prix actuel, c'est-à-dire 240 €, et non au prix initial ! Le coefficient est 120100=0,8, donc le prix final est :

240×0,8=192

L'article termine à 192 €, et non à 200 € : il ne revient pas à son prix de départ.

D'où vient le paradoxe ? Les deux évolutions font toutes les deux « 20% », mais pas 20% de la même chose. La hausse ajoute 20% de 200 €, soit 40 € ; la baisse retire 20% de 240 €, soit 48 €. On retire plus qu'on n'avait ajouté, le compte n'y est pas. On peut d'ailleurs mesurer le bilan global avec la méthode de la section précédente : le coefficient de l'évolution complète est 192200=0,96=14100. Au total, l'article a baissé de 4%.

Propriété

Le piège classique. Une augmentation de t% suivie d'une diminution de t% (ou l'inverse) ne ramène pas à la valeur de départ, car les deux pourcentages ne s'appliquent pas à la même valeur de référence.

Face à des évolutions qui s'enchaînent, une seule règle : calculer étape par étape, en appliquant chaque évolution à la valeur obtenue juste avant. On n'additionne jamais des pourcentages d'évolution.

Grave cette règle dans le marbre : « +20% puis 20% » ne fait pas « 0% », et « +10% puis +10% » ne fait pas « +20% ». Dès que deux évolutions se suivent, sors ton brouillon et déroule les étapes une par une.

Ratios et partages

Dernière notion du chapitre, apparue récemment dans les programmes du collège et très présente dans les sujets de brevet : le ratio. Il formalise une idée que tu utilises déjà dans la vie courante. Quand une recette de béton demande « trois volumes de sable pour un volume de ciment », ou quand un sirop se prépare avec « un volume de sirop pour sept volumes d'eau », on compare des quantités entre elles, sans préciser les quantités réelles.

Définition

Dire que deux nombres a et b sont dans le ratio 2:3 (lire « deux pour trois ») signifie que :

a2=b3

Plus généralement, a et b sont dans le ratio m:n lorsque am=bn. De même, trois nombres a, b et c sont dans le ratio m:n:p lorsque :

am=bn=cp

Exemple

Les longueurs 10 cm et 15 cm sont dans le ratio 2:3, car 102=5 et 153=5 : les deux quotients sont égaux. En revanche, 10 cm et 16 cm ne sont pas dans le ratio 2:3, car 102=5 mais 1635.

Ce quotient commun n'est pas un inconnu : c'est un coefficient de proportionnalité ! Dire que a et b sont dans le ratio 2:3, c'est dire que le tableau suivant est un tableau de proportionnalité :

Ratio 2 3
Valeurs a b

Le ratio, c'est donc de la proportionnalité concentrée : les nombres du ratio jouent le rôle de « parts » élémentaires, et les valeurs réelles s'obtiennent en multipliant toutes les parts par un même nombre. Cette lecture en « parts » donne directement la méthode pour le grand classique du brevet : partager une quantité selon un ratio.

Méthode

Partager une quantité selon un ratio.

  1. Compter le nombre total de parts : la somme des nombres du ratio.
  2. Calculer la valeur d'une part : la quantité à partager divisée par le nombre total de parts.
  3. Attribuer à chacun sa part : multiplier la valeur d'une part par son nombre du ratio.
  4. Vérifier que la somme des montants attribués redonne bien la quantité de départ.

Exemple

Partage à deux. Léa et Tom ont tenu ensemble un stand de crêpes et ont gagné 120 €. Comme Léa a travaillé plus longtemps, ils décident de se partager la somme dans le ratio 2:3 (deux parts pour Tom, trois pour Léa).

Étape 1 : le nombre de parts. En tout, 2+3=5 parts.

Étape 2 : la valeur d'une part. 120÷5=24 € par part.

Étape 3 : les montants. Tom reçoit 2×24=48 € et Léa reçoit 3×24=72 €.

Étape 4 : vérification. 48+72=120 €, le compte est bon. Et l'on contrôle le ratio : 482=24 et 723=24, les deux quotients sont bien égaux.

La méthode s'étend sans effort à un ratio à trois termes : on compte simplement les parts de la même façon.

Exemple

Partage à trois. Trois amis ont gagné 180 € en vendant des objets à un vide-grenier, et se partagent la somme dans le ratio 2:3:4, proportionnellement au nombre d'objets que chacun avait apportés.

Le nombre total de parts est 2+3+4=9, et la valeur d'une part est 180÷9=20 €. Les trois amis reçoivent donc :

a. 2×20=40

b. 3×20=60

c. 4×20=80

Vérification : 40+60+80=180 €, la somme est intégralement partagée.

Un dernier mot sur le vocabulaire : un ratio se lit toujours dans l'ordre. Le ratio 2:3 et le ratio 3:2 ne racontent pas la même histoire (dans le premier, la seconde quantité est la plus grande ; dans le second, c'est la première). Dans un problème, prends une seconde pour associer chaque nombre du ratio à la bonne personne ou à la bonne quantité avant de calculer.

Le tour du chapitre est complet, et il forme un ensemble très cohérent : la proportionnalité et son produit en croix pour les valeurs manquantes, la proportion partie sur tout pour exprimer et appliquer un pourcentage, le coefficient multiplicateur pour traiter les hausses et les baisses en une seule multiplication, la division arrivée par départ pour retrouver un pourcentage d'évolution, la règle d'or du calcul étape par étape quand les évolutions s'enchaînent, et le ratio pour les partages. Ces outils sont ceux que tu utiliseras le plus dans ta vie de citoyen : soldes, salaires, impôts, statistiques des journaux… Et au brevet, ils rapportent des points à chaque session ou presque. Place aux exercices !

Bloqué sur « Proportionnalité et pourcentages d'évolution » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.