1ʳᵉ techno · Chapitre 02 · Analyse
Suites arithmétiques et géométriques
Récurrence, terme de rang n, raison et sens de variation, croissance linéaire ou exponentielle.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Récurrence
- Terme de rang n
- Raison et sens de variation
- Croissance linéaire ou exponentielle
Un club de sport compte abonnés et en gagne chaque mois. Un capital de € placé sur un livret rapporte d'intérêts chaque année. Ces deux situations se ressemblent : une grandeur évolue étape par étape, et la règle de passage d'une étape à la suivante est toujours la même. Pourtant, elles sont profondément différentes. Le club gagne toujours le même nombre d'abonnés (, quel que soit le mois), tandis que le capital gagne toujours le même pourcentage (, mais le montant en euros ajouté augmente d'année en année). La première évolution ajoute un montant constant, la seconde multiplie par un coefficient constant.
Ces deux modèles sont si fréquents qu'ils portent un nom : les suites arithmétiques (on ajoute toujours le même nombre) et les suites géométriques (on multiplie toujours par le même nombre). Ce chapitre s'appuie sur tout ce que vous avez appris au chapitre précédent : la notion de suite, la notation , les relations de récurrence et les formules explicites, le nuage de points. Nous allons apprendre à reconnaître ces deux familles, à calculer directement n'importe lequel de leurs termes, à démontrer qu'une suite appartient (ou non) à l'une d'elles, et à comparer leurs deux types de croissance : linéaire contre exponentielle.
Suites arithmétiques
Suivons les abonnés du club de sport. On pose nombre d'abonnés au bout de mois. Au départ, . Chaque mois, le club gagne abonnés : , , … Le passage d'un mois au suivant est toujours le même : ajouter . C'est une relation de récurrence, comme au chapitre précédent :
Toute suite construite sur ce modèle, « ajouter toujours le même nombre », est dite arithmétique.
Définition
Suite arithmétique. Une suite est arithmétique lorsqu'on passe de chaque terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre : pour tout entier naturel ,
Le nombre est appelé la raison de la suite. Une suite arithmétique est entièrement déterminée par son premier terme et sa raison .
Petit rappel de notation : comme au chapitre précédent, désigne le terme de rang , et l'écriture indicée désigne exactement le même nombre.
Exemple
Le club de sport. La suite des abonnés, définie par et , est arithmétique de premier terme et de raison .
Une citerne qui se vide. Une citerne contient litres d'eau ; on en tire litres chaque jour. Si désigne le volume restant (en litres) au bout de jours, alors et . Retirer , c'est ajouter : la suite est arithmétique de raison . La raison d'une suite arithmétique peut donc être négative : la suite diminue alors à chaque étape.
Comment reconnaître une suite arithmétique dans une liste de valeurs ? En regardant ce qui sépare deux termes consécutifs.
Propriété
Caractérisation par la différence. Une suite est arithmétique si et seulement si la différence entre deux termes consécutifs est constante : pour tout entier naturel ,
Cette différence constante est la raison .
Pour le club : , , . La différence est toujours : c'est la signature d'une suite arithmétique.
Ce modèle est celui des évolutions absolues constantes : à chaque étape, la grandeur varie du même montant (le même nombre d'abonnés, le même volume d'eau, le même nombre d'euros). Dès qu'un énoncé dit « augmente de par mois », « perd litres par jour », « coûte € de plus par séance », la suite arithmétique est le bon modèle. Vous en connaissez d'ailleurs déjà une : l'abonnement de la salle de sport du chapitre précédent, , gagne € par séance ; c'est une suite arithmétique de raison .
Méthode
Modéliser une évolution absolue constante.
- Repérer dans l'énoncé une variation en valeur toujours identique : « par mois », « par jour ».
- Poser valeur de la grandeur à l'étape , identifier le premier terme .
- Écrire la relation de récurrence , où est la variation par étape (positive pour une hausse, négative pour une baisse).
Exemple
Un vidéoclub en ligne compte inscrits et en perd chaque semaine. On pose nombre d'inscrits au bout de semaines : et . La suite est arithmétique de premier terme et de raison .
Le terme de rang n d'une suite arithmétique
Combien d'abonnés le club comptera-t-il dans un an, c'est-à-dire au rang ? Avec la récurrence, il faudrait calculer les douze termes un à un. On peut aller beaucoup plus vite en raisonnant ainsi : pour passer du rang au rang , on effectue étapes, et chaque étape ajoute . Au total, on a donc ajouté abonnés au nombre de départ : .
Ce raisonnement est général : pour aller du rang au rang , on ajoute fois la raison , soit en tout.
Propriété
Terme de rang d'une suite arithmétique. Si est une suite arithmétique de premier terme et de raison , alors pour tout entier naturel :
Cette formule est explicite : elle donne directement le terme de rang , sans passer par les termes précédents. C'est le même avantage que le mode explicite du chapitre précédent, mais ici la formule se déduit automatiquement du premier terme et de la raison.
Méthode
Calculer un terme de rang donné. Identifier le premier terme et la raison , écrire la formule , puis remplacer par le rang voulu.
Exemple
Le club de sport : et , donc . Au bout de deux ans () : abonnés, obtenus sans calculer aucun terme intermédiaire.
La citerne : et , donc . Au bout de jours : litres.
L'expression est du premier degré en , comme les fonctions affines : c'est ce que l'on appelle une croissance linéaire (ou une décroissance linéaire si ). Graphiquement, cela se voit immédiatement. Prenons la suite arithmétique de premier terme et de raison , c'est-à-dire :
Les points du nuage sont alignés : chaque pas d'un rang vers la droite fait monter le point de la même hauteur, la raison . C'est la marque graphique des suites arithmétiques, et elle fournit un test visuel : si les points d'un nuage semblent alignés, on peut conjecturer que la suite est arithmétique. Attention, un graphique ne prouve rien : la conjecture devra ensuite être démontrée par le calcul (nous verrons comment plus loin).
Suites géométriques
Passons au capital. On place € sur un livret qui rapporte par an, intérêts compris dans le capital. Augmenter une quantité de , c'est ajouter centièmes de cette quantité, autrement dit la multiplier par . Si désigne le capital (en euros) au bout de années, alors et chaque année le capital est multiplié par :
Les premiers termes sont , puis , puis . Cette fois, on ne passe pas d'un terme au suivant en ajoutant un nombre fixe, mais en multipliant par un nombre fixe.
Définition
Suite géométrique. Une suite est géométrique lorsque son premier terme est strictement positif et qu'on passe de chaque terme au suivant en multipliant toujours par le même nombre strictement positif : pour tout entier naturel ,
Le nombre est appelé la raison de la suite. Une suite géométrique est entièrement déterminée par son premier terme et sa raison .
Dans tout ce chapitre, le premier terme et la raison d'une suite géométrique sont strictement positifs : tous les termes de la suite sont alors eux aussi strictement positifs. C'est naturel, car ces suites modélisent des grandeurs positives : un capital, une population, une quantité de médicament.
Exemple
Le capital. La suite définie par et est géométrique de premier terme et de raison .
La colonie de bactéries. Au chapitre précédent, une colonie comptait bactéries, puis , puis : chaque heure, la population augmente de , donc est multipliée par . La suite définie par et est géométrique de raison .
Le médicament. Toujours au chapitre précédent, la quantité de médicament perdait par heure : il en reste , donc la quantité est multipliée par . La suite définie par et est géométrique de raison . Une raison comprise entre et fait diminuer la suite.
Le lien entre pourcentage d'évolution et raison est le réflexe central de cette section.
Méthode
Traduire un pourcentage d'évolution en raison. Une évolution de à chaque étape correspond à une multiplication par un coefficient constant :
- une hausse de multiplie par ;
- une baisse de multiplie par .
La suite est alors géométrique, de raison ce coefficient.
Exemple
Une hausse de par an donne une raison ; une hausse de donne ; une baisse de donne ; une baisse de donne .
Comment reconnaître une suite géométrique dans une liste de valeurs ? Cette fois, ce n'est pas la différence qui est constante, mais le quotient.
Propriété
Caractérisation par le quotient. Une suite à termes strictement positifs est géométrique si et seulement si le quotient de deux termes consécutifs est constant : pour tout entier naturel ,
Ce quotient constant est la raison .
Pour le capital : et . Le quotient est toujours : c'est la signature d'une suite géométrique.
Ce modèle est celui des évolutions relatives constantes : à chaque étape, la grandeur varie du même pourcentage. Observez bien la différence avec le club de sport : le capital gagne € la première année, puis € la deuxième, puis environ € la troisième. Le montant ajouté change à chaque étape, mais il représente toujours du capital : l'évolution est constante en proportion, pas en valeur.
Le terme de rang n d'une suite géométrique
Que vaut le capital au bout de ans ? Là encore, calculer dix termes un à un serait long. Raisonnons comme pour les suites arithmétiques : pour passer du rang au rang , on effectue étapes, et chaque étape multiplie par . Au total, on a donc multiplié fois par , c'est-à-dire multiplié par .
Propriété
Terme de rang d'une suite géométrique. Si est une suite géométrique de premier terme et de raison , alors pour tout entier naturel :
Méthode
Calculer un terme de rang donné. Identifier le premier terme et la raison , écrire la formule , puis remplacer par le rang voulu. La puissance se calcule à la calculatrice avec la touche puissance.
Exemple
Le capital : et , donc . Au bout de ans : euros, en un seul calcul.
La colonie de bactéries : . Au bout de heures : bactéries.
La présence de la puissance dans la formule donne son nom au comportement de ces suites : c'est une croissance exponentielle (lorsque ). Visualisons-la avec la suite géométrique de premier terme et de raison , c'est-à-dire :
Cette fois, les points ne sont pas alignés : la courbe qu'ils dessinent monte de plus en plus vite. Regardez les écarts entre termes consécutifs : , puis , puis , puis … Chaque hausse est fois plus grande que la précédente. C'est la marque graphique des suites géométriques de raison : une allure incurvée dont la pente s'accentue. Là encore, un nuage de cette forme permet de conjecturer que la suite est géométrique, mais seule une démonstration par le calcul permet de l'affirmer.
Démontrer la nature d'une suite
Résumons d'abord ce que les deux nuages précédents nous ont appris sur la lecture graphique.
Méthode
Conjecturer graphiquement la nature d'une suite. Observer la forme du nuage de points :
- des points qui semblent alignés font conjecturer une suite arithmétique (la pente de l'alignement donne une estimation de la raison ) ;
- des points dont la montée s'accélère de rang en rang (ou dont la descente ralentit, en se rapprochant de l'axe des abscisses) font conjecturer une suite géométrique ;
- toute autre forme (descente puis remontée, écarts irréguliers…) fait conjecturer une suite ni arithmétique ni géométrique.
Une conjecture n'est pas une preuve : elle doit ensuite être confirmée ou infirmée par un calcul.
Exemple
Le nuage de la suite du chapitre précédent descendait puis remontait : ni un alignement, ni une allure exponentielle. On conjecture que cette suite n'est ni arithmétique ni géométrique, et le calcul le confirme : , , , donc les différences valent puis , et ne sont pas constantes.
Une table de valeurs ou un nuage de points ne montrent que quelques termes : ils permettent de conjecturer la nature d'une suite, jamais de la prouver. Pour démontrer qu'une suite est arithmétique ou géométrique, il faut revenir à la définition et vérifier la relation de récurrence pour tout entier naturel , c'est-à-dire faire le calcul avec un quelconque, pas seulement sur les premiers termes.
Méthode
Démontrer qu'une suite est arithmétique. Calculer la différence pour un entier naturel quelconque, et simplifier.
- Si le résultat est un nombre constant (il ne dépend pas de ), la suite est arithmétique de raison .
- Si le résultat dépend de , la suite n'est pas arithmétique.
Exemple
Soit la suite définie pour tout entier naturel par . Pour tout entier naturel :
La différence est constante, égale à : la suite est arithmétique de raison et de premier terme .
Méthode
Démontrer qu'une suite est géométrique. Deux rédactions possibles, pour un entier naturel quelconque :
- exprimer et faire apparaître l'écriture avec constant ;
- ou bien, les termes étant strictement positifs, calculer le quotient et montrer qu'il est constant.
Exemple
Soit la suite définie pour tout entier naturel par . Pour tout entier naturel :
On a bien avec un coefficient constant : la suite est géométrique de raison et de premier terme .
Le programme insiste sur un point important : beaucoup de suites ne sont ni arithmétiques ni géométriques. Il faut savoir le démontrer aussi, et pour cela un contre-exemple suffit, comme pour le sens de variation au chapitre précédent.
Exemple
Une suite ni arithmétique ni géométrique. Soit la suite définie par . Ses premiers termes sont , , , .
- Pas arithmétique : mais . Deux différences consécutives sont différentes (), donc la différence n'est pas constante. Inutile d'aller plus loin : la suite n'est pas arithmétique. On peut d'ailleurs vérifier que les différences suivantes valent , , … elles changent à chaque rang.
- Pas géométrique : mais . Deux quotients consécutifs sont différents, donc le quotient n'est pas constant : la suite n'est pas géométrique. (On peut aussi remarquer que n'est pas strictement positif, ce qui écarte d'emblée le modèle géométrique de ce chapitre.)
La suite n'est donc ni arithmétique ni géométrique.
Retenez la dissymétrie des deux tâches : pour démontrer qu'une suite est arithmétique ou géométrique, le calcul doit être mené avec un quelconque ; pour démontrer qu'elle n'est pas de cette nature, un seul contre-exemple numérique suffit.
Sens de variation et raison
Au chapitre précédent, nous avons appris à déterminer le sens de variation d'une suite en étudiant le signe de la différence . Pour les suites arithmétiques et géométriques, ce travail est déjà fait une fois pour toutes : le sens de variation se lit directement sur la raison.
Commençons par les suites arithmétiques. Si est arithmétique de raison , alors pour tout entier naturel , la différence vaut exactement la raison :
Le signe de la différence est donc le signe de , le même pour tous les rangs.
Propriété
Sens de variation d'une suite arithmétique. Soit une suite arithmétique de raison .
- Si , la suite est croissante.
- Si , la suite est décroissante.
- Si , la suite est constante.
Exemple
La suite des abonnés du club, de raison , est croissante. La suite de la citerne, de raison , est décroissante. Aucun calcul supplémentaire n'est nécessaire : la raison dit tout.
Passons aux suites géométriques. Si est géométrique de raison , alors pour tout entier naturel :
Or tous les termes sont strictement positifs. Le signe de la différence est donc celui du facteur : positif si , négatif si , nul si .
Propriété
Sens de variation d'une suite géométrique. Soit une suite géométrique de raison (à termes strictement positifs).
- Si , la suite est croissante.
- Si , la suite est décroissante.
- Si , la suite est constante.
Exemple
Le capital, de raison , est une suite croissante : les intérêts font grossir le capital chaque année. Le médicament, de raison comprise entre et , est une suite décroissante : c'est exactement ce que nous avions démontré « à la main » au chapitre précédent en étudiant le signe de .
Ces deux propriétés sont cohérentes avec l'intuition : ajouter un nombre positif fait monter, ajouter un nombre négatif fait descendre ; multiplier une quantité positive par plus que l'agrandit, la multiplier par moins que la réduit.
Croissance linéaire ou croissance exponentielle ?
Il nous reste à comparer les deux modèles. Imaginons deux suites croissantes qui partent du même point : la suite arithmétique de premier terme et de raison , et la suite géométrique de premier terme et de raison . Leurs formules explicites sont et . Calculons leurs termes jusqu'au rang (valeurs arrondies au centième) :
Au début, la suite arithmétique domine largement : au rang , elle mène contre , et elle reste devant jusqu'au rang ( contre environ ). Mais la suite géométrique accélère à chaque rang, tandis que la suite arithmétique avance toujours du même pas de . Au rang , le retournement a lieu : dépasse . Ensuite, l'écart se creuse rapidement en faveur de la suite géométrique.
Propriété
Croissance linéaire contre croissance exponentielle. Une suite géométrique croissante (raison ) finit toujours par dépasser une suite arithmétique croissante, quelles que soient leurs raisons et leurs points de départ. La croissance exponentielle l'emporte à long terme sur la croissance linéaire.
Ce résultat, que nous admettons, est l'un des messages les plus importants du chapitre. Une croissance de par étape peut sembler modeste face à un gros gain fixe, mais parce qu'elle s'applique à une quantité qui grossit, elle produit des hausses de plus en plus grandes, qui finissent par écraser n'importe quel pas constant.
Le tableur est l'outil idéal pour mener cette comparaison : chaque suite occupe une colonne, et les deux relations de récurrence deviennent deux formules à recopier vers le bas.
| A | B | C | |
|---|---|---|---|
| 1 | |||
| 2 | 0 | 10 |
10 |
| 3 | 1 | =B2+8 |
=C2*1,3 |
| 4 | 2 | =B3+8 |
=C3*1,3 |
On saisit les valeurs initiales en ligne 2, les formules =B2+8 et =C2*1,3 en ligne 3, puis on recopie vers le bas : la colonne B ajoute à chaque ligne (récurrence arithmétique), la colonne C multiplie par (récurrence géométrique). Il suffit alors de balayer le tableau des yeux pour repérer la première ligne où la colonne C dépasse la colonne B : c'est la ligne du rang .
Méthode
Trouver un seuil par balayage. Pour répondre à une question du type « à partir de quel rang dépasse-t-il ? », on ne résout pas d'équation : on calcule les termes les uns après les autres (tableur, calculatrice ou programme) et on repère le premier rang qui franchit le seuil. On conclut par un encadrement et une phrase.
Exemple
À partir de quel rang la suite dépasse-t-elle ? On prolonge la colonne C du tableur vers le bas et on balaye les valeurs : et . On constate l'encadrement : c'est à partir du rang que la suite dépasse .
Le même balayage s'écrit en quelques lignes de Python, avec une boucle while qui applique la récurrence tant que le seuil n'est pas franchi :
v = 10
n = 0
while v <= 1000:
v = 1.3 * v
n = n + 1
print(n) # affiche 18
La boucle traduit mot à mot la démarche : « tant que ne dépasse pas , passer à l'étape suivante ». À la sortie, la variable n contient le premier rang où le seuil est franchi. Rappelez-vous qu'en Python le séparateur décimal est le point (1.3).
C'est exactement la démarche d'exploration du chapitre précédent, rendue rapide par la machine : la machine calcule, vous observez, vous concluez.
À retenir
Méthode
Les réflexes du chapitre.
- Arithmétique = on ajoute toujours le même nombre : . C'est le modèle des évolutions absolues constantes (« par mois »), et son terme de rang vaut .
- Géométrique (premier terme et raison strictement positifs) = on multiplie toujours par le même nombre : . C'est le modèle des évolutions relatives constantes (« par an », soit ), et son terme de rang vaut .
- Démontrer la nature : différence constante pour l'arithmétique, quotient constant pour la géométrique, avec un quelconque. Un seul contre-exemple suffit pour écarter une nature, et beaucoup de suites ne sont ni l'une ni l'autre.
- Sens de variation : il se lit sur la raison. Arithmétique : croissante si , décroissante si . Géométrique : croissante si , décroissante si .
- Graphiquement : points alignés pour l'arithmétique (croissance linéaire), montée qui s'accélère pour la géométrique de raison (croissance exponentielle). L'exponentielle finit toujours par dépasser la linéaire.
- Seuil : jamais d'équation, toujours un balayage au tableur, à la calculatrice ou en Python, conclu par un encadrement et une phrase.
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On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.