1ʳᵉ PCM · Chapitre 03 · Nombres complexes
Nombres complexes : formes algébrique et trigonométrique
STI2D uniquement
Conjugué, module, affixe, opérations, argument, passage entre formes algébrique et trigonométrique.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Conjugué
- Module
- Affixe
- Opérations
- Argument
- Passage entre formes algébrique et trigonométrique
L'équation n'a aucune solution dans l'ensemble des nombres réels : le carré d'un réel est toujours positif ou nul. Pendant des siècles, cette impossibilité a semblé définitive. Pourtant, au XVIe siècle, les algébristes italiens (Cardan, Bombelli) qui cherchaient à résoudre des équations de degré ont vu apparaître dans leurs calculs des racines carrées de nombres négatifs ; en acceptant de calculer avec ces quantités « impossibles », ils obtenaient des résultats justes. L'idée a fini par s'imposer : on peut agrandir l'ensemble en lui ajoutant un nombre nouveau, noté , dont le carré vaut . Les nombres construits à partir de sont appelés nombres complexes, et ils obéissent aux mêmes règles de calcul que les réels.
Loin d'être une curiosité de mathématicien, les nombres complexes sont aujourd'hui un outil de travail quotidien de l'ingénieur, en particulier en électricité : les tensions et intensités des régimes sinusoïdaux (le courant alternatif de nos prises) se calculent remarquablement bien avec eux. Les électriciens notent d'ailleurs ce que les mathématiciens notent , pour ne pas confondre avec l'intensité du courant. C'est pour cela que ce chapitre figure au programme de la série STI2D (les élèves de STL ne le traitent pas) : il pose les fondations qui serviront en mathématiques comme en physique jusqu'en terminale.
Le nombre i et la forme algébrique
Tout part d'une décision audacieuse : décréter l'existence d'un nombre dont le carré est négatif, et voir si l'on peut calculer avec lui sans contradiction. La réponse est oui, et ce nombre porte un nom.
Définition
Le nombre . On admet l'existence d'un nombre, noté , tel que
Ce nombre n'est pas un réel : aucun réel n'a un carré négatif.
À partir de et des réels, on fabrique de nouveaux nombres en combinant additions et multiplications : , , … Tous ces nombres s'écrivent sous une même forme, qui est l'écriture de référence du chapitre.
Définition
Nombre complexe, forme algébrique. Un nombre complexe est un nombre qui s'écrit
où et sont des réels. Cette écriture est appelée la forme algébrique de .
- Le réel est la partie réelle de , notée .
- Le réel est la partie imaginaire de , notée .
L'ensemble des nombres complexes est noté .
Attention au piège classique : la partie imaginaire de est le réel , et non le nombre . Ainsi, pour , on a et (et non ). La partie réelle et la partie imaginaire d'un nombre complexe sont donc toujours deux nombres réels.
Cette écriture n'est pas seulement commode : elle est unique. C'est ce qui permet d'identifier deux nombres complexes en comparant leurs parties réelles et imaginaires.
Propriété
Unicité de la forme algébrique. Deux nombres complexes sont égaux si et seulement s'ils ont la même partie réelle et la même partie imaginaire :
(avec , , , réels). En particulier :
Cette propriété est le moteur de nombreux exercices : une égalité entre nombres complexes se traduit toujours par deux égalités entre nombres réels.
Deux familles de nombres complexes méritent un nom particulier, selon que l'une des deux parties est nulle.
Définition
Réels et imaginaires purs. Soit un nombre complexe (avec , réels).
- Si , alors est un réel.
- Si , alors est un imaginaire pur.
Le premier point est important : tout réel est un nombre complexe (sa partie imaginaire est nulle). L'ensemble est donc contenu dans l'ensemble , exactement comme l'ensemble des entiers est contenu dans celui des décimaux. Les nombres complexes n'annulent rien de ce que l'on sait : ils prolongent les réels.
Exemple
Identifier parties réelle et imaginaire. Donnons et pour quelques nombres complexes.
Le nombre est un réel (partie imaginaire nulle) ; le nombre est un imaginaire pur (partie réelle nulle). Noter que se réécrit sous forme algébrique : on range toujours la partie réelle d'abord.
Opérations : somme, produit
Comment additionner et multiplier des nombres complexes ? La règle tient en une phrase : on calcule exactement comme avec des réels, en utilisant les règles habituelles (commutativité, distributivité, identités remarquables…), et chaque fois que apparaît, on le remplace par .
Méthode
Calculer avec des nombres complexes. Pour additionner, soustraire ou multiplier des nombres complexes écrits sous forme algébrique :
- développer et réduire comme en calcul littéral, en traitant comme une lettre ;
- remplacer chaque par ;
- regrouper les termes réels d'une part, les termes en d'autre part, pour présenter le résultat sous forme algébrique .
Exemple
Somme et différence. Soient et . Alors :
Les parties réelles s'ajoutent entre elles, les parties imaginaires aussi.
Exemple
Produit. Avec les mêmes et , on développe par double distributivité :
On remplace par : . D'où :
Puisque les règles de calcul sont les mêmes que dans , les identités remarquables restent valables dans : pour tous nombres complexes et ,
L'une d'elles prend une forme nouvelle et particulièrement utile lorsqu'on l'applique à et .
Propriété
Une identité fondamentale. Pour tous réels et :
En effet, .
Retenons ce résultat : le produit de par est un réel positif. Là où donnait une différence de carrés chez les réels, on obtient ici une somme de carrés, grâce au signe apporté par . Cette identité sera la clé du calcul des quotients, un peu plus loin.
Exemple
Identités remarquables en action. Calculons et :
Le premier produit est un réel, le second un imaginaire pur : les calculs dans réservent parfois des surprises.
Signalons enfin les premières puissances de , faciles à retrouver : , puis , et . À partir de , le cycle recommence.
Conjugué
Le nombre que nous venons de rencontrer, obtenu à partir de en changeant le signe de la partie imaginaire, joue un rôle si important qu'il porte un nom.
Définition
Conjugué. Soit un nombre complexe (avec , réels). Le conjugué de est le nombre complexe
Autrement dit, et .
Exemple
Calculs de conjugués. ; ; (le conjugué d'un réel est lui-même) ; (le conjugué d'un imaginaire pur est son opposé).
Le conjugué se combine très simplement avec les opérations : conjuguer une somme, un produit ou un quotient revient à conjuguer chaque morceau.
Propriété
Conjugué et opérations. Pour tous nombres complexes et :
De plus : conjuguer deux fois redonne le nombre de départ.
Propriété
Conjugué, parties réelle et imaginaire. Pour tout nombre complexe (avec , réels) :
La première égalité est l'identité fondamentale de la section précédente. Les deux autres se vérifient directement : et . Elles fournissent un critère très pratique pour reconnaître les réels et les imaginaires purs sans passer par la forme algébrique.
Propriété
Caractérisation des réels et des imaginaires purs. Soit un nombre complexe.
- est réel si et seulement si .
- est imaginaire pur si et seulement si .
En effet, équivaut à , c'est-à-dire , donc ; et équivaut à , c'est-à-dire .
Exemple
Montrer qu'un nombre est réel. Soit un nombre complexe quelconque. Montrons que est un réel. On calcule le conjugué de en utilisant les propriétés ci-dessus :
Comme , le nombre est réel, quel que soit . On pouvait aussi le voir directement : et sont deux réels.
Le conjugué possède aussi une signification géométrique très parlante (une symétrie), que nous découvrirons dans la section sur le plan complexe.
Quotient de deux nombres complexes
Il reste une opération à apprivoiser : la division. Que vaut, par exemple, ? Telle quelle, cette écriture n'est pas une forme algébrique : il y a un au dénominateur. Tout l'enjeu est de faire disparaître ce du dénominateur, et c'est précisément l'identité qui le permet : en multipliant le dénominateur par son conjugué, on obtient un réel.
Méthode
Mettre un quotient sous forme algébrique. Pour écrire (avec ) sous forme algébrique :
- multiplier le numérateur et le dénominateur par , le conjugué du dénominateur ;
- le dénominateur devient , un réel strictement positif ;
- développer le numérateur, puis séparer partie réelle et partie imaginaire.
Exemple
Inverse d'un nombre complexe. Mettons sous forme algébrique. Le conjugué du dénominateur est :
Exemple
Quotient de deux nombres complexes. Mettons sous forme algébrique :
On peut vérifier le résultat en remontant : . C'est bien le numérateur de départ.
De manière générale, l'inverse d'un nombre complexe non nul s'écrit
Tout nombre complexe non nul possède donc un inverse : comme dans , on peut diviser par n'importe quel nombre non nul.
Le plan complexe : affixe d'un point, d'un vecteur
Un nombre complexe est entièrement déterminé par le couple de réels . Or un couple de réels, c'est exactement ce qu'il faut pour repérer un point du plan ! Cette remarque, toute simple, est l'une des idées les plus fécondes du chapitre : elle transforme les nombres complexes en un outil de géométrie, et réciproquement elle permet de « voir » les nombres complexes.
Définition
Plan complexe, affixe, image. On munit le plan d'un repère orthonormé direct (le sens direct est le sens inverse des aiguilles d'une montre, comme sur le cercle trigonométrique). À tout nombre complexe (avec , réels), on associe le point de coordonnées .
- On dit que est le point image de , et que est l'affixe du point ; on note souvent ou .
- Le plan ainsi utilisé est appelé le plan complexe.
La correspondance est parfaite : à chaque nombre complexe correspond un unique point du plan, et à chaque point du plan correspond une unique affixe. Lire l'affixe d'un point revient à lire ses coordonnées : le point de la figure a pour affixe .
Les deux axes du repère jouent des rôles particuliers :
- les points de l'axe des abscisses ont une affixe de la forme : ce sont les images des nombres réels, d'où son nom d'axe des réels ;
- les points de l'axe des ordonnées ont une affixe de la forme : ce sont les images des imaginaires purs, d'où son nom d'axe des imaginaires.
L'origine , intersection des deux axes, est l'image du nombre .
Comme un point, un vecteur du plan est repéré par deux coordonnées : on peut donc lui aussi lui associer une affixe.
Définition
Affixe d'un vecteur. L'affixe du vecteur de coordonnées dans le repère est le nombre complexe . En particulier, l'affixe du vecteur est égale à l'affixe du point .
Les formules de géométrie repérée de seconde se traduisent alors directement en langage complexe : les coordonnées du vecteur sont , et celles du milieu d'un segment sont les moyennes des coordonnées des extrémités.
Propriété
Affixe d'un vecteur , affixe du milieu. Soient et deux points d'affixes et .
- L'affixe du vecteur est
- L'affixe du milieu du segment est
Exemple
Calculs d'affixes. Soient et les points d'affixes et .
L'affixe du vecteur est : le vecteur a pour coordonnées .
L'affixe du milieu de est : le point a pour coordonnées .
Le plan complexe donne enfin son sens géométrique au conjugué, comme annoncé. Passer de à , c'est garder l'abscisse et changer le signe de l'ordonnée : géométriquement, c'est une symétrie.
Propriété
Interprétation géométrique du conjugué. Soit le point d'affixe . Le point d'affixe est le symétrique de par rapport à l'axe des réels (l'axe des abscisses).
Cette lecture géométrique éclaire les caractérisations vues plus haut : un point est sur l'axe des réels exactement quand il est son propre symétrique par rapport à cet axe (), et il est sur l'axe des imaginaires exactement quand son symétrique est son opposé ().
Module
Dans le plan complexe, une question géométrique se pose naturellement : à quelle distance de l'origine se trouve le point image de ? La réponse définit une nouvelle grandeur attachée à chaque nombre complexe.
Définition
Module. Soit un nombre complexe (avec , réels) et son point image. Le module de , noté , est la distance :
La formule n'est autre que celle de la distance dans un repère orthonormé (héritée du théorème de Pythagore). Le module est toujours un réel positif ou nul, et pour un nombre réel , on trouve : le module coïncide alors avec la valeur absolue, ce qui justifie que l'on utilise la même notation.
Exemple
Calculs de modules. ; ; ; .
Le module est directement relié au conjugué : l'identité se relit désormais avec un carré de module.
Propriété
Module et conjugué. Pour tout nombre complexe :
C'est exactement ce qui rend la méthode du quotient si efficace : multiplier un dénominateur par son conjugué le remplace par le réel .
Puisque mesure la distance de l'origine au point image de , on peut plus généralement mesurer la distance entre deux points quelconques à l'aide de leurs affixes.
Propriété
Distance entre deux points. Soient et deux points d'affixes et . Alors :
C'est cohérent avec ce qui précède : est l'affixe du vecteur , et son module est la norme de ce vecteur, c'est-à-dire la longueur .
Exemple
Une distance dans le plan complexe. Reprenons et d'affixes et . On a vu que , donc :
Le module se comporte très bien vis-à-vis du produit et du quotient.
Propriété
Propriétés du module. Pour tous nombres complexes et :
De plus :
La dernière équivalence traduit un fait géométrique évident : le seul point du plan situé à distance nulle de l'origine est l'origine elle-même. L'égalité se voit aussi géométriquement : et étant symétriques par rapport à l'axe des réels, ils sont à la même distance de . En revanche, prudence avec la somme : en général, n'est pas égal à (par exemple alors que ).
Exemple
Module d'un produit sans développer. Calculons . Plutôt que de développer le produit, utilisons la propriété :
De même, , sans avoir besoin de mettre le quotient sous forme algébrique.
Argument
Le module situe le point sur un cercle de centre : il indique à quelle distance de l'origine il se trouve, mais pas dans quelle direction. Pour achever de repérer , il manque un angle. C'est ici que la trigonométrie du chapitre précédent entre en scène : angles orientés, mesures à près, cercle trigonométrique, tout va resservir.
Définition
Argument. Soit un nombre complexe non nul et son point image. On appelle argument de , noté , toute mesure en radians de l'angle orienté :
Le nombre n'a pas d'argument (le vecteur ne définit aucune direction).
Comme toute mesure d'angle orienté, un argument n'est défini qu'à un nombre entier de tours près : si est un argument de , alors , , et plus généralement pour tout entier relatif , en sont aussi. On parle donc d'un argument de , et on privilégie souvent la mesure principale, celle qui appartient à . Sur la figure, le point d'affixe est à distance de l'origine et dans la direction repérée par l'angle : son module vaut et est un argument.
La position du point image sur les axes donne immédiatement l'argument dans quelques cas qu'il faut connaître par cœur.
Propriété
Arguments des réels et des imaginaires purs. Soit un nombre complexe non nul.
- Si est un réel strictement positif, alors (à près).
- Si est un réel strictement négatif, alors (à près).
- Si est un imaginaire pur avec , alors ; avec , alors (à près).
Ces valeurs se lisent sans calcul : les réels positifs sont sur la demi-droite de (angle nul), les réels négatifs sur la demi-droite opposée (demi-tour, angle ), les imaginaires purs sur l'axe vertical (quart de tour, angle ).
Exemple
Lire des arguments sur une figure. Plaçons les points d'affixes , , et .
- est un réel strictement positif : .
- est un réel strictement négatif : .
- est un imaginaire pur de partie imaginaire positive : .
- Le point d'affixe a pour coordonnées : il se trouve sur la bissectrice du premier quadrant, donc .
(Toutes ces égalités s'entendent à près.)
L'argument et le module ont aussi une lecture riche pour le conjugué : et sont symétriques par rapport à l'axe des réels, donc à la même distance de mais avec des angles opposés. Ainsi , ce que l'on savait déjà, et un argument de est .
Forme trigonométrique
Faisons le bilan. Un nombre complexe non nul peut être repéré de deux manières dans le plan : soit par les coordonnées de son point image (c'est la forme algébrique), soit par la distance et l'angle (comme un radar repère un avion : à telle distance, dans telle direction). Reste à traduire ce second repérage en une écriture du nombre lui-même.
Le lien passe par le cercle trigonométrique. Le point est sur le cercle de centre et de rayon , dans la direction d'angle : ses coordonnées sont donc et (sur le cercle de rayon , ce seraient et ; on dilate tout par ). En reportant dans , on obtient , d'où l'écriture suivante.
Définition
Forme trigonométrique. Tout nombre complexe non nul peut s'écrire sous la forme
où est le module de et un argument de . Cette écriture est appelée forme trigonométrique de .
Deux précautions d'emploi. D'abord, le coefficient devant la parenthèse doit être strictement positif : c'est un module. Une écriture comme n'est pas une forme trigonométrique, à cause du . Ensuite, la forme trigonométrique n'est pas tout à fait unique : on peut remplacer par sans changer le nombre. Réciproquement, si avec et strictement positifs, alors et pour un certain entier relatif : le module est unique, l'argument est unique à près.
Passer d'une forme à l'autre est la capacité centrale du chapitre. Commençons par le sens algébrique vers trigonométrique, le plus technique.
Méthode
De la forme algébrique à la forme trigonométrique. Soit non nul (avec , réels).
- Calculer le module : .
- Mettre en facteur : , puis chercher un angle tel que
- Reconnaître un angle remarquable à l'aide du tableau des valeurs de cosinus et sinus (au besoin, s'aider du cercle trigonométrique et des angles associés pour trouver le bon quadrant).
- Conclure : .
Les deux conditions (cosinus et sinus) sont indispensables : une seule ne suffit pas à déterminer l'angle, car deux points du cercle peuvent avoir le même cosinus (ou le même sinus).
Exemple
Forme trigonométrique de . Le module vaut . On cherche tel que :
L'angle convient (valeurs remarquables). D'où la forme trigonométrique :
On retrouve la lecture géométrique de la section précédente : le point d'affixe est sur la bissectrice du premier quadrant, à distance de l'origine.
Exemple
Forme trigonométrique de . Le module vaut . On cherche tel que :
Le cosinus est positif et le sinus négatif : le point est dans le quatrième quadrant (en bas à droite). L'angle convient, car et (angles associés). D'où :
Exemple
Forme trigonométrique d'un réel négatif. Soit . Son module est et, comme réel strictement négatif, son argument est . Sa forme trigonométrique est donc :
On vérifie : et , donc . Surtout, ne pas écrire « » : le coefficient devant la parenthèse doit être positif.
Le passage inverse est beaucoup plus simple : il suffit de remplacer le cosinus et le sinus par leurs valeurs, puis de développer.
Méthode
De la forme trigonométrique à la forme algébrique. Soit .
- Remplacer et par leurs valeurs exactes (tableau des valeurs remarquables, angles associés).
- Développer : . La partie réelle est , la partie imaginaire est .
Exemple
Retour à la forme algébrique. Soit . Avec les angles associés, et . D'où :
On lit au passage , , et l'on savait déjà que et .
Nous disposons désormais de deux écritures d'un même nombre complexe, chacune avec ses points forts : la forme algébrique est idéale pour les sommes, les produits et les quotients ; la forme trigonométrique raconte la géométrie du nombre (sa distance à l'origine, sa direction). En terminale STI2D, vous découvrirez tout ce que la forme trigonométrique permet de faire de plus, et c'est elle qui fait des nombres complexes l'outil favori de l'électricien : une tension sinusoïdale se code naturellement par un nombre complexe dont le module porte l'amplitude et l'argument porte le déphasage. Les calculs sur les circuits en régime sinusoïdal deviennent alors de simples calculs dans , ceux que vous venez d'apprendre.
Bloqué sur « Nombres complexes : formes algébrique et trigonométrique » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.