1ʳᵉ spé · Chapitre 05 · Analyse
Fonction exponentielle
Définition par f' = f et f(0) = 1, propriétés algébriques, nombre e, dérivée de exp(at), lien avec les suites géométriques.
Sommaire
Ce qu'il faut savoir faire
- Définition par f' = f et f(0) = 1
- Propriétés algébriques
- Nombre e
- Dérivée de exp(at)
- Lien avec les suites géométriques
Existe-t-il une fonction égale à sa propre dérivée ? La question peut sembler abstraite, mais elle surgit naturellement dès que l'on modélise le monde réel. Considérons une grandeur dont la vitesse de variation est proportionnelle à la grandeur elle-même : une population de bactéries dont le nombre de naissances par heure est proportionnel au nombre de bactéries présentes ; un capital placé à taux fixe, dont les intérêts produits chaque instant sont proportionnels au capital atteint ; une substance radioactive, dont le nombre de désintégrations par seconde est proportionnel au nombre de noyaux restants. Dans chacune de ces situations, si désigne la grandeur à l'instant , alors la dérivée — qui mesure la vitesse de variation — est proportionnelle à .
Le cas le plus simple est celui où le coefficient de proportionnalité vaut : on cherche alors une fonction vérifiant . Aucune des fonctions de référence ne convient : les polynômes perdent un degré en dérivant, la racine carrée et l'inverse changent complètement de forme. Il faut donc introduire une fonction nouvelle, qui sera l'objet de ce chapitre : la fonction exponentielle. Elle rejoint le catalogue des fonctions de référence et jouera un rôle central en terminale puis dans les études supérieures.
Mais comment « voir » une fonction dont on ne connaît qu'une équation portant sur sa dérivée ? La méthode d'Euler, présentée dès la première section, permet de construire pas à pas une courbe approchée : en partant d'un point connu et en suivant à chaque étape la direction de la tangente, on trace le graphe d'une fonction que l'on ne sait pas encore calculer. C'est cette méthode qui a historiquement permis d'apprivoiser l'exponentielle, et c'est par elle que nous commencerons.
Définition et premières propriétés
Définition
Fonction exponentielle. On appelle fonction exponentielle, notée , l'unique fonction dérivable sur vérifiant les deux conditions :
L'existence d'une telle fonction et son unicité sont admises : les outils pour les démontrer relèvent de l'enseignement supérieur. Retenons néanmoins ce que dit précisément cette définition : la fonction exponentielle est dérivable sur tout entier, elle est égale à sa propre dérivée, et elle prend la valeur en . La condition est indispensable : sans elle, tout multiple d'une solution serait encore solution, et la fonction ne serait pas unique.
Ainsi, pour tout réel , on a . Cette égalité, d'apparence anodine, est la clé de toutes les propriétés du chapitre : chaque fois que nous aurons besoin de dériver l'exponentielle, la dérivée sera… l'exponentielle elle-même.
Remarque. La définition ne donne aucun moyen direct de calculer , ou : contrairement aux fonctions de référence rencontrées jusqu'ici, l'exponentielle n'est pas définie par une formule explicite, mais par une propriété (une équation reliant la fonction et sa dérivée). C'est pourquoi la méthode suivante, qui permet d'en calculer des valeurs approchées, est si précieuse.
Exemple
Construire l'exponentielle par la méthode d'Euler. L'idée repose sur l'approximation vue au chapitre sur la dérivation : pour proche de ,
Pour la fonction exponentielle, , donc cette approximation devient
Autrement dit : passer de à revient approximativement à multiplier par .
Appliquons ce principe sur l'intervalle avec le pas . On part de la valeur exacte , et chaque étape multiplie la valeur courante par :
| valeur approchée de |
En effet : , puis , puis , et enfin . On obtient ainsi .
Or nous verrons que la valeur exacte est : notre approximation est nettement trop petite. La raison est que le pas est trop grand : à chaque étape, on suit la tangente au lieu de suivre la courbe, et comme l'exponentielle monte de plus en plus vite, la tangente reste en dessous de la courbe — l'erreur s'accumule à chaque pas. En reprenant le calcul avec un pas plus petit (, soit étapes), on obtiendrait , bien plus proche de la réalité. La section Algorithmes en fin de chapitre donne un programme qui automatise ce calcul.
La fonction exponentielle ne s'annule jamais
Une question se pose immédiatement : la courbe de l'exponentielle peut-elle couper l'axe des abscisses ? La réponse est non, et c'est la première propriété remarquable de cette fonction. Elle repose sur la relation suivante.
Propriété
Pour tout réel :
Nous admettons cette relation ; elle est en fait un cas particulier de la relation fonctionnelle énoncée à la section suivante (il suffit d'y prendre et d'utiliser ).
Elle a deux conséquences majeures, dont les démonstrations sont exigibles.
Propriété
La fonction exponentielle ne s'annule pas : pour tout réel , .
Mieux : elle est strictement positive sur : pour tout réel , .
Démonstration (non-annulation). Raisonnons par l'absurde. Supposons qu'il existe un réel tel que . En appliquant la relation précédente en :
soit , ce qui est absurde. Il n'existe donc aucun réel tel que : la fonction exponentielle ne s'annule pas sur .
Démonstration (stricte positivité). Soit un réel. En écrivant et en utilisant la relation fonctionnelle (énoncée à la section suivante) avec et tous deux égaux à , on obtient
Un carré est toujours positif ou nul, donc . Mais on vient de démontrer que . On conclut :
Remarque. Ce résultat est d'une grande utilité pratique : dans une étude de signe ou une résolution d'inéquation, tout facteur de la forme est strictement positif et peut donc être « ignoré » (on peut diviser par lui sans changer le sens des inégalités). Nous en ferons un usage constant.
Propriétés algébriques
La relation suivante est la propriété la plus importante de la fonction exponentielle : elle transforme les sommes en produits. C'est elle qui explique le nom « exponentielle » et le lien avec les puissances, que la section suivante rendra explicite.
Propriété
Relation fonctionnelle (admise). Pour tous réels et :
Conséquences. Pour tous réels et , et tout entier relatif :
- ;
- ;
- .
Démonstration des conséquences.
Premier point. D'après la section précédente, et . En divisant les deux membres par , on obtient
Deuxième point. On écrit et on applique la relation fonctionnelle puis le premier point :
Troisième point. Traitons d'abord le cas . Pour , les deux membres valent (car et une puissance d'exposant nul vaut ). Pour , on applique la relation fonctionnelle de proche en proche :
(Une rédaction complète utiliserait un raisonnement par récurrence, vu au chapitre sur les suites : la propriété est vraie au rang , et si , alors .)
Enfin, si est un entier strictement négatif, on pose et on combine le cas positif avec le premier point :
On retiendra que la fonction exponentielle se comporte exactement comme une puissance : les règles de calcul sur sont celles des exposants. Somme des exposants pour un produit, différence pour un quotient, produit pour une puissance.
Méthode
Transformer une expression contenant des exponentielles.
- Ramener toutes les exponentielles à la forme : remplacer par et par .
- Utiliser la relation fonctionnelle pour regrouper : un produit d'exponentielles est l'exponentielle de la somme des arguments, un quotient celle de la différence.
- Réduire l'argument obtenu (calcul algébrique ordinaire).
Exemple
Trois transformations rédigées. Dans chaque cas, désigne un réel quelconque.
a. Simplifions . C'est un produit de deux exponentielles, donc l'exponentielle de la somme des arguments :
b. Simplifions . C'est un quotient, donc l'exponentielle de la différence :
c. Simplifions . On commence par transformer la puissance : . Alors
Le nombre e et la notation exponentielle
Définition
On appelle nombre l'image de par la fonction exponentielle :
Le nombre est une constante mathématique fondamentale, au même titre que . Comme , c'est un nombre irrationnel : son écriture décimale ne s'arrête jamais et ne devient jamais périodique.
Ce nombre justifie une nouvelle notation. D'après la propriété appliquée avec , on a pour tout entier relatif :
Ainsi , , : sur les entiers, la fonction exponentielle coïncide avec les puissances du nombre . On convient alors d'étendre cette écriture à tous les réels :
Définition
Notation . Pour tout réel , on note
Cette notation est cohérente : les propriétés algébriques de la section précédente deviennent exactement les règles de calcul sur les puissances, ce qui les rend faciles à mémoriser. Pour tous réels et et tout entier relatif :
Dans toute la suite du chapitre, nous utiliserons la notation .
Exemple
Une valeur approchée de par la suite . Reprenons la méthode d'Euler sur , mais avec un pas quelconque ( étapes). Chaque étape multiplie la valeur courante par ; partant de , on obtient après étapes la valeur approchée
Plus est grand, plus le pas est petit et meilleure est l'approximation. La calculatrice donne :
Les valeurs se rapprochent de , mais lentement : il faut pour obtenir cinq décimales correctes. On retrouve au passage la valeur calculée à la première section : c'était le cas .
Signe, variations et courbe
Nous savons déjà que l'exponentielle est strictement positive. Son sens de variation s'en déduit immédiatement — c'est l'une des démonstrations exigibles du chapitre, et sans doute la plus courte.
Propriété
La fonction exponentielle est strictement positive et strictement croissante sur .
Démonstration (croissance). La fonction exponentielle est dérivable sur et, par définition, pour tout réel . Or on a démontré que pour tout réel : la dérivée de la fonction exponentielle est strictement positive sur . D'après le théorème du lien entre signe de la dérivée et sens de variation, la fonction exponentielle est strictement croissante sur .
On résume ces informations dans le tableau de variations :
Décrivons le comportement de la courbe aux extrémités, sans formalisme : lorsque prend des valeurs de plus en plus grandes, devient aussi grand que l'on veut (déjà et : la croissance est spectaculaire). Lorsque prend des valeurs négatives de plus en plus éloignées de , est l'inverse d'un nombre très grand : se rapproche de tout en restant strictement positif (). La courbe s'aplatit donc le long de l'axe des abscisses à gauche, sans jamais le toucher, et s'envole à droite.
Quelques valeurs pour tracer la courbe : , , , , .
Deux tangentes remarquables. Comme , la tangente au point d'abscisse a pour coefficient directeur et pour équation .
- En : , donc la tangente a pour équation , soit . La courbe est tangente à cette droite au point .
- En : , donc la tangente a pour équation , soit . Cette tangente passe par l'origine du repère — un moyen élégant de placer le point sur un tracé.
La stricte croissance a une conséquence essentielle : deux réels distincts ont toujours des images distinctes par l'exponentielle. Cela permet de résoudre des équations et des inéquations en « supprimant les exponentielles ».
Propriété
Équations et inéquations. Pour tous réels et :
En effet, si alors évidemment ; réciproquement, si , l'un des deux réels est strictement inférieur à l'autre, et la stricte croissance donne . La seconde équivalence est la traduction directe de la stricte croissance (et de sa réciproque). Elle reste bien sûr valable avec , ou .
Méthode
Résoudre une équation ou une inéquation avec des exponentielles.
- Transformer chaque membre pour obtenir la forme (ou ), en utilisant les propriétés algébriques ; penser à écrire si nécessaire.
- « Supprimer les exponentielles » : l'équation devient , l'inéquation devient dans le même sens (l'exponentielle est croissante).
- Résoudre l'équation ou l'inéquation obtenue avec les techniques habituelles (équations du premier ou du second degré, tableaux de signes).
Exemple
Trois résolutions rédigées.
a. Résolvons dans l'équation . Par la propriété précédente,
Ce trinôme a pour discriminant , donc deux racines : et . L'ensemble des solutions est .
b. Résolvons dans l'inéquation . On écrit , puis on utilise la stricte croissance :
(Attention au dernier passage : on divise par , donc l'inégalité change de sens.) L'ensemble des solutions est .
c. Résolvons dans l'équation . On transforme le membre de droite : . Alors
L'unique solution est .
Remarque. Une équation comme ne peut pas se résoudre par cette méthode : ne s'écrit pas naturellement sous la forme avec connu. La stricte croissance et le comportement de la courbe garantissent qu'une unique solution existe, et la calculatrice (par balayage d'un tableau de valeurs) en donne une valeur approchée : . L'outil qui permet de résoudre exactement ce type d'équation sera introduit en terminale.
Dérivée des fonctions exponentielles du temps
Dans les applications, le temps intervient presque toujours sous la forme , où est un coefficient réel fixé : , … Il faut donc savoir dériver ces fonctions.
Propriété
Soit un réel. La fonction est dérivable sur , et pour tout réel :
Cette propriété est admise. On peut toutefois en vérifier la cohérence sur un cas particulier : pour , on a , produit de deux fonctions dérivables ; la formule du produit donne
ce qui est bien la formule annoncée avec . Le même raisonnement fonctionne pour tout entier positif.
Retenons le mécanisme : dériver , c'est multiplier par le coefficient (et l'exponentielle reste inchangée). Trois cas particuliers utiles : pour , on retrouve ; pour , ; pour , la fonction constante a bien pour dérivée .
Méthode
Dériver une expression contenant des exponentielles.
- Repérer les briques de la forme et écrire leur dérivée : .
- Appliquer les règles d'opérations du chapitre précédent : somme, multiple, produit , quotient .
- Factoriser le résultat par l'exponentielle chaque fois que c'est possible : comme , le signe de la dérivée se lit alors sur l'autre facteur.
Exemple
Quatre dérivations rédigées.
a. Somme et multiples. Soit . Chaque terme est dérivable sur , et
b. Produit. Soit . On pose et , dérivables sur avec et . La formule du produit donne
Grâce à la factorisation et à , le signe de est celui de : la fonction est décroissante sur puis croissante sur , avec un minimum en qui vaut .
c. Produit avec . Soit . Avec () et () :
d. Quotient. Soit , définie sur . Avec et :
Sur , le signe de est celui de : la fonction est décroissante sur puis croissante sur , avec un minimum en qui vaut .
Croissances et décroissances exponentielles
Revenons au point de départ du chapitre : la modélisation des grandeurs dont la vitesse de variation est proportionnelle à la grandeur elle-même. Ces grandeurs s'expriment à l'aide des fonctions et , où est un réel strictement positif.
D'après la section précédente, la dérivée de est , strictement positive (produit de et d'une exponentielle) : la fonction est strictement croissante sur . De même, la dérivée de est , strictement négative : la fonction est strictement décroissante sur . Les deux courbes passent par le point , et plus est grand, plus la croissance (ou la décroissance) est rapide.
On parle de croissance exponentielle pour : la grandeur devient aussi grande que l'on veut, et sa progression s'accélère sans cesse. On parle de décroissance exponentielle pour : la grandeur se rapproche de sans jamais l'atteindre, et sa décroissance ralentit sans cesse.
Ces fonctions généralisent aux instants réels un objet bien connu pour les instants entiers : les suites géométriques.
Propriété
Lien avec les suites géométriques. Soit un réel. La suite définie pour tout entier naturel par est une suite géométrique de premier terme et de raison .
Démonstration. On a . Pour tout entier naturel , la relation fonctionnelle donne
Chaque terme s'obtient donc en multipliant le précédent par le nombre constant : la suite est géométrique de raison .
Ce lien éclaire les deux points de vue sur une même réalité : observer une grandeur exponentielle à intervalles de temps réguliers (chaque année, chaque jour…) fait apparaître une suite géométrique ; la fonction en est le prolongement continu, défini à tout instant. Si , la raison est supérieure à (croissance) ; si , elle est comprise entre et (décroissance).
Exemple
Décroissance radioactive de l'iode 131. L'iode 131 est un isotope radioactif utilisé en médecine nucléaire. L'activité d'un échantillon (nombre de désintégrations par seconde, mesurée en mégabecquerels, MBq) décroît de façon exponentielle : pour un échantillon d'activité initiale MBq, l'activité au bout de jours est modélisée par
Vérifions la cohérence physique du modèle. La dérivée vaut : la vitesse de désintégration est bien proportionnelle à l'activité restante, c'est la loi physique de la radioactivité. Par ailleurs, : au bout de jours, l'activité a été divisée par deux. C'est la demi-vie de l'iode 131, et d'après le lien avec les suites géométriques, l'activité est encore divisée par deux tous les jours suivants (, …).
Question. L'échantillon est considéré comme sans danger lorsque son activité devient inférieure à MBq. Au bout de combien de jours est-ce le cas ?
Résolution. On cherche le plus petit entier tel que . La fonction est strictement décroissante (c'est fois une fonction avec ), donc il suffit de balayer un tableau de valeurs à la calculatrice :
| (jours) | ||||
|---|---|---|---|---|
| (MBq) |
On lit et . Par stricte décroissance de , l'activité passe sous le seuil de MBq au cours du 51e jour : c'est à partir de jours que l'échantillon est sans danger.
Remarque. La même démarche s'applique à un capital placé à taux fixe : un capital de € placé à intérêts composés en continu au taux de par an vaut euros au bout de années — croissance exponentielle cette fois, et le tableau de valeurs montre que le capital double entre la 23e et la 24e année ( et ).
Algorithmes
Terminons en automatisant les deux calculs approchés rencontrés dans ce chapitre.
Méthode d'Euler. Le programme suivant reproduit le calcul de la première section : partant de , il avance de à par pas de , en remplaçant à chaque étape la courbe par sa tangente ( devient , puisque ).
h = 0.25 # pas de la methode (a diminuer pour plus de precision)
x = 0 # abscisse de depart
y = 1 # valeur initiale : exp(0) = 1
while x < 1: # tant qu'on n'a pas atteint x = 1
y = y + h * y # approximation exp(x + h) = exp(x) + h * exp(x)
x = x + h # on avance d'un pas
print(y) # valeur approchee de exp(1) = e
Avec h = 0.25, le programme affiche 2.44140625, la valeur trouvée à la main. En remplaçant la première ligne par h = 0.01, il affiche environ 2.7048 ; avec h = 0.0001, environ 2.71814. On observe expérimentalement que la valeur approchée se rapproche de quand le pas diminue — au prix d'un nombre d'étapes de plus en plus grand.
Valeur approchée de par la suite . C'est le calcul de la section sur le nombre :
n = 1000000 # nombre d'etapes (plus n est grand, mieux c'est)
e_approx = (1 + 1/n) ** n # terme de rang n de la suite
print(e_approx) # affiche 2.7182804... (e = 2.7182818...)
Les deux programmes calculent en réalité la même chose : étapes d'Euler de pas reviennent à multiplier fois la valeur initiale par , c'est-à-dire à calculer .
En résumé : la fonction exponentielle est définie par la propriété avec ; elle est strictement positive, strictement croissante, transforme les sommes en produits, et la notation en fait une machine à calculer aussi maniable que les puissances. C'est la fonction naturelle des phénomènes de croissance et de décroissance proportionnelles à eux-mêmes — et l'un des piliers de l'analyse que la classe de terminale approfondira.
Bloqué sur « Fonction exponentielle » ?
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.