3ᵉ · Chapitre 02 · Nombres et calculs

Calcul numérique : rationnels, racines, puissances

Rationnels en résolution de problèmes, racines carrées, puissances d'exposants négatifs, notation scientifique.

Ce qu'il faut savoir faire

  • Rationnels en résolution de problèmes
  • Racines carrées
  • Puissances d'exposants négatifs
  • Notation scientifique

Combien pèse la Terre ? Quelle est la taille d'un virus ? À quelle hauteur remonte une balle après trois rebonds ? Pour répondre à ces questions, il faut savoir calculer avec tous les types de nombres : les fractions, les racines carrées et les puissances. Ce chapitre rassemble tout le calcul numérique de la 3e : c'est une boîte à outils que tu utiliseras dans tous les autres chapitres, et que le brevet teste chaque année. Objectif : zéro hésitation sur ces techniques.

Calculer avec les fractions

Tu calcules avec des fractions depuis la 5e. En 3e, il n'y a pas de nouvelle règle à apprendre : il y a des méthodes à maîtriser parfaitement, car elles tombent au brevet sous toutes les formes. Et grâce au chapitre précédent, tu sais maintenant rendre n'importe quel résultat irréductible.

Définition

Un nombre rationnel est un nombre qui peut s'écrire sous la forme d'un quotient d'un nombre entier par un nombre entier non nul, c'est-à-dire sous la forme d'une fraction ab (avec b différent de 0), éventuellement précédée d'un signe.

Par exemple 37, 52, mais aussi 4=41 et 0,31=31100 sont des nombres rationnels.

Pour les fractions de nombres relatifs, retiens d'abord la règle du signe : un signe « moins » peut se placer au numérateur, au dénominateur ou devant la fraction, cela ne change pas le nombre.

Propriété

Pour tous nombres a et b avec b différent de 0 :

ab=ab=ab

En pratique, on écrit toujours le signe devant la fraction, avec un numérateur et un dénominateur positifs.

Somme et différence

Propriété

Pour additionner ou soustraire deux fractions de même dénominateur, on additionne ou on soustrait les numérateurs, et on garde le dénominateur :

ac+bc=a+bcetacbc=abc

Attention au piège classique : on n'additionne jamais les dénominateurs. La somme 12+13 ne vaut pas 25 (qui est plus petit que 12, ce qui serait absurde pour une somme de deux nombres positifs).

Méthode

Additionner ou soustraire deux fractions de dénominateurs quelconques.

  1. On cherche un dénominateur commun : un multiple commun aux deux dénominateurs, le plus petit possible.
  2. On met chaque fraction au dénominateur commun (on multiplie le numérateur et le dénominateur par un même nombre).
  3. On additionne ou on soustrait les numérateurs.
  4. On donne le résultat sous forme irréductible.

Exemple

Calculer A=56+34.

Les multiples de 6 sont 6, 12, 18… et ceux de 4 sont 4, 8, 12… Le plus petit dénominateur commun est 12.

A=5×26×2+3×34×3=1012+912=1912

Calculer B=2375.

Le plus petit dénominateur commun à 3 et 5 est 15.

B=2×53×57×35×3=10152115=102115=1115

Le résultat est négatif : rien d'étonnant, on soustrait à 23 un nombre plus grand que lui.

Produit

Le produit est l'opération la plus simple : pas besoin de dénominateur commun.

Propriété

Pour multiplier deux fractions, on multiplie les numérateurs entre eux et les dénominateurs entre eux :

ab×cd=a×cb×d

Méthode

Simplifier avant de multiplier.

Avant d'effectuer les produits, on décompose les numérateurs et les dénominateurs en facteurs (au besoin en facteurs premiers, comme au chapitre précédent), et on barre les facteurs communs au numérateur et au dénominateur. Les calculs deviennent plus simples et le résultat sort directement irréductible.

Exemple

Calculer C=1415×2521.

Surtout, on ne calcule pas 14×25 ! On décompose d'abord :

C=14×2515×21=2×7×5×53×5×3×7=2×53×3=109

Les facteurs 7 et 5, présents en haut et en bas, ont été barrés : le résultat est irréductible sans aucun gros calcul.

Avec des nombres relatifs, on applique la règle des signes habituelle : le produit de deux nombres de signes contraires est négatif. Par exemple 34×25=3×24×5=620=310.

Quotient : diviser, c'est multiplier par l'inverse

Définition

Deux nombres sont inverses l'un de l'autre lorsque leur produit vaut 1.

L'inverse d'un nombre a non nul est 1a. L'inverse de la fraction ab (avec a et b non nuls) est la fraction retournée ba.

Exemple

L'inverse de 34 est 43, car 34×43=1212=1.

L'inverse de 5 est 15, et l'inverse de 18 est 8.

Propriété

Diviser par un nombre non nul, c'est multiplier par son inverse :

ab÷cd=ab×dc

Méthode

Diviser deux fractions.

  1. On garde la première fraction.
  2. On remplace la division par une multiplication, et la deuxième fraction par son inverse.
  3. On termine comme un produit : on simplifie avant de multiplier.

Exemple

Calculer D=34÷57.

D=34×75=3×74×5=2120

Calculer E= 23  56 .

La grande barre de fraction est une division : E=23÷56.

E=23×65=2×2×33×5=45

Enchaînements de calculs : les priorités

Au brevet, les fractions arrivent rarement seules : elles s'enchaînent dans des expressions à plusieurs opérations. Les priorités opératoires que tu connais restent les mêmes.

Propriété

Dans un calcul, on effectue dans l'ordre :

  1. les calculs entre parenthèses ;
  2. les puissances ;
  3. les multiplications et divisions, de gauche à droite ;
  4. les additions et soustractions, de gauche à droite.

Une barre de fraction agit comme des parenthèses : on calcule complètement le numérateur et le dénominateur avant de s'occuper du quotient.

Exemple

Calculer F=23+53×110.

La multiplication est prioritaire sur l'addition :

F=23+5×13×10=23+16=46+16=56

Calculer G=(1213)÷76.

On commence par la parenthèse : 1213=3626=16. Puis on divise en multipliant par l'inverse :

G=16×67=642=17

Résoudre des problèmes avec des nombres rationnels

Les fractions ne servent pas qu'à faire des exercices de calcul : elles décrivent des situations concrètes, et le brevet adore les mettre en scène. Toute la difficulté tient dans une seule traduction à connaître.

Propriété

Prendre une fraction d'une quantité, c'est multiplier la fraction par cette quantité.

Prendre une fraction d'une fraction (« les trois quarts des deux tiers de… »), c'est multiplier les fractions entre elles : le mot « de » se traduit par le signe ×.

Exemple

Les deux tiers des 27 élèves d'une classe ont eu la moyenne au dernier contrôle. Combien d'élèves cela représente-t-il ?

23×27=2×273=2×9=18

Cela représente 18 élèves.

Dans un collège, les deux tiers des élèves sont demi-pensionnaires, et les trois quarts des demi-pensionnaires prennent le bus. Quelle fraction des élèves du collège prend le bus après avoir mangé à la cantine ?

Il s'agit des trois quarts des deux tiers du total :

34×23=3×24×3=24=12

La moitié des élèves du collège est concernée.

Méthode

Rédiger un problème avec des rationnels, façon brevet.

  1. On identifie la quantité de départ (une hauteur, un prix, un effectif…).
  2. On traduit chaque étape de l'énoncé par une multiplication par une fraction.
  3. On effectue le calcul en simplifiant au maximum avant de multiplier.
  4. On conclut par une phrase qui répond à la question, avec l'unité.

Exemple

Problème type brevet. Une balle est lâchée d'une hauteur de 3,20 m. À chaque rebond, elle remonte aux trois quarts de la hauteur atteinte précédemment.

1. À quelle hauteur remonte-t-elle après le premier rebond ?

Prendre les trois quarts de 3,20 m, c'est multiplier :

34×3,20=3×3,204=9,604=2,40

Après le premier rebond, la balle remonte à 2,40 m.

2. À quelle hauteur remonte-t-elle après le troisième rebond ?

À chaque rebond, la hauteur est multipliée par 34. Après trois rebonds, la hauteur de départ a donc été multipliée trois fois de suite par 34 :

34×34×34=2764

La hauteur atteinte est 2764×3,20=86,464=1,35. Après le troisième rebond, la balle remonte à 1,35 m.

Remarque la puissance de la méthode : plutôt que de calculer rebond après rebond, on a résumé les trois rebonds en une seule fraction, 2764. C'est exactement le genre de raisonnement que le brevet valorise.

La racine carrée d'un nombre positif

Changeons d'outil. Tu sais depuis longtemps calculer le carré d'un nombre : 72=49. La question inverse est tout aussi naturelle : quel nombre positif a pour carré 49 ? C'est la question à laquelle répond la racine carrée.

Définition

Un carré parfait est le carré d'un nombre entier. Les carrés des entiers de 1 à 12 sont à connaître par cœur :

n 1 2 3 4 5 6
n2 1 4 9 16 25 36
n 7 8 9 10 11 12
n2 49 64 81 100 121 144

Définition

La racine carrée d'un nombre positif a est le nombre positif dont le carré vaut a. On la note a.

Un nombre négatif n'a pas de racine carrée : aucun carré n'est négatif.

Ainsi 49=7, car 72=49 et 7 est positif. La définition se traduit directement par deux égalités à connaître.

Propriété

Pour tout nombre positif a :

(a)2=aeta2=a

Exemple

Grâce au tableau des carrés parfaits et à la propriété ci-dessus, on lit directement :

a. 81=9

b. 121=11

c. 144=12

d. (5)2=5

e. 132=13

f. 2,25=1,5 car 1,52=2,25

Mais que vaut 17 ? Ce n'est pas un entier : 42=16 est trop petit et 52=25 est trop grand, donc 17 est compris entre 4 et 5. La calculatrice affiche 174,1231056 et les décimales ne s'arrêtent jamais : ce nombre n'a pas d'écriture décimale exacte. La calculatrice n'en donne qu'une valeur approchée.

Méthode

Valeur exacte ou valeur approchée ?

  1. Si le nombre sous la racine est un carré parfait, la racine carrée est un entier : on écrit le résultat avec le signe =. Exemple : 64=8.
  2. Sinon, l'écriture a est elle-même la valeur exacte : quand l'énoncé demande une valeur exacte, on la laisse telle quelle.
  3. Quand l'énoncé demande un arrondi, on utilise la calculatrice et on écrit le résultat avec le symbole , jamais avec =.

Exemple

Donner la valeur exacte de 17, puis son arrondi au centième.

17 n'est pas un carré parfait : la valeur exacte est 17, tout simplement. À la calculatrice, 174,12 au centième près.

Écrire 17=4,12 serait faux : 4,122=16,9744, et non 17.

La racine carrée a une interprétation géométrique très concrète : c'est le côté d'un carré dont on connaît l'aire. En effet, un carré de côté c a pour aire c2 ; retrouver le côté à partir de l'aire, c'est exactement chercher le nombre positif dont le carré vaut l'aire.

Exemple

Un carré a une aire de 17 cm2. Quelle est la longueur de son côté ?

Le côté est le nombre positif dont le carré vaut 17 : par définition de la racine carrée, il mesure exactement 17 cm, soit environ 4,1 cm.

Autre terrain de jeu naturel de la racine carrée : le théorème de Pythagore, que tu utilises depuis la 4e. Il fournit le carré d'une longueur ; la racine carrée permet d'en déduire la longueur elle-même.

Exemple

Le triangle ABC est rectangle en A, avec AB=5 cm et AC=7 cm. Calculer BC, en valeur exacte puis arrondie au millimètre.

D'après le théorème de Pythagore :

BC2=AB2+AC2=52+72=25+49=74

La longueur BC est donc un nombre positif dont le carré vaut 74 : par définition, BC=74 cm. C'est la valeur exacte. À la calculatrice, BC8,6 cm au millimètre près.

Puissances d'un nombre : exposants positifs et négatifs

Tu as déjà croisé les puissances en 4e, et le chapitre précédent les utilisait dans les décompositions en facteurs premiers. Il est temps de poser proprement les définitions, et de les étendre aux exposants négatifs.

Définition

Soit a un nombre et n un nombre entier supérieur ou égal à 2. La puissance an (lire « a exposant n ») est le produit de n facteurs tous égaux à a :

an=a×a××an facteurs

On complète cette définition par deux conventions : a1=a et, pour a non nul, a0=1.

Les cas n=2 et n=3 portent des noms que tu connais : a2 se lit « a au carré » et a3 « a au cube ».

Exemple

a. 24=2×2×2×2=16

b. (3)2=(3)×(3)=9

c. 32=(3×3)=9

d. 0,23=0,2×0,2×0,2=0,008

e. (23)2=23×23=49

f. 71=7 et 70=1

Compare bien les items b. et c. : dans (3)2, la parenthèse indique que c'est le nombre 3 tout entier qui est élevé au carré ; dans 32, la puissance est prioritaire, on calcule 32 puis on prend l'opposé. Plus généralement, une puissance d'un nombre négatif est positive si l'exposant est pair, négative s'il est impair : (2)4=16 mais (2)3=8.

Définition

Soit a un nombre non nul et n un nombre entier positif. On définit la puissance d'exposant négatif an comme l'inverse de an :

an=1an

En particulier, a1=1a : c'est l'inverse de a, déjà rencontré avec les fractions.

Exemple

a. 23=123=18

b. 51=15

c. 102=1100=0,01

d. 42=142=116

e. (3)2=1(3)2=19

f. (23)1=32

Un point important : contrairement à ce que le signe « moins » pourrait laisser croire, 23=18 est un nombre positif. L'exposant négatif signale un inverse, pas un nombre négatif.

Comment calculer un produit ou un quotient de puissances ? En 3e, pas de formule à apprendre par cœur : on revient à la définition, et tout se retrouve en comptant les facteurs.

Méthode

Calculer un produit ou un quotient de puissances en revenant à la définition.

  1. On écrit chaque puissance comme un produit de facteurs.
  2. Pour un produit, on compte le nombre total de facteurs ; pour un quotient, on barre les facteurs communs au numérateur et au dénominateur, comme pour une fraction.
  3. On réécrit le résultat sous forme d'une puissance.

Exemple

Écrire 25×23 sous la forme d'une seule puissance.

25×23=(2×2×2×2×2)×(2×2×2)

On compte 5+3=8 facteurs égaux à 2 : donc 25×23=28.

Écrire 7672 sous la forme d'une seule puissance.

7672=7×7×7×7×7×77×7=7×7×7×7=74

On a barré deux facteurs 7 en haut et en bas : il en reste 62=4.

Ce retour à la définition évite les confusions. Par exemple, 23+24 ne se simplifie pas en une puissance de 2 : c'est 8+16=24, qui n'est pas une puissance de 2. Et 32×53 ne se regroupe pas non plus : les bases sont différentes, on calcule chaque puissance, 9×125=1125.

Les puissances de 10

Les puissances de 10 sont les plus utiles de toutes : elles portent l'écriture décimale et préparent la notation scientifique.

Propriété

Pour tout entier positif n :

  • 10n s'écrit 1 suivi de n zéros : 103=1000, 106=1000000 ;
  • 10n=110n s'écrit avec n chiffres après la virgule, le dernier étant un 1 : 103=11000=0,001.

Pour les puissances de 10, les calculs de produits et de quotients reviennent si souvent qu'on retient les résultats usuels suivants.

Propriété

Pour tous nombres entiers relatifs n et p :

10n×10p=10n+p10n10p=10np(10n)p=10n×p

Ces résultats ne tombent pas du ciel : ils se retrouvent avec la définition, exactement comme ci-dessus. Par exemple, 102×103, c'est 2 zéros suivis de 3 zéros, soit 100×1000=100000=105 : on retrouve bien 102+3.

Exemple

Écrire 104×106 sous la forme d'une seule puissance de 10.

Avec le résultat usuel : 104×106=104+(6)=102.

On peut le vérifier en revenant à la définition :

104×106=104×1106=10×10×10×1010×10×10×10×10×10=1102=102

La notation scientifique

La masse de la Terre vaut environ 5970000000000000000000000 kg. Le diamètre d'un atome d'hydrogène vaut environ 0,0000000001 m. Ces écritures sont illisibles : impossible de les comparer ou même de les recopier sans erreur. Les puissances de 10 offrent une écriture compacte et normalisée : la notation scientifique.

Définition

Un nombre décimal positif est écrit en notation scientifique lorsqu'il est sous la forme :

A×10n

A est un nombre décimal vérifiant 1A<10 (un seul chiffre, non nul, avant la virgule) et n est un nombre entier relatif.

Exemple

La masse de la Terre s'écrit 5,97×1024 kg, et le diamètre de l'atome d'hydrogène 1×1010 m.

En revanche, 34×105 et 0,8×103 ne sont pas des notations scientifiques : 34 n'est pas strictement inférieur à 10, et 0,8 n'est pas supérieur ou égal à 1.

Méthode

Écrire un nombre en notation scientifique.

  1. On place la virgule juste après le premier chiffre non nul du nombre : cela donne A.
  2. On compte de combien de rangs la virgule a été déplacée : cela donne l'exposant n, au signe près.
  3. Pour un nombre supérieur ou égal à 10, l'exposant est positif ; pour un nombre strictement inférieur à 1, il est négatif.
  4. On vérifie que 1A<10 et que le compte est bon en « dépliant » mentalement l'écriture obtenue.

Exemple

a. 7300000=7,3×106

b. 602000=6,02×105

c. 0,00045=4,5×104

d. 0,03=3×102

La notation scientifique rend les comparaisons immédiates : plus besoin de compter des zéros.

Méthode

Comparer deux nombres écrits en notation scientifique.

  1. On compare d'abord les exposants : le nombre dont l'exposant est le plus grand est le plus grand.
  2. Si les exposants sont égaux, on compare les nombres A.

Exemple

Un cheveu a un diamètre d'environ 8×105 m, un globule rouge d'environ 7×106 m. Lequel est le plus gros ?

On compare les exposants : 5>6, donc 8×105>7×106. Le cheveu est plus épais que le globule rouge (environ 11 fois, car 8×1057×10611,4).

La notation scientifique donne aussi accès aux ordres de grandeur : une valeur très arrondie, souvent réduite à une puissance de 10, qui suffit pour estimer un résultat ou vérifier la vraisemblance d'un calcul. Par exemple, une année compte 31536000 secondes, soit environ 3×107 s : c'est l'ordre de grandeur à retenir. Si un calcul de durée annuelle te donne 1012 secondes, c'est le signal qu'une erreur s'est glissée quelque part.

Enfin, dans la vie courante et en sciences, les puissances de 10 se cachent derrière les préfixes des unités, du nanomètre au gigaoctet.

Propriété

Préfixes du système international, de nano à giga :

Préfixe Symbole Signification Exemple
giga G 109 1 Go =109 octets
méga M 106 1 MW =106 W
kilo k 103 1 km =103 m
milli m 103 1 ms =103 s
micro μ 106 1 μm=106 m
nano n 109 1 nm =109 m

Tu connais aussi déjà centi (102, le centimètre) et déci (101, le décilitre), intercalés entre milli et l'unité.

Exemple

Un virus mesure 250 nm. Exprimer sa taille en mètres, en notation scientifique.

250 nm=250×109 m=2,5×102×109 m=2,5×107 m

Remarque le réflexe : 250=2,5×102, puis on regroupe les puissances de 10 avec le résultat usuel 102×109=107.

Te voilà équipé de tout le calcul numérique de la 3e : des fractions maîtrisées jusqu'au résultat irréductible, la racine carrée pour remonter d'un carré ou d'une aire à une longueur, les puissances pour compacter les produits, et la notation scientifique pour dompter les nombres immenses ou minuscules. Ces outils reviendront dans tous les chapitres de l'année et dans presque tous les sujets de brevet : entraîne-toi jusqu'à ce qu'ils deviennent des réflexes.

Bloqué sur « Calcul numérique : rationnels, racines, puissances » ?

On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.