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L1 maths · Chapitre 01
32 exercices de difficulté croissante, à chercher avant de regarder le corrigé.
32 exercices, difficulté croissante de ★ (application directe) à ★★★★ (défi). Les corrigés détaillés sont dans le PDF — cherchez d'abord, le corrigé ensuite : c'est là que ça progresse.
Ensembles, appartenance, inclusion, réunion, intersection, complémentaire, différenceEnsemble des parties, produit cartésien, familles indexées
On pose .
Cet ensemble possède donc cinq éléments : les deux nombres et , les deux ensembles et , et l'ensemble vide .
Dire si chacune des dix affirmations suivantes est vraie ou fausse, et justifier à chaque fois en une phrase.
a.
b.
c.
d.
e.
f.
g.
h.
i.
j.
Écrire en extension l'ensemble des parties de , puis donner .
Donner , puis . On ne demande pas d'écrire en extension.
Une copie contient l'écriture « ». Qu'en penser ?
Assertions, connecteurs, tables de vérité, implication et contraposée
Dans tout l'exercice, , et désignent des assertions. On note la valeur « vrai » et la valeur « faux ».
Dresser dans un même tableau les valeurs de vérité des deux assertions
Sont-elles équivalentes ? Si non, donner toutes les lignes où elles diffèrent, puis un exemple concret d'assertions , , pour lesquelles l'une est vraie et l'autre fausse.
Que peut-on en conclure sur l'écriture « » ?
Montrer que est équivalente à .
Le ou exclusif de et , noté , est l'assertion « ou , mais pas les deux ». Dresser sa table de vérité, puis démontrer
Pour chacune des trois assertions suivantes, dire si elle est une tautologie (toujours vraie), une contradiction (toujours fausse), ou ni l'une ni l'autre.
a.
b.
c.
Les assertions et sont-elles équivalentes ?
Quantificateurs, ordre des quantificateurs, négation d'un énoncé
Partie A. Dans cette partie, désigne une application de dans . Traduire chacune des phrases suivantes par une formule quantifiée, sans utiliser de mot français à l'intérieur de la formule (sauf « et » et « ou »).
Partie B. Dans cette partie, et sont deux parties d'un ensemble . Même consigne.
Partie C. On travaille maintenant dans l'autre sens : deux formules sont proposées, qui ne diffèrent que par un jeu de parenthèses. Dire laquelle traduit la phrase française donnée, et décrire en français ce que dit l'autre. Dans chaque cas, produire un exemple explicite où les deux formules n'ont pas la même valeur de vérité.
Phrase : « tout élément de est pair ou impair », où est une partie de .
Formule I :
Formule II :
Phrase : « il existe un réel en lequel et sont toutes deux strictement positives », où et vont de dans .
Formule I :
Formule II :
Quantificateurs, ordre des quantificateurs, négation d'un énoncéAssertions, connecteurs, tables de vérité, implication et contraposée
Dans cet exercice, on ne demande pas de fabriquer une négation, mais de diagnostiquer : reconnaître la bonne parmi quatre candidates, et prouver que chacune des trois autres est fausse en exhibant un objet témoin.
Partie A. Soit . L'assertion « est injective » s'écrit
On propose quatre candidates au titre de négation de :
a.
b.
c.
d.
Partie B. Soient et deux parties d'un ensemble . L'assertion « toute partie non vide de contient un élément de » s'écrit
Quatre candidates au titre de négation de :
a.
b.
c.
d.
Partie C. Écrire la négation des deux assertions suivantes.
Quantificateurs, ordre des quantificateurs, négation d'un énoncé
Partie A. On travaille dans , et on note l'assertion « divise », c'est-à-dire « il existe tel que ».
Avec un prédicat à deux variables et deux quantificateurs, quatre énoncés sont possibles. Les voici :
Partie B. Soit . On note l'ensemble des parties non vides de , et on considère le prédicat : « ».
Rédiger une démonstration : structure, erreurs types, critique d'une preuve
Voici six extraits de copies, rendus sur des énoncés simples. Les lignes sont numérotées.
Pour chacun, répondre aux trois questions suivantes.
Attention : l'une de ces six copies est entièrement correcte du point de vue logique. Savoir dire « c'est juste » fait partie du travail : une preuve n'est pas fausse parce qu'elle est courte.
Énoncé traité. On pose et . Montrer que .
L1. On prend . On a , donc .
L2. Et , donc .
L3. Pareil avec : et , donc est dans et dans .
L4. Ça marche à chaque fois, donc .
Énoncé traité. Soient et deux parties d'un ensemble . Montrer que si , alors .
L1. Supposons .
L2. Soit . Alors , donc .
L3. Donc , ce qu'il fallait démontrer.
Énoncé traité. Soient , , trois parties d'un ensemble . Montrer que si et , alors .
L1. car .
L2. car .
L3. Donc , c'est-à-dire .
Énoncé traité. Soient et deux parties d'un ensemble . Montrer que .
L1. Soit . Alors ou .
L2. Si , c'est fini.
L3. Si , alors et , donc en particulier .
L4. Dans les deux cas . Donc .
Énoncé traité. Soient et deux réels tels que . Montrer que ou .
L1. On part de .
L2. On divise les deux membres par , ce qui donne .
L3. Donc , et en particulier « ou » est vraie.
Énoncé traité. Soit un réel. Montrer que .
L1. Si , alors .
L2. Donc , et on a même l'égalité.
L3. C'est vrai pour tout réel , donc .
Rédiger une démonstration : structure, erreurs types, critique d'une preuve
Les trois premières questions donnent un énoncé et le squelette de sa démonstration : la structure est écrite, il reste à remplir les trous, numérotés (1), (2), etc. Chaque trou se remplit par une formule, une phrase courte, ou les deux.
La quatrième question ne fournit aucun squelette : c'est à ce moment-là que l'exercice sert à quelque chose.
Énoncé. Si et sont deux entiers impairs, alors est pair.
Squelette à compléter.
Soient (1).
Supposons (2).
Par définition d'un entier impair, il existe (3) tels que (4) et (5).
Alors (6), que l'on met sous la forme (7).
Or (8) est un entier, donc (9).
Conclusion : (10).
Énoncé. On pose et . Montrer que .
Squelette à compléter.
Pour montrer une inclusion, on montre que (1).
Soit (2).
Par définition de , on a (3).
Or, pour tout réel , le trinôme se factorise sous la forme (4) (5).
Un produit de deux réels est strictement négatif si et seulement si (6). En étudiant les deux cas, on obtient l'encadrement (7) (8).
En particulier et , c'est-à-dire (9).
Conclusion : (10).
Énoncé. Soient et deux parties d'un ensemble . Montrer que si et seulement si .
Squelette à compléter.
Pour montrer une équivalence, on montre (1).
Sens direct. Supposons (2). Montrons , c'est-à-dire les deux inclusions et .
Soit . Alors , car (3). Par hypothèse, , donc (4), et en particulier (5). On a donc montré (6).
Le rôle de et celui de étant (7) dans l'hypothèse, le même raisonnement donne .
Les deux inclusions donnent .
Sens réciproque. Supposons (8). Alors et valent tous deux (9), donc .
Conclusion : (10).
Soient et deux parties d'un ensemble . Démontrer que
Rédiger la démonstration complètement, en reprenant de vous-même la structure des trois questions précédentes.
Rédiger une démonstration : structure, erreurs types, critique d'une preuveRaisonnement par récurrence : simple, double, forte, descendante
Les quatre textes ci-dessous ont l'apparence de démonstrations. Aucun n'en est une.
Pour chacun, répondre aux trois questions suivantes.
On précisera aussi, dans chaque cas, si l'énoncé annoncé est vrai ou faux : les deux situations se présentent ici.
Énoncé annoncé. Pour tout , .
L1. Notons l'assertion « ».
L2. Initialisation. et , donc est vraie.
L3. Hérédité. Soit . Supposons vraie et montrons , c'est-à-dire .
L4. L'hypothèse de récurrence appliquée au rang donne .
L5. C'est exactement : l'hérédité est établie.
L6. Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout .
Énoncé annoncé. Toute suite réelle est majorée.
L1. Pour , notons l'assertion : « il existe tel que pour tout ».
L2. Initialisation. est vraie : il suffit de prendre .
L3. Hérédité. Soit . Supposons vraie : il existe tel que pour tout .
L4. Posons . Alors pour tout , et : donc pour tout , et est vraie.
L5. Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout .
L6. Il existe donc tel que pour tout , c'est-à-dire que est majorée.
Énoncé annoncé. Soient et deux parties d'un ensemble . Si , alors ou .
L1. Raisonnons par l'absurde : supposons le contraire, c'est-à-dire « si , alors et ».
L2. Prenons et . On a bien .
L3. D'après L1, on devrait donc avoir . Or .
L4. Contradiction. L'énoncé de départ est donc vrai.
Énoncé annoncé. .
L1. Soient et deux réels tels que .
L2. En multipliant les deux membres par : .
L3. En retranchant aux deux membres : .
L4. En factorisant chaque membre : .
L5. En simplifiant par : .
L6. En prenant : , c'est-à-dire .
Modes de raisonnement : contraposée, absurde, disjonction de cas, contre-exemple, analyse-synthèseAssertions, connecteurs, tables de vérité, implication et contraposée
On rappelle le résultat du cours : une implication et sa contraposée sont équivalentes. Démontrer l'une, c'est donc démontrer l'autre.
Pour chacun des trois énoncés suivants, écrire d'abord la contraposée, puis la démontrer.
Soient et deux réels positifs. Si , alors ou .
Soient cinq entiers. Si , alors l'un au moins de ces cinq entiers est supérieur ou égal à .
Soient une application et , deux parties de . Si , alors .
Dans la question 1, l'hypothèse « et positifs » est-elle nécessaire ?
Qu'apporte concrètement la contraposée dans ces trois exemples ? Répondre en une ou deux phrases, en regardant la forme des conclusions de départ.
Modes de raisonnement : contraposée, absurde, disjonction de cas, contre-exemple, analyse-synthèse
On admet dans tout l'exercice que est irrationnel.
On admet également le résultat suivant, démontré dans la deuxième partie de l'exercice 13 : tout entier s'écrit de manière unique sous la forme , avec et impair. L'entier s'appelle la valuation -adique de : c'est le nombre de facteurs que contient .
Partie A.
Partie B.
Soient et deux rationnels tels que . On pose
Montrer que .
Démontrer par l'absurde que est irrationnel. Conclure : entre deux rationnels distincts, il existe toujours un irrationnel.
Partie C.
Modes de raisonnement : contraposée, absurde, disjonction de cas, contre-exemple, analyse-synthèse
On rappelle la définition : pour tout réel , si , et si .
Chaque fois qu'une valeur absolue apparaît, on ne sait pas laquelle des deux formules s'applique : c'est ce qui rend la disjonction de cas inévitable. Tout l'exercice consiste à choisir les bons cas, à vérifier qu'ils recouvrent bien toutes les situations, et à conclure sur l'ensemble des cas.
1. On veut résoudre dans l'équation
a. Les deux valeurs absolues changent de formule en et en . Ces deux valeurs découpent en trois zones :
Dans chacune des trois zones, écrire et sans valeur absolue.
b. Résoudre l'équation dans chaque zone, sans oublier de vérifier que la solution trouvée appartient bien à la zone où on l'a cherchée.
c. Conclure en donnant l'ensemble des solutions, et vérifier chaque solution dans l'équation de départ.
2. Soient et deux réels. Démontrer que
En déduire une formule analogue pour .
3. Soient et deux réels. Démontrer l'inégalité triangulaire
par disjonction sur les signes de et de , puis déterminer exactement dans quels cas l'égalité a lieu.
Modes de raisonnement : contraposée, absurde, disjonction de cas, contre-exemple, analyse-synthèseEnsembles, appartenance, inclusion, réunion, intersection, complémentaire, différenceImages directes et images réciproques
Dans tout l'exercice, et désignent des ensembles, , , des parties de , et une application.
On rappelle que l'image réciproque d'une partie de est
Cette notation ne suppose pas que soit bijective : est une partie de , définie pour toute application .
Chacune des six assertions ci-dessous est soit vraie, soit fausse. Trancher, puis :
Modes de raisonnement : contraposée, absurde, disjonction de cas, contre-exemple, analyse-synthèse
Partie A. On cherche toutes les applications telles que
Analyse. Soit une solution de . En appliquant au réel , écrire une seconde égalité, puis résoudre le système des deux égalités d'inconnues et . En déduire qu'il existe au plus une solution, et donner son expression.
Synthèse. Vérifier que l'application obtenue est effectivement solution de .
Expliquer pourquoi la question 2 est indispensable : que sait-on exactement à la fin de la question 1, et que sait-on de plus après la question 2 ?
Partie B. On veut montrer que tout entier s'écrit de manière unique sous la forme
Écrire cette décomposition pour , et .
Existence. Soit . On pose . Montrer que est une partie non vide et majorée de , puis conclure en considérant son plus grand élément.
Unicité. Montrer que si avec et , impairs, alors et .
Cette écriture fait de un produit. L'exercice 17 étudie une autre écriture de , sous forme de somme de puissances de . En quoi les deux questions sont-elles différentes ?
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte, descendante
Les trois démonstrations demandées sont à rédiger en entier, en respectant le modèle en quatre temps :
1. Démontrer que pour tout entier ,
2. Démontrer que pour tout entier ,
3. Soit un ensemble fini à éléments. Démontrer par récurrence sur que
On pourra, pour l'hérédité, choisir un élément de et séparer les parties de selon qu'elles contiennent ou non cet élément.
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte, descendante
On considère la suite définie par
Une telle définition pose une question préalable : rien ne garantit a priori que la racine carrée soit calculable à chaque étape. C'est le premier point à établir.
Calculer , et : valeur exacte, puis valeur approchée à près.
Démontrer par récurrence que, pour tout , le terme est bien défini et vérifie .
On pose pour . Reformuler la question 2 en une phrase portant sur et sur l'intervalle .
Démontrer par récurrence que la suite est croissante, c'est-à-dire que pour tout .
Retrouver le résultat de la question 4 sans récurrence, en étudiant le signe de .
La suite est croissante et majorée par . Que peut-on en dire ici, et que ne peut-on pas encore en dire ?
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte, descendante
On considère la suite définie par
Chaque terme dépend ici des deux précédents. Une récurrence simple ne suffira donc pas : il faudra deux initialisations et une hérédité qui utilise deux hypothèses.
Calculer , et .
L'énoncé donne la formule close
Il ne s'agit pas de la deviner mais de la démontrer, par récurrence double. Rédiger la démonstration en entier.
Démontrer que est impair pour tout , sans utiliser la formule close, par une récurrence portant elle aussi sur deux rangs.
Pourquoi l'énoncé de la question 3 exclut-il le rang ?
Relire l'hérédité de la question 3 : de laquelle des deux hypothèses a-t-elle réellement eu besoin ? Qu'en conclure ?
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte, descendante
Dans tout l'exercice, on appelle écriture binaire d'un entier toute égalité de la forme
où et où sont des entiers naturels. Les exposants sont donc deux à deux distincts, et on convient de les ranger dans l'ordre décroissant : deux écritures binaires sont dites distinctes lorsque les listes d'exposants qu'elles utilisent ne sont pas les mêmes.
On admet le principe du bon ordre : toute partie non vide de admet un plus petit élément, ainsi que sa conséquence, à savoir que toute partie non vide et majorée de admet un plus grand élément.
Écrire , puis , sous cette forme, en retranchant à chaque étape la plus grande puissance de inférieure ou égale au nombre qui reste.
Préliminaire.
a. Démontrer par récurrence que pour tout .
b. En déduire que, pour tout entier , l'ensemble est non vide et majoré. Il admet donc un plus grand élément, noté . Démontrer que .
Existence. Démontrer par récurrence forte que tout entier admet au moins une écriture binaire.
Un encadrement. Soient des entiers naturels. Démontrer que
En déduire que, si est une écriture binaire de , alors nécessairement .
Unicité. Démontrer que l'écriture binaire d'un entier est unique. On raisonnera par l'absurde en considérant le plus petit entier qui en admettrait deux distinctes.
L'exercice 13 démontre que tout entier s'écrit de façon unique sous la forme avec et impair. Expliquer en une phrase pourquoi ce résultat et celui du présent exercice ne disent pas la même chose, et donner les deux écritures de .
Raisonnement par récurrence : simple, double, forte, descendante
Pour , on note la propriété suivante :
pour tous réels positifs , on a .
Autrement dit : la moyenne géométrique de réels positifs est toujours inférieure ou égale à leur moyenne arithmétique. Le but de l'exercice est de démontrer pour tout , par un schéma de récurrence inhabituel dû à Cauchy : on monte de à , puis on redescend de à .
On utilisera librement le fait que, pour tout entier , les applications et sont croissantes sur , et que pour tout .
Le cas . Démontrer , en partant de . Préciser à quelle condition l'inégalité est une égalité.
La montée. Soit . On suppose vraie ; on veut en déduire . Soient des réels positifs. On pose
a. Justifier que .
b. En utilisant deux fois, puis une fois, démontrer .
En déduire, par récurrence sur , que est vraie pour tout entier .
La descente. Soit . On suppose vraie ; on veut en déduire . Soient des réels positifs et
a. Appliquer aux nombres et montrer que l'on obtient .
b. En déduire . On traitera à part le cas , et l'on dira précisément pourquoi il doit être traité à part.
Conclusion. Démontrer que est vraie pour tout entier . On pourra, pour donné, choisir un entier tel que , puis redescendre.
Application. Soient , , des réels strictement positifs. Démontrer que
Ensembles, appartenance, inclusion, réunion, intersection, complémentaire, différence
Dans tout l'exercice, est un ensemble et , , sont des parties de . On rappelle que .
Soit . Écrire ce que signifie sous la forme d'une phrase portant sur « » et « ». On prendra garde à la négation d'un « et ».
Démontrer, par double inclusion, l'égalité
La rédaction devra suivre exactement le squelette suivant, à recopier et à compléter.
Inclusion directe. Soit . Alors … . D'après la question 1, … . Distinguons deux cas. Si … , alors … , donc . Si … , alors … , donc . Dans les deux cas … . Ceci prouve que .
Inclusion réciproque. Soit . … . Ceci prouve que .
Conclusion. Les deux inclusions étant établies, … .
Démontrer que .
Un étudiant affirme que, pour toutes parties , , de , on a
Produire un contre-exemple avec , en calculant explicitement les deux membres.
L'une des deux inclusions reste vraie en toute généralité. Dire laquelle et la démontrer.
Réparer l'énoncé de deux façons.
a. Démontrer que : le membre de droite de l'étudiant se simplifie, et le qu'il y avait mis en tête ne sert à rien.
b. Démontrer que : c'est cette fois le membre de gauche qui est conservé, et l'on corrige ce que l'on retranche.
Ensemble des parties, produit cartésien, familles indexées
Dans tout l'exercice, est un ensemble et , sont des parties de . On rappelle que désigne l'ensemble des parties de , et que signifie exactement .
Sur un exemple. On prend , et . Écrire en extension les six ensembles suivants, puis comparer.
a. et
b. et
c.
d.
Démontrer que si et seulement si .
Démontrer que .
Démontrer que , puis donner un contre-exemple montrant que cette inclusion peut être stricte.
La question qui porte l'exercice. Démontrer que
Pour le sens direct, on pourra raisonner par contraposée.
Ensemble des parties, produit cartésien, familles indexées
On rappelle les définitions, pour une famille de parties d'un ensemble indexée par un ensemble non vide :
On travaille dans et l'on pose, pour tout entier ,
Les calculs de cet exercice reposent tous sur le résultat suivant, que l'on admet ici : sa démonstration relève de l'étude de , menée dans le chapitre sur les suites réelles.
Propriété d'Archimède (admise). Pour tous réels et , il existe un entier tel que .
Échauffement.
a. Écrire , , et , , comme intervalles explicites.
b. Démontrer que pour tout , et que pour tout .
c. En déduire et .
Déduire de la propriété d'Archimède que, pour tout réel , il existe un entier tel que .
Démontrer, en rédigeant les deux inclusions, que .
Démontrer que .
Loi de De Morgan pour une famille quelconque. Soit une famille de parties de , avec non vide. Démontrer que
Question de vigilance. À la question 3, l'intersection des n'est pas vide, alors que ces intervalles ouverts « rétrécissent » indéfiniment. Donner une famille d'intervalles ouverts non vides, emboîtés (c'est-à-dire vérifiant pour tout ), dont l'intersection est vide. Démontrer les trois points, et expliquer ce qui distingue cette famille de celle des .
Ensembles finis, cardinal, principe des tiroirs, dénombrabilité
Tous les ensembles de cet exercice sont finis, sauf mention contraire. On utilisera librement les deux résultats du cours suivants.
Propriété
Additivité. Si et sont deux ensembles finis disjoints, alors .
Cardinal et bijection. Un ensemble est fini de cardinal lorsqu'il existe une bijection de sur . Deux ensembles finis en bijection ont le même cardinal.
Soient et deux parties finies d'un ensemble. Démontrer la formule du crible à deux ensembles :
On pourra commencer par décomposer en trois morceaux deux à deux disjoints.
En déduire la formule pour trois ensembles , , .
Application. Dans une promotion de étudiants, suivent l'anglais et l'espagnol, dont qui suivent les deux.
a. Combien d'étudiants ne suivent aucune de ces deux langues ?
b. On ajoute l'allemand, suivi par étudiants. On sait de plus que étudiants suivent anglais et allemand, suivent espagnol et allemand, et suivent les trois langues. Combien d'étudiants ne suivent aucune des trois langues ?
Principe des tiroirs. Démontrer par récurrence sur la propriété suivante : il n'existe aucune application injective de dans .
Indication pour l'hérédité. Soit que l'on suppose injective. Distinguer selon que la valeur est atteinte ou non par la restriction de à , et fabriquer dans chaque cas une injection de dans .
Forme générale. En déduire que si et sont deux ensembles finis tels que , alors aucune application de dans n'est injective.
Trois applications. Démontrer chacune des affirmations suivantes.
a. Dans tout groupe de personnes, deux au moins sont nées le même mois.
b. Parmi entiers quelconques, deux au moins ont le même reste dans la division par .
c. Parmi les parties de , deux parties distinctes au moins ont la même somme d'éléments (la somme des éléments de étant ). En exhiber deux.
Applications, application bien définie, composition, restriction
Une « formule » ne suffit pas à définir une application : encore faut-il qu'elle attribue à chaque élément de l'ensemble de départ une et une seule valeur, et que cette valeur appartienne à l'ensemble d'arrivée annoncé.
On rappelle la notation du chapitre pour les classes de congruence modulo : pour ,
et le cours donne l'équivalence . On écrit et jamais : dans tout le chapitre, la barre est réservée au complémentaire.
Énoncer précisément les deux conditions à vérifier pour qu'une correspondance définisse bien une application de dans . Ajouter la condition supplémentaire qui apparaît lorsque l'élément de départ est décrit par un représentant (une fraction, une classe de congruence).
Les correspondances suivantes définissent-elles des applications ? Répondre pour chacune en justifiant, et, lorsque la réponse est non, dire si l'on peut réparer la définition.
a. , .
b. , le reste de la division euclidienne de par .
c. , l'unique réel tel que .
d. , définie sur l'ensemble des classes modulo par .
e. , définie sur l'ensemble des classes modulo par pour tout (on se restreint aux représentants entiers naturels, faute de quoi ne serait même pas un entier).
Dresser le tableau des valeurs de sur les cinq classes, et dire si est injective, surjective.
Pour finir. Notons la classe de modulo et sa classe modulo . Démontrer que la correspondance
est, elle, bien définie. Expliquer en une phrase pourquoi marche là où échouait.
Injections, surjections, bijections et application réciproqueApplications, application bien définie, composition, restriction
Dans tout l'exercice, est un ensemble non vide et est une partie de fixée. Le complémentaire d'une partie dans est noté .
Consigne de rédaction, valable pour les cinq études. Chaque réponse doit commencer par la phrase attendue :
, . Étudier l'injectivité et la surjectivité, puis calculer et en déduire la réciproque de lorsqu'elle existe.
, . Vérifier d'abord que arrive bien dans . Puis montrer que est toujours surjective, et déterminer à quelle condition sur elle est injective.
définie par et pour .
, . Préciser l'image de .
donnée par le tableau suivant.
Le sens inverse. On considère , .
a. Montrer que n'est pas injective en exhibant trois antécédents de .
b. Démontrer que la restriction de à est injective. On pourra factoriser .
c. Quel ensemble d'arrivée faut-il donner à pour la rendre surjective ? Quel ensemble de départ pour la rendre injective ? Répondre en distinguant ce qui se démontre de ce que l'on admet.
Images directes et images réciproques
On note l'application partie entière : pour tout réel , est l'unique entier tel que .
On rappelle les deux définitions, pour , et :
L'écriture ne suppose pas que soit bijective : c'est une notation d'ensemble, et non l'image par une application réciproque. La question 7 y revient.
Échauffement. Calculer , , et .
Question de rédaction. Soient une partie de et une partie de . Écrire, avec des quantificateurs, les deux énoncés qu'il faut exactement démontrer pour établir . Dire lequel des deux est le plus souvent bâclé.
Déterminer , en rédigeant les deux inclusions selon le modèle de la question 2.
Déterminer , puis où , puis .
Déterminer .
On considère maintenant , . Déterminer et .
L'application est-elle bijective ? Expliquer alors pourquoi l'écriture a malgré tout un sens.
Images directes et images réciproques
On considère l'application définie par le tableau suivant.
Dans tout l'exercice, et désignent des parties de l'ensemble de départ, et et des parties de l'ensemble d'arrivée.
Calculs. Déterminer, en écrivant chaque ensemble en extension :
a. et pour et ;
b. et pour et ;
c. et pour et ;
d. et pour les mêmes et .
Pour chacune des quatre relations ci-dessus, chercher des parties qui mettent l'inclusion en défaut, c'est-à-dire pour lesquelles les deux membres diffèrent. Combien de relations peut-on ainsi mettre en défaut ?
Conjecture. Énoncer, pour chacune des quatre relations, ce que l'on pense être vrai pour une application quelconque : égalité, ou inclusion dans un sens seulement (et lequel).
Démontrer, pour une application quelconque :
a. ;
b. , par équivalences.
Le cœur de l'exercice. Expliquer pourquoi la rédaction de la question 4. b ne peut pas servir de modèle à celle de la question 4. a : quel est exactement le pas de raisonnement qui passe dans un cas et pas dans l'autre ?
Démontrer, pour une application quelconque, les deux inclusions et , puis montrer sur l'application du tableau que chacune peut être stricte.
Injections, surjections, bijections et application réciproqueApplications, application bien définie, composition, restrictionEnsembles finis, cardinal, principe des tiroirs, dénombrabilité
Dans les questions 1 à 4, et sont deux applications, et l'on s'intéresse à ce que les propriétés de imposent à et à . Les questions 5 et 6 portent sur le cas particulier des ensembles finis.
On dispose des six couples suivants, tous entre ensembles finis explicites.
Couple 1. , , ; , ; , , .
Couple 2. , , ; , ; , , .
Couple 3. , , ; , ; , .
Couple 4. , , ; , , ; , .
Couple 5. , , ; , , ; , , .
Couple 6. , , ; , ; , .
Pour chacun des six couples, calculer et dire, pour les trois applications , et , lesquelles sont injectives et lesquelles sont surjectives.
En déduire la valeur de vérité des quatre cases du tableau suivant, où chaque case se lit « si est … , alors … ».
| conclusion sur | conclusion sur | |
|---|---|---|
| injective | est injective | est injective |
| surjective | est surjective | est surjective |
Démontrer les deux implications vraies, dans le cas de deux applications quelconques.
Réfuter les deux implications fausses, en s'appuyant sur celui des six couples qui convient et en vérifiant explicitement les valeurs.
Soient et deux ensembles finis de même cardinal , et . Démontrer les équivalences
On s'appuiera sur le principe des tiroirs démontré à l'exercice 22 (question 5), que l'on n'a pas à redémontrer. Pour le sens « surjective donne injective », on pourra choisir un antécédent pour chaque élément de et étudier l'application ainsi construite.
Montrer que l'hypothèse de finitude est indispensable, en donnant sur une application injective non surjective, et une application surjective non injective.
Injections, surjections, bijections et application réciproque
Le fil conducteur de cet exercice est la question : quels intervalles sont en bijection les uns avec les autres ?
Dans les questions 1 et 2, et sont deux réels fixés avec , et l'on pose
Une bijection affine.
a. Vérifier que arrive bien dans , c'est-à-dire que pour tout .
b. Démontrer que est injective, puis qu'elle est surjective. Expliciter .
Conséquences.
a. En déduire que deux segments et , avec et , sont toujours en bijection, et donner une bijection explicite de sur .
b. Montrer que induit également une bijection de sur .
Un intervalle borné en bijection avec . On pose
a. Vérifier que est bien défini pour tout .
b. Soit . Montrer que l'équation , d'inconnue , équivaut à .
c. Résoudre cette équation. On traitera à part le cas ; pour , on calculera le discriminant, puis on utilisera le produit des racines pour montrer qu'une seule d'entre elles appartient à .
d. Conclure que est bijective et démontrer que
Vérifier la formule précédente sur , en calculant puis en lui appliquant .
Conclure en une phrase sur ce que « être en bijection » dit, ou ne dit pas, de la longueur d'un intervalle.
Ensembles finis, cardinal, principe des tiroirs, dénombrabilitéInjections, surjections, bijections et application réciproque
On note l'ensemble des suites à valeurs dans , c'est-à-dire des suites telles que pour tout .
Définition
Un ensemble est dit dénombrable lorsqu'il existe une bijection de sur . Il est dit au plus dénombrable lorsqu'il est fini ou dénombrable.
On admet les trois résultats suivants, dont les démonstrations relèvent d'autres chapitres ou allongeraient inutilement celui-ci :
Démontrer que est dénombrable.
Toute partie infinie de est dénombrable. Soit une partie infinie de . On définit une suite d'éléments de en posant et, pour tout ,
a. Justifier que cette construction a bien un sens, c'est-à-dire qu'aucun n'est vide.
b. Démontrer que est strictement croissante, puis que pour tout .
c. Démontrer que est bijective, et conclure.
La dénombrabilité de .
a. Démontrer que est dénombrable.
b. Démontrer que l'application , , est surjective.
c. En déduire que est dénombrable.
La diagonale, sur un tableau. On donne les cinq premiers termes de cinq suites de .
Relever les cinq termes diagonaux , puis calculer pour allant de à . Vérifier, pour chacune des cinq suites du tableau, que en diffère, et dire à quel rang.
Le théorème. Démontrer qu'il n'existe aucune surjection de sur . La démonstration attendue est constructive : partant d'une application quelconque , on exhibe une suite qui n'est l'image d'aucun entier. On ne raisonnera pas par l'absurde, et l'on dira pour finir en quoi cela change quelque chose.
On associe à toute partie de la suite définie par si , et sinon. On admet que cette correspondance est une bijection de sur . En déduire que n'est pas dénombrable.
Relations d'équivalence, classes, ensemble quotientRelations d'ordre, majorants, plus grand élément, borne supérieure
On rappelle qu'une relation binaire sur un ensemble est dite :
Une relation d'équivalence est réflexive, symétrique et transitive ; une relation d'ordre est réflexive, antisymétrique et transitive.
Pour chacune des cinq relations ci-dessous, tester les quatre propriétés une par une, avec un contre-exemple explicite chaque fois que l'une d'elles tombe, puis donner le verdict : équivalence, ordre, ou ni l'un ni l'autre. Pour les relations d'équivalence, décrire les classes ; pour les relations d'ordre, dire si l'ordre est total.
Sur : .
Sur : .
Sur : .
Sur : et , la notation signifiant que divise .
Sur : .
Synthèse. Parmi ces cinq relations, lesquelles sont des relations d'équivalence, lesquelles sont des relations d'ordre ? Y a-t-il un ordre total ?
Relations d'équivalence, classes, ensemble quotient
Pour et dans , on dit que est congru à modulo , et l'on écrit , lorsque divise .
Notation, à retenir pour tout le chapitre. La classe d'équivalence d'un entier se note , et jamais : dans ce chapitre, la barre est réservée au complémentaire d'une partie. Écrire pour la classe de et pour le complémentaire de dans la même page est le meilleur moyen de ne plus savoir de quoi l'on parle.
La relation.
a. Démontrer que la congruence modulo est une relation d'équivalence sur .
b. Démontrer que toute classe est l'une des cinq classes , , , , , et que ces cinq classes sont deux à deux distinctes. Décrire et en extension.
c. En déduire que ces cinq classes forment une partition de . On appliquera le théorème du cours sur les classes d'équivalence, sans le redémontrer.
On note l'ensemble des classes, et , , la surjection canonique. Donner le cardinal de , justifier que est surjective et montrer qu'elle n'est pas injective.
Le cœur de l'exercice. On souhaite poser, pour tous entiers et :
a. Expliquer pourquoi ces deux formules ne définissent rien tant qu'on n'a pas démontré quelque chose, et dire précisément quoi.
b. Le démontrer, pour l'addition puis pour la multiplication.
On tente maintenant de définir une troisième opération par . Montrer que cette définition est illicite.
La table.
a. Dresser la table de multiplication de .
b. Lire sur la table que toute classe non nulle est inversible, et donner l'inverse de chacune.
c. Montrer qu'il n'en va pas de même modulo : exhiber une classe non nulle qui n'est pas inversible, et le démontrer.
Deux équations. Résoudre dans l'équation , puis l'équation . Résoudre enfin cette seconde équation modulo , et commenter.
Relations d'ordre, majorants, plus grand élément, borne supérieureEnsembles finis, cardinal, principe des tiroirs, dénombrabilité
Cet exercice se déroule entièrement dans des ensembles ordonnés quelconques : il n'y sera jamais question de la borne supérieure d'une partie de , qui relève de l'étude des nombres réels.
On rappelle les définitions, pour un ensemble ordonné et une partie de :
On munit de l'ordre produit défini par
Démontrer que est une relation d'ordre sur , puis montrer qu'elle n'est pas totale.
On pose .
a. Déterminer l'ensemble des majorants de pour l'ordre produit.
b. Montrer que cet ensemble admet un plus petit élément, et l'identifier. C'est donc la borne supérieure de .
c. Montrer que n'a pas de plus grand élément, et constater que sa borne supérieure ne lui appartient pas.
On munit maintenant de l'ordre lexicographique :
a. Démontrer que est une relation d'ordre, et qu'elle est totale.
b. Déterminer le plus grand élément de pour cet ordre, et comparer avec la question 2.
On prend et l'on munit de l'inclusion. Rappeler le cardinal de , puis montrer que n'a pas de plus grand élément mais admet une borne supérieure, que l'on déterminera.
Démontrer le cas général : dans , toute famille de parties de admet une borne supérieure, à savoir sa réunion .
On peut le travailler ensemble dès cette semaine. La première heure est offerte — on fait le point honnêtement, et vous repartez au minimum avec une méthode.