1ʳᵉ spé · Chapitre 06 · Analyse
Trigonométrie
Cercle trigonométrique, radian, cosinus et sinus d'un réel, valeurs remarquables, angles associés (l'étude des fonctions sin et cos est vue en terminale).
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Cercle trigonométrique
- Radian
- Cosinus et sinus d'un réel
- Valeurs remarquables
- Angles associés (l'étude des fonctions sin et cos est vue en terminale)
La trigonométrie est née du ciel. Pour prédire les éclipses et dresser des cartes du monde, les astronomes de Babylone puis de la Grèce antique — Hipparque au IIe siècle avant notre ère, Ptolémée trois siècles plus tard — dressaient de longues tables de cordes : à chaque angle au centre d'un cercle, ils associaient la longueur de la corde qu'il découpe. Ces tables, transmises et raffinées par les mathématiciens indiens puis arabes, ont donné naissance à nos sinus et cosinus, et servi pendant des siècles autant à l'astronomie qu'à l'arpentage et à la navigation. Au collège, ces deux mots désignaient des rapports de longueurs dans un triangle rectangle — ce qui limite les angles à l'intervalle entre et degrés. Ce chapitre lève cette limite : en enroulant la droite des nombres réels autour d'un cercle de rayon , on donnera un cosinus et un sinus à tout nombre réel, positif ou négatif, aussi grand soit-il. Le fil conducteur est le cercle lui-même : toutes les définitions, toutes les formules et toutes les résolutions d'équations de ce chapitre se lisent dessus.
Le cercle trigonométrique
Tout commence par le choix d'un cercle particulier, qui servira de décor à l'ensemble du chapitre.
Définition
Cercle trigonométrique. Dans un repère orthonormé , le cercle trigonométrique est le cercle de centre et de rayon .
On l'oriente en choisissant un sens de parcours positif, appelé sens direct : le sens inverse des aiguilles d'une montre. Le sens des aiguilles d'une montre est appelé sens indirect (ou sens négatif).
Le point jouera un rôle privilégié : c'est le point de départ de tous les parcours sur le cercle. Un déplacement le long du cercle dans le sens direct sera compté positivement, un déplacement dans le sens indirect négativement — exactement comme sur une droite graduée, où l'on compte positivement vers la droite et négativement vers la gauche.
Remarque
Le choix du sens direct peut sembler arbitraire — pourquoi contrarier les aiguilles des montres ? C'est une pure convention, universellement adoptée, et il faut la respecter scrupuleusement : tout ce qui suit (signe des angles, formules des angles associés…) en dépend. Un moyen de la retenir : dans le sens direct, on part de vers le haut, du côté des ordonnées positives.
Longueur d'arc et radian
Depuis les Babyloniens, on mesure les angles en degrés : un tour complet vaut degrés. Ce nombre , hérité de leur système de numération, n'a rien de mathématiquement naturel. Le cercle trigonométrique suggère une unité bien plus intrinsèque : mesurer un angle au centre par la longueur de l'arc qu'il découpe sur le cercle de rayon .
Définition
Le radian. Le radian (symbole rad) est la mesure d'un angle au centre qui intercepte, sur le cercle trigonométrique, un arc de longueur .
Plus généralement, la mesure en radians d'un angle au centre est égale à la longueur de l'arc qu'il intercepte sur le cercle de rayon .
Le cercle trigonométrique a pour rayon , donc pour périmètre : un tour complet mesure radians, soit degrés. Un demi-tour mesure radians, soit degrés ; un quart de tour, radians, soit degrés.
Propriété
Conversion degrés–radians. La mesure d'un angle en radians est proportionnelle à sa mesure en degrés, avec la correspondance
Pour convertir, on utilise donc un simple tableau de proportionnalité.
Voici les correspondances à connaître par cœur — elles reviendront sans cesse dans le chapitre :
| Degrés | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Radians |
Exemple
Deux conversions par proportionnalité.
- Convertissons degrés en radians. Par proportionnalité : . Donc degrés rad. On pouvait aussi le voir directement : , donc degrés valent rad.
- Convertissons rad en degrés : . Donc rad degrés.
Le radian a un autre mérite : il rend la formule de la longueur d'arc d'une simplicité désarmante, quel que soit le rayon du cercle.
Propriété
Longueur d'un arc de cercle. Sur un cercle de rayon , un angle au centre de mesure radians (avec ) intercepte un arc de longueur
En particulier, sur le cercle trigonométrique () : la longueur de l'arc est égale à la mesure de l'angle en radians.
En effet, la longueur d'arc est proportionnelle à l'angle au centre : l'angle plein donne le périmètre entier , donc l'angle donne . C'est précisément pour obtenir cette formule sans coefficient parasite que le radian a été inventé : en degrés, la même longueur s'écrirait , nettement moins mémorable.
Exemple
Sur un cercle de rayon cm, un angle au centre de rad (c'est-à-dire degrés) intercepte un arc de longueur cm, soit environ cm.
Convention. À partir de maintenant, et sauf mention contraire, tous les angles de ce chapitre sont mesurés en radians. Quand on écrit « l'angle », le mot « radian » est sous-entendu.
Enroulement de la droite des réels
Voici l'idée centrale du chapitre. Imaginons la droite des nombres réels comme un fil gradué, tangent au cercle trigonométrique au point , le zéro du fil posé sur , le fil dressé verticalement. Enroulons ce fil autour du cercle sans le tendre ni le détendre : la demi-droite des réels positifs s'enroule dans le sens direct, la demi-droite des réels négatifs dans le sens indirect. Chaque graduation du fil vient alors se poser sur un point précis du cercle.
Définition
Image d'un nombre réel. À tout nombre réel , l'enroulement de la droite des réels sur le cercle trigonométrique associe un unique point du cercle, appelé point image de et noté .
Concrètement : est le point obtenu en parcourant, à partir de , un trajet de longueur le long du cercle — dans le sens direct si , dans le sens indirect si .
Exemple
Quelques points images à connaître. Le cercle a pour périmètre , un demi-tour vaut , un quart de tour vaut .
- : le réel ne bouge pas du point de départ.
- : un quart de tour dans le sens direct.
- : un demi-tour.
- : un quart de tour dans le sens indirect.
- : un tour complet ramène au point de départ.
Ce dernier exemple révèle le phénomène clé de l'enroulement : le fil est infini, le cercle ne l'est pas, donc le fil repasse indéfiniment sur les mêmes points. L'application n'est pas injective : des réels différents peuvent avoir le même point image.
Propriété
Réels associés au même point. Deux réels et ont le même point image sur le cercle trigonométrique si, et seulement si, leur différence est un multiple entier de :
Autrement dit, les réels dont l'image est le point sont exactement les nombres , où décrit .
C'est une conséquence directe de la géométrie : ajouter au réel , c'est prolonger le trajet d'un tour complet de cercle, ce qui ramène exactement au même point ; ajouter , c'est ajouter tours complets (dans le sens direct si , indirect si ). Ainsi , et pointent tous les trois vers le même point du cercle.
Parmi cette infinité de réels associés à un même point, on en distingue un, le plus « économique » : celui qui correspond au trajet le plus court depuis .
Définition
Mesure principale. Parmi tous les réels () associés à un même point du cercle trigonométrique, un et un seul appartient à l'intervalle : on l'appelle la mesure principale associée au point .
L'existence et l'unicité se comprennent bien sur le cercle : les réels de suffisent à atteindre chaque point du cercle exactement une fois (moins d'un demi-tour dans un sens ou dans l'autre, le demi-tour lui-même étant attribué par convention au sens direct, d'où la borne incluse et la borne exclue).
Méthode
Trouver la mesure principale d'un réel .
- Ajouter ou retrancher à , autant de fois que nécessaire, jusqu'à obtenir un réel dans . En pratique, avec des multiples de , on met tout au même dénominateur : …
- Si est grand, gagner du temps en retranchant d'un coup un multiple de bien choisi : encadrer entre deux multiples de pour trouver le bon .
- Contrôler que le résultat appartient bien à : strictement supérieur à , inférieur ou égal à .
Exemple
Trois mesures principales.
- Mesure principale de . Comme , retranchons deux tours : . Or : la mesure principale est .
- Mesure principale de . Comme , ajoutons un tour : . Or : c'est la mesure principale.
- Attention à la borne. La mesure principale de n'est pas mais : en effet , et appartient à alors que en est exclu.
Cosinus et sinus d'un nombre réel
L'enroulement associe à chaque réel un point du cercle. Ce point, comme tout point du plan, possède deux coordonnées : ce sont elles qui définissent le cosinus et le sinus.
Définition
Cosinus et sinus. Soit un nombre réel et son point image sur le cercle trigonométrique. On appelle :
- cosinus de , noté , l'abscisse du point ;
- sinus de , noté , l'ordonnée du point .
Ainsi, dans le repère , le point image a pour coordonnées .
Cette définition donne un sens à et pour tout réel : , , existent, alors que le triangle rectangle du collège ne savait parler que des angles aigus. Encore faut-il vérifier que la nouvelle définition ne contredit pas l'ancienne.
Remarque
Cohérence avec le triangle rectangle du collège. Soit et , situé dans le premier quart du cercle. Notons le pied de la perpendiculaire à l'axe des abscisses passant par . Le triangle est rectangle en , son hypoténuse vaut (rayon du cercle), et l'angle mesure radians. Les définitions de troisième donnent alors
Or est l'abscisse de et son ordonnée : on retrouve exactement et au sens de la nouvelle définition. Les deux points de vue coïncident sur les angles aigus ; le cercle ne fait qu'étendre le triangle rectangle à tous les réels.
Trois propriétés découlent immédiatement de la définition — la troisième est l'identité la plus célèbre de toute la trigonométrie.
Propriété
Premières propriétés. Pour tout réel :
- et ;
- et ;
- (où désigne ).
Démonstration.
- Le point appartient au cercle de centre et de rayon : son abscisse et son ordonnée sont donc comprises entre et .
- Les réels et ont le même point image (un tour complet de plus) : mêmes coordonnées, donc même cosinus et même sinus.
- Le point est à distance de l'origine, donc . Or, d'après le théorème de Pythagore appliqué dans le repère orthonormé (c'est la formule de la distance vue en seconde), . D'où .
La propriété 2 traduit simplement l'enroulement : après un tour complet, on retrouve le même point, donc les mêmes coordonnées. Elle vaut plus généralement pour tout multiple de : et pour tout .
Exemple
Utiliser la relation . Soit un réel tel que . Calculons .
D'après la relation fondamentale, , donc ou . Pour trancher, regardons le cercle : si , le point se trouve dans le deuxième quart du cercle, en haut à gauche — son abscisse est strictement négative. Donc
Retenons la démarche : la relation fondamentale donne le cosinus au signe près, et c'est la position du point sur le cercle qui fixe le signe.
Valeurs remarquables
Pour la plupart des réels , les nombres et n'ont pas d'écriture exacte simple : la calculatrice n'en donne que des valeurs approchées. Mais pour une poignée de réels privilégiés, la géométrie fournit des valeurs exactes — et elles sont à connaître parfaitement.
Propriété
Valeurs remarquables.
Un moyen mnémotechnique apprécié : la ligne des sinus se lit , , , , — les racines des entiers de à , toutes divisées par — et la ligne des cosinus est la même lue à l'envers. Ces valeurs se placent sur le cercle, où elles dessinent l'éventail suivant :
Les valeurs en et en sont immédiates : les points images sont et . Les autres se démontrent, et cette démonstration est un attendu du programme.
Propriété
Démonstration (exigible) : calcul de , et .
Valeurs en — le demi-carré. Soit et le pied de la perpendiculaire à l'axe des abscisses passant par . L'angle vaut degrés : dans le triangle , rectangle en , les deux angles aigus valent degrés chacun (). Le triangle est donc isocèle rectangle en — c'est un demi-carré coupé selon sa diagonale, l'hypoténuse jouant le rôle de la diagonale. Ainsi , c'est-à-dire
Notons cette valeur commune, qui est strictement positive ( est dans le premier quart du cercle). La relation fondamentale donne , soit , donc
Conclusion : .
Valeurs en — le triangle équilatéral coupé en deux. Soit et le pied de la perpendiculaire à l'axe des abscisses passant par . Considérons le triangle : ses côtés et sont deux rayons du cercle, donc , et l'angle vaut , c'est-à-dire degrés. Un triangle isocèle dont l'angle au sommet vaut degrés a ses deux autres angles égaux à degrés : le triangle est équilatéral, de côté .
Dans un triangle équilatéral, la hauteur issue d'un sommet est aussi médiane : la hauteur issue de coupe donc le côté en son milieu, si bien que
Pour le sinus, la relation fondamentale donne
et comme est dans le premier quart du cercle, son ordonnée est positive :
Remarque. Les valeurs en s'en déduisent sans nouveau calcul : les angles et sont complémentaires (leur somme vaut ), et nous verrons dans la section suivante que passer de à échange cosinus et sinus. D'où et .
Remarque
Un peu de culture : Archimède et le nombre . Au IIIe siècle avant notre ère, Archimède encadra le périmètre du cercle entre ceux de deux polygones réguliers, l'un inscrit dans le cercle, l'autre circonscrit. En doublant le nombre de côtés jusqu'à , il obtint l'encadrement , soit environ — une précision remarquable, obtenue à la main. Sa méthode, entièrement algorithmique (chaque étape se déduit de la précédente par le même calcul), se programme aujourd'hui en quelques lignes et illustre bien le lien entre le cercle et le nombre qui gouverne tout ce chapitre.
Angles associés
Placer sur le cercle les points et , puis et : une évidence saute aux yeux, ces quatre points se déduisent les uns des autres par les symétries naturelles du cercle. Comme le cosinus et le sinus sont des coordonnées, chaque symétrie se traduit immédiatement en formules.
Propriété
Angles associés. Pour tout réel :
- Angle opposé — symétrie par rapport à l'axe des abscisses :
- Angle supplémentaire — symétrie par rapport à l'axe des ordonnées :
- Angle — symétrie par rapport au centre :
- Angle complémentaire — symétrie par rapport à la première bissectrice (la droite d'équation ), qui échange abscisse et ordonnée :
Justification par les symétries. Chaque formule se lit sur la figure.
- Les réels et correspondent à des trajets de même longueur depuis , l'un dans le sens direct, l'autre dans le sens indirect : leurs points images sont symétriques par rapport à l'axe des abscisses. Cette symétrie conserve l'abscisse et change l'ordonnée en son opposée, d'où les formules du premier point.
- Le point s'obtient en partant du point , image de , et en revenant en arrière d'une longueur : il est le symétrique de par rapport à l'axe des ordonnées, symétrie qui change l'abscisse en son opposée et conserve l'ordonnée.
- Le point est diamétralement opposé à (un demi-tour de plus) : la symétrie de centre change les deux coordonnées en leurs opposées.
- Enfin, la symétrie par rapport à la première bissectrice échange les deux coordonnées d'un point ; elle envoie sur , d'où l'échange du cosinus et du sinus.
Méthode
Retrouver les formules sur un dessin plutôt que les apprendre par cœur. Huit formules, avec des signes qui se ressemblent : le par-cœur est fragile. Le bon réflexe tient en trois gestes.
- Tracer un petit cercle trigonométrique et y placer avec un « générique » du premier quart (autour de degrés).
- Placer le point associé demandé — , … — grâce à la symétrie correspondante.
- Lire les signes : le point associé a-t-il la même abscisse que ou l'opposée ? La même ordonnée ou l'opposée ? Les formules s'écrivent alors toutes seules.
Dix secondes de dessin remplacent avantageusement une formule mal mémorisée — et le correcteur voit que la symétrie est comprise.
Exemple
Calculer des valeurs hors du premier quart de cercle. Les angles associés étendent le tableau des valeurs remarquables à tout le cercle.
- : on remarque que . Donc .
- (angle opposé).
- : on remarque que . Donc .
- : on écrit , donc .
À chaque fois, la même stratégie : ramener l'angle à une valeur remarquable du premier quart de cercle au moyen d'un angle associé, puis ajuster le signe.
Trouver les réels d'un cosinus ou d'un sinus donné
Renversons maintenant la question. Jusqu'ici, on partait d'un réel et on calculait ; on se donne désormais une valeur et on cherche tous les réels tels que (ou ). Au programme de première, cette recherche se mène par lecture du cercle, pour des valeurs remarquables de — aucune théorie générale n'est nécessaire.
L'idée géométrique est limpide : les points du cercle d'abscisse sont les points d'intersection du cercle avec la droite verticale d'équation . Si , cette droite coupe le cercle en exactement deux points, symétriques par rapport à l'axe des abscisses — donc images de deux réels opposés. Pour le sinus, même raisonnement avec la droite horizontale d'équation , qui coupe le cercle en deux points symétriques par rapport à l'axe des ordonnées — images de deux réels supplémentaires.
Méthode
Résoudre ou (avec valeur remarquable) par lecture du cercle.
- Tracer le cercle trigonométrique et la droite correspondante : verticale d'équation pour un cosinus, horizontale d'équation pour un sinus.
- Repérer les points d'intersection avec le cercle et identifier, grâce au tableau des valeurs remarquables et aux angles associés, la mesure principale de chacun (dans ).
- Conclure selon l'ensemble de résolution demandé : sur , donner les mesures principales trouvées ; sur , ajouter () à chacune, puisque tous les réels associés aux mêmes points conviennent.
Exemple
Résolvons .
Sur . Traçons la droite verticale d'équation : elle coupe le cercle en deux points, symétriques par rapport à l'axe des abscisses. Le point du haut est , puisque ; le point du bas est son symétrique, donc — et en effet . Sur , l'ensemble des solutions est donc
Sur . Tous les réels ayant le même point image que ou que conviennent aussi, et eux seuls :
Exemple
Résolvons .
Sur . Traçons la droite horizontale d'équation : elle coupe le cercle en deux points, symétriques par rapport à l'axe des ordonnées. Le point de droite est , puisque ; le point de gauche est son symétrique par rapport à l'axe des ordonnées, c'est-à-dire — et en effet par la formule de l'angle supplémentaire. D'où
Sur . Les solutions sont les réels
Retenons la différence de géométrie entre les deux types d'équations : pour un cosinus, les deux solutions principales sont opposées ( et , symétrie horizontale) ; pour un sinus, elles sont supplémentaires ( et , symétrie verticale).
Exemple
Deux cas particuliers à connaître.
- . La droite verticale d'équation ne touche le cercle qu'en un seul point, : c'est un cas limite. Sur , l'unique solution est ; sur , les solutions sont les , .
- . La droite horizontale d'équation ne touche le cercle qu'au point . Sur , l'unique solution est ; sur , les solutions sont les , .
Et si ou ? La droite ne rencontre pas le cercle : les équations et n'ont aucune solution — ce que confirmaient déjà les encadrements et .
En résumé : tout ce chapitre tient sur un cercle de rayon . L'enroulement de la droite des réels y donne à chaque nombre un point image, dont les coordonnées définissent le cosinus et le sinus ; la relation dit que ce point reste sur le cercle ; les valeurs remarquables se démontrent avec un demi-carré et un triangle équilatéral ; les angles associés sont des symétries ; et résoudre ou , c'est couper le cercle par une droite. Ce point de vue géométrique est le socle de la suite : en classe de terminale, et seront étudiés comme de véritables fonctions de la variable réelle, avec leurs courbes, leurs variations et leurs dérivées — et le cercle de ce chapitre restera la clé qui explique tout leur comportement.
Bloqué sur « Trigonométrie » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.